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ISBN : 2070338967
Éditeur : Gallimard (2006)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.2/5 (sur 2620 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au petit jeu du libertinage, l'adorable Valmont et la délicieuse Madame de Merteuil se livrent à une compétition amicale et néanmoins acharnée: c'est à celui qui aura le plus de succès galants, et le moins de scrupules. Peu importent les sentiments, seule la jouissance ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 20 mars 2013

    Ode
    N'écoutez pas ceux qui ravalent "Les liaisons dangereuses" au rang de roman libertin : assurément, ils ne l'ont pas lu ! Au contraire, l'auteur y démontre combien le libertinage est vain face à l'amour véritable. Rares sont les romans qui, en plus de magnifier la langue française, sondent avec autant d'acuité les rapports humains, et la passion amoureuse en particulier. Voilà pourquoi une œuvre épistolaire datant de 1782 suscite encore autant d'émotion et d'enthousiasme parmi ses lecteurs.
    Le genre épistolaire, qui au premier abord pourrait dissuader certains de commencer la lecture, est la véritable force de cette œuvre. En effet, il exprime les sentiments des différents protagonistes, dans ce qu'ils ont de plus intime. de plus, c'est un redoutable outil dramatique car il permet, en passant d'un personnage à l'autre, en sautant certaines périodes de temps, de ménager des ellipses et des surprises dans le déroulement de l'intrigue.
    Le roman commence comme un jeu entre la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont : pour se venger d'un de ses anciens amants qui doit épouser la jeune Cécile Volanges, la marquise demande à Valmont de séduire la jeune fille avant les noces. Devant le peu d'empressement de Valmont, elle encourage l'inclination de Cécile pour le chevalier Danceny, son professeur de musique. Finalement, Valmont va profiter d'un séjour chez sa tante à la campagne pour s'acquitter de sa tâche, tout en visant une conquête ardue, celle de la pieuse et délicate présidente de Tourvel...
    Au fil des 175 lettres qui composent cette histoire, Pierre Choderlos de Laclos réussit à animer ses personnages de manière troublante, au point que l'on se demande parfois s'il ne s'agit pas d'une correspondance réelle. La marquise de Merteuil est une figure forte et complexe – un de celles que j'admire le plus en littérature. Pour une femme du XVIIIe siècle, veuve de surcroît, seule la réputation compte et le secret de la liberté réside dans la dissimulation. La fameuse lettre LXXXI, où la marquise explique au vicomte comment, à force de volonté, elle a acquis une parfaite maîtrise d'elle-même, ce qui lui procure la liberté d'action suffisante pour vivre à sa guise et avoir des liaisons sans que son entourage ne se doute de rien, est la clé de voûte du roman. C'est aussi un accès de sincérité – et de vanité – qui la perdra, lorsque la guerre sera déclarée avec Valmont.
    Entre ces deux-là, qui furent amants par le passé, demeure une sorte d'entente fondée sur une estime mutuelle, mais aussi, sans doute, sur des secrets compromettants. Nous n'avons guère de détails sur ce qui les a séparés, mais il est facile d'imaginer que par fierté, aucun des deux n'a osé reconnaître qu'il aimait l'autre, et chacun a continué ses conquêtes de son côté. Or ce qui va briser le pacte, c'est que Valmont tombe amoureux de madame de Tourvel. Lui-même ne s'en rend pas compte tout de suite, à l'inverse de la marquise de Merteuil qui le décrypte instantanément. Alors elle n'aura cesse d'éliminer sa rivale, allant jusqu'à dicter les mots de la rupture à Valmont dans la lettre CXLI, articulée autour du bien connu : « Ce n'est pas ma faute ». Mais cette victoire aura un goût amer, car le dénouement théâtral choisi par Laclos flatte la morale.
    Le libertinage n'est donc qu'un prétexte, un trait d'époque, pour planter une intrigue cruelle et haletante qui met en scène des personnages mus, au fond, par une soif d'amour qu'ils refusent d'admettre, ou alors trop tard. Pour compléter ou revivre cette lecture, je vous conseille l'excellent film de Stephen Frears, avec John Malkovitch dans le rôle de Valmont et Glenn Close dans celui de la marquise de Merteuil. Des costumes au jeu des acteurs, en passant par une musique délicieuse, c'est un chef d'œuvre digne de celui De Laclos.
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    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, le 31 octobre 2012

    finitysend
    Subtil ..
    Une étude clinique des libertins , du libertinage et du vice comme de la vertu . Une réflexion servie par un texte somptueux et une langue absolument superbe .
    Enormément de subtilité dans les nuances du texte qui font de cette prose un sommet dans la profusion des détails et dans l'intensité.
    L'époque est puissamment ressentie et son atmosphère rayonne littéralement .
    A bien y réfléchir c'est avant tout un essai sur la nature humaine .. le jeux ... la passion ... la ruse et la joute .
    A force de simuler la guerre on finit par se la faire .
    A force de manipuler et de calculer on déshumanise l'objet de ses attentions et de son affection , alors que l'on s'atteint soi-même dans la même mesure ?
    Le libertinage est moins promu et pesé dans ce texte que la nature humaine examinée . Alors que l'innocence et la vertu ne sont pas plus respectable en soit que le vice, car elles apparaissent comme une faiblesse et une quasi inadaptation et finalement comme un obstacle au bonheur , à l'équilibre et à la raison .
    Ce que Laclos espérait démontrer à mon humble avis et entre autres , c'est que seule la rigueur et la mesure couplés à la volonté et au discernement conduisent quelque part .
    C'est un grand moment de langue et de civilisation française que ce roman.
    Une sorte de grand siècle exquis de subtilités , d'exigences et d'ampleur .
    Chaque phrase est un délice de rythme , d'intensité et de calcul .
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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 21 mars 2012

    Nastasia-B
    Quand, sous l'Ancien Régime, un improbable militaire de haute noblesse empoigne sa plume pour rédiger un improbable roman épistolaire devisant d'amours libertines, on parle de curiosité.
    Quand ce singulier roman, plus de deux siècles plus tard, malgré les changements de tous ordres et le fossé des classes sociales arrive encore à émouvoir jusques aux tréfonds de la moelle une insignifiante créature roturière de tout juste dix-huit ans, qui sait à peine ce que le mot "littérature" veut dire, on parle de chef-d'œuvre.
    Quand, à travers les époques, ils sont des millions, de tous âges, de tous sexes, de toutes sensibilités, de toutes confessions, nationalités ou conditions sociales à avoir éprouvé un émoi comparable en tous points à celui de l'insignifiante roturière, on vénère l'un des plus grands patrimoines mondiaux de la littérature.
    Aaaah ! Combien plus belle, combien plus grande eut été votre contribution aux choses de la littérature qu'à celles des armées, Monsieur le Général Choderlos de Laclos !
    La Bruyère écrivait que: "Qui peut, avec les plus rares talents et le plus excellent mérite, n'être pas convaincu de son inutilité, quand il considère qu'il laisse en mourant un monde qui ne se sent pas de sa perte, et où tant de gens se trouvent pour le remplacer ? Combien d'hommes admirables, et qui avaient de très beaux génies, sont morts sans qu'on en ait parlé ! Combien vivent encore dont on ne parle point, et dont on ne parlera jamais !"
    Certes, vous n'êtes pas mort sans nous rien laisser, Monsieur de Laclos, mais un seul, un seul malheureux et orphelin petit roman, c'est bien peu, c'est trop peu, quand on sait faire autant.
    Que dire maintenant? L'histoire? tout le monde la connaît et si, par chance, vous l'ignoriez encore, ce serait sacrilège que de vous la déflorer. Les turpitudes du Vicomte de Valmont et de la Marquise de Merteuil auprès de la Présidente de Tourvel, sont, je suppose, à peu près connues de tous. Les dommages collatéraux également. Lisez-la, c'est la meilleure chose que vous ayez à faire. Qu'est-ce que vous risquez? Juste une superbe émotion dont vous vous réjouirez encore dans des décennies. Au pire, de l'indifférence... Si! Tous comptes faits, si! Il faut que je vous dise quelque chose, lorsque du haut de mes dix-huit ans, ignorante de tout et même de mon niveau d'ignorance, je lisais ces lettres, j'ignorais la classification des titres de noblesse. Aussi, peut-il être intéressant que je vous glisse cette information qui peut avoir son importance pour la bonne intelligence de deux ou trois subtilités. le titre de noblesse le plus bas est celui de Chevalier, puis Banneret, puis Baron, puis Vicomte, puis Comte, puis Marquis et enfin, le plus élevé, Duc. Président n'est normalement pas un titre de noblesse, mais il peut être utilisé pour désigner une personne noble occupant un emploi élevé, par exemple dans la magistrature. Quant à "Madame", c'est la version féminine de Sire ou Monseigneur et évoque un titre de noblesse accompagné d'un apparentement avec une famille royale, impériale ou princière. Autre précision d'importance, ce roman n'est ABSOLUMENT PAS pro libertinage et n'a ABSOLUMENT RIEN à voir avec les écrits de Sade.
    Sachez, pour conclure, que si aujourd'hui je lis des romans, vous y êtes vraisemblablement pour quelque chose, mes trois vibrants mousquetaires, Hugo, Laclos & Corneille. A vous trois, merci, et respect.
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    • Livres 5.00/5
    Par michfred, le 26 février 2015

    michfred
    C'est une machine de guerre.
    Rédigée par un expert: le sage et vertueux Choderlos de Laclos, auteur de traité de stratégie et d'une improbable Education des filles...
    L'arme ici c'est le style, et comme chacun le sait, le style c'est l'homme...ou la femme! Pour que le style s'exerce dans toute sa royale puissance, la lettre est son medium favori.
    Un roman épistolaire, donc. et le plus abouti, le plus travaillé, le plus , impitoyable, le plus efficace, le plus fascinant.
    Rien à voir avec ces pâles "secrétaires" ou manuels sur l'art de rédiger une lettre qui fleurissaient à cette époque où la communication se développe (salons, premiers journaux, cafés) et où la lettre dans tous ses états triomphe absolument.
    Une machine de guerre, on vous dit!
    En lice, deux adversaires, deux rivaux, anciens amants et prêts à le redevenir si...
    Si l'un cède aux diktats et caprices de l'autre.. Si l'un se fait le serviteur zélé d'une vengeance qui n'est pas la sienne en devenant l'amant d'une petite oie blanche, bien trop facile à séduire pour le libertin patenté qu'il est.. Quant à l'autre, bien sûr, c'est une femme, libertine aussi, mais à petit bruit: son veuvage précoce lui sert de couverture. Voir son ancien amant refuser d'exécuter ses ordres pour se lancer dans une autre conquête, bien plus délicate, celle d'une femme mariée, une prude, une petite-bourgeoise (elle appartient à cette noblesse de robe que la noblesse d'épée a toujours toisée avec dédain), le voir, donc se dérober à ses devoirs d'amant la pique au vif: jalousie, autorité bafouée, tout la porte donc à déclarer la guerre à celui qu'elle voulait reprendre à son service et dans son alcôve...
    Cette guerre, comme un jeu d'échecs impitoyable entre nos deux monstres, le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, pour ne pas les nommer, va utiliser comme pièces tous les autres personnages du roman. Et Laclos en bon stratège va jouer sur tous les ressorts que lui offre la lettre et...la poste: lettre volée ou interceptée, lettre copiée, lettre arrivée en retard,lettre dictée, lettre dans la lettre! Un festival diabolique d'ingéniosité et de suspense!
    Mais ce n'est pas tout, une lettre est le portrait d'une âme, dit-on: Laclos se livre, dans cet exceptionnel roman , à un mimétisme stylistique: il abolit sa propre langue pour se fondre à celle qu'il imagine à chacun des personnages-narrateurs successifs.
    Le style janséniste, tenu, sévère de la présidente de Tourvel ne ressemble en rien aux ânonnements enfantins de la jeune Sophie de Volanges, L'alerte plume de la vieille tante de Rosemonde sent bon son siècle passé, saint simonienne en diable...
    Plus fort encore: le style de chacun évolue à mesure que les vertiges de l'amour ou les plaisirs du sexe -ou les deux ensemble!- le modifient. La petite cruche devient vite une rouée très convenable, si l'on peut dire! La prude et classique présidente puise dans l'étreinte des accents lyriques insoupçonnés!
    La machine infernale de Laclos aux rouages impeccables et bien huilés finit par exploser à la face des deux terroristes, mais toutes les pièces de leur jeu cruel s'en trouvent atteintes. C'est un jeu de massacre élégant, subtil, cruel. mais c'est un jeu de massacre...
    Un de mes livres préférés, lu et relu, écrit dans cette langue parfaite du XVIIIème siècle qui est déjà un régal sous une seule plume, et qui se démultiplie dans cette savante polyphonie...
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    • Livres 5.00/5
    Par Bibliolibra, le 05 décembre 2011

    Bibliolibra
    Ah quel livre!
    Il est dommage que j'ai du le lire à l'époque dans le cadre contraint et forcé qu'est celui du lycée pour un de mes cours. Je suis sûre que si je l'avais lu pour mon plaisir et non pour une future analyse textuelle, je l'aurais encore plus apprécié!
    C'est pourquoi, huit ans après, je me suis décidée à le relire pour moi, ce qui est d'autant plus extasiant.
    Je n'ai, certes, à 24 ans plus le même regard que j'avais à 16 ans, mais je dois reconnaître que ce livre a été et reste une perle de grandeur, une perle d'écriture, une perle passionnante et dévorante!
    A lire, à lire et à relire!
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Citations et extraits

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  • Par seblac, le 04 mars 2015

    La honte que cause l’amour est comme sa douleur : on ne l’éprouve qu’une fois.

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  • Par CoralieLeboucher, le 26 février 2015

    Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir je te quitte sans regret : je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute.

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  • Par CoralieLeboucher, le 26 février 2015

    Ah ! Dieu, quand, je songe qu'à ma dernière let c'était de l'excès de mon bonheur qui m'empêchait de la continuer ! C'est celui de mon désespoir qui m'accable à présent, qui ne me laisse de force que pour sentir mes douleurs, et m'ôte celle de les exprimer.

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  • Par CoralieLeboucher, le 26 février 2015

    Ces torts, qui seraient ceux de tout le monde, sont les seules dont je vous parle. Je me tais sur ceux de l'amour ; votre cœur n'entendrait pas le mien.

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  • Par Testifly, le 09 octobre 2013

    Lettre XLVIII

    Du Vicomte de Valmont à la Présidente de Tourvel

    C’est après une nuit orageuse, et pendant laquelle je n’ai pas fermé l’œil ; c’est après avoir été sans cesse ou dans l’agitation d’une ardeur dévorante, ou dans l’entier anéantissement de toutes les facultés de mon âme, que je viens chercher auprès de vous, Madame, un calme dont j’ai besoin, et dont pourtant je n’espère pas pouvoir jouir encore. En effet, la situation où je suis en vous écrivant me fait connaître, plus que jamais, la puissance irrésistible de l’amour ; j’ai peine à conserver assez d’empire sur moi pour mettre quelque ordre dans mes idées ; et déjà je prévois que je ne finirai pas cette Lettre, sans être obligé de l’interrompre. Quoi ! ne puis-je donc espérer que vous partagerez quelque jour le trouble que j’éprouve en ce moment ? J’ose croire cependant que, si vous le connaissiez bien, vous n’y seriez pas entièrement insensible. Croyez-moi, Madame, la froide tranquillité, le sommeil de l’âme, image de la mort, ne mènent point au bonheur ; les passions actives peuvent seules y conduire ; et malgré les tourments que vous me faites éprouver, je crois pouvoir assurer sans crainte, que, dans ce moment même, je suis plus heureux que vous. En vain m’accablez-vous de vos rigueurs désolantes ; elles ne m’empêchent point de m’abandonner entièrement à l’amour, et d’oublier, dans le délire qu’il me cause, le désespoir auquel vous me livrez. C’est ainsi que je veux me venger de l’exil auquel vous me condamnez. Jamais je n’eus tant de plaisir en vous écrivant ; jamais je ne ressentis, dans cette occupation, une émotion si douce, et cependant si vive. Tout semble augmenter mes transports : l’air que je respire est brûlant de volupté ; la table même sur laquelle je vous écris, consacrée pour la première fois à cet usage, devient pour moi l’autel sacré de l’amour ; combien elle va s’embellir à mes yeux ! j’aurai tracé sur elle le serment de vous aimer toujours ! Pardonnez, je vous en supplie, le délire que j’éprouve. Je devrais peut-être m’abandonner moins à des transports que vous ne partagez pas : il faut vous quitter un moment pour dissiper une ivresse qui s’augmente à chaque instant, et qui devient plus forte que moi.
    Je reviens à vous, Madame, et sans doute j’y reviens toujours avec le même empressement. Cependant le sentiment du bonheur a fui loin de moi ; il a fait place à celui des privations cruelles. A quoi me sert-il de vous parler de mes sentiments, si je cherche en vain les moyens de vous en convaincre ? Après tant d’efforts réitérés, la confiance et la force m’abandonnent à la fois. Si je me retrace encore les plaisirs de l’amour, c’est pour sentir plus vivement le regret d’en être privé. Je ne me vois de ressource que dans votre indulgence, et je sens trop, dans ce moment, combien j’en ai besoin pour espérer de l’obtenir. Cependant jamais mon amour ne fut plus respectueux, jamais il ne dut moins vous offenser ; il est tel, j’ose le dire, que la vertu la plus sévère ne devrait pas le craindre : mais je crains moi-même de vous entretenir plus longtemps de la peine que j’éprouve. Assuré que l’objet qui la cause ne la partage pas, il ne faut pas au moins abuser de ses bontés ; et ce serait le faire, que d’employer plus de temps à vous retracer cette douloureuse image. Je ne prends plus que celui de vous supplier de me répondre, et de ne jamais douter de la vérité de mes sentiments.

    Paris, ce 30 août.
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John Malkovich met en scène dès ce jeudi soir une version moderne des "Liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos au théâtre de l’Atelier à Paris.








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