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Note moyenne 3.87 /5 (sur 61 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Molenbeek-Saint-Jean , le 2/06/1898
Mort(e) à : Mougins , le 25/10/1990
Biographie :

Norge, pseudonyme de Georges Mogin est un poète belge francophone .

Georges Mogin est né le 2 juin 1898 à Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles) au sein d'une famille bourgeoise. Son père est d'origine française. Il fait ses études classiques au collège Saint-Michel puis à l'École allemande. D'un premier mariage, en 1918, naîtra un fils, l'écrivain Jean Mogin (qui sera l'époux de la poétesse Lucienne Desnoues). Pendant 34 ans, il sera représentant de commerce en textiles pour l'industrie familiale.
C'est à 25 ans, en 1923, qu'il publie son premier recueil (27 poèmes incertains) sous le pseudonyme de Géo Norge, qu'il raccourcira bientôt en Norge. Première période de publication intense jusqu'en 1936.
En compagnie de Raymond Rouleau, il fonde, en 1925, le Théâtre du Groupe libre un groupe avant-gardiste et éphémère qui mettra en scène Cocteau, Karel Capek, Max Deauville et Tam-Tam, un poème scénique de Norge qui sera victime d'un tract et d'un chahut organisé par les surréalistes belges (Paul Nougé, Camille Goemans, E. L. T. Mesens).
En 1931, Norge rencontre Pierre-Louis Flouquet et Edmond Vandercammen. Ensemble, ils fondent le Journal des Poètes. Une quinzaine de poètes gravitent autour de ce journal, dont André Salmon. En 1937 il fonde les Cahiers blancs qui publieront notamment un hommage à Milosz. Il collabore à l'Anthologie des poèmes inédits de Belgique (1940).
En 1940, il épouse l'artiste peintre Denise Perrier-Berche. Après la guerre, Norge émigre en Provence et devint antiquaire à Saint-Paul de Vence en 1954. C'est alors que commence sa seconde période de production intense.
Son œuvre est pleinement reconnue à la fin des années 50 : en 1959, Norge reçoit le Prix triennal de poésie en 1958 pour son recueil Les Oignons, en 1969 l'Aigle d'or de la Poésie au premier festival international du livre à Nice, en 1970 le Prix quinquennal de littérature, puis en 1971 le premier prix littéraire belgo-canadien.
En 1981, Jeanne Moreau chante les poèmes de Norge, sur la musique de Philippe-Gérard (aux éditions Jacques Canetti).
En 1983, c'est la Semaine Norge à la Maison de la Poésie à Paris et en 1985, le Prix de la Critique pour Les Coq-à-l'âne.
Norge meurt à Mougins, en 1990, précédé de quelques années par sa femme.
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Jeanne Moreau - Chanson à Tuer Plante ce couteau, minette Mais droit au coeur s'il te plaît La besogne à moitié faite Et les meurtres incomplets Font horreur à l'âme honnête Qui n'aspire qu'au parfait Qui n'aspire qu'au parfait Parfait, parfait, parfait Les couteaux à cran d'arrêt N'ont cure des pâquerettes L'homme dort comme un boulet Plante ce couteau, minette La nuit saoule de planètes Ne se souviendra jamais Ne se souviendra jamais Jamais, jamais, jamais Droit au coeur, au coeur discret Qui dans son profond palais Sait mourir sans chansonnette Plante ce couteau, minette La nuit saoule de planètes Ne se souviendra jamais Ne se souviendra jamais Jamais, jamais, jamais Ne se souviendra jamais Paroles: Norge Musique: Michel Philippe-Gérard

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Citations et extraits (168) Voir plus Ajouter une citation
 Norge
lamauvaiseherbe   03 août 2020
Norge
La marguerite



Pendant qu’on chante à la surface

– Allez-y, célèbres chansons,

Allez-y, tambours, contrebasses –

D’autres ronronnent dans le fond.



Nous buvons de hautes lumières

Mais la soyeuse obscurité

Est plus câline à leur paupière

Que le brillant de nos cités.



Bien chatouillés de vermisseaux,

Beurrés de terreaux et de glaises,

Ils sentent dormir sur leurs os,

Dormir et s'éveiller la fraise.



Nous chanterons encore un temps

-Allez-y. tambours, contrebasses,

Nous leur danserons sur la face,

La marguerite entre les dents.



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 Norge
gouelan   06 mai 2015
Norge
Au petit bonheur



Rien qu'un petit bonheur, Suzette,

Un petit bonheur qui se tait.

Le bleu du ciel est de la fête;

Rien qu'un petit bonheur secret.



Il monte ! C'est une alouette

Et puis voilà qu'il disparaît;

Le bleu du ciel est de la fête.

Il chante, il monte, il disparaît.



Mais si tu l'écoutes, Suzette,

Si dans tes paumes tu le prends

Comme un oiseau tombé des crêtes,

Petit bonheur deviendra grand.









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 Norge
milamirage   13 mai 2013
Norge
Sucre candide



Maman, l'hiver,

m'en donnait un petit morceau

pour la gorge,

quand je partais à l'école.



L'instituteur m'apprit un jour,

qu'on ne dit pas le sucre candide,

mais le sucre candi.



Quelle déception !

Le lendemain, je doutais du Père Noël

et un peu plus tard,

je réfléchis à l’existence de Dieu.
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 Norge
coco4649   13 mars 2019
Norge
FIN DU MONDE





Ce qui enveloppa le monde pour finir, ce fut  un  grand

ricanement. Ricanement d'une résonnance profonde. On

sentait que ça venait de loin et que ça irait partout. Mais

savoir qui ricanait : le créateur, le destructeur ? Absolument

impossible à dire. En tout cas, ce fut déprimant pour ceux

qui attendaient la juste trompette des anges.





(Oignons, inédits)
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Piatka   21 septembre 2018
Les cerveaux brûlés de Norge
C’est une chaise qui a créé le monde : au commencement, il n’y avait que des chaises. Elles s’ennuyaient. Faisons-nous un homme, dit une chaise, un homme qui posera son séant sur notre siège, qui s’appuiera contre notre dossier, qui nous changera de place, qui nous polira, nous cirera, nous caressera. Cette chaise-là pensa l’homme si fortement que l’homme fut. Et l’homme, enfant de la chaise, vit de plus en plus assis.
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 Norge
Nastie92   01 avril 2018
Norge
Un chat brûlé qui peigne son pelage,

Un noir chaudron parlant de pucelage,

Un oeuf tordu qui fut merle au printemps,

Une grenouille à rêver dans l'étang.



Un vent manchot retour de Palestine

Et qui tond l'herbe avec sa crinoline,

Puis une truite à moustache allaitant

Une grenouille à rêver dans l'étang.



Un oeil qui traite la montagne de Lure,

Une noix creuse et de bonne figure,

Lavant liquette aux prés et qui l'étend

Sur la grenouille à rêver dans l'étang.



Un boudin fou, bailli de son village,

Comptant les sous que lui devait l'orage,

Voilà qu'a vu que voit, que vit rêvant

Une grenouille à rêver dans l'étang.
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PhilippeMaurice   26 juillet 2013
Poésies de Norge
LA MER



Il est difficile de peindre la mer, mais il est simple de peindre des vagues. Toutes les couleurs conviennent, elles sont toujours justes, car il existe des vagues de toutes les couleurs. Voilà pourquoi l'artiste dessine beaucoup de vagues, puis il étend des jaunes, des bleus, des verts, des gris, des bruns même. Enfin, il peint le sentiment. C'est le plus important pour la mer.
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 Norge
Hardiviller   05 février 2021
Norge
********************* UNE CHANSON ***************



Une chanson bonne à mâcher

Dure à la dent et douce au cœur .

Ma sœur , il ne faut pas te fâcher .

Ma sœur .



Une chanson bonne à mâcher ,

Quand il fait noir , quand il fait peur.

Comme à la lèvre du vacher .

La fleur .



Une chanson bonne à mâcher

Qui aurait le goût du bonheur .

Mon enfance , et de tes ruchers

L'odeur .

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cathcor   03 juin 2013
Poésies de Norge
Mon âme et moi, nous nous voyons très peu:

Elle a sa vie et ne m'en parle guère.

Je connais mal ses loisirs oublieux,

Moi, je n'ai pas le temps; j'ai mes affaires.
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coco4649   09 septembre 2014
Poésies de Norge
LES QUATRE VÉRITÉS

D’enfance



D’ENFANCE

Dieu, qu’elle était belle

Nue à la chandelle,

Ma sœur !

Elle attendait son

Aimable garçon-

Brasseur.



Dieu, qu’elle était nue,

Rosement charnue,

Adèle,

Au moment hélas

Qu’elle soufflait la

Chandelle.



Ténèbres bien faites

Pour ces longues fêtes

Et pour

Ces luttes, ces rages,

Ces fleuves, ces nages,

D’amour !



Je n’ai su jamais

Comment ils s’aimaient,

Ô drames !

La vie et la mort

Faisaient un seul corps

En flammes.



Jamais plus au monde

Je n’écoute rien,

Rien comme

Ces cris de ma blonde

Sœur et du vaurien,

Son homme.



Derrière la porte,

Le ciel commençait,

Torride !

Mon âme, sois forte,

Tout, sauf l’amour, c’est

Le vide.



p.146-147

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