ISBN : 2081221497
Éditeur : Flammarion (2011)


Note moyenne : 2.86/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Jean-Charles Rem a fait fortune en créant la plus grande société mondiale de gardiennage mobilier. Lassé de sa vie d'entrepreneur à la retraite, il décide de rechercher un homme qui lui rappelle sa jeunesse perdue, losqu'il se voyait en aventurier plein d'avenir. Sa quê... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    brigittelascombe
    Décidément la rentrée littéraire 2011 est un fort bon cru!
    Mondial nomade ne faillit pas à cette réputation: originalité du sujet, émotions palpables, ouverture vers des questionnements divers et écriture percutante.
    Rem Jean-Charles (Philippe Pollet-Villard aurait pu inverser nom et prénom, non,chaque détail compte, on se dirait au purgatoire lors d'une pesée d'âme, Rem Jean-Charles qu'avez vous-fait de votre vie?, bon là je m'éloigne quelque peu car Rem Jean-Charles est plus vif que mort), donc Rem Jean-Charles, patron "taiseux" a bâti, grâce à son idée géniale de "mobilier résiduel" et de "concession à durée indéterminée", un véritable empire, le garde-meubles "Mondial nomade.
    Arrive l'heure de la retraite (ou plutôt mise à la retraîte d'office par les ambitieux actionnaires) et des bilans de vie.
    Solitude,angoisses,hypocondrie, sa dévouée secrétaire lui manque pour pallier le moindre souci.
    Dur,dur pour un patron de se retrouver face au vide quotidien, sans rien pour combler la déprime sous-jacente.
    Lors de rangements,il déniche une photo de son époque "sale,boutonneux,hirsute" sur laquelle, sourit à ses côtés un guide indien qui l'a jadis aidé.
    Rem Jean-Charles va partir à New-Dehli pour rechercher cet "ami" plausible et par la même occasion "le diable" de photographe du cliché.
    Abords de la vieillesse,biens matériels,réussite professionnelle contre diverses privations,remise en question, illusions à perdre...Mondial nomade serait-il, à l'instar de son entreprise, un état de transition entre le temps d'effectuer son deuil et celui de s'ouvrir à d'autres projets?
    Une fin qui m'a laissée........rêveuse!
    Philippe Pollet-Villard, auteur de L'homme qui marchait avec une balle dans la tête (prix Ciné-roman 2006) et de La fabrique des souvenirs (prix Marcel Pagnol 2008) a également obtenu, en tant que réalisateur, le César et l' Oscar du Court Métrage 2008.
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    • Livres 2.00/5
    Par brusc, le 12 janvier 2012

    brusc
    Philippe Pollet-Villard écrit avec Mondial nomade un petit livre d'anticipation, dans un temps que l'on imagine pas si éloigné du notre et où la crise économique aurait provoqué un mouvement migratoire des Européens en général et des Français en particulier vers tous les pays aujourd'hui qualifiés d'émergeants. Rem Jean Charles, le héros, en proposant des garde-meubles aux ouvriers, employés et autres cadres délocalisés et obligés de laisser leurs maisons en France avant d'émigrer en Inde ou ailleurs, a fait fortune grâce à ce mouvement inverse d'émigration .
    Mais la retraite sonne pour notre entrepreneur dont l'empire est racheté par le fils du président (suivez mon regard), qui va transformer ces beaux hangars luminescents en... prisons.
    Ce contexte est l'occasion pour Philippe Pollet-Villard de nous faire vivre les doutes et les repentirs de son héros qui, pour retrouver du sens à sa vie, s'en va tenter de retrouver en Inde les traces de son passé de routard.
    Si l'idée n'est pas mauvaise, et les quelques descriptions de ce nouveau monde assez réussies, l'ensemble reste assez tristoune et globalement peu convaincant. le personnage est falot et à la limite de la bêtise. Jusqu'à la fin en véritable queue de poisson. Globalement pas de quoi en faire un plat ni de se poser de bonnes questions sur l'avenir de notre modèle économique.
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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 11 mai 2012

    BVIALLET
    Jean-Charles Rem est un homme d'affaires qui a réussi grâce à une idée simple : proposer aux migrants de garder leurs meubles moyennant une petite redevance. En général, un an plus tard, ledit mobilier lui revenait car ses clients cessaient de payer. Au fil des années, il a monté une chaîne à succursales multiples puis un véritable empire qu'il a fini par vendre pour un montant colossal. En rangeant son bureau, il retrouve une vieille photo datant des ses années de jeunesse routarde en Inde. Il a été pris en compagnie d'un ami sur les traces duquel il se lance à quarante ans de distance. Nul doute qu'il n'est pas au bout de ses surprises...
    Un petit roman qui démarre très bien dans une ambiance d'anticipation un peu particulière. le monde a changé, l'Europe est ruinée, les sans-travail s'improvisent nomades, filent sur les routes dans de beaux camping-cars ou de minables camionnettes rafistolées à la recherche d'un emploi, les flux migratoires ont été inversés, maintenant ce sont les ouvriers français qui, pour survivre, se retrouvent à faire le vélo-taxi en Inde. Ces immigrés français sont si nombreux qu'ils ont reformé là-bas des quartiers et même des villes portant le nom de constructeurs automobiles... Ce futur improbable, l'auteur ne le pousse pas jusqu'au bout. Si la mondialisation n'est pas heureuse, elle est encore supportable. le pétrole coule encore, le grand krach économique n'a pas eu lieu et les ressources naturelles ne sont pas épuisées. L'ennui c'est que cette aventure tourne court très vite avant de s'enliser dans des platitudes du genre « l'argent ne fait pas le bonheur » ou « il vaut mieux être pauvre et vagabond que riche et sédentaire ». le héros, ce millionnaire désabusé qui n'a de cesse, après être allé de désillusions en désillusions, de se débarrasser de son argent, est trop stéréotypé pour être vraiment crédible et intéressant. Quand à l'intrigue, elle est fort mince. Un bilan mitigé pour une histoire tragicomique sans grande envergure.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 3.00/5
    Par Vanessaslupi, le 11 mai 2012

    Vanessaslupi
    Une histoire qui se veut originale, un livre lu rapidement car peu de consistance.La délocalisation vue sous un autre angle, peut être un roman visionnaire?...
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    • Livres 2.00/5
    Par csapin, le 03 mai 2012

    csapin
    Abandon en page 80. L'écriture n'est pas rebutante mais je n'ai pas réussi à trouver ce petit quelque chose qui fait que l'on a envie de tourner la page. Dès le départ, j'ai eu du mal à m'identifier à un personnage over blindé de maille. Par la suite, je ne suis pas rentrée dans sa solitude. Peut-être sa vie est-elle devenue trépidante par la suite, mais je ne suis pas allée jusque-là. Au suivant !

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2011/07/17/rentree-litteraire-..
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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 14 septembre 2011
    Dans « Mondial Nomade », Philippe Pollet-Villard, originaire de Haute-Savoie, imagine un monde où les courants migratoires se sont inversés: les ouvriers européens ont été poussés à émigrer dans le cadre du «Grand Renflouement national». […] On le voit, Pollet-Villard n’est pas sérieux. Quoique.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    Rem avait éprouvé une dernière fois la peur.Celle de devoir assumer les conséquences d'un travail effectué en totale immersion dans le mécanisme de sa mémoire.Engagé dans cette longue dérive méditative miette après miette^point après point,collage après collage, Rem était venu à bout de sa machine à penser.
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  • Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    Ne m'indique pas mon chemin car je risquerais de ne plus savoir me perdre! affirme le dicton,et Rem en réempruntant le chemin poussiéreux des ruelles de son hôtel s'était senti,cet après-midi-là aussi fébrile qu'une aiguille de boussole au franchissement des Bermudes.
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  • Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    Dans un voyage ce n'est pas la destination qui compte mais toujours le chemin parcouru, et les détours surtout. Les détours.Rem à cette époque de son existence avait besoin d'effectuer des détours.
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  • Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    Il avait senti,effleurant son corps,le bonheur léger de ces années où rien ne comptait plus que savoir apprivoiser et tenir devant soi un rêve.
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  • Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    Les gens qui ne possèdent rien éprouvent moins de difficulté à retrouver les chemins de la liberté,c'est un fait.
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