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> Brigitte Chabrol (Traducteur)

ISBN : 2253044911
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 4.01/5 (sur 587 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La légende du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde n'avait, depuis longtemps, inspiré un roman d'une telle envergure, d'un pareil souffle. Merlin l'Enchanteur, Arthur et son invincible épée, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 26 avril 2013

    Ode
    Est-il légende plus fascinante que celle du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde ? L'imaginaire arthurien développé par les écrivains du Moyen Âge est très attractif, car suffisamment varié pour toucher chacun(e) par un aspect particulier : l'unité d'un pays autour d'un chef élu des dieux, des aventures épiques semées de trahisons, des valeurs religieuses chrétiennes côtoyant des rites ancestraux, les mystères d'Avalon, des mages puissants et des objets ensorcelés, un idéal de pureté et de chevalerie avec la quête du Graal, et de splendides histoires d'amour contrariées...
    En 1982, Marion Zimmer Bradley, par ailleurs connue pour ses cycles d'heroic fantasy, réinvente cette légende de manière originale en la présentant du point de vue féminin. Forte d'une abondante documentation, elle puise dans les textes anciens de quoi construire une histoire aussi cohérente que captivante, centrée sur la fée Morgane, la demi-sœur d'Arthur. En décrivant son enfance, son apprentissage auprès de Viviane (la Dame du Lac), en expliquant ses motivations et ses sentiments, elle réhabilite cette femme-fée qui a souvent le mauvais rôle dans les autres versions de l'histoire.
    Ce premier tome débute peu avant la naissance d'Arthur, pour se terminer quelques années après son mariage avec Guenièvre. L'auteur soigne les dialogues et la psychologie de ses personnages, les rendant ainsi réalistes et attachants. Elle fait la part belle aux sentiments et l'on s'émeut du lien étrange qui unit Arthur et Morgane, comme de la passion secrète que nourrit celle-ci pour Lancelot, alors que lui-même n'a d'yeux que pour Guenièvre...
    Mais ce livre est bien plus qu'un simple roman d'amour. En ressuscitant les rites anciens et les figures du folklore celtique, Marion Zimmer Bradley transmet un message de paix et de sagesse, teinté de merveilleux. Sa description de l'île sacrée d'Avalon est très réussie et illustre l'importance de Viviane, la grande prêtresse, qui est aussi la mère de Galaad (le futur Lancelot). Après le couronnement d'Arthur, on découvre comment la nouvelle religion chrétienne vient supplanter les croyances ancestrales des druides, comment le pouvoir brutal des hommes renverse la puissance tranquille de la Déesse. Au fur et à mesure que la nouvelle religion prend le pas sur l'ancienne, l'île devient de moins en moins visible aux yeux des mortels, jusqu'à s'en soustraire complètement.
    La Dame du Lac est un roman ensorcelant, à prolonger agréablement par les tomes suivants. J'ai toujours plaisir à reprendre cette lecture, lorsque l'approche du 1er mai réveille le souvenir des feux de Beltane...
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 01 octobre 2012

    litolff
    C'était du temps des druides et des fées, de Lancelot et du roi Arthur, de la quête du Graal et d'Excalibur, des chevaliers de la table Ronde et de l'enchanteur Merlin… mythes intemporels et merveilleux ancrés dans l'histoire britannique.
    Dans une Grande-Bretagne mi-historique mi-légendaire, une vieille religion matriarchale règlemente la vie des populations : Avalon en est le centre et Viviane, la dame du lac, en est la grande prêtresse.
    Sous la plume ensorcelante de Marion Zimmer Bradley, on découvre Avalon, terre mystérieuse et féerique, où Viviane, la dame d'Avalon, la fée Morgane, la reine Guenièvre et Ygerne sont les principales actrices de l'épopée celtique. Une brillante interprétation du mythe, romanesque à souhait, j'ai adoré !
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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 02 octobre 2012

    Gwen21
    Jusqu'à ce roman, je me tenais prudemment en marge du monde arthurien, un peu comme on se tient au bord d'un précipice. N'étant pas très portée Fantaisy, ayant été contrainte et forcée, plus jeune, de jouer à Hero Quest avec mes frères (pour être la victime et la perdante 100% du temps évidemment), je restais paradoxalement et dans le même temps fascinée par le monde d'Excalibur (le film), par la légende, les fées, l'enchanteur, le trio amoureux Arthur/Guenièvre/Lancelot, etc. Bref, vous m'avez comprise... par la nébuleuse arthurienne !
    Quelque part dans ma tête, un petit esprit me poussait à en découvrir un peu plus tandis que ma raison m'imposait de rester accrochée fermement au bord du vide car tomber dans le "précipice" c'était peut-être risquer de devenir une puriste du genre, de passer mes week-ends à faire des jeux de rôles avec des geeks ou à accumuler dans ma bibliothèque tout ce qui a été écrit de près ou de loin sur la fameuse Table Ronde, ses chevaliers, son Graal et le reste...
    Voyez dans quelle angoisse je me trouvais !
    J'en étais là de mes réflexions (et de mon manque de décision) quand mon beau-frère (l'un de ces fameux puristes que je redoute tant) me propose un beau jour de commencer par lire les dames du lac et me prête les deux premiers tomes des Dames d'Avallon. J'acceptai sans hésiter, voyant là un signe encourageant et étant peu effarouchée par la couverture façon comic strip.
    Résultat : j'ai très bien fait d'écouter mon beau-frère ! J'ai aimé.
    J'ai aimé me trouver dans une narration extrêmement féminine et moins guerrière que je ne le craignais. J'ai aimé retrouver les accents de la fine amor (cf. entre autres Lancelot le chevalier à la charrette) et une atmosphère qui allie harmonieusement magie, histoire remaniée mais crédible et analyse psychologique des personnages et de leurs rapports aux divinités, au sacré, à la royauté et aux autres peuples.
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    • Livres 5.00/5
    Par Philemont, le 31 janvier 2013

    Philemont
    Le mythe arthurien vu du côté des femmes, tel est le sujet d'un récit attribué à Morgane la Fée, prêtresse d'Avalon et demi-soeur d'Arthur…
    Et ce récit risque bel et bien de déconcerter les habitués du cycle arthurien, tant il est différent des multiples interprétations que l'on a pu lire et voir depuis plusieurs décennies. Sans même parler de Morgane elle-même, qui n'est pas ici un être si maléfique que cela, Arthur et ses chevaliers passent, sous la plume de Marion Zimmer BRADLEY, au second plan de l'intrigue. C'est ainsi que les batailles bien connues des habitués sont tout simplement passées sous silence et ne sont évoquées qu'au grès de conversations ou d'autres évènements beaucoup moins guerriers.
    Car le thème principal du roman est avant tout une évocation de l'Histoire de la Grande-Bretagne, d'une époque où l'Empire romain tentait d'imposer la nouvelle religion chrétienne face à l'antique culte celtique de la Déesse-Mère, défendue par les druides et Viviane, la grande prêtresse de l'Ile Sacrée d'Avalon. Bien sûr, derrière cette querelle d'Eglises, c'est la société elle-même qui est en jeu, la condition des hommes et, surtout, celle des femmes dans un monde éminemment masculin.
    On l'aura compris, dans Les dames du lac, l'action guerrière fait place nette à la psychologie des personnages. Celle-ci est servie par une écriture de grande qualité, toujours précise et parfaitement rythmée, prouvant par-là même qu'il n'est pas forcément besoin de batailles épiques pour passionner le lecteur.
    Notons enfin que Les dames du lac a donné lieu à quatre autres tomes (Le secret d'Avalon, La Colline du dernier adieu, La Prêtresse d'Avalon et Les Ancêtres d'Avalon) et que leur intrigue se situe en amont de celle qui est présentée ici. Les dames du lac et Les brumes d'Avalon ne constituant initialement qu'un seul volume (Pygmalion sévissait déjà au milieu des années quatre-vingt…), ils sont donc indissociables mais se suffisent à eux-mêmes. Et de la meilleure des manières qui soit !
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    • Livres 5.00/5
    Par Alyxiel, le 18 novembre 2013

    Alyxiel
    Résumé : "La légende du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde n'avait, depuis longtemps, inspiré un roman d'une telle envergure, d'un pareil souffle. Merlin l'Enchanteur, Arthur et son invincible épée, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ce sont ici les femmes qui tiennent les premiers rôles: Viviane, la Dame du Lac, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d'Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la fée, soeur et amante du grand roi... Cette épopée envoûtante relate la lutte sans merci de deux mondes inconciliables, celui des druides et des anciennes croyances défendant désespérément un paradis perdu et celui de la nouvelle religion chrétienne supplantant peu à peu rites et mystères enracinés au coeur de la Grande-Bretagne avant qu'elle ne devienne l'Angleterre."
    Avant même qu'Arthur ne soit venu au monde, son destin, celui d'Ygerne de Cornouailles sa mère, de Morgane la fée, sa demie sœur...tout était écrit et joué d'avance.
    Dans ce premier tome des dames du lac, l'histoire légendaire du roi Arthur et de ses chevaliers de la table ronde se met doucement en place. Mais dans ce livre, ce sont les femmes qui sont mises à l'honneur. L'auteure nous offre une version quelque peu différentes de celle que nous connaissons, centrée sur les femmes. Nous découvrons Avalon et ses prêtresses, ainsi que les reines et princesses de la Grande Bretagne de l'époque.
    L'écriture de Marion Zimmer Bradley est profonde et claire.
    Ce que j'aime dans ce livre c'est qu'il n'y ait pas de parti prit. Morgane n'y est pas la terrible sorcière que nous avons l'habitude de nous décrire, Viviane, la dame du lac n'est sans doute pas si douce et blanche que ça. Merlin à des côtés sombres...
    Bref, chaque personnages à ses failles et elles concourent à ce que ces derniers nous content une version réaliste de la célèbre légende.
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Citations et extraits

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  • Par Ode, le 26 avril 2013

    Oui, je le dis, le monde a changé. Il n'y a pas si longtemps encore, un voyageur, s'il en avait le désir et connaissait quelque peu les secrets, pouvait guider sa barge dans la Mer d'Été et accoster non pas sur le rivage de Glastonbury, l'île chrétienne des Moines, mais sur celui plus lointain de l'Ile Sacrée d'Avalon. En ce temps-là, en effet, les routes conduisant d'un monde à l'autre se croisaient dans les brumes et pouvaient s'entrouvrir au gré des pensées et des désirs de chacun. Oui, en ce temps-là, existait un grand secret, accessible à tous les hommes doués de connaissance, qui savaient que le monde, chaque jour renouvelé, ne peut se bâtir et survivre que spirituellement.
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  • Par Orphea, le 18 mars 2009

    Prologue

    Morgane parle...
    "Jadis on m'a donné les noms les plus divers : ceux de soeur, d'amante, de prêtresse, de mage et de reine. Aujourd'hui, le temps de la sagesse venu pour moi, je pense proche le jour où ces choses devront être connues. Mais à dire la vérité, la vérité toute simple, je pense que ce sont les chrétiens qui raconteront la fin de l'histoire ; en effet, le monde des Fées se sépare à jamais du monde où le Christ règne en maître. Je n'ai rien contre le Christ, mais seulement contre ses prêtres, qui appellent démon la Grande Déesse et lui dénient tout pouvoir ici-bas. Au mieux, disent-ils, sa puissance lui vient de Satan, ou bien encore la revêtent-ils de la robe bleue de la Dame de Nazareth, prétendant de surcroît qu'elle fut toujours vierge. Or que peut donc savoir une vierge des douleurs et des larmes de l'humanité?"
    " C'est pourquoi maintenant, maintenant que le monde a tant changé et qu'Arthur, mon frère, mon amant---qui fut roi et qui le restera à jamais---repose, mort (endormi, dit-on), dans l'île Sacrée d'Avalon, cette histoire doit être contée telle qu'elle se déroula vraiment, avant que les prêtres du Christ Blanc ne l'effacent pour toujours avec leurs saints et leurs légendes."
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  • Par Acerola13, le 22 avril 2012

    Jamais elle ne devait oublier cette première vision d’Avalon dans l’or du couchant, si resplendissante, si émouvante qu’elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Non, jamais elle ne devait oublier, tel qu’il lui apparut ce soir-là dans toute sa splendeur, ce paysage de nulle part noyé dans le silence, la quiétude et l’harmonie : les cygnes, telles des ombres pâles, glissant doucement sur les flots immobiles, les pentes d’herbe douce venant mourir au pied des algues et des roseaux, la bâtisse allongée de pierre grise, et un peu plus loin, les silhouettes en longues robes blanches passant et repassant inlassablement entre les colonnes, le son d’une harpe enfin, comme s’il voulait à lui seul faire chanter le silence dans une lumière diaphane, presque irréelle…
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  • Par FleurCannibale, le 05 juin 2010

    A ces mots, Ygerne serra rageusement les poings.
    "Laissez-moi voir cet anneau, ordonna-t-elle sèchement en fendant la foule des soldats, précédée d'un porteur de torche. Est-ce vraiment le sceau du duc?
    _Oui madame, voyez, je vous prie. Ne reconnaissez-vous point votre mari?"
    Et Ygerne, se baissant pour regarder l'anneau à la lumière vacillante de la torche, reconnut au même instant la voix bien-aimée, les longues mains et les serpents familiers tatoués en bleu autour des poignets. Ainsi il était venu... Il était venu au soir du solstice d'Hiver comme il l'avait promis. Mais pourquoi Uther portait-il au doigt le sceau du duc de Cornouailles? Gorlois serait-il mort? se demanda Ygerne tandis que ses genoux se dérobaient et que tout se mettait à tourner autour d'elle.
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  • Par Ode, le 23 mai 2012

    La tiède caresse, sur son épaule, d'un rayon de soleil réveilla Guenièvre. Mais elle referma aussitôt ses yeux pour mieux sentir la douce chaleur envahir peu à peu tout son être. "Voici l'été, songea-t-elle, et voici Beltane... La nuit prochaine, des feux brilleront partout dans la campagne en l'honneur de la Déesse, et la plupart des habitants de Camelot dormiront dans les champs..." À minuit, elle le savait, nombre de ses suivantes se glisseraient en cachette hors des murailles du château, et au petit jour plus d'une femme reviendrait portant en elle la semence du Dieu...
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