Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 9782259207126
Éditeur : Plon (2010)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Abandonné de tous, Alain Triboulet est un humoriste sur le déclin. Tant et si bien que le whisky est resté son seul ami : c'est grâce aux douces vapeurs d'eau-de-vie de grains, lors d'une nuit d'ivresse, qu'il donne la parole à une marionnette au costume de bouffon sort... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (8)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par athena1, le 17 janvier 2011

    athena1
    Merci à masse-critique qui m'a permis de découvrir ce petit bijou de "roman historique". Je dois en premier lieu avouer mon ignorance : non, je ne savais pas que Francis Perrin outre son métier de comédien, metteur en scène était également un écrivain. C'est d'ailleurs une double joie qui s'offre à moi, puisque je découvre un nouvel écrivain mais également un écrivain talentueux !
    Mais pour venir aux faits qui nous intéressent, voici l'histoire qui nous est contée :
    Le Févrial surnommé Triboulet est né en 1479 à Blois. C'est un enfant laid, difforme et comble de l'horreur pour cette époque, bossu ! Autant vous avouer que ses parents ne lui montrent pas grande affection mais plutôt coups de bâton, et d'ailleurs bien d'autres se livrent, sur son dos si je puis dire, à ce genre de sévices. Libération, notre jeune victime est recueillie par les moines pendant quelques années, période durant laquelle il s'apercevra qu'il possède en lui une arme imparable contre les vicissitudes de ce monde : le rire.
    Triboulet, bouffon ? Et bien, disons que la providence lui permet de croiser la route de Louis XII et de surcroît de lui être plaisant... Alors la grande aventure Triboulet commence. Mais attention être bouffon ne s'improvise pas, il est des vérités qui loin d'amuser mènent au cachot ! Mais, comment éviter ces écueils ? Et bien, croyez-moi le bouffon aussi à besoin d'un tuteur et c'est le Vernoy qui s'en chargera ! Sous Louis XII, Triboulet assistera à maints évènements : l'union de Louis et d'Anne de Bretagne après le décès prématuré de Charles VIII, la naissance de la reine Claude, les projets d'unions avortés entre la dauphine et le futur Charles Quint, le futur règne de François d'Angoulême (dit François Ier) en gestation, les sautes d'humeur d'Anne de Bretagne, son désir de contrôler la politique du roi et notamment la politique matrimoniale, son sacre en tant que Reine de France en 1504, la haine du Pape Jules II pour la France et sa décision d'excommunier Louis XII...
    Ce n'est bien sûr pas une liste exhaustive mais c'est l'aperçu d'un règne bien rempli. Notre cher Triboulet va exceller dans la farce, la vérité dite à pleins mots mais sous couvert du rire .... Une bien bonne arme que possède ce Triboulet qui siège au conseil sur des coussins et se voit sollicité sur des sujets bien épineux. Une rencontre le marquera, celle de Machiavel qui plus tard lui enverra personnellement une impression de son oeuvre : le Prince.
    A la mort de Louis XII, Triboulet devient le fou de François Ier, il faut dire que François il le connaît depuis fort longtemps, d'ailleurs il l'appelle mon cousin. Mais attention le "père des lettres" n'est pas le "père du peuple", autant Louis XII aimait farces et plaisanteries jouées dans tout le royaume, autant François Ier donne le monopole de cette folie à notre bouffon. C'est au cours du règne de ce roi beau, grand, racé comme le dit Triboulet, que notre personnage fera la rencontre d'Erasme, de Rabelais ou bien encore de Léonard de Vinci qui d'ailleurs pour ce dernier passera la fin de ses jours près du roi, au manoir de Choux devenant au XVIIe le Clos Lucé. François Ier c'est la Renaissance : les peintures, la culture, l'art, les lettres .... Ses batailles pour obtenir Milan ou encore Naples lui vaudront à terme les foudres de Charles Quint et son enjôlement dans une prison d'Espagne... Mais que sont quelques privations face à ce déferlement d'art et de culture sur la France ?
    Vous en dire plus serait déplacé, en outre j'ai été beaucoup trop loquace sur le sujet ....
    Triboulet restaure l'image écornée du bouffon royal. Il en fallait de l'esprit, de la mesure, de la culture, et de l'auto-dérision pour endosser ce costume sans pour autant "perdre la tête" !
    Alors merci à Francis Perrin pour cet ouvrage d'une fluidité incomparable, merci de m'avoir permis de traverser ces deux règnes dans le costume d'un bouffon !

    Lien : http://www.athena1-lire.blogspot.com
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 06 février 2011

    LydiaB
    Si l'on connaît Francis Perrin en tant qu'acteur, on le connaît moins en tant qu'écrivain. Pourtant, Le bouffon des rois est son cinquième livre. Ce roman nous en apprend beaucoup sur le rôle des bouffons, êtres oubliés de l'Histoire, mais également sur la période de Louis XII, roi peu connu pour la plupart d'entre nous. En toute honnêteté, j'avais, au départ, un a priori car, pour avoir lu d'autres livres écrits par des acteurs, j'avais été souvent déçue. Cet a priori s'effaça dès la première page. L'écriture est plaisante, très agréable. le livre est un roman sur fond historique, bien travaillé, bien documenté. Francis Perrin, sans pédantisme, nous entraîne au coeur du XVI°s. Ce n'est pas un historien qui parle, mais un passionné, d'où la simplicité avec laquelle les idées se dégagent. Et je préfère souvent la passion au verbiage jargonnant de certains historiens se prenant souvent pour ce qu'ils ne sont pas.
    Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce roman dans lequel vous suivrez la folle vie du Févrial, alias Triboulet, appelant le roi "mon Cousin", estimé par Louis XII, rejeté par Anne de Bretagne. Vous suivrez également les épisodes historiques qui ont marqué des tournants dans L Histoire tels que la mésentente entre François Ier et Charles Quint, les aventures d'Henri VIII et d'Anne Boleyn etc...
    Un grand merci au site Babelio et à son opération Masse critique ainsi qu'aux éditions PLON pour cette belle découverte.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

  • Par Kalliope, le 14 avril 2012

    Kalliope
    Un réel plaisir, que de découvrir Francis Perrin, que j'aime déjà infiniment comme acteur, dans l'écriture. Ecriture non pas d'une pièce de théâtre, mais d'un vrai roman historique, ma foi fort bien documenté. Découverte d'un personnage ayant réellement existé, Triboulet, effectivement bouffon de deux rois successivement. Personnage fort truculent, Triboulet nous entraîne agréablement au milieu des intrigues des différentes cours, fort agitées en cette époque de troubles et de complots incessants.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par clavius, le 06 juin 2012

    clavius
    Francis Perrin ne se contente pas d'être un bon acteur, il écrit aussi très bien.
    L'histoire de ce bouffon, qui a connu plusieurs rois ( même si historiquement tout n'est pas juste ), est très intéressante car peu ou pas évoquée par d'autres écrivains. le fil rouge de la marionnette trouvée dans un grenier crée un abord du sujet original.
    L'histoire et la politique de Louis XII et François 1er est vue coté coulisses par un personnage marginal, craint et/ou détesté par les gens de la cour. Celui-ci, particulièrement intelligent et cultivé, a pu approcher et échanger avec les artistes et philosophes du début de la renaissance. Il analyse sans détour ses concitoyens, et nous apporte ainsi une façon différente de voir l'époque.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par sissou60, le 19 août 2012

    sissou60
    Je quitte avec tristesse le bouffon Triboulet, seul à la fin de sa vie, après avoir fait rire à la cour de Louis XII et de François Premier par sa langue bien déliée.
    C'est un voyage à travers le XV ième siècle qui nous est offert via le regard de Triboulet et qui nous amène aussi à rencontrer Léonard de Vinci, Machiavel ou Erasme.
    Je m'attendais à un livre léger, j'ai découvert un attachant personnage qui au fil des pages a su forcer mon admiration,c'est pourquoi je veux rendre ici hommage à mon compagnon de voyage historique...Lisez-le!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

> voir toutes (23)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par francoise_lange, le 26 août 2014

    Beau Seigneur, si vous avez peine à regarder mon visage, j'en suis contrit au plus haut point. apprenez que s'il est laid c'est pour cacher un bel esprit mais votre visage est tellement beau qu'il ne peut que dissimuler un esprit fort disgracieux qui fait bien mauvaise figure devant cette auguste assemblée.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par francoise_lange, le 27 août 2014

    La volupté d'un âne c'est de savoir qu'il transporte plus bête que lui: asinus asinum fricat.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par LydiaB, le 06 février 2011

    Avec un ventre bien rempli dans une vie d'opulence, certains auraient eu peut-être tendance à se laisser aller à l'oisiveté, à se laisser endormir dans une douce torpeur et une inertie stérile. Pas moi ! Avec mes lourdes tares et ma situation précaire, je prenais tous ces bienfaits pour un cadeau du ciel, bien que Dieu ne fût jamais mon refuge et que je me refusasse à lui payer une quelconque indulgence. J'avais une devise que n'aurait pas reniée la religion catholique: "Plus on me donne plus je me donne".
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par athena1, le 17 janvier 2011

    -(...)Je te condamne à mort mais comme tu m'as diverti durant bon nombre d'années, je te permets de choisir ta mort !
    - Mon cousin, j'aimerais mourir de vieillesse."

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la citation

  • Par LydiaB, le 06 février 2011

    J'étais aussi bien vêtu qu'aucun des plus magnifiques seigneurs du royaume. Les étoffes de mes habits de tous les jours étaient les mêmes que celles du roi. Je ne m'habillais plus comme un fou mais comme le roi. Réplique ou contrefaçon ? Ni l'une ni l'autre ! Double grotesque ? Encore moins ! Alors, valeur toute symbolique ? Je dirais tout simplement: image renversée du pouvoir.

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
7,21 € (neuf)
3,29 € (occasion)

   

Faire découvrir Le bouffon des rois par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (44)

> voir plus

Quiz

    La Curée d'Emile Zola

    Paru en 1872, La Curée, deuxième roman de la série des Rougon-Macquart d'Emile Zola se déroule en 1851. Il dépeint les milieux enrichis et spéculateurs à Paris peu après le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte. Ceci est:

    •   parfaitement exact
    •   faux
    •   partiellement exact: le roman se passe en 1869, peu avant la guerre
    •   La Curée est bien d'Emile Zola mais est un roman indépendant qui ne fait pas partie du cycle des Rougon-Macquart

    25 questions - 101 lecteurs ont répondu
    Thème : littérature française , rougon-macquart , xixème-xxème siècles

    Créer un quiz sur ce livre.