> Anne-Laure Bondoux (Antécédent bibliographique)

ISBN : 2754803602
Éditeur : Futuropolis (2011)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres

Avec plus de vingt récompenses et une quinzaine de traductions, Les Larmes de l'assassin est devenu un roman culte. Thierry Murat réussit la gageure de l'adapter en bande dessinée, avec la force nécessaire aux terres hostiles de Patagonie ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 26 janvier 2012

    canel
    Au bout du monde, les terres arides et le climat hostile de la Patagonie. Un gangster fait irruption dans une famille. Bientôt il ne reste plus que l'enfant et l'assassin. Ils s'apprivoisent, des liens père-fils se créent.
    Album emprunté plusieurs fois, je n'avais jamais eu envie de l'ouvrir jusqu'alors. A cause du noir qui occupe plus des trois quarts de la couverture ? Peu de couleurs dans les pages, l'ensemble est froid, à l'instar de l'environnement, du récit. Chaque planche est néanmoins colorée de superbes camaïeux, le trait est à l'encre noire, évoquant par moments des pochoirs. L'histoire est belle, émouvante, soulignant l'importance des liens affectifs pour un enfant, que le personnage référent soit "respectable" ou pas...
    Il me reste désormais à découvrir le roman jeunesse éponyme d'Anne-Laure Bondoux, dont Thierry Murat dit s'être "librement inspiré".
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 31 août 2011

    chocobogirl
    Nous sommes à l'extrême sud du Chili, dans une zone à moitié désertique uniquement fréquentée par de rares géologues. C'est dans ce quasi isolement que grandit Paolo en compagnie de ses parents. Un jour, un homme survient. Et tue ses parents pour s'approprier le refuge et se cacher de la police. L'enfant est épargné et doit désormais partager son quotidien avec Angel, l'assassin. le temps fait son oeuvre et finit par rapprocher les 2 hommes en silence.
    Paolo est un garçon assez mutique qui parle peu. Son enfance ne semble pas totalement épanouie, ni remplie d'amour. L'arrivée d'Angel et la disparition de ses parents n'entament pas beaucoup son silence. Son émotion est assez peu palpable et donne presque une impression d'indifférence. Pourtant, peu à peu, au contact de l'assassin, Paolo reprend vie. Tout comme Angel qui s'humanise au contact du jeune garçon.
    Puis c'est Luis, un étranger un peu vagabond qui va atterrir à leur cabane. Echappant au couteau d'Angel, il va partager leur vie. Bientôt la faim les oblige à retourner en ville, à Punta-Arenas. Où le passé ne manquera pas de rattraper Angel.
    "Les larmes de l'assassin" est tout d'abord un roman d'Anne-Laure Bondoux. C'est Thierry Murat qui signe ici l'adaptation BD. le dessinateur construit son récit à partir de Paolo qui est le narrateur de l'histoire. Tout en retenue et en silence, il est constitué de vastes planches découpées le plus souvent en 3 cases laissant ainsi la part belle au décor et aux personnages. Les dialogues sont rares et ne prennent pas place dans un phylactère. La narration, elle, prend place sous chaque vignette. Les couleurs se font ternes et assez neutres, majoritairement en ocre, accentuant ainsi l'effet désertique des paysages. Murat s'arrête longuement sur les paysages dont il rend avec brio l'âpreté et la difficulté qu'il y a à vivre dans cet environnement.
    Mais finalement, l'album s'avère riche en émotion. La relation entre Paolo et l'assassin de ses parents évolue vers un attachement qui devient indispensable à chacun.
    "Je ne t'abandonnerai jamais. J'imagine que je devais être la seule personne au monde à qui il pouvait dire des mots aussi improbables que "toujours" ou "jamais"."
    Angel, malgré sa violence intrinsèque, atteste de gestes affectueux : il s'inquiète de sa disparition, lui ramène un bébé renard, ... le jeune garçon découvre, de son côté, la conscience d'exister aux yeux de quelqu'un, tout assassin soit-il.
    "- C'est quoi le jour de ta naissance, essaye de te souvenir...
    - C'est le jour où tu es arrivé ici. Je ne me souviens de rien avant ce jour."
    Car leurs rapports restent malgré tout ambigus. Paolo n'oublie pas qu'Angel est un tueur. Et c'est tout l'art de l'auteur de suggérer cette ambivalence.
    Aussi n'attendez pas ici un album trépidant : il s'agit d'un récit contemplatif où tout se tient dans l'ambiance et les non-dits.
    Les larmes de l'assassin est finalement un très bel album à la fois noir et poétique qui remuera le lecteur pour la charge émotionnelle qu'il contient et le portera par son dessin très évocateur.
    A découvrir absolument !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-les-larmes-de-l-assass..
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    • Livres 5.00/5
    Par ennapapillon, le 20 mai 2012

    ennapapillon
    Un petit garçon vit avec ses parents dans une petite maison isolée au sud extrême du Chili : "Ici, personne n'arrivait par hasard. Car ici, c'était le bout du monde."
    Un jour, Angel Allegria arrive dans cette petite maison avec l'intention de rester pour fuir le reste du monde. C'est "un truand, un escroc, un assassin", c'est un homme dur et insensible. Il tue les parents de Paolo et se sert de lui pour les enterrer...
    Ils vivent ensemble, dans une relation entre peur, incompréhension, distance et pourtant une certaine forme d'entente se met en place... Quand un jour, Luis, un voyageur solitaire vient s'installer avec eux, une vie à trois se met en place jusqu'à ce qu'ils soient obligés d'aller en ville tous les trois.
    Cette bande dessinée est un coup de cœur. Je n'en dis pas plus sur l'histoire car ce qui est le plus important à mon avis, c'est l'ambiance, les sentiments, parfois contradictoires, les relations humaines. C'est très subtil et émouvant. C'est une histoire forte, triste et belle.
    Le coup de cœur est aussi pour le dessin et la mise en page. Des cases de tailles différentes, une police d'écriture qui rappelle une vielle machine à écrire... Sur des fonds effet papier kraft, des couleurs chaudes ou sombres qui fait un peu sépia, des dessins noirs, crayonés, très artistiques. Certaines pages rappellent des vieux portraits en noir et blanc.

    Lien : http://ennalit.canalblog.com/archives/2012/05/20/24166281.html
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    • Livres 5.00/5
    Par FaBmNrD, le 12 juillet 2011

    FaBmNrD
    Magnifique coup de coeur du printemps 2011 pour moi.
    Librement adaptée d'un roman jeunesse d'Anne-Laure Bondoux, cette bande-dessinée de Thierry Murat illustre avec brio la relation ambigue et curieuse entre un assassin et un enfant.
    Paolo vit depuis toujours coupé du monde avec ses parents, à l'extrémité sud du Chili, lorsqu'Angel Allegria, le tueur, arrive à leur petite maison. Après avoir assassinés, l'assassin s'attache peu à peu l'enfant et découvre les joies et les difficultés des relations humaines. Dans le même temps, Paolo fait la lente découverte du monde et de la brutalité des hommes.
    A l'aide d'un dessin très pure et minimaliste, de couleurs pastels/sépia, Murat donne à ce récit déjà touchant une atmosphère et un contexte très profond. Mais, si le récit originel est orienté vers la jeunesse et le personnage de Paolo apprenant la vie en société, la bande-dessinée est clairement plus accessible pour les adultes et s'attache au point de vue de l'assassin autant qu'à celui de l'enfant.
    Un très beau travail à la fois d'adaptation et de création !
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    • Livres 3.00/5
    Par yvantilleuil, le 01 mai 2011

    yvantilleuil
    Ce one-shot, librement inspiré du roman éponyme d'Anne-Laure Bondoux, emmène le lecteur dans un décor peu exploité en bandes dessinées, au milieu de plaines désertiques en rupture avec la civilisation. Tout comme c'était le cas dans le « Rio Negro » d'Iwan Lepingle ou le « Terre de feu » de David B. et Hugues Micol, cette aventure se déroule dans un coin perdu de l'Amérique du Sud, là où peu de monde vit.
    C'est donc en bordure du monde, de l'autre côté de l'équateur, que le lecteur fait la connaissance de Paolo et de sa famille, installés depuis longtemps sur cette terre austère et désolée. L'arrivée d'un tueur en fuite va cependant venir perturber la quiétude de ces contrées hostiles et inhospitalières et donner lieu à un étrange huis-clos entre un enfant en manque de repères et un assassin incapable de contrôler ses pulsions meurtrières. Une cohabitation riche en tensions et en émotions et une relation difficile qui fait évoluer les deux protagonistes au fil des pages, allant même jusqu'à donner un visage plus humain à Angel Allegria, le nouveau papa de Paolo.
    Au-delà des mots, Thierry Murat propose une bande dessinée silencieuse et contemplative qui permet de restituer la désolation du territoire et les non-dits qui rythment le face-à-face prenant entre le monstre et l'enfant. Multipliant les grandes cases et usant d'une voix-off peu bavarde, l'auteur va à l'essentiel et parvient à véhiculer énormément d'émotions, tout en rendant hommage à l'authenticité et la puissance de ses somptueux paysages chiliens qui invitent au respect et au silence. À l'aide d'un style volontairement dépouillé, en jouant avec les ombres et en choisissant judicieusement les couleurs de fond, il parvient à allier sobriété et efficacité.
    Un one-shot taiseux et dépaysant !

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2011/04/21/thierry-murat-les-larmes..
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Citations et extraits

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  • Par arthurdubois, le 19 février 2011

    Si vous devez choisir entre le roman et la bd, mieux vaut lire cette dernière. L'histoire est ici débarrassée de toute ces explications sentimentales, exit aussi le happy-end infantile. Là, que de l'essentiel dans les rapports entre les personnages, dans l'image... les sentiments sont justes... Bref, l'émotion est au rendez-vous. Beau travail.
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  • Par Gregor, le 21 novembre 2011

    - C'est quoi le jour de ta naissance ? Essaye de t'en souvenir...
    - C'est le jour où tu es arrivé ici. Je ne me souviens de rien avant ce jour.
    - Alors, appelle-moi Papa.
    - Non ! Mon père est là-dessous... Toutes les questions que je ne me posais pas - et toutes les réponses aussi - étaient enfouies là. Sous ce monticule de terre.
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  • Par Gregor, le 21 novembre 2011

    Certes je ne savais rien du bien et du mal. Mais pour le première fois de ma vie, j'attendais quelque chose de l'avenir.
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  • Par Gregor, le 21 novembre 2011

    Ici même les pierres semblaient souffrir. Les rares voyageurs qui arrivaient jusque là s'étonnaient d'y trouver une habitation.
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  • Par Mia, le 11 octobre 2011

    Je viens du bout du monde et je cherche encore ma vérité, un miroir que j'aurais perdu.
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Pénélope Bagieu présente la bd "Les larmes de l'assassin" de Thierry Murat.








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