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ISBN : 2070338967
Éditeur : Editions Gallimard (2006)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 638 notes) Ajouter à mes livres
Au petit jeu du libertinage, l'adorable Valmont et la délicieuse Madame de Merteuil se livrent à une compétition amicale et néanmoins acharnée : c'est à celui qui aura le plus de succès galants, et le moins de scrupules. Peu impor... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 29 février 2008

    Woland
    Voici un autre livre qui m'a fascinée, tant par sa construction et son intrigue que par la vigueur de ses personnages - notamment la marquise de Merteuil. Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, voilà quel en est le sujet.
    Demeurés bons amis après avoir été amants, la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont ont l'habitude de partager expériences libertines et épîtres explicatives détaillées. C'est vrai qu'ils n'ont rien à se cacher car chacun sait tout de l'autre, y compris le pire - cet acte par exemple qui vaudrait au vicomte les prisons du Roy et à tout le moins l'exil hors du Royaume s'il venait à être claironné sur la place publique.
    Ayant un compte à régler avec l'un de ses anciens amants, le comte de Gercourt, lequel a commis l'incivilité de la quitter avant qu'elle-même se fût lassée de lui, Mme de Merteuil fait appel à Valmont pour séduire la fiancée de Gercourt, la jeune Cécile de Volanges, tout juste sortie du couvent.
    Fort occupé chez sa tante, Mme de Rosemonde, à faire le siège de la sage et douce Présidente de Tourvel, femme vertueuse et pieuse qui, en l'absence de son époux, séjourne "à la campagne" de Mme de Rosemonde, le vicomte se fait un peu tirer l'oreille. Il se doute bien que la mère de Cécile, amie très proche de Mme de Tourvel, fait tout son possible pour mettre celle-ci en garde contre lui mais il conserve bon espoir de l'emporter. Et puis, regagner Paris en laissant derrière lui la séduisante Présidente ne le tente pas ...
    Mais à Paris, justement, les choses s'emballent. Mme de Volanges découvre un début de correspondance amoureuse entre le chevalier Danceny et Cécile et, bien décidée à mettre un terme à cette folie qui risque de compromettre la riche union avec Gercourt, se laisse inspirer par Mme de Merteuil - qu'elle estime beaucoup - l'idée d'expédier sa fille elle aussi à la campagne, chez sa vieille amie, Mme de Rosemonde.
    A partir de là, on peut dire que le destin de tous les personnages est scellé. Sous prétexte d'aider Danceny - l'une de ses relations - à correspondre avec Cécile, Valmont séduit peu à peu celle-ci et devient son amant. En parallèle, le fringant roué continue à faire à Mme de Tourvel une cour tenace mais respectueuse qui, à la longue et après quelques petites aventures, portera ses fruits.
    Mme de Merteuil, qui observe cela de loin, se distrait un peu en perdant de réputation Prévan, un officier des Gardes qui avait juré de prouver qu'elle n'était pas plus vertueuse qu'une autre. Puis, perdant patience car la jalousie s'éveille en elle, elle convainc Valmont d'abandonner Mme de Tourvel et, afin de faire souffrir un peu plus cet homme qui, finalement, est le seul qu'elle a jamais réellement aimé, elle prend Danceny pour amant.
    Sous le coup de la douleur provoquée par l'abandon de Valmont, Mme de Tourvel court se réfugier au couvent où elle a été élevée et où elle sombre dans le délire. Elle n'en sortira que pour apprendre la nouvelle de la mort du vicomte, tué en duel par Danceny. Mme de Merteuil avait en effet révélé au chevalier le rôle pour le moins ambigu qu'avait joué son prétendu ami dans la séduction de Cécile.
    Parce qu'elle l'aimait - et aussi parce qu'il fallait à Laclos une fin qui sauvegardât la morale - Mme de Tourvel ne survit pas à l'annonce du décès de ce Valmont à qui elle a tout sacrifié. A Paris, Danceny, qui a reçu des mains de son adversaire mourant une grande partie des lettres qu'il avait échangées avec Mme de Merteuil et qu'elle lui avait adressées, en diffuse quelques unes pour établir enfin la vérité sur la marquise. Prévan est réhabilité et Mme de Rosemonde renonce à porter plainte contre Danceny pour le meurtre de son neveu. Devant la décision de sa fille de prendre le voile, Mme de Volanges reprend la parole qu'elle avait donnée au comte de Gercourt.
    Quant à Mme de Merteuil, elle perd le procès qui devait lui sauvegarder l'héritage de son époux, attrape la petite vérole et s'en retrouve toute défigurée. Pourtant, ne pouvant sans doute se résoudre à accabler totalement celui de ses personnages qui avait le plus de personnalité, Laclos la fait monter en carosse avec plus de 50 000 livres et tous ses bijoux et lui permet de passer la frontière.
    Le Mal court toujours ... ;o)
    Au-delà d'une certaine sécheresse, le style de Laclos ressuscite une langue châtiée et proche de la perfection. Curieusement, la forme du roman à lettres, si en vogue à l'époque et dont les Britanniques avaient donné une version éblouissante avec la "Pamela" de Richardson, reste tolérable. Et cela tient beaucoup à une intrigue et à des personnages bien plus modernes, en fait, que nous ne pouvions le supposer au début.
    Un livre à lire et à relire. A voix haute en particulier, et pour tous ceux qui apprécient tout particulièrement la langue française, c'est un authentique régal. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 01 décembre 2011

    brigittelascombe
    Lettres compromettantes,lettres innocentes,lettres perverses,lettres à double sens,lettres d'amour,lettres cruelles Les Liaisons dangereuses ont fait couler beaucoup d'encre à la veille de la Révolution dans un XVIII° siècle des Lumières où les écrivains s'émancipent de toute hypocrisie pudibonde, elles font encore de nos jours plancher les bacheliers et ont été adaptées (sur scène théatrale ou cinématographique) de nombreuses fois.
    Rien pourtant ne prédestinait Choderlos de Laclos, essayiste virulent,époux fidèle et général d'artillerie à écrire une telle oeuvre épistolaire libertine, véritable chassé croisé manichéen.
    Un couple machiavélique de bourreaux règle ses comptes et avance ses pions sur l'échiquier de l'amour au gré de ses envies:la Marquise de Mertheuil mondaine ,calculatrice, perverse et le Vicomte de Valmont séducteur cruel débauché et bon comédien vont créer un méli mélo de sentiments ambigus chez leurs victimes.
    Cécile Volanges,oie blanche sortie du couvent (promise au comte de Gercourt) ne voit que du feu dans les subterfuges vengeurs de la Marquise pour la jeter dans les bras de Valmont qui lui même la précipite dans les bras de son maître de musique Danceny avant de la lui reprendre en même temps que la dévote et pathétique Madame de Tourvel sacrifiée sur l'autel de sa propre vertu.
    Ruse,sensualité,emprise,manipulation,ironie,mépris,souffrance, mensonges,outrage,pardon, c'est tout le désordre amoureux, l'ambivalence des sentiments,la confidence des secrets d'alcove qui nous sont donnés à voir.
    Un ouvrage toujours d'actualité de nos jours où l'immoralité des machinations perverses, virtuelles ou non, visant à pousser à bout une victime, banderille par banderille sous les yeux d'un public égrillard, dans le seul but de la détruire est à déplorer et à dénoncer.
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 27 décembre 2011

    juliette2a
    Un magnifique roman épistolaire entre différents personnages tous les plus intéressants les uns que les autres : la jeune et jolie Cécile Volanges, qui vient de sortir du couvent et découvre le monde (d'ailleurs se première lettre est adressée à Sophie, une amie de ce Couvent) - La Marquise de Merteuil, plus âgée mais toujours belle, une femme perfide, hypocrite et méchante..., le Vicomte de Valmont, libertin et ancien amant de Mme de Merteuil, fabuleux personnage - La Présidente de Tourvel, "cible" de Valmont, passionnée ainsi qu'amoureuse jusqu'à la mort - le Chevalier Danceny, jeune homme dévoué mais jaloux- et bien d'autres comme Mme de Rosemonde, tante de Valmont mais aussi Mme de Volanges, la maman de Cécile, méprisant le Vicomte de Valmont.
    Ce livre chargé de lettres révélatrices ainsi que de correspondances secrètes est menée par la méprisante Marquise de Merteuil voulant se venger de son anicen amant le Comte de Gercourt; ce dernier étant promis à la jeune Cécile Volanges. La marquise fait donc appel au Vicomte de Valmont qui décline tout d'abord sa proposition, trop occupé à séduire la présidente de Tourvel, puis acceptant, par un pur hasard. Toutefois, celui-ci sera pris au piège dans un délire amoureux avec cette chère présidente... Les passions amoureuses entre Cécile et le chevalier Danceny mais aussi entre Valmont et la présidente de Tourvel, les confidences de Valmont à la Marquise et de la présidente à Mme de Rosemonde mèneront finalement à une issue fatale qui ravagera le bonheur de chacun de ces personnages.
    J'ai beaucoup aimé le style des lettres de Choderlos de Laclos, n'ayant lu avant que "Lady Susan" de Jane Austen, autre roman épistolaire. Parallèlement, les manières et les actions de la marquise m'ont beaucoup déplues, je l'ai ainsi méprisé tout au long du roman. Au contraire, le Vicomte de Valmont, dont la réputation est critiquée, était pour moi intéressant, plein de charme, aimant : je l'ai ainsi beaucoup apprécié. Pour conclure, je dirais que ce récit, malgré une fin chargée de désespoir, est touchant. En un mot, MAGNIFIQUE.
    A lire absolument !!!!
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    • Livres 5.00/5
    Par AmandineMM, le 12 août 2011

    AmandineMM
    Ma révélation, « mon » chef-d'œuvre, mon trésor, l'œuvre qui m'a marquée à tout jamais et dont aucune autre n'a pu prendre la place dans mon estime littéraire. Chaque lecture est pour moi une nouvelle découverte, un nouvel enchantement, et suscite une admiration toujours grandissante de ma part. Même en connaissant chaque détail de l'intrigue et de son déroulement, c'est toujours un véritable plaisir de relire cette œuvre. Je considère ce roman comme le meilleur roman épistolaire que j'aie lu, et certainement le meilleur de la littérature française : Laclos joue extrêmement habilement des possibilités de ce genre et les exploite toutes au mieux et au meilleur moment. Un même évènement, raconté par différents personnages ou par un même personnage à différents destinataires, prend un sens tout à fait différent selon les lettres, ce qui dévoile très bien la psychologie de chacun. Ces lettres ne sont pas seulement lues par leurs destinataires, mais interceptées ou volées par d'autres : elles ne se contentent donc pas d'être des récits des évènements, mais participent de ceux-ci et en sont le moteur. Cette fonction les rend plus vraisemblables, de même que le style particulier à chaque personnage lorsqu'il écrit : on peut reconnaître le destinateur, et même le destinataire pour certaines, de chaque missive, rien qu'avec le ton et la façon de la rédiger. Cécile de Volanges a un style enfantin, qui ne sait pas mentir et dit tout ce qu'elle pense, peu importe à qui elle écrit, ce qui lui est souvent reproché. Il en est de même de Danceny, bien que, plus habitué à la société, il feigne mieux que sa jeune amante. La Présidente de Tourvel respecte les convenances, mais n'est guère de taille face à un libertin comme Valmont. Les lettres de celui-ci à la présidente sont d'ailleurs de véritables chefs-d'œuvre par les nombreux doubles sens qu'on y trouve et dont la lettre écrite sur le dos de la prostituée Emilie est un parfait exemple : il ne ment jamais véritablement, mais sait jouer du langage et de ses ambigüités. Ses échanges avec la marquise de Merteuil sont plus sincères, par leurs confidences et projets réciproques. Enfin, que dire du style de la Marquise ? C'est sans doute celle qui maîtrise le mieux l'art épistolaire et qui connaît le mieux l'âme humaine. Même si elle montre un peu de faiblesse et de jalousie dans la 4e partie, elle observe tout et est comme la marionnettiste qui tient les ficelles et décide du déroulement du jeu. Certains ont pu trouver des lenteurs à ce jeu, mais c'est justement parce que le roman suit le rythme des personnages : au début, Valmont s'amuse de son nouveau projet et des « lenteurs », Danceny et Cécile découvrent l'amour et s'arrêtent à chaque pas pour jouir de ce sentiment nouveau pour eux ; par la suite, les choses s'accélèrent jusqu'à dégénérer à la fin (cf. les « faiblesses » de la marquise et les emportements de Valmont) : les deux jeunes amants ont été séparés et ne brûlent que de se retrouver au plus vite, tandis que le libertin se lasse de sa lente séduction et souhaite se venger de la fuite de sa Belle. Personnellement, je considère cela comme un vrai coup de maître de la part de Laclos : comme dans la guerre qu'il a pratiqué, après le temps de la stratégie, vient celui de la bataille (et des morts). A propos de la fin, je la trouve particulièrement réussie par la diversité des sorts des personnages et par son aspect nuancé : ce n'est clairement pas une fin manichéenne avec les gentils vainqueurs et les méchants punis. Personne n'est gagnant et tous ont été atteints d'une manière ou d'une autre.
    Bref, un véritable chef-d'œuvre qui fut et reste ma « révélation » littéraire.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 16 août 2011

    Aline1102
    "Les Liaisons Dangereuses" est pour moi le roman épistolaire le plus abouti. A partir de la correspondance de divers personnages, Laclos parvient à développer toute une trame psychologique. Il y décrit l'hypocrisie, la pudibonderie, le libertinage, la manipulation.
    Et tout semble excusable, tant le lecteur entre dans la vie et les manigances de ces différents protagonistes: la façon dont la Marquise de Merteuil se sert de la jeune Cécile de Volanges ne choque même plus le lecteur, tant la Marquise semble, au travers de ses lettres, être une femme passionnée et passionnante.
    Enfin, la correspondance des différents personnages entre eux nous semble tellement réelle, que l'on a presque l'impression que Laclos nous livre un documentaire sur le libertinage au XVIIIe siècle: les lettres semblent avoir été écrites par des personnages réels et simplement réunies sous forme d'ouvrage par l'auteur.
    Une perle de la littérature française!
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Citations et extraits

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  • Par Bigmammy, le 17 janvier 2012

    On s'ennuie de tout, mon Ange, c'est une loi de la nature ; ce n'est pas ma faute.
    Si donc je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n'est pas ma faute.
    Si, par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de vertu, et c'est sûrement beaucoup dire, il n'est pas étonnant que l'un ait fini en même temps que l'autre. Ce n'est pas ma faute.
    Il suit de là, que depuis quelques temps je t'ai trompée : mais aussi, ton impitoyable tendresse m'y forçait en quelque sorte ! Ce n'est pas ma faute.
    Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute.
    Je sens bien que te voilà une belle occasion de crier au parjure : mais si la nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu'elle donnait aux femmes l'obstination, ce n'est pas ma faute.
    Crois moi, choisis un autre amant, comme j'ai fait une autre maîtresse. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n'est pas ma faute.
    Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute.
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  • Par shiningSK, le 11 juillet 2011

    Lettre CXLI: La Marquise de Merteuil au Vicomte de Valmont

    On s'ennuie de tout, mon Ange, c'est une loi de la nature; ce n'est pas ma faute.
    Si donc je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n'est pas ma faute.
    Si, par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de vertu, et c'est sûrement beaucoup dire, il n'est pas étonnant que l'un ait fini en même temps que l'autre. Ce n'est pas ma faute.
    Il suit de là, que depuis quelques temps je t'ai trompée: mais aussi, ton impitoyable tendresse m'y forçait en quelque sorte! ce n'est pas ma faute.
    Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute.
    Je sens bien que te voilà une belle occasion de crier au parjure: mais si la nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu'elle donnait aux femme l'obstination, ce n'est pas ma faute.
    Crois moi, choisis un autre amant, comme j'ai fait une autre maîtresse. Ce conseil est bon, très bon; si tu le trouve mauvais, ce n'est pas ma faute.
    Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret: je reviendrais peut-être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute.
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  • Par Aela, le 16 février 2011

    La voilà donc vaincue, cette femme superbe qui avait osé croire qu'elle pourrait me résister! oui mon amie, elle est à moi, entièrement à loi; et depuis hier, elle n'a plus rien à m'accorder.
    Je suis encore trop plein de mon bonheur pour pouvoir l'apprécier, mais je m'étonne du charme inconnu que j'ai ressenti. Serait-il donc vrai que la vertu augmentât le prix d'une femme, jusque dans le moment même de sa faiblesse?
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  • Par iarsenea, le 21 août 2011

    J'ai bien besoin d'avoir cette femme, pour me sauver du ridicule d'en être amoureux : car où ne mène pas un désir contrarié ? O délicieuse jouissance ! Je t 'implore pour mon bonheur et surtout pour mon repos. Que nous sommes heureux que les femmes se défendent si mal ! nous ne serions auprès d'elles que de timides esclaves.
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  • Par MarcBibliotheca, le 04 juin 2009

    Ou vous avez un rival ou vous n'en n'avez pas. Si vous en avez un, il faut plaire pour lui être préféré, si vous n'en n'avez pas, il faut encore plaire pour éviter d'en avoir.
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