> Gérard Siary (Traducteur)
> Mieko Nakajima-Siary (Traducteur)

ISBN : 2809701504
Éditeur : Editions Philippe Picquier (2010)


Note moyenne : 3.29/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Comme à la parade !

Quatre jeunes gens, qui partagent un appartement dans Tokyo, se racontent à tour de rôle : sa vie, son passé, ses amours, ses travers, ses folies, ses manies, ses secrets. Et lorsqu’un cinquième entre par hasard dans le jeu, son intrus... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 2.00/5
    Par LN, le 16 novembre 2010

    LN
    L'alternance de points de vue permet de mieux connaître chacun des protagonistes. Chacun se cache derrière un masque dans cet appartement, se cantonnant à l'image qu'il souhaite renvoyer aux autres, mais sans se dévoiler plus avant.

    « Pour bien vivre ici, il n'y a rien d'autre à faire que d'adopter le moi qui paraît le mieux adapté au lieu. (…) le moi qui s'entend bien avec les autres colocataires (…) » dira Mirai.

    Satoru, le cinquième locataire qui s'est greffé on ne sait comment dans cette petite communauté, est l'exemple – type de ce processus :

    « Au fond, koto et Ryösuke projettent sur Satoru l'image de la personne avec laquelle ils veulent être. ( …) Je ne peux m'empêcher de comparer son existence à une flaque d'eau qui se formerait au sein de l'eau elle-même. » (p. 150)

    - Les relations que les colocataires ont instaurées presque naturellement restent superficielles, chacun respectant l'espace de liberté et d'opacité de l'autre. L'une des protagonistes compare leur colocation aux relations nouées sur Internet par l'intermédiaire de forums. Les internautes ont l'impression de se connaître, mais cela reste un leurre confortable pour chacun d'eux.

    Dans la postface Gérard SIARY exprime brillamment ces ambivalences :

    « La petite musique de Yoshida Shuichi, qui s'entend si bien à orchestrer le drame latent jusque dans la répétition stylistique appuyée et quasi formulaire du monde comme il va, nous ramène constamment au mystère de l'autre, celui que nous côtoyons et pensons connaître, celui que nous jouons vis-à-vis d'autrui et de nous-mêmes et qui s'impose à nous, comme si nous nous attachions à démultiplier nos sphères d'existence au sein d'une monde désarticulé. » (p.261)

    Une analyse très fine des rapports humains...


    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-parade-de-yoshida-shuichi-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 20 décembre 2010

    kathel
    Dans ces tranches de vie quotidienne tokyoïte, cinq jeunes gens de dix-huit à vingt-huit ans partagent une colocation. Garçons ou filles, ils sont originaires de régions différentes, étudient, travaillent ou vivent de petits boulots. La volonté de l'auteur semble avoir été de les choisir aussi différents que possible. le côté intéressant étant que chacun donne aux autres une image qui ne correspond pas à ce qu'ils sont vraiment, la personnalité de chacun se construit ainsi sous nos yeux, par leur propre vision d'eux-mêmes, ainsi que par celle des autres. Leurs points de vue se succèdent dans le temps, sur plusieurs semaines, ce qui évite de voir les mêmes scènes redites par l'un puis par l'autre. Récit plutôt en demi-teintes, même si quelques scènes se font plus féroces, la violence n'étant jamais loin. L'un d'entre eux tombe amoureux de la petite amie de son tuteur, une autre passe ses journées à attendre un coup de fil de son amant, acteur dans des séries télé, l'une cherche à percer en tant qu'artiste plasticienne, plusieurs d'entre eux se posent des questions sur des allées et venues dans l'appartement voisin. Cette vie somme toute routinière va être perturbée par l'arrivée impromptue d'un cinquième colocataire. le roman recèlera encore des surprises à la fin, mais bien sûr je ne pourrai rien en dire. Au final, une chronique plaisante, avec sa part de drame, qui se lit facilement, mais sans être très marquante, peut-être à cause du style (ou de la traduction ?) un tout petit peu plat.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-shuichi-yoshida-parade-6..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par kathel, le 20 décembre 2010

    Sakuma, c’est mon ami depuis le jour de la cérémonie d’entrée à l’université qui avait lieu au Budôkan, où nous nous sommes retrouvés assis côte à côte ; je peux bien dire que c’est mon seul intime sur la fac. Quand j’y pense, c’est lui qui m’a appris la vie à Tokyo. Rien que des petits trucs, par exemple monter dans le train (il n’y a pas de train dans ma province), s’habiller classe (sinon, côté jogging et survêtement, mon apprentissage est fait), repérer les bars branchés, trouver un petit job lucratif… C’est lui qui m’a tout appris là-dessus. Cela dit, ce n’était pas un enseignement soutenu et complet. Tenez, pour le train. Peu après mon entrée en fac, je rentrais des cours avec Sakuma par la ligne Yamanote. Depuis que j’étais monté à Tokyo, quelque chose me turlupinait.
    — Mais où vont tous ces gens ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Parade par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (30)

> voir plus

Quiz