"Il peut nous claquer dans les mains sans dire ouf!"
Qui?
Maître Panisse,pardi, ce vieux Panisse qui a comme une sorte "d'embourligue", non, "d'embolidre", mais non "d'embolie" corrige Monsieur Brun le Lyonnais plus fûté que
César,Escartefigue et Honorine dépêchés au chevet de l'agonisant.
Vingt ans ont passé. Après
marius et
Fanny, joués en pièce de théâtre,voici
César, le troisième volet de cette trilogie adapté au cinéma.
marius "qui avait la folie de la mer" est revenu, faché avec son père il tient un garage mais s'est associé avec un individu peu recommandable.Des rumeurs d'incarcération courent sur son compte.
Fanny a eu un fils
Césariot de
marius, mais déshonorée,elle a épousé Panisse pour donner un nom à son bâtard.
L'amour triomphera de tout et
marius sera blanchi de toute ignominie!
Et toujours des bons mots qui prêtent à sourire et des scènes franchement drôles dans lesquelles on imagine un
César-Raimu haut en couleurs.
La confession entre amis, où Panisse (peuchère!) à l'agonie, s'accuse de quelques incartades, devant le curé Elzéar, tout en buvant un verre de blanc vaut le détour.
Césariot, élève en polytechnique (boudiou!) apprend qu'il est le fils de
marius.
"Ayayaïe...Nous voilà en plein pastis sentimental" s'écrie
César!"
Césariot s'indigne.
"Tu viens de découvrir lui assène à nouveau
César,que ta mère est une femme".
Ce fils à papa considère Panisse comme son vrai papa,mais essaiera de rencontrer son père naturel, ce qui...renouera certains liens.
Un troisième tome toujours très sympathique même si (à mon avis) il n'est pas à la hauteur du célèbre "Tu me fends le coeur" du premier et du "va-t-en fille perdue!" du second.
Marcel Pagnol,écrivain,homme de théatre et de cinéma du XX° siècle, toujours très provençal dans ces nombreux écrits est devenu académicien en 1946.