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ISBN : 2070373630
Éditeur : Gallimard (1982)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 762 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffe d'un chapeau orné d'une tresse au lieu de ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrate... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 11 décembre 2012

    Malaura
    Notation :
    « Exercices de style ». Célèbre texte à contrainte littéraire. Auteur : Raymond Queneau, cofondateur de l'OuLiPo. Raconte une histoire de 99 manières différentes. Celle d'un type dans un autobus. Avec un chapeau, un long cou et un pardessus trop échancré. Chaque version traduit une figure de style particulière. Brillant exemple de stylistique et de linguistique.
    Pronostications :
    Lecteur, lorsque tu ouvriras ce petit livre de Raymond Queneau, tu seras peut-être étonné de découvrir son contenu. Car, toujours la même histoire tu liras et ce, 99 fois. Et tu verras, les styles seront à chaque fois différents. Raymond Queneau te narrera le bref récit d'un jeune homme à chapeau dans un autobus. Il sera aussi question de bouton et de pardessus. Au fil de ta lecture tu souriras, tu riras et tu apprécieras la maîtrise et la fantaisie d'un auteur hors du commun. Sous tes yeux ébahis, l'Oulipien s'amusera à jongler avec les genres, avec les mots. Alors, quand tu liras ces délirants Exercices de style, tu passeras certainement un bon moment.
    Précisions :
    L'auteur, Raymond Queneau, né le 21/02/1903, mort le 25/10/1976 à l'âge de 63 ans, a écrit « Exercices de styles » en 1947, 1 histoire racontée 99 fois (9 x 11), c'est à dire de 100 - 1 manières différentes. Attaqué la lecture à 16h, le 10/12/2012. Terminé 165 minutes plus tard; 150 pages comptabilisées. 40% de plaisir ludique, 40% de contrainte littéraire. Total : 80% de satisfaction. 3,5 étoiles.
    En partie double :
    L'auteur et écrivain au nom et patronyme de Raymond Queneau, l'un des créateurs et le cofondateur de l'OuLiPo et de l'Ouvroir de Littérature Potentielle, réfléchit et médite sur une contrainte et une astreinte relative et correspondante à la littérature et aux lettres. C'est ainsi et comme ça, qu'il écrit et rédige « Exercices de style » en 1947. Il y raconte et y narre un bref récit et une courte histoire de quatre-vingt-dix neuf et nonante neuf manières et façons différentes et autres. Divers styles, nombreux genres pour un exercice et une composition grammaticale et syntaxique tout à fait et totalement étonnante et surprenante. Acclamation et hourra pour Monsieur et Sieur Queneau !
    Négativités :
    Ce n'est ni un peintre, ni un musicien, c'est un littérateur. Ce n'est ni Pérec, ni Calvino, mais c'est un autre membre de l'OuLiPo. Ce n'est ni un roman, ni un long récit, c'est une histoire brève qui n'est ni racontée une fois, ni racontée 2 fois, mais plutôt 99 fois. Elle n'est ni grammaticalement libre, ni affranchie des genres, elle est sous contrainte stylistique. Ce n'est ni ennuyeux, ni barbant, c'est ludique et très plaisant. Ce n'est ni « Zazie dans le métro », ni « Cent mille milliards de poèmes », mais c'est aussi du Raymond Queneau. C'est « Exercices de style », singulier petit ouvrage ni très sage, ni trop sérieux, qui fait sa révolution en variations sur le même thème.
    Zoologique :
    Drôle de zèbre que voilà, ce Raymond Queneau ! L'un des coqs de la basse-cour de l'OuLiPo et malin comme un singe avec ça ! Voilà-t-il pas que ce fou de Bassan décide de recenser tous les cris des animaux ! Il s'est pris pour un perroquet à répéter 99 fois le même chant de baleine, en le sifflant sur tous les tons comme un merle sur une branche. Ca caquette, ça blatère, ça s'ébroue, ça hennit…Il faut voir ça : un vrai zoo là-dedans ! Foi de moineau, ce n'est pas une tête de linotte, ce Raymond Queneau, et faut bien être un peu taupe pour pas voir le travail de fourmi entrepris. C'est bien simple, nous, ça nous fait ronronner de plaisir.
    Moi je :
    Moi je l'ai lu le bouquin. Et moi je vous le dis, raconter 99 fois l'histoire de ce type au galurin et au cou de girafe, je ne sais pas vous, mais moi, eh bien, moi je trouve que c'est quand même pas mal foutu ce qu'il a fait là Monsieur Queneau. Moi, ce que j'en dis hein ? C'est pour dire…Enfin moi, je lui tire mon chapeau, moi, à Raymond Queneau.
    Par devant par derrière :
    Il ne vous reste plus par devant qu'à continuer par derrière. En anagrammes par devant, en polyptotes par derrière, en aphérèses par devant ou apocopes par derrière, et cetera par devant et cetera par derrière…
    Amusez-vous bien par devant, et pourquoi pas par derrière…

    « Et un auteur oulipien, c'est quoi ? C'est un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir. »
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 15 avril 2013

    Luniver
    En tant que lecteur pas très versé dans le domaine littéraire, j'avais toujours, jusqu'à aujourd'hui, considéré le style comme un petit plus, certes appréciable, mais pas forcément indispensable si on a une bonne idée de roman et de bons personnages en tête.
    Ce petit essai de Queneau remet les choses à leur place : en décrivant une situation assez banale de cent manières différentes, on se rend tout de suite compte que les sentiments et les impressions qu'elles nous donnent varient du tout au tout. On sent que l'auteur s'est beaucoup amusé, certains styles sont absurdes, d'autres illisibles (et même parfois étonnamment lisible malgré le chaos total de l'ordre des lettres ou des mots). On ne s'ennuie pas un instant, chaque page est une nouvelle découverte.
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    • Livres 5.00/5
    Par Missbouquin, le 29 novembre 2012

    Missbouquin
    Connus de tous, étudiés à l'école, les Exercices De Style de Queneau nous semblent familiers. Et pourtant, les connaissons-nous vraiment ?
    J'avoue pour ma part que j'avais oublié ce dont il était question dans cet « essai stylistique » de Queneau l'Oulipien. Très vite pourtant, ça m'est revenu ! L'idée est de traiter la même histoire – assez simple – sous des formes diverses et variées : un jeune garçon avec un long cou et un ruban au chapeau monte dans un bus, piétine un vieux monsieur puis se précipite vers une place libre. Plus tard, on l'aperçoit discuter avec un ami qui lui conseille de remonter un bouton de son pardessus. A partir de ces quelques phrases, Queneau va produire presque une centaine de textes (99 fois exactement !) en la racontant de manière différente :
    Notations, En partie double, Litotes, Métaphoriquement, Rétrograde, Surprises, Rêve, Pronostications, Synchyses, L'arc-en-ciel, Logo-rallye, Hésitations, Précisions, le côté subjectif, Autre subjectivité, Récit, Composition de mots, Négativités, Animiste, Anagrammes, Distinguo, Homéotéleutes, Lettre officielle, Prière d'insérer, Onomatopées, Analyse logique, Insistance, Ignorance, Passé indéfini, Présent, Passé simple, Imparfait, Alexandrins, Polyptotes, Aphérèses, Apocopes, Syncopes, Moi je, Exclamations, Alors, Ampoulé, Vulgaire, Interrogatoire, Comédie, Apartés, Paréchèses, Fantomatique, Philosophique, Apostrophe, Maladroit, Désinvolte, Partial, Sonnet, Olfactif, Gustatif, Tactile, Visuel, Auditif, Télégraphique, Ode, Permutations par groupes croissants de lettres, Permutations par groupes croissants de mots, Hellénismes, Ensembliste, Définitionnel, Tanka, Vers libres, Translation, Lipogramme, Anglicismes, Prosthèses, Épenthèses, Paragoges, Parties du discours, Métathèses, Par devant par derrière, Noms propres, Loucherbem, Javanais, Antonymique, Macaronique, Homophonique, Italianismes, Poor lay Zanglay, Contrepèteries, Botanique, Médical, Injurieux, Gastronomique, Zoologique, Impuissant, Modern style, Probabiliste, Portrait, Géométrique, Paysan, Interjections, Précieux, Inattendu.
    Brillant exercice de contrainte, remarquable démonstration de la richesse de la langue française, Queneau montre également qu'on peut la détourner, jouer avec pour s'amuser et l'utiliser d'une manière ludique. Un développement de la fameuse tirade du nez de Cyrano de Bergerac.
    Véritable manifeste et précurseur du mouvement oulipien, ces contraintes produisent des textes extrêmement drôles comme le « Gastronomique », « l'Impuissant » ou « le côté subjectif ». Il montre que l'histoire n'est pas tout, et loin de là, puisqu'elle peut être littéralement transformée selon le style abordé … Une importance de la forme qui sera à la base de l'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle) en 1960.
    Par la même occasion cela m'a permis de revoir mes figures de style et particularités de la langue, et d'en découvrir d'autres, comme les synchises (qui consistent à modifier l'ordre des propositions d'une phrase), les aphérèses (modification phonétique impliquant la perte d'un ou plusieurs phonèmes au début d'un mot) et les paréchèses (rapprochement excessif de syllabes identiques dans des mots successifs).
    Bref, on apprend, on découvre, on rigole. Résultat : on picore de textes en textes, et on ne s'en lasse pas !
    Un incontournable pour les amoureux de la langue française. A lire et à relire à tous âges.
    Chapeau bas, Monsieur Queneau.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/11/29/exercices-de-style-ra..
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    • Livres 4.00/5
    Par Malabar_, le 06 avril 2013

    Malabar_
    Tout à déjà été dit sur les Exercices De Style de Queneau. Au risque de verser dans le poncif, je vais tenter d'apporter ma modeste pierre à l'édifice. Il faut avoir lu cette oeuvre au moins une fois, pour prendre conscience ( si ce n'était pas déjà fait) de la richesse de la langue française. On la savait variée et précise, on la découvre vivante et colorée. On la connaissait vulgaire et truculente, on l'entrevoit obscure et verbeuse. Si ces variations peuvent finir par lasser, il faut tout de même saluer la performance érudite de Queneau. le concept est en lui même génial. Cet écrivain, qui s'amusait à produire des textes sous la contrainte, moteur de sa créativité, et qui se passionnait pour la poésie combinatoire ( Cent mille milliards de poèmes) nous rappelle deux principes fondamentaux: la littérature est infinie; elle ne doit pas se prendre trop au sérieux.
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    • Livres 3.00/5
    Par Aaliz, le 19 juillet 2012

    Aaliz
    Ecrire une chronique sur ce titre relève pour moi de la gageure, surtout qu'en ce moment j'ai beaucoup de mal à écrire des chroniques mais quand il s'agit en plus d'un livre qui n'est pas un roman mais plutôt comme son titre l'indique un ensemble d'exercices stylistiques, eh bien je soupire de découragement.
    Qu'est-ce que je peux bien vous dire que vous ne sachiez déjà ? Je vais quand même tenter de me plier à … l'exercice.
    Exercices De Style décline une même histoire mais, à chaque fois, dans un style différent, du plus classique au plus surprenant. Une histoire toute simple, d'une banalité affligeante, une scène du quotidien comme on pourrait la vivre nous-mêmes.
    La prouesse est remarquable et on admire là tout le talent d'écrivain de Raymond Queneau car chaque exemplaire de cette histoire est unique et original. On se rend compte à quel point le style est important dans la retranscription d'une atmosphère, de l'état psychologique des personnages. Bref le style est un incroyable vecteur de sentiments et d'informations et j'avoue avoir été bluffée.
    Une même histoire peut ainsi à la fois être dramatique ou tourner au burlesque rien qu'en la racontant d'une façon différente.
    Exercices De Style est un incontournable pour tous les amoureux de la littérature et pour tous ceux qui se destinent à l'écriture.
    On pourrait penser que cette lecture soit un peu rébarbative mais il suffit de la déguster petit à petit et non d'une traite afin d'en mieux apprécier la richesse et de garder l'effet de surprise.
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 22 novembre 2010

    INJURIEUX

    Après une attente infecte sous un soleil ignoble, je finis par monter dans un autobus immonde où se serrait une bande de cons. Le plus con d'entre ces cons était un boutonneux au sifflet démesuré qui exhibait un galurin grotesque avec un cordonnet au lieu de ruban. Ce prétentiard se mit à râler parce qu'un vieux con lui piétinait les panards avec une fureur sénile ; mail il ne tarda pas à se dégonfler et se débina dans la direction d'une place vide encore humide de la sueur des fesses du précédent occupant.
    Deux heures plus tard, pas de chance, je retombe sur le même con en train de pérorer avec un autre con devant ce monument dégueulasse qu'on appelle la gare Saint-Lazare. Ils bavardochaient à propos d'un bouton. Je me dis : qu'il le fasse monter ou descendre son furoncle, il sera toujours aussi moche, ce sale con.
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  • Par lysslec, le 20 août 2012

    Gastronomique

    Après une attente gratinée sous un soleil au beurre noir, je finis par monter dans un autobus pistache où grouillaient les clients comme asticots dans un fromage trop fait. Parmi ce tas de nouilles, je remarquai une grande allumette avec un cou long comme un jour sans pain et une galette sur la tête qu'entourait une sorte de fil à couper le beurre. Ce veau se mit à bouillir parce qu'une sorte de croquant (qui en fut baba) lui assaisonnait les pieds poulette. Mais il cessa rapidement de discuter le bout de gras pour se couler dans un moule devenu libre. J'étais en train de digérer dans l'autobus de retour lorsque devant le buffet de la gare Saint-Lazare, je revis mon type tarte avec un croûton qui lui donnait des conseils à la flan à propos de la façon dont il était dressé. L'autre en était chocolat.
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  • Par Malabar_, le 03 avril 2013

    SONNET

    Glabre de la vaisselle et tressé du bonnet,
    Un paltoquet chétif au cou mélancolique,
    Et long se préparait, quotidienne colique,
    A prendre un autobus le plus souvent complet.

    L'un vint, c'était un dix ou bien peut-être un S,
    La plate-forme, hochet adjoint au véhicule,
    Trimbalait une foule en son sein minuscule,
    Où des richards pervers allumaient des londrès.

    Le jeune girafeau cité première strophe,
    Grimpé sur cette planche entreprend un péquin,
    Lequel, proclame-t-il, voulait sa catastrophe,

    Pour sortir du pétrin bigle une place assise,
    Et s'y met. Le temps passe. Au retour un faquin,
    A propos d'un bouton examinait sa mise.
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  • Par Orphea, le 22 novembre 2010

    APOSTROPHE

    Ô stylographe à la plume de platine, que ta course rapide et sans heurt trace sur le papier au dos satiné les glyphes alphabétiques qui transmettront aux hommes aux lunettes étincelantes le récit narcissique d'une double rencontre à la cause autobusilistique. Fier coursier de mes rêves, fidèle chameau de mes exploits littéraires, svelte fontaine de mots comptés, pesés et choisis, décris les courbes lexicographiques et syntaxiques qui formeront graphiquement la narration futile et dérisoire des faits et gestes de ce jeune homme qui prit un jour l'autobus S sans se douter qu'il deviendrait le héros immortel de mes laborieux travaux d'écrivain. Freluquet au long cou surplombé d'un chapeau cerné d'un galon tressé, roquet rageur, rouspéteur et sans courage qui, fuyant la bagarre, alla poser ton derrière moissonneur de coups de pieds au cul sur une banquette au bois durci, soupçonnais-tu cette destinée rhétorique lorsque, devant la gare Saint-Lazare, tu écoutais d'une oreille exaltée les conseils de tailleur d'un personnage qu'inspirait le bouton supérieur de ton pardessus ?
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  • Par Orphea, le 22 novembre 2010

    IMPUISSANT

    Comment dire l'impression que produit le contact de dix corps pressés sur la plate-forme arrière d'un autobus S un jour vers midi du côté de la rue de Lisbonne ? Comment exprimer l'impression que vous fait la vue d'un personnage au cou difformément long et au chapeau dont le ruban est remplacé, on ne sait pourquoi, par un bout de ficelle ? Comment rendre l'impression que donne une querelle entre un voyageur placide injustement accusé de marcher volontairement sur les pieds de quelqu'un et ce grotesque quelqu'un en l'occurrence le personnage ci-dessus décrit ? Comment traduire l'impression que provoque la fuite de ce dernier, déguisant sa lâcheté du veule prétexte de profiter d'une place assise ?
    Enfin comment formuler l'impression que cause la réapparition de ce sire devant la gare Saint-Lazare deux heures plus tard en compagnie d'un ami élégant qui lui suggérait des améliorations vestimentaires ?
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Cours de cinéma du Forum des Images : "Le chant du Styrène", film de Alain Resnais, texte de Raymond Queneau (dans le recueil " Chêne et Chien "), analysé par Gwenanële Rot.











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