> Frédéric Weinmann (Traducteur)

ISBN : 226404487X
Éditeur : 10-18 (2008)


Note moyenne : 3.17/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

Durant l'hiver 1862, la Venise, indépendante et souveraine, n'est plus qu'un lointain souvenir. La ville est sous domination autrichienne, petite parcelle de l'Empire sur lequel règne l'empereur François-Joseph et une femme entrée dans la ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 1.00/5
    Par kedrik, le 08 septembre 2011

    kedrik
    Une fois n'est pas coutume, je me suis laissé berné par le marketing.
    J'ai lu le bandeau qui hurlait Crimes dans la cité des Doges, j'ai admiré les photos de masques vénitiens et je me suis mis à rêver de Venise... sans lire le 4ème de couverture. Or si j'avais parcouru le dos de ces deux livres, j'aurais vite compris que l'action ne se déroulait pas dans un XVième ou un XVIIème siècle, mais en 1850. Bien fait pour moi.
    Le comte Alvise Tron est commissaire de la questure de la place St-Marc. Il est le dernier homme d'une famille vénitienne antique. le palais Tron est à l'image de sa lignée : il prend l'eau, il pourrit, il sombre... Si Tron est commissaire, c'est uniquement pour pouvoir financer les travaux d'urgence que réclame son palais et financer le somptueux mais dispendieux bal masqué que sa mère, la comtesse, donne une fois l'an. La réelle passion d'Alvise Tron, c'est la poésie. Il est d'ailleurs directeur de publication d'une minuscule publication très locale.
    Et sur quoi enquête le comte Tron ? Des meurtres liés à la politique impériale. Car en 1850, Venise est sous domination autrichienne. du coup, adieu l'ambiance italienne. Tout n'est que complot autrichien, coup d'état contre l'empereur et cohabitation avec l'occupant. Venise se modernise (les lampes à gaz se généralisent). Les Doges ne sont plus. Très bientôt, les gondoliers seront remplacés par des moteurs. Bref, je rêvais d'une Venise mélancolique façon The Carnival is over de Dead Can Dance et je me suis retrouvé avec le faste costumé de Rondo Veneziano.
    Les enquêtes ne m'ont pas passionné : j'étais en vérité plus intéressé par la vie privée du comte Tron que par les enjeux politiques de ses découvertes. Quand l'impétrice Sissi est devenue un personnage actif dans l'intrigue et qu'elle a commencé à se déguiser pour sortir de son palais et mener l'enquête, j'ai commencé à bailler d'ennui. L'auteur suit fidèlement la recette des enquêtes à la Agatha Christie, avec ce qu'il faut de surprise téléphonée pour relancer l'enquête quand le lecteur a été une fois de plus lancé sur une fausse piste.
    Bref, à moins d'être un grand fan des scènes de bal à grand déploiement avec Romy Schneider en impératrice glamour, les romans de Nicolas Remin sont très dispensables. Ceci dit, avec des titres aussi clichés que L'impératrice lève le masque et Les fiancés de Venise, la table était mise.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2008/09/laisse-les-gondoles-venise.html
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  • Par Fantine, le 22 avril 2010

    Fantine
    Le décor : février 1862, pendant l'occupation autrichienne.
    Lors d'un séjour à Venise, l'impératrice Sissi s'y ennuie fermement. Mais, tout change lorsque deux meurtres sont perpetrés dans un paquebot en provenance de Triestre ... Désirant connaître la vérité à tout prix, Sissi prend les choses en main, et, pousse le Commissaire Tron à poursuivre son enquête.
    Le présent polar a pour héros, un noble vénitien ruiné, le Commissaire Tron. Obligé de travailler pour “gagner sa vie”, Tron est un policier intelligent, têtu, sensible, incorruptible. Il “adore” son métier, qui, lui permet de combattre l'injustice, et, de rétablir la vérité lorsque celle-çi est détournée par certains.
    Tron a, également, une fâcheuse tendance à fermer les yeux lorsqu'il rencontre “quelques irrégularités” contre les autrichiens... En effet, en bon vénitien, il ne rêve que d'une seule chose : le départ de l'occupant autrichien.
    C'est un roman policier facile et agréable à lire, avec des personnages attachants.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par cameliadoc, le 29 janvier 2012

    cameliadoc
    Tombée sur ce livre par hasard, tout d'abord septique... mais une fois commencé, entrainé par son intrigue et sa facilité de lecture, le sens du détail, la description des situations et des personnages "d'antan"... avec finesse et parfois même un soupçon d'humour.
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Citations et extraits

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  • Par missmolko1, le 14 avril 2012

    Aussi loin qu'il se souvienne, on avait toujours donné un bal masqué au palais Tron le troisième samedi de février - même pendant le terrible hiver de 1849 au cours duquel les Autrichiens avaient assiégé la cité.
    [...] Des centaines de bougies ainsi que les masques et les robes à paniers créaient l'illusion que le siècle galant n'avait pas pris fin. Du moins jusqu'au moment où le dernier invité partait et que le palais retombait dans le sommeil - comme un vampire, pensa Tron.
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