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Note moyenne 4.18 /5 (sur 120 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1947
Biographie :

Télérama est un magazine culturel français à parution hebdomadaire fondé par Georges Montaron. Malgré sa vocation de publier les programmes de télévision, ces programmes ne constituent pas l'essentiel de la pagination de ce magazine, contrairement à ses concurrents français de la presse de télévision : Télé 7 jours, Télé poche, Télé Star, Télé Z, etc. Il appartient au Groupe le Monde.

Source : Wikipédia
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Ziliz   18 décembre 2020
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■ Les étudiants de plus en plus isolés et confrontés à la pauvreté - article de Michel Bezbakh, publié le 16/12/20

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Beaucoup ont commencé à décrocher pendant le premier confinement. Un étudiant sur trois est désormais rattrapé par la pauvreté. Syndicats et services sociaux exigent un plan d’ampleur.

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C’est l’époque où les rêves sont immenses et le passé minuscule, réduit à une poignée d’années d’enfance. Un temps bâti sur les possibles, dopé au carburant de l’insouciance. Pourtant le président l’a dit : « C’est dur d’avoir 20 ans en 2020. » Pour une fois, la jeunesse et le pouvoir sont d’accord. Myriam, 20 ans tout rond, a « l’impression de pleurer toutes les semaines ». Trop longtemps que l’univers de cette étudiante en licence de langues se résume à son petit studio d’une résidence universitaire, à Valence. « Je me lève de mon lit, il y a ma cuisine et ma salle de bains en face de moi. La cabine de douche est cassée, tout comme la tringle au-dessus du placard, qui menace de s’effondrer depuis des mois, aucune nouvelle des réparateurs. Mes divertissements ? Faire mes courses et passer à la laverie. J’accroche des listes de choses à faire sur les murs mais je n’ai aucune motivation, envie de rien. Ce n’est pas dur, c’est épuisant… »

De nombreux étudiants trouvent le second confinement plus pénible encore que le premier. La fermeture des universités est arrivée après quelques semaines de cours, trop tôt pour commencer à nouer des relations ; l’isolement n’en est que plus grand. Jonas a débuté en septembre un master de génie civil au Havre, une ville où il ne connaît personne. « Je sors simplement pour aller chercher de la nourriture et faire des courses indispensables », raconte cet Algérien de 23 ans, en grandes difficultés financières. L’essentiel de son temps, Jonas le passe à son bureau, un manteau sur les épaules car « le chauffage de la résidence universitaire n’est pas allumé en journée », mais tout de même devant un ordinateur, offert par un ami grâce aux cotisations des membres d’une association caritative. « Il est vieux, ça bugge, mais au moins le WiFi fonctionne bien. »

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>> https://www.telerama.fr/debats-reportages/les-etudiants-de-plus-en-plus-isoles-et-confrontes-a-la-pauvrete
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 Télérama
Ziliz   01 janvier 2021
Télérama
■ Sur YouTube, un court métrage nous plonge dans le portable d’une ado de 15 ans.

Article de Constance Vilanova, publié le 06/06/2020.

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'Influenceuse', film de Sandy Lobry, résume à la perfection les effets d’Instagram sur les ados. À diffuser sans modération.

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Lola a 15 ans et s’ennuie à mourir pendant ses vacances estivales et s’en contrefiche de la rentrée à venir. Un père absent, une meilleure amie qui la lâche, elle tue son temps à surfer sur Instagram et se passionne pour Miss Billy, une influenceuse qui alimente son profil à grands coups de publications sponsorisées. La collégienne décide de se lancer elle aussi dans la course aux abonnés et sollicite son idole pour quelques conseils, mais la star des réseaux sociaux ne prend même pas la peine de lui répondre.

La comédienne Sandy Lobry, également scénariste de la série France.tv Slash Zérostérone, propose un court métrage immersif depuis le téléphone portable de Lola. L’intrigue avance au fil des messages, des coups de fil en visio et des posts Instagram. Lauréna Thellier (Mental) incarne une Lola impeccable, dont l’addiction à sa propre image glace. Alix Bénézech (Nina) joue avec brio cette Miss Billy nauséabonde au possible. Une pépite sur les ravages d’Instagram, à regarder sur son smartphone.
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Ziliz   17 novembre 2019
Télérama
■ Canular d’Hanouna dans “TPMP” : le CSA va verser 1,1 million d’euros à C8.

Après avoir jugée “illégale” la sanction du CSA contre l'animateur vedette de C8, le Conseil d’État vient de condamner le gendarme du PAF à une lourde amende.



Décidément, le temps de la justice administrative n’est pas celui du temps médiatique. Presque dix-huit mois après avoir jugé « illégale » une sanction du CSA à l’encontre de C8 et de son animateur vedette Cyril Hanouna, le Conseil d’État n’a rendu qu’aujourd’hui sa décision sur une éventuelle indemnisation. Et elle est lourde pour le gendarme du PAF, qui se voit condamner à verser 1,1 million d’euros à la chaîne du groupe Canal+. C’est inédit. Et un peu le monde à l’envers, il faut bien le dire.



Tout ça pour une affaire qui remonte au… 3 novembre 2016. Souvenez-vous, c’est ce jour-là que Cyril Hanouna a la riche idée de faire croire à l’un de ses chroniqueurs, Matthieu Delormeau, qu’il est responsable d’un homicide. Et lui demande de l’aide, voire d’en endosser la responsabilité. La scène est évidemment filmée en caméra cachée, où l’on voit un Delormeau en souffrance et réellement désemparé face à ce « canular ». Tellement drôle. Avant de tout lui révéler le lendemain en direct sur le plateau de 'Touche pas à mon poste'. Sobre et de bon goût. Déjà dans le collimateur pour diverses affaires tout aussi reluisantes (au hasard un canular homophobe ou une agression sexuelle) qui donneront d’ailleurs lieu à d’autres sanctions, C8 est lourdement condamnée en juin 2017 pour les errements de son animateur vedette : le CSA décide de priver de pub l’émission phare de la chaîne Bolloré pendant toute une semaine, lors des directs mais aussi des rediffusions. « En diffusant cette séquence, la société C8 a gravement méconnu son obligation de faire preuve de retenue dans la diffusion d’images susceptibles d’humilier les personnes », jugent les Sages.



Le groupe Canal+ décide alors de porter l’affaire devant le Conseil d’État qui, à la surprise générale, lui donne raison un an plus tard.

Matthieu Delormeau « n’a pas été montré sous un jour dégradant et humiliant » et a aussi « accepté lui-même de commenter la séquence » sur le plateau de l’émission, écrit sans rire la haute juridiction. Jugée « illégale », la sanction du CSA ouvre la voie à une indemnisation de C8, qui estime alors son manque à gagner publicitaire à 4,1 millions d’euros. S’appuyant sur une étude réalisée par un cabinet privé, le Conseil d’État l’a donc corrigée à 1,1 million d’euros, somme qui reste toutefois très importante. « On est dans un État de droit, […] on paiera » a déclaré ce matin sur Europe 1 Roch-Olivier Maistre, le nouveau président du CSA nommé en février dernier, alors que le montant de l’indemnisation commençait à circuler. Un beau trou dans son budget d’un peu moins de 40 millions d’euros. Et une sorte de cadeau d’adieu, ou de bienvenue, c’est selon, laissé par son prédécesseur, Olivier Schrameck, dont il se serait bien passé.

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article de Richard Sénéjoux, publié le 14/11/2019
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Ziliz   17 novembre 2021
Télérama
■ Guillaume Meurice : “Il n’y a que Philippe Poutou qui puisse sauver cette élection présidentielle”.

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L’humoriste se repaît de la mauvaise comédie que nous offrent les politiques. Mais comment caricaturer une campagne déjà caricaturale ? Réponse dans son très drôle nouveau “spectacle-meeting politique”, à voir au Café de la Gare à Paris.

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- Vous revenez avec Meurice 2022, un spectacle d’humour sous forme de meeting électoral. Que vouliez-vous y raconter ?

- Avec l’élection présidentielle qui approche, je me doutais qu’on allait bouffer pas mal de sujets politiques et que j’allais avoir beaucoup de travail. Ce qui m’a d’abord intéressé, c’est le décorum du meeting. Il faut rappeler que ce sont les politiques qui ont commencé à faire du spectacle, à reprendre nos codes. La musique, les images projetées, le pupitre : ils mettent en scène leurs événements. Que je me réapproprie ces codes qu’ils nous ont volés pour en faire un spectacle est un juste retour des choses (rires).

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- Pourquoi le meeting est-il un bon canevas pour un spectacle d’humour ?

- Parce que c’est facile à caricaturer : l’entrée en scène, le serrage de mains, tout est très codifié. Les meetings se ressemblent tous, ça m’amuse toujours d’y aller et d’observer. En plus, la quête du pouvoir est déjà ridicule en soi. Elle repose sur quelque chose d’absurde. Ce sont des gens qui disent : « J’ai la solution à tous les problèmes de tous les Français. » Dans ce spectacle, l’axe qu’il m’amuse de suivre est celui de la « bienveillance ultime » : un candidat qui dirait du bien d’absolument tout le monde, de l’extrême gauche à l’extrême droite, et qui voudrait rassembler encore plus que Macron, qui ferait du post-macronisme, en étant le plus consensuel possible.

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alberthenri   24 juillet 2021
Télérama Hors-Série Georges Brassens de Télérama
Dix ans déjà, vieux Georges, que tu nous quittés. On se sent un peu plus seul dans ce monde mal fréquenté. Bien sûr, on continue la route. On lorgne les belles dames, on caresse les chiens et les chats. on rencontre de plus en plus rarement l'Auvergnat de ta chanson...il en faut davantage aujourd'hui pour choquer le bourgeois que les amoureux de tes bancs publics...Margot a fermé son corsage, les sabots d'Hélène sont en plastique et les technocrates ont décidé que Brive ne serait plus la Gaillarde.

Il ne nous reste que tes chansons pour nous rappeler qu'autrefois à l'eau claire de la fontaine les filles se baignaient nues…



Alphonse Boudard (Octobre 1991)
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Ziliz   23 décembre 2020
Télérama
■ Le jeu Blanc Manger Coco : sous le sapin, un cadavre plus sexiste qu’exquis - article de Maxence Sorel (22/12/2020).

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L’HUMEUR DU JOUR – Véritable star des jeux de cartes, écoulé à des millions d’exemplaires, le Blanc Manger Coco risque encore d’occuper une place de choix sur la liste des cadeaux de Noël cette année. Il serait pourtant préférable de réfléchir à des alternatives car dans sa configuration actuelle, il tend, hélas, à favoriser les propos obscènes, misogynes, racistes…

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Dans le Paris des années folles, un groupe d’écrivains surréalistes, sous l’impulsion de Jacques Prévert et Yves Tanguy, inventa les règles d’un jeu d’écriture collectif. Le principe : chaque participant écrivait à tour de rôle une partie d’une phrase, dans l’ordre sujet-verbe-complément, sans savoir ce que le précédent avait inscrit. Il en résulta cette phrase : « Le cadavre – exquis - boira - le vin - nouveau ». Le cadavre exquis venait ainsi de naître. Près d’un siècle plus tard, on pourrait se réjouir de voir un jeu directement inspiré du cadavre exquis s’imposer dans les salons français. Lancé en 2014 et vendu à un million cinq cent mille exemplaires depuis, le Blanc Manger Coco reprend en grande partie les codes pensés par les surréalistes. Il s’agit ici de compléter la phrase à trous d’un maître du jeu à l’aide de propositions notées sur des cartes, ce dernier décidant quel joueur a composé la plus « drôle ». Sauf que la plus drôle s’avère souvent être la pire…

Sous prétexte de politiquement incorrect, ce sont la culture du viol, la misogynie ou encore le racisme qui sont mis en avant dans la plupart des combinaisons possibles. 'Une main au cul près de la photocopieuse', 'Un plan cul fiable', 'Ebola', 'Une fille qui fait plus que ses 15 ans' ou 'Un noir, une pute, un belge ou un homo', voilà quelques-unes des propositions idiotes et obscènes qui permettent de compléter les phrases et ainsi de remporter une partie. On nous rétorquera évidemment la célèbre maxime de Desproges, mais il serait peut-être temps de se renouveler, non ? Alors que viols, agressions sexuelles, discriminations raciales et sexuelles ne cessent d’augmenter, il n’est pas nécessaire de faire appel au pire de ce que peut contenir l’esprit humain pour s’amuser ! Il suffit de revenir à l’esprit d’origine du cadavre exquis, surréaliste et simplement absurde.



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Nastasia-B   13 octobre 2012
Télérama hors-série. Vermeer de Télérama
Hopper peint des ouvreuses de cinéma, des serveurs de café désœuvrés, des femmes solitaires devant des livres ouverts ou des fenêtres vides. On l'a longtemps traité d'illustrateur. C'est l'un des plus beaux peintres de notre temps, qui sait faire palpiter dans un blues léger les aplats de couleur, le rayon de lumière traversant une fenêtre, la pâleur d'un homme qui n'attend rien. La jeune fille qui feuillette la page blanche d'un magazine chez Hopper est sœur de la servante qui tient la lettre chez Vermeer. L'attente ou l'ennui y forment, d'un tableau l'autre, de subtiles correspondances.
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 Télérama
Ziliz   22 mai 2022
Télérama
■ “Dessine-moi le bonheur”, un podcast où les petits nous apprennent la vie.

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Ils ont 4, 6, 8 ans… Des Bretons d’une école maternelle et primaire ont “dessiné le bonheur” et commenté leurs œuvres pour “Les pieds sur terre”, sur France Culture. Un concentré de générosité, de candeur drôlement touchante et de réflexions profondes.

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Pour Hugo, 4 ans, c’est un « monstre aux dents pourrites (sic) vu qu’il a mangé une sucette ». Pour Méline, 8 ans et demi, c’est plus classiquement d’avoir sa « famille en bonne santé ». « Dessine-moi le bonheur », a demandé la productrice Élise Andrieu à des élèves de cette école maternelle et primaire de la baie de Morlaix. Ils s’exécutent et commentent leur production avec spontanéité et poésie. Viviane, « 6 ans depuis une semaine », représente une princesse « avec beaucoup de cœurs », évoque la reine d’Angleterre (« recouverte d’or ») puis saute du coq à l’âne : « Et toi tu connais Adolf Hitler ? C’est de sa faute si je fais des mauvais rêves, j’entends beaucoup parler de lui. » Recueillies avec finesse, les réflexions se font philosophiques, géopolitiques, humanistes ou artistiques. L’un évoque la douleur que provoquent en lui les moqueries des autres, l’autre la guerre en Ukraine, cette autre enfin son impatience de voir « la Victoire de Samothrace et La Joconde à Paris ». Un condensé drôle et bouleversant de ce qui traverse la tête et le cœur des enfants.



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• article de Laurence Le Saux, publié le 19/05/22 dans Télérama

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Ziliz   16 février 2020
Télérama
■ Corinne Masiero tacle « les bourgeois hétéros catholiques blancs de droite » des César.

Difficile d’échapper au coup de théâtre qui a secoué le cinéma français il y a quelques jours. Critiquée par de nombreux artistes qui jugeaient son fonctionnement trop opaque et regrettaient notamment son manque de parité et de renouvellement, la direction de l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma a démissionné collectivement. Comme de nombreux artistes, Corinne Masiero espère « du changement et de la transparence » après cette crise inédite. « Il faut réparer l’institution », a-t-elle d’ailleurs clamé auprès de Télérama.

Féministe et militante, la comédienne qui incarne Capitaine Marleau à la télévision, et qui s’est fait remarquer dans plusieurs longs métrages parmi lesquels 'Les Invisibles' de Louis-Julien Petit, aimerait que les femmes prennent le pouvoir au sein de l’Académie des César. « On ne peut pas juste changer de mecs et laisser faire que ça recommence. Pourquoi ne pas constituer un nouveau conseil d'administration avec uniquement des gonzesses, et pas toutes blanches ni âgée de 25 à 36 ans ? », propose-t-elle ainsi.

Elle en profite pour tacler l’ancienne direction et son manque de diversité. « Il faut plus de diversité, pour être plus représentatif du métier et de la société. Ce n’est pas des bourgeois hétéros catholiques blancs de droite qui ont, seuls, le droit de dire ce qu’il faut récompenser en France. (...) On a une richesse culturelle de dingue en France, il faut en tenir compte. Pourquoi ne pas constituer une direction de l'Académie pour seulement un, deux, ou trois ans, et en changer ensuite les membres ? »



- Clara Kolodny -
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Ziliz   25 novembre 2021
Télérama
■ Beatrice Alemagna, invitée du Salon du livre jeunesse à Montreuil : “Les livres pour enfants ne sont pas que pour les enfants” (article de Marine Landrot publié le 23/11/21)



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Elle s’adresse aux tout-petits comme aux mômes de 90 ans. Imprégné des couleurs, des objets et des émotions de sa jeunesse italienne, son univers sensible et festif est identifiable entre tous. Beatrice Alemagna sera une des invitées du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis, du 1er au 6 décembre.

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Elle a un nom de pays qui n’est pas du tout le sien. Elle est née dans un pays qui n’est plus tout à fait le sien. Elle vit dans un pays qui est un peu devenu le sien. Qui est-elle ? Beatrice Alemagna, énigme joyeuse, personnalité haute en couleur, découpée, recollée, à l’image de ses images, à fleur de peau, reconnaissables entre mille, mêlant photographies et dessins, rapiéçant vies et destins. Comme l’indique son prénom sans accent aigu, avec un « tché » final baigné de soleil, elle est née en Italie. Comme le confirme sa présence derrière la porte de son atelier parisien, gracile et gracieuse, pull neigeux à fleurs bleues, pantalon garance, elle vit en France. À 48 ans, vertige, elle vient de découvrir qu’elle a vécu le même nombre d’années dans chaque pays. Demain sera français, langue qu’elle parle à merveille. L’Italie ne sera pas loin, ses parents vivant toujours dans la maison de Bologne où elle a passé son premier quart de siècle, moins un an.

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Et quelle maison ! Tout le monde n’a pas eu la chance de grandir au milieu de magnifiques fresques du XVIIIe siècle. « C’est assez courant à Bologne », nuance-t-elle. Ce qui est plus rare, c’est d’avoir son avenir gravé dans le marbre des lieux, ou plutôt écrit à l’encre sympathique dans le blanc du plafond. La chambre que Beatrice partageait avec sa grande sœur avait en effet un vice de forme digne d’un conte de fées. Au-dessus de leurs têtes se déroulaient des fresques de Felice Giani, représentant les Muses. Au centre, dans des tons pastel : Minerve recevant les Arts. Tout autour, dans des octogones d’un imposant rouge antique, quatre Muses : la musique, la sculpture, l’architecture et… un espace vacant. Pas de Muse de la peinture ! « Lorsque mes parents ont fait rénover ces fresques, le restaurateur leur a dit que d’après la tradition, s’il manque une muse, elle doit être incarnée par un occupant de la chambre… » s’amuse Beatrice Alemagna, troublée par la drôlerie prophétique de l’anecdote.

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>> https://www.telerama.fr/enfants/beatrice-alemagna-invitee-du-salon-du-livre-jeunesse-a-montreuil
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