Note moyenne : 4.5/5 (sur 8 notes)
Blue cerises : Zik : Ya pas photo2Ajouter à mes livres
Novembre. Pour Zik, une obsession : trouver une solution pour qu'Amos ne parte pas. La folle nuit passée avec lui n'allège pas le coeur de la jeune fille. Elle cache un secret aux blue Cerises, un secret qu'elle n'ose pas leur avouer. Et puis, incroyable hasard, Olivia ... > voir plus
Le blues de l'adolescence continue pour les 4 Blue cerises. Pour cette saison 2, qui se déroule en novembre, chacun a ses problèmes, dont il ne parle pas forcément aux autres : Satya est troublé par les attentions de la jolie Louise, Violette participe au tournage d'un film en cachette, Amos fait ses adieux à la bande à sa façon avant le grand départ pour le Québec, et Zik a une relation secrète avec David qu'elle n'ose pas avouer à ses amis...
Dans cette nouvelle saison, on sent les Blue cerises assez isolées. Des petites cerises solitaires, qui ont besoin d'indépendance mais aussi, paradoxalement, du soutien des autres. Bonne nouvelle : on avance sur le mystère Olivia, qui se dévoile peu à peu, pas trop non plus, pour laisser de nouvelles surprises dans les prochains volumes, j'imagine... L'écriture, est, comme dans la saison précédente, toujours aussi fluide et ciselée. Les livrets sont certes très petits et courts, mais c'est du concentré de jolis mots qui nous est servi. Avec la pulpe. A consommer sans modération.
Mais juste pour vous alléchez, je vous dirais que le suspens autour d'Olivia se fait plus intense, que l'on apprend que les blue cerises se sont rencontrés en Ardèche, loin de Paris et de sa banlieue, que les affinités dans le groupe ne sont pas examptes de rivalités. C'est aussi l'occasion de découvrir l'individu dans le groupe, car tous ont leurs secrets, leurs solitudes.
Remorqué par son bichon maltais, la mère Pecker, qui justement rentre de sa promenade dominicale, me toise de haut en bas, avec la mine de celle qui prend les mesures pour me tailler un costard de dévergondée.
Elle peut toujours courir pour que je lui descende sa poubelle, la prochaine fois.
Mais Violette nous a fait faux bond, sous un prétexte on ne peut plus fumeux. Si on empilait les "Je t'expliquerai" qu'elle me sert en ce moment, on pourrait bâtir un monument au mensonge inconnu.
Nous, les blue Cerises, on est comme ça. On passe notre temps à vouloir se protéger les uns les autres. On se cache des trucs, on esquive. Parfois je me demande si nous faisons autre chose que de nous mentir.