Lecteur inscrit le 11/02/2008

75013 France

http://www.liberlibri.fr
Bibliolâtre tendance 2.0

liberlibri a reçu des «insignes du Phalanstère» :
296ème auteur de critiques
(322 points / 57 votes positifs)

180ème sélection de citations
(284 points / 32 votes positifs)

fil RSS

Actualités

    Le 27/07/2010

  • liberlibri est maintenant ami avec brigetoun

  •  

    Le 23/07/2010

  • Anouschka a apprécié votre critique de La proie de Michael Crichton

    La proie
    Une fois n’est pas coutume, j’ai lu un roman de science-fiction. C’est un genre que je n’apprécie généralement pas, tout simplement parce que ça ne reflète pas, mais alors PAS DU TOUT, mon univers ultra terrien ! Tout ce qui est de l’ordre de l’infiniment petit et de l’infiniment grand me dépasse, même si je suis bien heureuse que d’autres s’en préoccupent à ma place, puisqu’ils me permettent de faire fonctionner cet ordinateur, par exemple. Pour que je lise ou que je regarde de la SF, il me faut donc une bonne raison. Cette fois, c’est à la suite de conseils avisés que j’ai lu La proie de Michael Crichton. Le roman traite des dangers que pourraient présenter les nanotechnologies dans un temps relativement proche.
    Et je ne me suis pas régalée, sans doute parce que ma formation littéraire me fait repérer les procédés narratifs, que je passe beaucoup de temps à disséquer, au lieu de me laisser porter par le texte. C’est un travers dont on ne se défait pas facilement. Pourtant, chez Crichton, ils sont tellement visibles que je ne peux m’empêcher de les rapporter ici. L’auteur reprend les techniques du roman-feuilleton, il ménage un rebondissement à la fin de chaque chapitre de façon à donner envie de lire le suivant. Il étire beaucoup le temps. Sept jours en 500 p. L’action est décrite avec minutie, exemple : je prends le tournevis, je l’approche de la vis, je dévisse, je récupère la vis, etc. Le contraire de l’ellipse ! Mais il y gagne en volume et il plonge son lecteur dans un grand désarroi. Ce pauvre bougre n’en peut plus de ne pas savoir ce qui va arriver… Ajoutons à cela des incises régulières du type : « Seulement deux heures s’étaient écoulées depuis mon arrivée sur le site. Pourtant, tant de choses s’étaient passées. » Ou comment montrer au lecteur l’aventure ex-cep-tion-nelle dans laquelle il est embarqué. Cf. Da Vinci Code où l’action se déroule sur 24 heures. C’est là un bon moyen de préparer l’adaptation cinématographique.
    Il faut aussi compter avec un lot de personnages terriblement oubliables, parce que stéréotypés. Le héros n’est pas un James Bond infaillible, c’est dépassé. C’est un bon père de famille qui ne sauve plus la patrie mais ses enfants. De l’individualisation de la société… Il en va de même pour les méchants, on joue sur l’ambivalence. Ceux sont des ex-gentils donc on ne leur en veut pas trop. De fait, on est encore plus effrayé par les pouvoirs des nanotechnologies. Les imaginer proches du héros trouble le lecteur. Bigre ! Mais sa propre épouse le trahit avec son meilleur ami ! Schéma classique du ménage à trois. Il faut aussi inclure quelques petits futés, Charley et Bobby, qui ont de bonnes idées et sont courageux. Mais ils ont un trait de caractère qui les empêche d’aller au bout de l’aventure (colère, désinvolture, etc.). Les petits futés connaissent toujours une mort atroce qui nous les fait regretter. Et n’oublions pas le trouillard, ici l’ingénieur qui se fait tuer rapidement. Vous ne l’avez pas remarqué, dans les œuvres à suspense, il s’en trouve toujours un pour délirer parce qu’il meurt de trouille ! Du coup, tout le monde est calmé, surtout les petits futés, pour la suite des événements. Le héros a toujours un acolyte. Depuis les revendications féministes des années 70, en général, c’est une fille. Et puis c’est tellement sexy ! Evidemment, belle, intelligente, très futée mais pas téméraire puisqu’elle doit rester en vie pour embrasser le héros à la fin. Elle peut aussi ne pas l’embrasser, ce qui plonge le lecteur dans des abîmes de perplexité : s’aimeront-ils un jour ? Le méchant qui se respecte a aussi un acolyte, toujours sombre et inquiétant. Ici, Vince, orphelin qui a regardé sa mère pourrir sous ses yeux. Un peu de psychanalyse ne fait jamais de mal !! Et les thrillers récents, livres ou films, font apparaître des enfants. Les impliquer dans l’histoire lui donne une dimension dramatique. C’est le fatum du théâtre grec. Si ceux qui représentent notre avenir sont atteints par une menace ultra dangereuse, alors c’est le chaos. Et le héros peut agir. Enfin, éventuellement, quelques lignes sont consacrées à la femme du méchant, souvent jolie et désespérée. Mais comment en est-il arrivé là, se lamente-t-elle ?!
    Pourtant, l’auteur de La proie s’est documenté de manière vraiment précise sur son sujet et ses descriptions sont pointues. A mon avis, la phase documentation doit représenter une (trop ?) grosse partie de son travail. En bref, Crichton use (et abuse, à mon sens) de tous les poncifs de plusieurs genres romanesques. Je l’imagine très pragmatique, mettant ensemble un certain nombre d’ingrédients et touillant jusqu’à ce que la mayonnaise monte. Il a un don pour ça, vu le nombre de best-sellers à son actif ! Mais il ne me fera pas pour autant aimer la SF. J’avais cru apprécier le genre en voyant Matrix (le premier, s’entend) qui m’avait vraiment plu mais, à la réflexion, je me demande si c’est Matrix ou son héros que j’avais aimé !?!
    > voir plus
  •  

    Le 17/07/2010

  • liberlibri a ajouté une citation de Quelque Chose en Lui de Bartleby de Delerm Philippe

    Quelque Chose en Lui de Bartleby
    J’aime être seul, c’est vrai. J’aime surtout pouvoir accueillir les choses. Devenir les choses. Même une lézarde ou un bout de papier peint qui se décolle. Il me faut de la lenteur et du silence, le moins possible d’horaires programmés.

    citation de qualité ? (0 votes positifs) Classer, critiquer ce livre

  •  
  • liberlibri a ajouté une citation de Quelque Chose en Lui de Bartleby de Delerm Philippe

    Quelque Chose en Lui de Bartleby
    j'ai de la mémoire parce que je n'ai pas de souvenirs.

    citation de qualité ? (0 votes positifs) Classer, critiquer ce livre

  •  
  • liberlibri a ajouté une citation de Quelque Chose en Lui de Bartleby de Delerm Philippe

    Quelque Chose en Lui de Bartleby
    Pas à pas, il fait son propre vide. Il peut devenir un soir d'été.

    citation de qualité ? (0 votes positifs) Classer, critiquer ce livre

  •  

    Le 16/07/2010

  • liberlibri a ajouté une citation de Dublinesca de Enrique Vila-Matas

    Dublinesca
    Riba sait bien que l’une des caractéristiques majeures de l’imagination est de toujours nous donner l’impression d’être à la fin d’une époque. Depuis qu’il fait usage de la raison, il a toujours entendu dire que nous vivons des temps de crise majeure, une transition catastrophique vers une nouvelle culture. Mais l’idée d’apocalypse a toujours existé. Sans aller chercher plus loin, on la trouve dans la Bible, dans l’Enéide, dans toutes les civilisations. Selon Riba, l’apocalypse ne peut être de nos jours qu’abordée sur le mode parodique. [...] Il en a finalement par-dessus la tête d’entendre dire depuis sa plus tendre enfance que notre situation historique et culturelle est plus terrible que jamais et d’une certaine façon privilégiée, un point cardinal dans le temps. [...] Toute crise n’est au fond que la projection de notre angoisse existentielle. Notre seul privilège est peut-être d’être vivants et de savoir que nous allons mourir tous ensemble ou séparément. Finalement, pense Riba, l’apocalypse a un splendide état romanesque, mais il ne faut pas la prendre trop au sérieux [...].
    > voir plus

    citation de qualité ? (0 votes positifs) Classer, critiquer ce livre

  •  
  • liberlibri a ajouté une citation de Dublinesca de Enrique Vila-Matas

    Dublinesca
    Il rêve d’un temps où la magie du best-seller cédera en s’éteignant la place à la réapparition du lecteur talentueux où le contrat moral entre l’auteur et le public se posera en d’autres termes. [...] Parce qu’il ne faut pas se leurrer : ce voyage qu’est la lecture passe très souvent par des terrains difficiles qui exigent une aptitude à s’émouvoir intelligemment, le désir de comprendre autrui et d’approcher un langage différent de celui de nos tyrannies quotidiennes.

    citation de qualité ? (0 votes positifs) Classer, critiquer ce livre

  •  
  • liberlibri a ajouté une citation de Dublinesca de Enrique Vila-Matas

    Dublinesca
    Une puissante et angoissante psychose de la fin de tout s’est emparée de lui. Et rien ni personne n’a réussi à le convaincre que vieillir a du charme.

    citation de qualité ? (0 votes positifs) Classer, critiquer ce livre

  •  

    Le 11/07/2010

  • liberlibri a ajouté une critique de Les évades de Santiago de Anne Proenza

    Les évades de Santiago
    Des prisonniers politiques dans un pénitencier de Santiago du Chili pendant les dernières heures de la dictature, quand Pinochet consent enfin à laisser organiser des élections. Une seule idée anime ces hommes dont certains savent qu’ils ne seront jamais amnistiés, même si la transition démocratique a lieu : s’évader.

    Les évadés de Santiago fait le récit incroyable de ces détenus qui ont creusé durant presque deux ans un tunnel de quatre-vingt mètres avec un matériel de fortune et qui ont dissimulé sous les toits près de cinquante tonnes de terre. Le tunnel est équipé d’électricité et d’un système de ventilation. Seule la détermination sans faille de ces militants du FPMR (Frente Patriótico Manuel Rodríguez) les a amenés à vaincre les difficultés immenses que dressait contre eux l’univers carcéral.

    Ils seront quarante-neuf à s’évader, cela on peut le révéler car le récit constitués de deux fils parallèles, l’avancée des travaux des prisonniers et le travail du juge pour remonter la piste des fugitifs, le mentionne d’emblée. Curieux de constater comme cette histoire dont on connaît l’issue tient pourtant en haleine au fil des pages, ce qui est sans doute dû à cette description d’un projet fou, écrite comme un roman policier.

    Un ouvrage fort qui revient aussi sur une période historique moins connue que celle des années 1970, sur les derniers soubresauts des bourreaux et la lente mise en place de la transition démocratique chilienne.
    > voir plus

    Critique de qualité ? (0 votes positifs) Classer, critiquer ce livre

  •