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> Brigitte Chabrol (Traducteur)

ISBN : 2253044911
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 4.02/5 (sur 719 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La légende du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde n'avait, depuis longtemps, inspiré un roman d'une telle envergure, d'un pareil souffle. Merlin l'Enchanteur, Arthur et son invincible épée, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 26 avril 2013

    Ode
    Est-il légende plus fascinante que celle du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde ? L'imaginaire arthurien développé par les écrivains du Moyen Âge est très attractif, car suffisamment varié pour toucher chacun(e) par un aspect particulier : l'unité d'un pays autour d'un chef élu des dieux, des aventures épiques semées de trahisons, des valeurs religieuses chrétiennes côtoyant des rites ancestraux, les mystères d'Avalon, des mages puissants et des objets ensorcelés, un idéal de pureté et de chevalerie avec la quête du Graal, et de splendides histoires d'amour contrariées...
    En 1982, Marion Zimmer Bradley, par ailleurs connue pour ses cycles d'heroic fantasy, réinvente cette légende de manière originale en la présentant du point de vue féminin. Forte d'une abondante documentation, elle puise dans les textes anciens de quoi construire une histoire aussi cohérente que captivante, centrée sur la fée Morgane, la demi-soeur d'Arthur. En décrivant son enfance, son apprentissage auprès de Viviane (la Dame du Lac), en expliquant ses motivations et ses sentiments, elle réhabilite cette femme-fée qui a souvent le mauvais rôle dans les autres versions de l'histoire.
    Ce premier tome débute peu avant la naissance d'Arthur, pour se terminer quelques années après son mariage avec Guenièvre. L'auteur soigne les dialogues et la psychologie de ses personnages, les rendant ainsi réalistes et attachants. Elle fait la part belle aux sentiments et l'on s'émeut du lien étrange qui unit Arthur et Morgane, comme de la passion secrète que nourrit celle-ci pour Lancelot, alors que lui-même n'a d'yeux que pour Guenièvre...
    Mais ce livre est bien plus qu'un simple roman d'amour. En ressuscitant les rites anciens et les figures du folklore celtique, Marion Zimmer Bradley transmet un message de paix et de sagesse, teinté de merveilleux. Sa description de l'île sacrée d'Avalon est très réussie et illustre l'importance de Viviane, la grande prêtresse, qui est aussi la mère de Galaad (le futur Lancelot). Après le couronnement d'Arthur, on découvre comment la nouvelle religion chrétienne vient supplanter les croyances ancestrales des druides, comment le pouvoir brutal des hommes renverse la puissance tranquille de la Déesse. Au fur et à mesure que la nouvelle religion prend le pas sur l'ancienne, l'île devient de moins en moins visible aux yeux des mortels, jusqu'à s'en soustraire complètement.
    "Les Dames du Lac" est un roman ensorcelant, à prolonger agréablement par les tomes suivants. J'ai toujours plaisir à reprendre cette lecture, lorsque l'approche du 1er mai réveille le souvenir des feux de Beltane...
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 01 octobre 2012

    litolff
    C'était du temps des druides et des fées, de Lancelot et du roi Arthur, de la quête du Graal et d'Excalibur, des chevaliers de la table Ronde et de l'enchanteur Merlin… mythes intemporels et merveilleux ancrés dans l'histoire britannique.
    Dans une Grande-Bretagne mi-historique mi-légendaire, une vieille religion matriarchale règlemente la vie des populations : Avalon en est le centre et Viviane, la dame du lac, en est la grande prêtresse.
    Sous la plume ensorcelante de Marion Zimmer Bradley, on découvre Avalon, terre mystérieuse et féerique, où Viviane, la dame d'Avalon, la fée Morgane, la reine Guenièvre et Ygerne sont les principales actrices de l'épopée celtique. Une brillante interprétation du mythe, romanesque à souhait, j'ai adoré !
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    • Livres 5.00/5
    Par madamelafee, le 01 mai 2015

    madamelafee
    Pour réaliser une alliance profitable aux intérêts d'Avalon, l'île sacrée des Celtes, il leur faut un chef, un homme hors du commun qui pourra entraîner derrière lui tout le pays. Ygerne et Uther Pendragon comprirent que leur fils Arthur supporterait tout le poids du royaume. Morgane, quelques années plus tard devenue magicienne voudra elle aussi protéger la Bretagne et Arthur de la grande influence qu'exerce le catholicisme romain. Saura-t-elle influencer la belle Guenièvre qui est de nature très pieuse ?
    Il est un fait que pour gagner les batailles contre les saxons il faut que les chevaliers combattent sous l'étendard des druides et des chrétiens avec Arthur roi de Grande Bretagne à leur tête munie de l'épée sacrée des druides que lui a remis la fée Viviane. Arthur tiendra-t-il sa promesse ?
    Le chemin ne sera pas facile car il faudra apaiser les esprits surchauffés par l'interminable querelle qui oppose l'église romaine à la sagesse d'Avalon et de plus Patricius, nouvel archevêque de Glastonbury a chassé d'Irlande tous les hérétiques et il a pour mission d'en débarrasser la Grande Bretagne.

    Marion Zimmer Bradley nous signe là un magnifique roman. Je me suis laissée emporter sans résistance aucune au pays des croyances celtiques. Ce qui est formidable aussi c'est de découvrir la légende Arthurienne à travers les yeux et le coeur des femmes d'où l'élégance de ton et la finesse des sentiments.
    L'auteure fait coexister l'invraisemblable et l'imaginaire avec brio puis elle nous rajoute une pincée de surnaturel et cela devient une histoire fabuleuse et enchanteresse.
    Que d'émotions dans ce récit !!
    Je conseille cette lecture aux femmes et pourquoi pas aux hommes qui apprécient l'amour courtois !
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    • Livres 5.00/5
    Par Elamia, le 09 février 2015

    Elamia
    Un livre qui m'a réellement marquée et qui reste à ce jour l'un de mes préférés.
    Exit Barjavel et son enchanteur, exit Fetjaine et ses elfes, pour moi il n'y a qu'une seule et unique légende arthurienne, et c'est celle que nous conte Marion Zimmer Bradley dans son Cycle d'Avalon.
    Pourquoi j'aime autant cette version ? Peut-être parce c'est la vision qui me correspond le plus finalement. Mysticisme, magie, sensibilité, émotions, tout est parfaitement équilibré. La vie des grandes prêtresses d'Avalon ne pouvait-elle pas être mieux racontée que par une femme ? C'est l'hypothèse que je formule, tout en accordant que peu d'importance à la raison de cette réussite. Ce dont je suis certaine c'est que l'histoire de Morgane m'a touchée et qu'il suffit de lire ce premier tome pour comprendre à quel point cette femme a souffert. Connue pour être une fée maléfique, qui ne cause que le mal autour d'elle, ce roman nous montre à quel point elle a pu être manipulée. Victime d'un amour impossible, elle voit sa place dans le coeur de Lancelot prise par Guenièvre. Si je n'ai jamais vraiment aimé ce personnage autant dire qu'elle m'est complètement antipathique dans ce récit. Tout lui réussi, elle a tout pour elle, la beauté, le pouvoir, l'admiration de ses pairs mais cela fait d'elle un personnage assez fade. Vous l'aurez compris, je me suis largement plus attachée à Morgane, plus admirable, qui doit résister avec courage aux caprices du destin et doit servir dignement la Déesse au détriment de son propre bonheur.
    Dans ce premier tome commence l'initiation de Morgane en tant que prêtresse de l'île d'Avalon. Nous rencontrons entre autres, sa mère Ygerne, et sa tante Viviane qui n'est autre que la dame du lac. Mais si cet ouvrage parle longuement de Morgane, il est également consacré à son demi-frère, Arthur. de sa naissance en passant par son accession au trône de Bretagne et sa rencontre avec les Chevaliers de la Table ronde, nous découvrons que son destin est étroitement lié à celui de Morgane. N'oublions pas non plus le magicien Merlin, sans qui la légende arthurienne ne pourrait pas exister.
    Mais cette histoire est aussi celle de la cohabitation entre deux mondes. Un monde féerique, représenté par les druides, l'île d'Avalon et ses enchanteresses, et un monde plus trivial des hommes, où sévit la guerre et où le christianisme s'impose comme religion unique. A la légende se superpose donc la véracité historique.
    Cette version féminine de la légende Arthurienne est donc celle qui me parle le plus. L'atmosphère y est mystique, on découvre les traditions ancestrales de la Grande Bretagne, la célébration des solstices, les rituels païens. C'est une ambiance que j'affectionne tout particulièrement. J'ai vraiment aimé suivre l'histoire de Morgane, bien trop souvent délaissée dans les récits. Je vous conseille au passage l'adaptation télévisée qui porte le nom du second opus Les brumes d'Avalon. C'est une adaptation fidèle et réussie des deux premiers tomes du Cycle d'Avalon. Et même si elle date un peu, je trouve que le décor et l'ambiance sont retranscrits à la perfection.
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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 02 octobre 2012

    Gwen21
    Jusqu'à ce roman, je me tenais prudemment en marge du monde arthurien, un peu comme on se tient au bord d'un précipice. N'étant pas très portée Fantasy, ayant été contrainte et forcée, plus jeune, de jouer à Hero Quest avec mes frères (pour être la victime et la perdante 100% du temps évidemment), je restais paradoxalement et dans le même temps fascinée par le monde d'Excalibur (le film), par la légende, les fées, l'enchanteur, le trio amoureux Arthur/Guenièvre/Lancelot, etc. Bref, vous m'avez comprise... par la nébuleuse arthurienne !
    Quelque part dans ma tête, un petit esprit me poussait à en découvrir un peu plus tandis que ma raison m'imposait de rester accrochée fermement au bord du vide car tomber dans le "précipice" c'était peut-être risquer de devenir une puriste du genre, de passer mes week-ends à faire des jeux de rôles avec des geeks ou à accumuler dans ma bibliothèque tout ce qui a été écrit de près ou de loin sur la fameuse Table Ronde, ses chevaliers, son Graal et le reste...
    Voyez dans quelle angoisse je me trouvais !
    J'en étais là de mes réflexions (et de mon manque de décision) quand mon beau-frère (l'un de ces fameux puristes que je redoute tant) me propose un beau jour de commencer par lire Les Dames du lac et me prête les deux premiers tomes des Dames d'Avallon. J'acceptai sans hésiter, voyant là un signe encourageant et étant peu effarouchée par la couverture façon comic strip.
    Résultat : j'ai très bien fait d'écouter mon beau-frère ! J'ai aimé.
    J'ai aimé me trouver dans une narration extrêmement féminine et moins guerrière que je ne le craignais. J'ai aimé retrouver les accents de la fine amor (cf. entre autres Lancelot le chevalier à la charrette) et une atmosphère qui allie harmonieusement magie, histoire remaniée mais crédible et analyse psychologique des personnages et de leurs rapports aux divinités, au sacré, à la royauté et aux autres peuples.
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Citations et extraits

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  • Par Liliealu, le 19 juillet 2015

    - Un dieu d'amour ? Lui qui a déclaré la guerre à toutes les divinités, lui qui a tenté de massacrer tous ceux qui ne croient pas en lui ? Puisse le sort nous épargner un tel amour !

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  • Par Ode, le 26 avril 2013

    Oui, je le dis, le monde a changé. Il n'y a pas si longtemps encore, un voyageur, s'il en avait le désir et connaissait quelque peu les secrets, pouvait guider sa barge dans la Mer d'Été et accoster non pas sur le rivage de Glastonbury, l'île chrétienne des Moines, mais sur celui plus lointain de l'Ile Sacrée d'Avalon. En ce temps-là, en effet, les routes conduisant d'un monde à l'autre se croisaient dans les brumes et pouvaient s'entrouvrir au gré des pensées et des désirs de chacun. Oui, en ce temps-là, existait un grand secret, accessible à tous les hommes doués de connaissance, qui savaient que le monde, chaque jour renouvelé, ne peut se bâtir et survivre que spirituellement.
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  • Par Orphea, le 18 mars 2009

    Prologue

    Morgane parle...
    "Jadis on m'a donné les noms les plus divers : ceux de soeur, d'amante, de prêtresse, de mage et de reine. Aujourd'hui, le temps de la sagesse venu pour moi, je pense proche le jour où ces choses devront être connues. Mais à dire la vérité, la vérité toute simple, je pense que ce sont les chrétiens qui raconteront la fin de l'histoire ; en effet, le monde des Fées se sépare à jamais du monde où le Christ règne en maître. Je n'ai rien contre le Christ, mais seulement contre ses prêtres, qui appellent démon la Grande Déesse et lui dénient tout pouvoir ici-bas. Au mieux, disent-ils, sa puissance lui vient de Satan, ou bien encore la revêtent-ils de la robe bleue de la Dame de Nazareth, prétendant de surcroît qu'elle fut toujours vierge. Or que peut donc savoir une vierge des douleurs et des larmes de l'humanité?"
    " C'est pourquoi maintenant, maintenant que le monde a tant changé et qu'Arthur, mon frère, mon amant---qui fut roi et qui le restera à jamais---repose, mort (endormi, dit-on), dans l'île Sacrée d'Avalon, cette histoire doit être contée telle qu'elle se déroula vraiment, avant que les prêtres du Christ Blanc ne l'effacent pour toujours avec leurs saints et leurs légendes."
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  • Par Acerola13, le 22 avril 2012

    Jamais elle ne devait oublier cette première vision d’Avalon dans l’or du couchant, si resplendissante, si émouvante qu’elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Non, jamais elle ne devait oublier, tel qu’il lui apparut ce soir-là dans toute sa splendeur, ce paysage de nulle part noyé dans le silence, la quiétude et l’harmonie : les cygnes, telles des ombres pâles, glissant doucement sur les flots immobiles, les pentes d’herbe douce venant mourir au pied des algues et des roseaux, la bâtisse allongée de pierre grise, et un peu plus loin, les silhouettes en longues robes blanches passant et repassant inlassablement entre les colonnes, le son d’une harpe enfin, comme s’il voulait à lui seul faire chanter le silence dans une lumière diaphane, presque irréelle…
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  • Par FleurCannibale, le 05 juin 2010

    A ces mots, Ygerne serra rageusement les poings.
    "Laissez-moi voir cet anneau, ordonna-t-elle sèchement en fendant la foule des soldats, précédée d'un porteur de torche. Est-ce vraiment le sceau du duc?
    _Oui madame, voyez, je vous prie. Ne reconnaissez-vous point votre mari?"
    Et Ygerne, se baissant pour regarder l'anneau à la lumière vacillante de la torche, reconnut au même instant la voix bien-aimée, les longues mains et les serpents familiers tatoués en bleu autour des poignets. Ainsi il était venu... Il était venu au soir du solstice d'Hiver comme il l'avait promis. Mais pourquoi Uther portait-il au doigt le sceau du duc de Cornouailles? Gorlois serait-il mort? se demanda Ygerne tandis que ses genoux se dérobaient et que tout se mettait à tourner autour d'elle.
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