ISBN : 2748800001
Éditeur : Nicolas Philippe (2002)


Note moyenne : 3.07/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Disons que c'est l'histoire de la journée d'un homme dont la principale occupation est de se suicider avec entrain. Du lever au coucher, dans son immeuble, dans la rue, à son travail, à l'enterrement de ses amis... En fait tout irait à peu près bien si son médecin ne ve... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Tamara, le 06 septembre 2010

    Tamara
    Envie d'un petit livre drôle et décalé pour l'été ? Je vous suggère de passer Une parfaite journée parfaite (titre inspiré de la chanson de Lou Reed, A perfect day) avec le narrateur dépressif de Martin Page. Sourires garantis !
    Cet homme, dont on ne sait pas grand-chose à part qu'il a la cinquantaine et vit seul, nous décrit sa vie – d'une triste banalité – avec un humour noir décapant que j'adore. Attention, il ne se met aucune barrière et ce genre d'humour peut sans doute heurter la sensibilité de certains. Ainsi, lorsqu'il se rend chez son médecin :
    “- Vous voyez là ? dit-il en pointant une énorme forme dans mon corps.
    - C'est un cancer ?
    Ca m'aurait embêté d'avoir un cancer : un collègue venait de nous annoncer qu'il souffrait d'un cancer des poumons. Il y a une telle compétition que tout le monde aurait pensé que je le copiais. Cela aurait été très gênant, comme de s'apercevoir au bal costumé de fin d'année que quelqu'un d'autre a aussi eu l'idée de se déguiser en Batman.” (extrait p. 26)
    Et encore, un passage qui fait mon bonheur :
    “J'ai décidé d'arrêter de fumer. Cela est d'autant plus facile que je n'ai jamais commencé. Mais il est bien vu d'arrêter de fumer, car c'est le signe d'une grande volonté, d'une attention à sa santé et une preuve de respect à l'égard de son entourage, j'ai déclaré que j'arrêtais de fumer. La direction a félicité mon courage.
    IL vaut mieux être un fumeur repenti ou repentant qu'un non-fumeur. Un non-fumeur, personne ne remarque son exploit de n'avoir jamais commencé, et il n'arrête pas de se plaindre de la fumée, il éternue, enfin, c'est un vrai rabat-joie. le fumeur qui veut arrêter est un héros.” (extrait p. 65)
    Comme l'auteur s'est fendu d'une postface, je serais bien bête de ne pas citer son auto-analyse : “Une parfaite journée parfaite est un roman sur le désespoir mais aussi sur les mécanismes compensatoires à mettre en œuvre pour ne pas sombrer : la création, l'humour et la musique.”
    L'avis de : Cathulu (qui, je m'en suis rendue compte après-coup, a aussi repris l'explication de texte de l'auteur… les grands esprits paresseux se rencontrent ! ).
    Du même auteur, j'avais déjà grandement apprécié son premier roman : Comment je suis devenu stupide.

    Lien : http://www.tamaculture.com/index.php/2010/07/11/une-parfaite-journe-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par liliba, le 16 août 2011

    liliba
    Si vous ne savez pas quoi faire de vos journées, et si la vie vous parait terne et sans intérêt, vous pouvez suivre l'exemple du héros (ou anti-héros, plutôt !) de ce roman et tenter de mettre fin à vos jours.

    Mais attention ! Se suicider n'est pas aussi simple que l'on croit et peut même devenir une occupation très prenante : entre la mise au point de la chaise électrique, le dosage du cocktail d'anti-dépresseurs, les mines anti-personnel à cacher sous les carreaux de la salle de bain, les différentes façons de réussir une bonne noyade ou une pendaison, cela prend du temps, et même toutes les journées et une bonne partie des nuits...

    Moi qui aime pourtant vraiment l'humour au second degré et les histoires un peu (beaucoup) déjantées, je n'ai pas du tout accroché à celle-ci. le début m'a certes bien amusée, mais l'accumulation m'a vite lassée... Et puis, même si on sait que c'est de l'humour noir, ce pauvre homme m'a fait pitié et la critique de la société que l'on comprend à travers ses actes m'a fait réfléchir. Car tout y est : le chômage, la solitude, le stress et l'anonymat, l'incapacité à communiquer... et c'est absolument navrant, car si vrai... Ce pauvre type a besoin d'un bon psy et vite, et après quelques pages, je n'ai plus osé rire de lui...

    Voilà donc une énorme déception pour un roman dont j'attendais beaucoup de plaisir... Dommage !

    De plus, je n'ai pas du tout, mais pas du tout compris ce que Clinton venait faire dans l'histoire, peut-être pourriez-vous éclairer ma lanterne ? L'histoire du requin qui le dévore de l'intérieur m'a, elle, fait penser au roman Et dormir comme un requin dans l'ombre, de Steven Hall, un livre étrange, totalement déjanté et dérangeant, mais que j'avais adoré...


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2011/06/28/index.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par tulisquoi, le 18 août 2010

    tulisquoi
    Un requin blanc dans le ventre qui le fait horriblement souffrir, un orchestre de Mexicains qu'il est le seul à voir, des cabines téléphoniques musicales qui « font office de bouteilles d'oxygène sur lesquelles je peux me précipiter quand je suffoque au milieu de la foule », des vacances passées dans un ascenseur, une marmotte qui l'emmène en balade à travers la ville… on peut dire que notre narrateur a toutes les excuses du monde de vouloir se suicider à peu près dix fois par jour !
    Un peu désespéré notre narrateur ? Oui, certainement, mais un désespéré optimiste ! Parce que, malgré ses suicides à répétition, il lui reste quand même encore assez d'énergie pour avoir développé dans son appartement tout un jardin : des tomates, des fraises, un pommier dans la chambre, et même tout un lot de fleurs. Et quand ce désespéré optimiste pense à développer une nouvelle bombe, c'est bien sûr une bombe musicale. Sans compter, le terrorisme littéraire qu'il a mis en place !
    (lire la suite ...)

    Lien : http://www.tulisquoi.net/une-parfaite-journee-parfaite-martin-page
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par oops, le 14 mai 2010

    oops
    L'auteur sait parfaitement mettre en scène les manies et les mesquineries de ses semblables. Maniant habilement l'humour noir, il réalise une sorte de conte cruel drolatique qui n'est pas sans rappeler l'Ecume des jours.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MarcBibliotheca, le 18 février 2010

    MarcBibliotheca
    a vie est dure, et le le narrateur s'en convainc tous les jours dès le lever où qu'une seule idée lui vient en tête et ne le lâche plus de toute la journée : se suicider. Pourquoi pas une belle décharge d'un 357 Magnum dès l'aube : "Quitte à perdre quelques minutes de sommeil, je préfère me tuer avant les informations. Après, ça va mieux..."...
    Suite : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!

    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/post/7675536/une-parfaite-journee-..
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par MarcBibliotheca, le 17 février 2010

    Les sentiments sont des insectes. Ils ont six pattes, des ailes, je les collectionne. [...] Ils courent, ils volent, bruissent dans tout l'étage, s'échappent des ruches que sont les êtres humains, trottinent sur leurs corps, sortent des manches de leurs chemises, de leurs oreilles, de leurs lèvres au détour d'un sourire. Voilà, je suis le pickpocket de l'âme, je fouille le coeur des hommes. Ils ne s'en apercevront pas.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Florel, le 10 mai 2010

    " Je rentre chez moi. Il y a du bruit dans la chambre. Le Désespoir et la Solitude baisent dans mon lit, sans capote bien sûr. Ils vont encore me faire une tripotée de mômes. J'espère qu'ils ne vont pas choper une maladie.

    J'ouvre le frigo pour prendre une bière. Plus rien. Pourtant, j'ai fait les courses hier. J'entends un pshitt, je me retourne et je vois l'Angoisse qui siffle ma dernière bière. Elle rote et balance la bouteille dans un coin de la cuisine. "
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par MarcBibliotheca, le 17 février 2010

    Quand j'imagine la Terre avec mon télescope intérieur [...] chaque rire, pleur et cri de douleur, chaque pensée, rêve et sentiment est un atome de ce monde en expansion. Autant dire que c'est un sacré bazar, essayez d'imaginer une mappemonde avec ça.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par oops, le 14 mai 2010

    Un lit est froid quand un seul corps y a dormi ; il faut deux silex pour faire du feu;
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par mandarine43, le 26 juillet 2011

    De temps en temps, j'ai sur mon répondeur des messages de ces disparus qui m'invitent à des repas d'anciens, à des retrouvailles, à des : "Alors qu'est-ce que tu deviens ?". Parce que vous êtes obligé d'être devenu, vous ne pouvez pas continuer à être. Le mieux est d'être devenu quelqu'un, quelqu'un d'autre de préférence. Avant vous n'étiez presque personne, seulement vous-même.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (4)

Videos de Martin Page

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Martin Page

La Disparition de Paris... Martin Page .
La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique de Martin Page « Par nombre de traits de caractère, de choix et de positions, je me place hors du cours normal des choses. Ce qui s?est produit lors de la semaine suivante procède donc d?une certaine logique. » Mathias, l?« homme de l?ombre » qui rédige depuis douze ans les discours du maire de Paris, doit rencontrer Fata Okoumi, une femme d?affaires africaine grièvement blessée par un policier auquel elle refusait de présenter ses papiers d?identité. Il s?est vu confié par le maire le soin d?apaiser la colère de la victime et d?imaginer le moyen de réparer l?offense. Mais est-ce vraiment le hasard ou une certaine logique qui conduit Mathias à s?attacher déraisonnablement à sa mission ? Et à vouloir ardemment exaucer le dernier souhait de Fata Okoumi ? quand ce souhait est de faire disparaître Paris ? Martin Page est passé maître dans l?art d?inventer des histoires insensées et de les raconter avec le plus grand réalisme. Cette alliance des contraires est au coeur de l?écriture de ce roman sombre et vivant, mélancolique et idéaliste, porté par sa promesse inaugurale : accompagner chaque disparition d?une renaissance. Martin Page est né en 1975. Il est l?auteur de cinq romans, dont Peut-être une histoire d?amour (L?Olivier, 2008), tous traduits dans une dizaine de pays. Il écrit également des livres pour la jeunesse. En librairie le 07-01-2010








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Une parfaite journée parfaite par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (31)

> voir plus

Quiz