ISBN : 2742775412
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Je t'écris librement parce que j'envoie ce billet par un ami étranger (on ne lui retournera donc pas les poches à la douane, comme on le fait à nos compatriotes) qui te le postera depuis l'Italie. Surtout, ne reviens pas ! Après ton départ, ils sont venus perquisitionne... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par luocine, le 03 mars 2010

    luocine
    J'avais mis ce livre, une première fois, sur mon blog, lors de sa création. Je l'ai mis, aussi, dans ma bibliothèque de Babelio et je n'arrive pas à comprendre pourquoi je suis toujours la seule lectrice, c'est un petit chef d'œuvre (n'ayons pas peur des mots !). Il concourt pour « le coup de cœur des coups de cœur » en juin 2010 de notre club de lectrices de la bibliothèque de Dinard. Pour une fois, nous avions été unanimes dans nos éloges ; c'est si rare !
    Je l'ai offert souvent et à chaque fois, on m'a fait savoir qu'on le trouvait très bien.
    Il faut dire que ce roman a tout pour plaire. Il traite avec subtilité et humour, d'une réalité douloureuse : l'exil.
    Alexandra, jeune auteure dramatique, qui a plus d'un point commun avec Anca Visdei, fuit son pays, la Roumanie à l'occasion d'un colloque littéraire.
    Elle écrit à sa sœur pour qui elle éprouve une grande affection, la façon dont toutes les deux se jouent des dangers du régime totalitaire est drôle mais tragique à la fois. Leurs lettres sont très surveillées, elles s'en amusent : « Ta lettre a mis quatorze jour. D'habitude ça ne prend qu'une semaine…Tu dois utiliser de mauvaises enveloppes, là-bas ils les fabriquent moins bien qu'ici, car ton pli s'est décollé pendant le voyage et une secourable postière de chez nous a été obligée de le recoller, très discrètement d'ailleurs. Il n'y aurait pas eu la petite marque que tu sais, c'était un travail comme neuf ! Quel sens esthétique pour une simple postière ! »
    Le pays d'accueil, la Suisse n'est pas épargnée par l'humour d'Alexandra, j'ai souri à l'évocation des intellectuels de son colloque
    « Tout le monde a été adorable avec moi. le colloque a duré trois jours, l'admiration un peu moins…..Ils m'ont répondu …. Nous connaissons et aimons votre pays. Nous avons passé une semaine à un congrès d'écrivains héros du peuple au bord de la mer noire ».
    On sent en Alexandra une vitalité et une envie de s'imposer comme une écrivaine de langue française qui force l'admiration le parcourt sera long et difficile mais avec tant d'esprit et d'énergie comment ne pas y parvenir. À sa sœur qui lui dit qu'elle est belle comme une odalisque elle répond « Une odalisque est une crétine enfermée dans un harem, qui partage un gros mari violent avec une dizaine d'autres débiles de son espèce et qui passe son temps au bain à montrer des vertèbres superfétatoires à Monsieur Ingres. ».
    La trame romanesque est riche des deux mouvements : la dureté et la désintégration du régime de Ceausescu et l'intégration dans ce qu'on appelait à l'époque « le monde libre », cela passe par le lien des deux sœurs qui est riche d'une complicité puis d'une tension qui rend le roman passionnant et triste parfois.
    J'ai lu et relu plusieurs fois ce livre, avec toujours le même plaisir.
    J'espère trouver dans le monde des blogs d'autres lectrices passionnées.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par oops, le 09 juin 2010

    oops
    Alexandra, jeune dramaturge de talent, fuit la Roumanie en 1974 et s'exile en Suisse. Confrontée à la solitude et aux privations, elle puise du courage dans la correspondance qu'elle entretient avec sa jeune soeur Ioana, restée au pays. Une riche correspondance de 15 ans qui offre un regard dédoublé sur la Roumanie au temps de la guerre froide sous le règne de Ceausescu. C'est surtout l'exil qui est au cœur de ce roman,qu'il soit politique, géographique, linguistique, familial, sentimental... j'ai trouvé quelques passages un peu complexe notamment ceux qui évoquent l'histoire de la Roumanie.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par luocine, le 12 juillet 2009

    luocine
    Quel livre ! Je ne connaissais pas cet auteur.
    J'ai tout aimé, l'écriture, l'humour, le drame de notre 20° siècle. Il se dégage de ce livre, une énergie peu commune.


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par luocine, le 03 mars 2010

    Ta lettre a mis quatorze jour. D’habitude ça ne prend qu’une semaine…Tu dois utiliser de mauvaises enveloppes, là-bas ils les fabriquent moins bien qu’ici, car ton pli s’est décollé pendant le voyage et une secourable postière de chez nous a été obligée de le recoller, très discrètement d’ailleurs. Il n’y aurait pas eu la petite marque que tu sais, c’était un travail comme neuf ! Quel sens esthétique pour une simple postière ! »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par luocine, le 03 mars 2010

    Tout le monde a été adorable avec moi. Le colloque a duré trois jours, l’admiration un peu moins…..Ils m’ont répondu …. Nous connaissons et aimons votre pays. Nous avons passé une semaine à un congrès d’écrivains héros du peuple au bord de la mer noire
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par luocine, le 12 juillet 2009

    Une odalisque est une crétine enfermée dans un harem qui partage un mari violent avec une dizaine d’autres débiles de son espèce et qui passe son temps à montrer ses vertèbres superfétatoires à Monsieur Ingres.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'exil d'Alexandra par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (3)

> voir plus

Quiz