ISBN : 220339143X
Éditeur : [Paris] (2005)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
C'est Marilyn Monroe c'est pas une fille pour toi, l'esquimau ! C'est une actrice de cinéma, alors les esquimaux, hein ! Tu vois ce qu'elle en pense des esquimaux !
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 22 juillet 2011

    chocobogirl
    Nous sommes en 1962 dans une communauté inuit. La chasse à la baleine est une activité quotidienne qui permet aux hommes de se nourrir. Un jour, alors qu'ils découpent leur proie, ils découvrent dans ses entrailles un escarpin blanc. Quand un des esquimaux fait le lien avec un poster de Marilyn Monroe qu'il possède, la conclusion est que cette chaussure lui appartient. Tous savent qu'il est impossible de marcher avec une seule chaussure : il lui faut donc lui ramener. Sakaeunnguaq part donc pour la mission improbable d'aller à Hollywood, retrouver la star... pour le meilleur et surtout pour le pire.
    Notre héros entame donc son périple et va aller à la rencontre d'une civilisation qu'il ignore, sans en parler la langue. Il croise sur son chemin de curieux individus un peu en marge qui ne lui feront pas forcément de cadeaux. Deux crapules sous couvert de sympathie le traitent avec mépris et espère l'utiliser d'une quelconque manière. Plus loin, c'est une jeune femme en colère aux visées écologistes qui le prend sur son baleinier qui l'obligera à plonger à la mer. Notre esquimau va de Charybde en Scylla et va se retrouver bien malgré lui dans l'enfer des bas-fonds américains, tout ça à cause d'une chaussure.
    Monroe se révèle un très bel album mais beaucoup plus sombre que ce à quoi je m'attendais. Ce qui parait une petite aventure loufoque au départ se termine dans la noirceur et la perte des illusions. L'inuit est touchant de naïveté et on s'émeut de la manière dont il est maltraité par ses contemporains. Les 2 cultures contrastent fortement et les auteurs accentuent les différences. Les inuits parlent peu et laissent la part belle au silence alors que les autres sont inutilement bavards. Les américains sont désabusés et porte un regard pessimiste sur la vie alors que le héros s'accroche à sa chaussure comme à une planche de salut.
    La fin quelque peu ouverte m'a totalement prise au dépourvu par sa dureté abrupte. Symbole de tout son peuple, le héros termine écrasé par cette civilisation qu'il ne comprend pas tout comme sa propre culture est appelée à disparaitre dans un futur proche.
    On retrouve ici le traitement graphique de Tirabosco avec bonheur et son travail aux pastels. le trait est gras, arrondi et on aperçoit joliment la trame du papier. Les teintes sont plutôt sourdes (beaucoup de marron) accentuant la noirceur du sujet.
    Tirabosco et Wazem signe ici une fable désenchantée sur la fin de l'innocence d'un homme et d'un peuple tout entier, contaminé par le rêve américain et bientôt par la cruauté et l'égoisme d'une civilisation.
    Voilà un album bien plus profond qu'il n'en a l'air que j'ai beaucoup aimé ! A votre tour maintenant !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-monroe-tirabosco-wazem..
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    • Livres 3.00/5
    Par belledeschamps, le 21 juillet 2009

    belledeschamps
    Lors d'une pêche à la baleine, des esquimaux découvrent dans l'abdomen de l'animal une chaussure qui ressemble à celle que porte Marilyn Monroe sur une affiche. Ni une ni deux, un des esquimaux est mandaté pour rendre cette chaussure à sa propriétaire, « parce qu'elle ne peut pas marcher avec une seule chaussure. » De mésaventures en mauvaises rencontres, le pauvre esquimau rencontre une civilisation qu'il ne comprend pas et qui ne le comprend pas.
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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 18 juillet 2011

    yv1
    Très bel album avec des dessins réalistes, simples passant du blanc des neiges au sombre des nuits états-uniennes jusqu'au jaune-orangé des scènes sur un baleinier. L'histoire part d'une belle intention, puis peu à peu, l'Esquimau découvre la noirceur du monde, des gens qui le composent : en quelques jours, il est confronté à la modernité, à la société de consommation et à ce qu'elles engendrent de pire, alcool, convoitise, voleurs, ... Peu de place dans ce monde pour sa candeur, sa naïveté et sa volonté de rendre service.
    C'est un album noir. Peu de texte, mais les dessins (Tom Tirabosco) sont très explicites. C'est un terrible constat sur la mort des petits peuples, la mondialisation culturelle et la perte des identités particulières.
    Qu'en sera-t-il dans quelques années de ces différents peuples qui vivent encore selon leurs traditions ? Y-a-t-il encore une place dans ce monde uniforme pour des individualités ? L'histoire ne le dit pas mais pose les questions. Des bonnes questions.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com
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Critiques presse (1)


  • Du9 , le 14 juin 2011
    Même si la fable court au rythme d’un road-movie américain, avec son lot de péripéties et de violences, elle n’en oublie pas sa dimension morale. De la gentillesse initiale de l’Inuit, il ne reste plus grand chose à la fin de son aventure quand il a affronté les réalités douces-amères du « rêve » américain.
    Lire la critique sur le site : Du9






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