ISBN : 2290319872
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.29/5 (sur 82 notes) Ajouter à mes livres
L'intelligence ne fait pas le bonheur… Antoine, vingt-cinq ans, cultivé, fin et bardé de diplômes aussi exotiques qu'inutiles en fait l'amère constatation. Loin de le rendre heureux, son sens aigu de l'observation et sa fâcheuse tendance &... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par patachinha, le 24 octobre 2009

    patachinha
    C ' est une histoire totalement disjonctée, qui vous régalera certainement si vous recherchez un bon moment de détente. On suit avec humour, les aventures d' Antoine, qui l' amenèrent tour à tour, à vouloir devenir alcoolique, puis se suicider, enfin devenir stupide tout simplement! Et tout ça dans une ambiance loufoque et totalement hallucinante! Et pourquoi fait- il tout ça au fond? Parce qu' il n' arrive pas à se conformer au monde dans lequel il vit qui est le nôtre, parsemé d' embûches; parce qu' il n' arrive pas à sortir de sa bulle protectionniste qui lui fait voir le monde sous toutes ses coutures.
    A côté de cette histoire invraisemblable au premier abord, car il y a des scènes à se tordre de rire, mais qui pour autant sont assez fantaisistes, l' auteur a voulu nous démontrer les travers de la société dite évoluée dans laquelle nous séjournons. Beaucoup des pensées d Antoine, font écho à ce que moi personnellement je ressens et pense. Ce côté très réaliste dans une oeuvre aussi extravangante m' a énormément plût et pourtant rendue assez triste si je puis dire. A certains égards, celà pourrait être vu comme un roman très noir finalement car il dénonce tellement de vérités : c' est un véritable concentré de notre vie quotidienne.
    Antoine apprendra à ses dépens comme le disait Nietzsche que " L' intelligence est un cheval fou, il faut apprendre à lui tenir les rênes, à le nourrir de bonne avoine, à le nettoyer, et parfois à utiliser la cravache". Voilà qui est dit!
    Alors que dire d' autre sinon vous le conseiller? Vous n' en serez pas déçus, et jusque la fin ce livre vous surprendra par une imagination débridée et sans concessions de l' auteur. Ce n' est que sa propre vie qu' il nous relate sous une fiction, à peine voilée. Sa publication aux éditions le dilettante a plus qu' une signification! le dilettante étant selon le Petit Larousse une personne qui s' adonne à une occupation, à un art en amateur, pour son seul plaisir. Personne qui ne se fie qu' aux impulsions de ses goûts...
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Myrtle, le 04 mars 2012

    Myrtle
    Antoine est un parisien d'une vingtaine d'années… complètement paumé. Ne trouvant pas de sens à sa vie, il décide d'expérimenter de nouvelles manières d'être. Il apprend ainsi à être alcoolique, suicidaire, puis finalement, stupide.
    Ce court roman est à conseiller aux fans de cynisme, tant Martin Page manie cet art avec talent. Il n'hésite pas à faire de l'humour sur les meilleures manières de se tuer, de ne plus être intelligent, ou encore de réussir dans la société. Voilà une lecture qui arrive à être légère, sans être bête, parfois délirante mais bien révélatrice de ce que l'on a de plus ridicule dans notre monde….
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Plouf_le_loup, le 18 mars 2012

    Plouf_le_loup
    L'histoire :
    Antoine se trouve intelligent, trop intelligent, il pense que c'est cela qui lui gâche la vie et l'empêche d'être heureux, alors il décide d'y remédier... Après une tentative pour devenir alcoolique (assez drôle, l'humour dont parle la 4ème de couverture -clic ci-contre- est dans ce passage, et uniquement dans ce passage... après, il y a bien quelques maigres saillies d'humour bobo parisien, mais rien de très probant), puis un renoncement face au projet de suicide, il décide de venir stupide. bien entendu, il aura pour ça l'aide de la médecine chimique et devra doubler (et jusqu'à quadrupler) les doses, vu son exceptionnelle et incommensurable intelligence...

    Mon avis :
    Soyons clair : ce livre est nul. C'est dommage parce que le thème aurait pu être passionnant, et les analyses sont parfois justes, même si elles enfoncent un peu des portes ouvertes. Même au second degré, il manque cruellement d'humour, ou alors tellement lourdingue qu'il n'en est même plus drôle. Il est très court, donc je suis allée au bout, et puis je voulais savoir si à un quelconque moment on avait le moindre signal, parce que je me suis demandée à chaque page si c'était du second degré ou pas, ça n'y ressemblait pas, mais le propos était tellement grossier (sur le plan intellectuel et humain, pas du tout ordurier en vocabulaire) que ça me semblait incroyable... Je n'ai d'ailleurs toujours pas tranché la question.
    Ce livre est mal construit, répétitif, un peu creux, convenu, et pourtant d'une rare prétention. On dirait un écrit d'un de ces adolescents blasés qui critiquent tout ce qui est d'apparence "normale" ou "ordinaire" sans discernement, pour se sentir exister, en pensant que ça donne un air intelligent. Ici, le narrateur (l'auteur aussi ? c'est bien la question que je me suis posée tout le long du livre...) confond apparence et réalité, et amalgame intelligence, culture, curiosité, hyperconscience et excellence académique, en utilisant absolument tous les clichés du genre : immaturité qui n'a aucune conscience d'elle-même, incapacité à s'habiller correctement (et même vanité de ne pas le faire), pauvreté, surabondance de diplômes inutiles, bonté d'âme, et puis cet insupportable chouinerie permanente "ouin ouin ouin, je suis une pauvre petite victime de ma super grande intelligence, ouin ouin, c'est si dur d'être à ce point supérieur aux autres, ouin ouin, je voudrais tellement être heureux d'être bête comme tout le monde"... le narrateur passe son temps à flatter le héros de qualités (compréhension, tolérance, bienveillance, etc. tous ces blabla à la mode) que les faits racontés bafouent à chaque page, n'arrête pas de dire combien il est intelligent, mais on ne croise cette intelligence que dans les propos des autres et dans ses prétentions, etc.
    Bref : un livre prétentieux à l'extrême, pédant, creux, qui essaie de déguiser une phénoménale condescendance et un gros complexe de supériorité en fausse modestie, manichéen n'importe comment, d'une "intelligence" qui n'est qu'une pose convenue et maniérée.
    En plus, quasi aucun personnage n'est crédible (quoi que j'en aie déjà connu des dans ce genre...), les situations ne tiennent pas debout pour les trois quarts, tout n'y est que clichés et caricatures vengeresses, bref : tout son intérêt réside dans sa prétention injustifiée. Poussée à ce point, ça devient une curiosité à lire !

    La copine qui m'avait conseillé ce livre il y a quelques années disait s'y reconnaître, combien c'était bon de se sentir comprise, etc. Ben moi, j'ai beau avoir été une enfant précoce et être aussi une personne ordinaire (comme quoi, contrairement à ce qu'il affirme avec morgue, c'est possible, le monde humain n'est pas juste coupé en deux ensembles de comportements inconciliables et choix bien distincts...), je ne me suis reconnue que dans de vagues détails épars et très rares... Contrairement à ce que semblent penser le héros et le narrateur (l'auteur ?), ça n'est pas son intelligence qui en fait un être unique, mais sa présomption.

    Edit : à la réflexion, ce livre aurait pu être une critique convenue mais sympathique de notre société. Ce qui m'a profondément agacée, outre cette continuelle condescendance prétentieuse, c'est qu'il semble que l'intelligence se définisse ici par une certaine morale et des choix de vie. En gros : est stupide celui qui ne fait pas les mêmes choix que lui. Et l'improbable galerie de portraits d'amis atypique là pour démontrer une prétendue tolérance est vaguement pathétique et inconsistante... argh ! je revenais essayer d'en dire du bien, mais mon agacement reprend le dessus ! Comme quoi, ça touche quand même un point très sensible...
    (extraits sur mon blog)

    Lien : http://ploufetreplouf.over-blog.com/article-comment-je-suis-devenu-s..
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    • Livres 4.00/5
    Par EmiLIT, le 31 juillet 2010

    EmiLIT
    Antoine a vingt-cinq ans et déjà n'a que plus trop d'espoirs en la vie...
    Curieux par nature, toujours à la recherche de nouveaux centres d'intérêts, son parcours universitaire est à l'image de sa vie, fragmenté.
    Il vit dans une petite chambre de bonne, entreprend des traductions de livres en Araméen mais cette vie ne lui convient plus.
    Antoine se sent à la marge d'une société qu'il ne reconnait pas vraiment comme sienne. Il aimerait pour une fois au moins quitter ce poste d'observateur qu'il occupe pour se fondre dans la masse.
    Il décide alors de devenir stupide.
    Avant cette décision fatale, il avait déjà essayer l'alcoolisme ainsi que le suicide.
    Il se lance donc dans cette aventure, il se trouve un travail, gagne de l'argent et consomme...
    J'avais beaucoup entendu parlé de ce petit livre et encore une fois les blogueurs donnent de bon conseil car ce fut une lecture très agréable et très intéressante, qui pousse à la réflexion.
    Vous ne trouverez pas ici d'opposition tranchée entre intelligence et stupidité. L'auteur amène plutôt le lecteur vers une réflexion de ce que peut être une conduite, un comportement, une façon de penser réfléchie.
    Ce livre appelle a une prise de distance face à un mode de vie telle que la consommation effrénée qui apparait pourtant tellement naturelle et spontanée.
    Il est aussi beaucoup question ici des choix que l'on peut faire dans sa vie mais aussi de la place, forte que tient l'ensemble des déterminismes, sociaux, héréditaires...
    Un livre très intéressant sur le sentiment d'être différent dans une société qui semble uniforme. L'absurde (ah, la scène avec le fantôme de Dany Brillant!) et l'humour, présents dans le roman apportent une touche de bonne humeur à un roman qui transmet un message qui n'est pas optimiste.
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    • Livres 5.00/5
    Par TINUSIA, le 03 mai 2010

    TINUSIA
    Ce roman est présenté comme humoristique... Pourtant ne vous attendez pas à rire à gorge déployée ! Il s'agit plutôt d'une satire acérée de la société qui aurait tendance à faire grincer les dents de ceux qui ne se sont jamais demandé si, par hasard, ils ne seraient pas eux-mêmes TRÈS stupides ! En tout cas, c'est ce vers quoi mes pensées ont été, en lisant ces lignes !
    " Les hommes naissent ignorants et non stupides. C'est l'éducation qui les rend stupides", a affirmé Bertrand Russel. Antoine, lui, a cultivé son intelligence naturelle, comme on défriche avec soin un jardin trop longtemps négligé. Il y a mis beaucoup du sien, en poursuivant des études aussi hautes que vaines. Et il se contemple, chaque jour plus terrifié, dans sa suffisante bouffissure.
    Antoine passe beaucoup de temps à analyser tout ce qui passe à portée de sa perspicacité pour tenter d'en extraire des conclusions qui le renvoient inéluctablement à d'autres analyses qui.... Bref ! c'est pour le moins sidérant de ne pouvoir que se poser des questions ! Et ça ne rapporte rien ! ni sur le plan pécuniaire, ni sur le plan relationnel ! Parce qu'Antoine survit, plus qu'il ne vit. Il s'est inventé des stratégies de conservation : ne prélever, dans les magasins, qu'une partie de ce qui lui est nécessaire pour manger, sans bien sûr s'en acquitter, par exemple. Sa vie n'est qu'une "infinie torture". Il n'éprouve "plus de plaisir à voir le jour se lever". Et comme il [...] "jamais eu l'impression de vivre, il n'a pas peur de la mort".
    Quoique... il tente le suicide par mort lente, d'abord : l'alcoolisme. Mais décidément ça ne lui convient pas ! La mort violente et déterminée ? Non ! pas trop son truc, après avoir assisté à une réunion de futurs suicidés anonymes.
    Alors, quand Antoine décide de devenir inintelligent, c'est à ce moment qu'il nous sollicite, nous, humbles lecteurs, qui nous apprêtions à nous gausser de ses fantaisies.
    Martin Page, l'auteur de ce roman savant, ethnologique, sociologique, psychologique (et tutti quanti)... Martin Page est bien trop intelligent pour que je me laisse prendre à ses balivernes !!! Quoi ? regarder la télé en zappant toutes les cinq minutes ? Quoi ? s'entourer du High tec ? Quoi ? lire la presse people ? Quoi ? lire des romans de plage ? mais voyons, c'est pas pour moi, c'est trucs stupides !
    Pourtant... quand je regarde autour de moi... serais-je stupide, moi aussi ? C'est par une pirouette que je vais m'extirper de ce dilemme... NON ! je ne suis pas stupide puisque j'ai lu (et, me semble-t-il, compris) le message de Martin Page !
    À lire, pour ne plus se poser de questions imbéciles ! Tiens ! je me sens légère subitement !!!

    Lien : http://livresouverts.canalblog.com/
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Citations et extraits

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  • Par Sallyrose, le 25 mai 2012

    Le soleil brillait enfin sur Paris. Les pots d'échappement diffusaient leurs polluants comme les pollens d'une nouvelle ère, ensemençant dans les poumons des Parisiens et des touristes la future flore d'une civilisation malade.
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  • Par ilea, le 18 octobre 2007

    "…pur produit du système éducatif Rodolphe pouvait espérer obtenir un poste de maître de conférence d'ici à deux ans, passer professeur d'université dans 7 ans et mourir complètement oublié une soixante d'années plus tard en laissant une œuvre qui influencera des générations de termites."
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  • Par Madimado, le 31 octobre 2010

    C’est ce que je veux ! martela Antoine en frappant le comptoir de son petit poing. Je n’ai plus la force d’être moi, plus le courage, plus l’envie d’avoir quelque chose comme une personnalité. Une personnalité c’est un luxe qui me coûte trop cher. Je veux être un spectre banal. J’en ai assez de ma liberté de pensée, de toutes mes connaissances, de ma satanée conscience !

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  • Par TINUSIA, le 25 avril 2010

    ... je pense qu'être intelligent est pire que d'être bête, parce que quelqu'un de bête ne s'en rend pas compte, tandis que quelqu'un d'intelligent, même humble et modeste, le sait forcément.
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  • Par Metaphore, le 01 octobre 2011

    Et qui te dit que tu as les aptitudes pour ça ? tu crois qu’on devient alcoolique comme ça ? Qu’il suffit de le vouloir et de boire quelques coups ? Je connais des gens qui ont passé leur vie à boire, mais qui n’ont jamais réussi à devenir alcooliques. Ils n’avaient pas de prédispositions pour ça. Alors toi… toi, tu penses avoir le don ? Tu t’amènes tranquillement, et tu déclares que tu veux devenir alcoolique, comme si ça t’étais dû ! Laisse-moi te dire un truc, jeune homme : c’est l’alcool qui choisit, c’est l’alcool qui décide si tu es apte à devenir un poivrot.
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Videos de Martin Page

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Vidéo de Martin Page

La Disparition de Paris... Martin Page .
La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique de Martin Page « Par nombre de traits de caractère, de choix et de positions, je me place hors du cours normal des choses. Ce qui s?est produit lors de la semaine suivante procède donc d?une certaine logique. » Mathias, l?« homme de l?ombre » qui rédige depuis douze ans les discours du maire de Paris, doit rencontrer Fata Okoumi, une femme d?affaires africaine grièvement blessée par un policier auquel elle refusait de présenter ses papiers d?identité. Il s?est vu confié par le maire le soin d?apaiser la colère de la victime et d?imaginer le moyen de réparer l?offense. Mais est-ce vraiment le hasard ou une certaine logique qui conduit Mathias à s?attacher déraisonnablement à sa mission ? Et à vouloir ardemment exaucer le dernier souhait de Fata Okoumi ? quand ce souhait est de faire disparaître Paris ? Martin Page est passé maître dans l?art d?inventer des histoires insensées et de les raconter avec le plus grand réalisme. Cette alliance des contraires est au coeur de l?écriture de ce roman sombre et vivant, mélancolique et idéaliste, porté par sa promesse inaugurale : accompagner chaque disparition d?une renaissance. Martin Page est né en 1975. Il est l?auteur de cinq romans, dont Peut-être une histoire d?amour (L?Olivier, 2008), tous traduits dans une dizaine de pays. Il écrit également des livres pour la jeunesse. En librairie le 07-01-2010








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