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Note moyenne 3.62 /5 (sur 213 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Bâle , le 07/02/1953
Biographie :

Alain Claude Sulzer est un écrivain suisse.

Après une formation de bibliothécaire, il travaille comme journaliste. Il commence à écrire dans les années 1980. En 1990, il participe au concours du prix Ingeborg Bachmann à Klagenfurt, dont il sera membre du jury dix-huit ans plus tard, en 2008. Il reçoit en 2005 le prix Schiller et en 2008 le prix Médicis étranger pour le même livre, Un garçon parfait, sur les thèmes essentiels de l'amour, de la séparation, du mensonge à travers une histoire d'homosexualité.

Il se partage entre Bâle et Vieux-Ferrette en Alsace.

Il est l'auteur de romans, de nouvelles, d'essais et de pièces radiophoniques. Il est aussi traducteur depuis le français.

Source : Wikipédia
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Alain Claude Sulzer - Post-scriptum .
Alain Claude Sulzer vous présente son ouvrage "Post-scriptum". Parution le 7 septembre aux éditions J. Chambon. Rentrée littéraire 2016. Traduit de l'allemand par Johannes Honigmann. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/sulzer-alain-claude-post-scriptum-9782330066567.html Notes de Musique : No Love Song by Berlinist. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   10 avril 2018
Une autre époque de Alain Claude Sulzer
Il voulait changer de vie. Il voulait devenir acteur, puis il voulait de nouveau devenir enseignant, il voulait tirer un trait sur la vie qu'il avait menée jusque-là, puis il voulait de nouveau suivre les voies toutes tracées. Il voulait à la fois obéir et déplaire à ses parents. Il se sentait traqué par son propre regard et par celui des autres. (p. 161-162)
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fanfanouche24   11 avril 2018
Une autre époque de Alain Claude Sulzer
Combien d'années cette photo avait-elle été posée là sans que je lui jette le moindre coup d'oeil, combien de milliers de fois étais-je passé devant, depuis que j'occupais cette chambre, sans y prêter attention, de combien s'en était-il fallu que je la range quelque part avant de l'oublier ? Mais soudain, la photo de mon père échappait à cette indifférence qui frappait

l'ours en peluche lui aussi posé sur l'étagère et qui avait jadis bénéficié de toute mon affection et de toute mon attention. (...)

La photo était sans commencement et sans fin. Mais ce mercredi après-midi, elle me montrait quelque chose que je ne connaissais pas. Je ressentis la perte d'un homme que je n'avais jamais rencontré. (p. 14-15)
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solange   19 février 2011
Une autre époque de Alain Claude Sulzer
Il ne croit pas qu'elle puisse découvrir un jour le pot aux roses. Entre eux s'ouvre une abîme infranchissable. L'objet qui semble les souder est en réalité la lame qui les sépare. Il n'est pas n'importe où en pensée, mais exactement là où il veut être. Il ne vagabonde pas, il est concentré sur quelque chose d'autre que sa femme.
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de   10 août 2013
Une mesure de trop de Alain Claude Sulzer
La porte qui menait finalement à la liberté, c’était lui-même qui l’avait ouverte
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Unity   28 octobre 2013
Une mesure de trop de Alain Claude Sulzer
Il n'avait pas l'oreille absolue, il n'avait, au mieux, qu'un certain rythme, dont il ne pouvait faire la démonstration que lorsqu'il dansait. Il vieillirait et rien en lui ne mûrirait comme chez les virtuoses du piano et du violon, sauf son désir d'avoir un talent qui n'était pas donné à tout le monde, surtout pas à lui.
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fanfanouche24   11 avril 2018
Une autre époque de Alain Claude Sulzer
Sebastian va lui écrire. Il suffira de peu de mots. De sa plume en jailliront beaucoup. Il ne les retiendra pas. Les mots ne sont même pas utiles. Il suffira d'une feuille blanche, d'une ligne, d'un point. Il ne lui écrira pas comment passent les journées, mais qu'elles ne passent pas. (p. 207)
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dandoune   14 novembre 2011
Un garçon parfait de Alain Claude Sulzer
En ne l’ouvrant pas, il arrêtait le temps. [...] Il pouvait les compter sur les doigts les lettres qu’il avait reçues au cours des dix dernières années ; les clients n’écrivaient pas, les collègues s’adressaient à tous collectivement, quant aux amis, il n’en avait pas.
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tessgeffroy   28 février 2012
Une autre époque de Alain Claude Sulzer
Il ne pouvait pas croire que mon mode de vie était moins pénible que le sien. Moi, tout ce que je peux faire, c'est dire que ça va, je ne peux convaincre personne. On peut rester indifférent a beaucoup de choses, surtout au regard des autres.Il faut juste éviter de se faire pousser hors des rails. Moi j'y suis parvenu. Je crois que j'y suis parvenu. Pas ton père.
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christinebeausson   20 décembre 2020
Une mesure de trop de Alain Claude Sulzer
Ce qu'il avait eu à dire, il avait dit. Il avait quitté la geôle dans laquelle il s'était laissé enfermer depuis trop longtemps. Cette geôle avait été belle, luxueuse même, ses dimensions avaient englobé tous les continents, mais ça n'en avait pas moins été une geôle.
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art-bsurde   30 janvier 2017
Un garçon parfait de Alain Claude Sulzer
Julius Klinger était un homme sensible, sensible mais aussi fragile, un homme qui se sentait exclusivement investi de la mission de suivre ses pensées et de trouver les mots justes pour les retranscrire. Il exerçait une profession dont les conditions n'étaient même pas soupçonnées par ses lecteurs. Ceux-ci étaient sans doute convaincus que l'écrivain à succès engrangeait les mots aussi aisément que le spéculateur habile les retours sur investissement.

Sa véritable vie n'avait pas lieu dans quelque salle à manger ou salon, mais à son bureau devant une feuille de papier, tout le reste ne l'intéressait que de façon périphérique, pour passer le temps ou, mieux, comme motivation dans son travail. Il fallait qu'il éprouvât une attraction exceptionnelle pour qu'il tendit l'oreille ou levât les yeux. […]

La mission réelle, pour ne pas dire exclusive, dont Klinger se pensait investi, était de trouver des mots pour des choses et des situations dont il savait naturellement qu'elles avaient déjà été décrites d'innombrables fois avant lui par des écrivains issus des cultures les plus diverses. C'était sa résolution de mettre de nouveaux mots sur ce qui était ancien et immuable qui l'obligeait à y consacrer presque tout son temps, le temps passé à son bureau, comparé à cela, le temps passé, par exemple, dans la salle à manger d'un quelconque hôtel n'avait aucune importance, il lui permettait seulement de se reposer et d'observer utilement la moindre péripétie que nul à part lui ne remarquait, il semblait absent dans ces moments-là mais il ne l'était pas. Dans ces moments-là, personne n'aurait pu être plus concentré que Klinger. Tandis qu'il semblait n'écouter que son for intérieur, en réalité il écoutait, observait et disséquait autrui.

Ce qu'il écrivait ne devait pas souffrir la comparaison avec les paroles de ses modèles déclarés ou secrets, et pour cette raison le temps passé à son bureau était pour Klinger essentiel. Il pouvait alors redire en d'autres termes ou d'une autre façon ce qui avait déjà été dit, car des mots neufs éclairaient d'un jour nouveau ce que tout le monde voyait sans le voir. Naturellement, il n'était pas indispensable que ce qu'il croyait devoir dire dût l'être, la terre continuerait à tourner sans cela, mais rien n’aurait pu l'empêcher de le tenter, c'était son devoir, son occupation quotidienne, sa lutte pour trouver les mots justes car rien n'était moins simple, et quand il n'y parvenait pas, il était obligé de supprimer des scènes qu'il avait pourtant devant les yeux, et ces suppressions faites à contrecœur entraînaient parfois la disparition de personnages secondaire mais en revanche il y en avait d'autres qu'il ne découvrait que par cette voie, la voie secrète des mots aptes à les décrire et à les amener à faire et à dire ce que des individus semblables dans une situation semblable auraient été incapables de faire.
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"Dans cette direction-là, indiqua le Chat d'un mouvement circulaire de sa patte, vit un Chapelier, et dans cette direction-là, fit-il de l'autre, demeure un Lièvre de Mars. Allez voir celui que vous voulez : ils sont fous tous les deux."

Roméo et Juliette (Shakespeare)
Candide (Voltaire)
Fahrenheit 451 (Bradbury)
L'Avare (Molière)
Le Chat Botté (Perrault)
Le nom de la rose (Eco)
Le livre de la jungle (Kipling)
Le Petit Prince (Saint-Exupéry)
Alice au pays des merveilles (Carroll)
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