ISBN : 2070373630
Éditeur : Gallimard (1982)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 254 notes) Ajouter à mes livres
Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffe d'un chapeau orné d'une tresse au lieu de ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrate... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par mandarine43, le 24 juin 2011

    mandarine43
    Critique de "Exercices de style", version msn 21ème siècle.............
    - jé lu 1 livre tro for
    - c koi?
    - sa sapel exercisse 2 stile
    - put1 je détest lé exo
    - mé c pa dé exo lol
    - c koi?
    - c 1 histoire ki é raconté pl1 2 foi diférante
    - jém pa si je coné la fin c naze
    - ta bi1 aimé le titanik en dvd lotre foi lol
    - lol
    - non mé tu devré le lire jte jure
    - ya bokou de page?
    - atd je demende a ma reum c elle ki la
    - vazy
    - ma reum me di ke c kon ta kestion lol
    - mdr
    - 155 page elle di
    - put1 té dingue ta mi 2 an pr le lire ptdr
    - nawak il se li vite
    - je pourré pa
    - c con il é tro bi1
    - je regarderé il vien 2 sortir?
    - non c 1 vieu je croi
    - 2 kan y date?
    - atd je demende a ma reum
    - elle li tro ta reum tfason lol
    - elle me di 47
    - 47 koi?
    - ben 1947
    - ptdr
    - koi?
    - ptdr
    - koi?
    - té malade il date 2 la guerre mdr
    - pa loin ouai
    - ta reum elle te file dé livre ki on mil an mdr
    - non mé il é bi1 je te di
    - mdr y doi avoir 100 an sui ki la écri
    - je sé pa
    - arete sa doi etre un put1 dancien lol
    - ma reum me di kil é mort
    - 1 livre écri par 1 mort ptdr
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par patachinha, le 21 janvier 2011

    patachinha
    Un petit livre bien symphatique qui nous donne à voir toute la richesse d' une langue, en l' espèce la langue française.
    Il faut avoir une certaine maîtrise de la langue pour pouvoir manier ainsi les mots avec tant de dextérité. J' admire cette oeuvre parce que d' un fait insignifiant et répété de 99 manières différentes, je l' impression d' avoir lu quelque chose de nouveau à chaque fois et cela ne m' a absolument pas ennuyé. J' en suis même venue à me demander au fil des pages, s' il n' allait pas épuiser à un moment ou un autre son registre et serait obligé de tourner en rond...

    Et bien non détrompez-vous, il innove sans arrêt et c' est cela qui fait tout l' intérêt de cette lecture! Je trouve qu' il nous ouvre un peu l' esprit pour nous apprendre que les choses peuvent être dites de beaucoup de façons, plus ou moins drôles, la on emprunte souvent un même style. Parfois cela semble assez farfelu, on n' y comprend pas grand chose mais ça reste drôle malgré tout. L' auteur joue sur les personnages, leur ressenti, la situation , on sent vraiment qu' il s' est amusé en écrivant ces textes.
    Comme quoi même une histoire des plus banales peut être mise en valeur lorsque l' on sait s' y prendre!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 18 septembre 2011

    cicou45
    Une histoire qui tient en quelques lignes et pourtant quel grand livre ! J'adore Raymond Queneau que j'ai découvert durant mes cours d'Ateliers d'écriture que je suivais à la fac de lettres en tant qu'auditeur libre. Ces derniers m'ont permis de découvrir le groupe de l'OuLiPo dont Queneau est l'un des principaux fondateurs.
    Cette histoire est d'une banalité affligeante puisqu'il ne se passe rien, si ce n'est la rencontre du narrateur avec un jeune homme dans un bus de la ligne S, ce même jeune homme qu'il recroisera deux heures plus tard accompagne d'un ami lui conseillant de rajouter un bouton à son pardessus. L'histoire en elle-même n'a donc rien d'extraordinaire mais ce qui fait toute la beauté du livre est sue celle-ci est racontée quatre-vingt-dix-neuf et de quatre-vingt-dix-neuf manières différentes ; c'est vraiment là que l'on reconnaît toute la prouesse de l'auteur !
    Passant de l'humour à une description beaucoup plus maniérée, Queneau nous époustoufle avec ses Exercices de style...
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    • Livres 5.00/5
    Par nours, le 28 avril 2010

    nours
    L'histoire est toute simple.
    Le narrateur prend le bus S et remarque un jeune homme (long cou, chapeau). le jeune homme a des mots avec un covoyageur, sous prétexte qu'il lui marche sur les pieds. Une place se libère, le jeune homme l'investit. Plus tard dans la journée, le narrateur revoit de loin le même jeune homme s'entretenir avec un de se semblables à propos de son pardessus.
    Elle peut tenir en quelques lignes ou en trois pages, tout dépend de la manière de la raconter. Raymond Queneau (co-fondateur de l'OuLiPo -Ouvroir de Littérature Potentielle- avec François le Lionnais en 1960) nous livre ici 99 manières de raconter une seule et même histoire, en nous montrant 99 styles tout à fait différents (liste non exhaustive) et combien la langue française peut être riche.
    Un chef-d'oeuvre absolu, pédagogique et ludique à la fois, et non dénué d'humour.
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    • Livres 4.00/5
    Par archeryman, le 25 mai 2011

    archeryman
    Un petit essai très sympathique à lire, on ne s'ennuie jamais, même si l'histoire racontée est sans grand intérêt.
    L'auteur réussit ici le tour de force de raconter la même histoire de 99 façons différentes...sans qu'aucune ne se ressemble !
    Seul bémol relevé de mon côté : les textes où Raymond Queneau travaille sur l'organisation des lettres des mots : très difficile à lire, même si sûrement très amusant à écrire.
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 22 novembre 2010

    INJURIEUX

    Après une attente infecte sous un soleil ignoble, je finis par monter dans un autobus immonde où se serrait une bande de cons. Le plus con d'entre ces cons était un boutonneux au sifflet démesuré qui exhibait un galurin grotesque avec un cordonnet au lieu de ruban. Ce prétentiard se mit à râler parce qu'un vieux con lui piétinait les panards avec une fureur sénile ; mail il ne tarda pas à se dégonfler et se débina dans la direction d'une place vide encore humide de la sueur des fesses du précédent occupant.
    Deux heures plus tard, pas de chance, je retombe sur le même con en train de pérorer avec un autre con devant ce monument dégueulasse qu'on appelle la gare Saint-Lazare. Ils bavardochaient à propos d'un bouton. Je me dis : qu'il le fasse monter ou descendre son furoncle, il sera toujours aussi moche, ce sale con.
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  • Par Orphea, le 22 novembre 2010

    APOSTROPHE

    Ô stylographe à la plume de platine, que ta course rapide et sans heurt trace sur le papier au dos satiné les glyphes alphabétiques qui transmettront aux hommes aux lunettes étincelantes le récit narcissique d'une double rencontre à la cause autobusilistique. Fier coursier de mes rêves, fidèle chameau de mes exploits littéraires, svelte fontaine de mots comptés, pesés et choisis, décris les courbes lexicographiques et syntaxiques qui formeront graphiquement la narration futile et dérisoire des faits et gestes de ce jeune homme qui prit un jour l'autobus S sans se douter qu'il deviendrait le héros immortel de mes laborieux travaux d'écrivain. Freluquet au long cou surplombé d'un chapeau cerné d'un galon tressé, roquet rageur, rouspéteur et sans courage qui, fuyant la bagarre, alla poser ton derrière moissonneur de coups de pieds au cul sur une banquette au bois durci, soupçonnais-tu cette destinée rhétorique lorsque, devant la gare Saint-Lazare, tu écoutais d'une oreille exaltée les conseils de tailleur d'un personnage qu'inspirait le bouton supérieur de ton pardessus ?
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  • Par Orphea, le 22 novembre 2010

    IMPUISSANT

    Comment dire l'impression que produit le contact de dix corps pressés sur la plate-forme arrière d'un autobus S un jour vers midi du côté de la rue de Lisbonne ? Comment exprimer l'impression que vous fait la vue d'un personnage au cou difformément long et au chapeau dont le ruban est remplacé, on ne sait pourquoi, par un bout de ficelle ? Comment rendre l'impression que donne une querelle entre un voyageur placide injustement accusé de marcher volontairement sur les pieds de quelqu'un et ce grotesque quelqu'un en l'occurrence le personnage ci-dessus décrit ? Comment traduire l'impression que provoque la fuite de ce dernier, déguisant sa lâcheté du veule prétexte de profiter d'une place assise ?
    Enfin comment formuler l'impression que cause la réapparition de ce sire devant la gare Saint-Lazare deux heures plus tard en compagnie d'un ami élégant qui lui suggérait des améliorations vestimentaires ?
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  • Par Orphea, le 22 novembre 2010

    SONNET

    Glabre de la vaisselle et tressé du bonnet,
    Un paltoquet chétif au cou mélancolique
    Et long se préparait, quotidienne colique,
    A prendre un autobus le plus souvent complet.

    L'un vint, c'était un dix ou bien peut-être un S.
    La plate-forme, hochet adjoint au véhicule,
    Trimbalait une foule en son sein minuscule
    Où des richards pervers allumaient des londrès.

    Le jeune girafeau, cité première strophe,
    Grimpé sur cette planche entreprend un péquin
    Lequel, proclame-t-il, voulait sa catastrophe,

    Pour sortir du pétrin bigle une place assise
    Et s'y met. Le temps passe. Au retour un faquin
    A propos d'un bouton examinait sa mise.
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  • Par cicou45, le 18 septembre 2011

    "L'arc-en-ciel

    Un jour, je me trouvai sur la plate-forme d'un autobus violet. Il y avait là un jeune homme assez ridicule : cou indigo, cordelière au chapeau. Tout d'un coup, il proteste contre un monsieur bleu. Il lui reproche notamment, d'une voix verte, de le bousculer chaque fois qu'il descend des gens. Ceci dit, il se précipite, vers une place jaune, pour s'y asseoir. Deux heures plus tard, je le rencontre devant une gare orangée. Il est avec un ami qui lui conseille de faire ajouter un bouton à son pardessus rouge."
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Cours de cinéma du Forum des Images : "Le chant du Styrène", film de Alain Resnais, texte de Raymond Queneau (dans le recueil " Chêne et Chien "), analysé par Gwenanële Rot.











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