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Note moyenne 3.78 /5 (sur 447 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Condom , le 24-09-1940
Mort(e) à : Paris , le 24-01-1994
Biographie :

Né à Condom, dans le Gers (32), le 24 septembre 1940, décédé à Paris le 24 janvier 1994, Yves Navarre obtient le prix Goncourt pour Le Jardin d'acclimatation (1980). Écrivain homosexuel, il souhaitait défendre une sensualité plutôt qu'une sexualité.

Après des études d'espagnol, d'anglais et de lettres modernes à l'Université de Lille, Yves Navarre est diplômé de l'École des Hautes Études Commerciales du Nord (EDHEC), promotion 1964. Yves Navarre travaille dans la publicité comme concepteur-rédacteur.

Il commence à publier en 1971, initiant une carrière prolifique avec Lady Black, qui a pour personnages des travestis. Les Loukoums, histoire d'une maladie frappant les personnages à New York, le fait connaître en 1973. Navarre enchaîne alors les parutions, souvent autour du thème de l'amour entre deux hommes (Le Petit Galopin de nos corps, 1977 ; Portrait de Julien devant la fenêtre, 1979). Il écrit également des pièces de théâtre comme Il pleut, si on tuait papa-maman, Dialogue de sourdes, La Guerre des piscines, Lucienne de Carpentras (où l’on retrouve l’un des personnages principaux des Loukoums, Lucy Balfour) ou encore Les Dernières Clientes.

Le Jardin d'acclimatation, histoire d'un jeune homme de bonne famille envoyé à l'internement et à la lobotomie parce qu'homosexuel, reçoit le prix Goncourt en 1980. Navarre devient le porte-parole de François Mitterrand pour les homosexuels en 1981 et 1989, mais se sent incompris en tant que romancier.

Entre 1990 et 1993, il part vivre au Québec, à Montréal. Son roman de 1991, Ce sont amis que vent emporte, se situe dans cette ville où un sculpteur, Roch, vit en couple avec un danseur, David. Le roman raconte leur lutte contre le sida. De retour en France, frappé de dépression, il se suicide aux barbituriques le 24 janvier 1994.


Bonjour, Vous êtes bien sur le site d'Yves Navarre.

Il s'est absenté...
Alors c'est moi, LE chat,
qui vous invite à suivre mes traces
et à visiter sa vie.

Suivez-moi...
C'est à prendre ou à prendre pas d'alternative.
http://www.yvesnavarre.ch/default.htm
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Annonce du prix Goncourt 1980
Armand LANOUX annonce le prix Goncourt pour Yves NAVARRE pour son roman " Le jardin d'acclimatation", et le prix Renaudot pour Danièle SALLENAVE pour "Les portes de Gubbio" .

Citations et extraits (209) Voir plus Ajouter une citation
zabeth55   22 décembre 2012
Une vie de chat de Yves Navarre
En fait on écrit que pour se sentir libre. L’espace des pages n’a pas de frontières.
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araucaria   27 septembre 2013
Une vie de chat de Yves Navarre
Abel posa un sac, sa valise et ouvrit un petit panier d'osier "je vous présente Tityre". Tiffany prit la fuite particulièrement vite. Une rivale? Ce nouveau Tybalt était donc, encore une fois, une fille mais elle gardera son nom de garçon, "on n'a jamais très bien su" dira Abel avant de se mettre à réciter en latin un poème, l'histoire d'un berger distrait par le vent, dans les arbres. Au fond du panier d'osier, une toute petite chose, une toute petite boule, une merveille à venir, une autre compagne.
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Yves Navarre
moravia   10 janvier 2014
Yves Navarre
Je sens qui me lit : les lecteurs de romans, les derniers des Mohicans. Ceux encore capables de faire un effort, l'effort du corps à corps avec la page.

Je n'ai pas de lecteur de marge.

Je n'aspire pas à cet "avoir". Je "suis" lu. Etre.

L'écrit s'adresse à une cible. Fric. Mensonge. Panurgies.

Pas l'écriture. Histoire d'amour. Etre ce que l'on est.
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moravia   08 avril 2014
Le jardin d'acclimatation de Yves Navarre
Elle parle comme elle peut, avec des mots auxquels elle tient, comme elle tenait son baluchon, au centre d'accueil d'Alscall, près d'Hendaye, en août 36, quand Monsieur était venu les choisir. Lucio et elle s'étaient mariés un mois auparavant, dans l'église de Palos de Moguer, au sud de l'Andalousie, près de Cuelga, si tôt le matin, à peine le temps de la bénédiction et de l'échange des alliances, puis, au sortir de l'église, le départ, non pour une noce mais pour une fuite vers le nord, par les plateaux d'Estrémadure, ceux de Castille, jusqu'en Navarre et la frontière, des centaines de kilomètres à pied ou accrochés à des camions, Lucio chantait en la tenant par les hanches "el viento galàn de torres prendiendola por la cintura", le vent galant des tours la prenant par la ceinture.

Lucio et elle ne s'étaient pas encore autrement touchés quand Monsieur s'était approché, en souriant, et leur avait demandé leurs noms. Monsieur n'a jamais compris ça, la fuite avant l'étreinte. Il choisissait un couple, c'est tout. Un jour plus tard, à Palos de Moguer, les guardias auraient passé Lucio par les armes. Les ouvriers de la corchotaponera S.A de Lepe venaient de se joindre à ceux de l'usine de pyrite et de se rebeller. Tous étaient recherchés.
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moravia   14 décembre 2014
Les loukoums de Yves Navarre
Il ne fallait plus inviter Untel, Untel et Untel. Ne plus voir ceux-là . Refuser toutes les invitations de telle ou tel parvenus.

Lucy se fâchait un peu. "Mais moi, qu'est-ce que je suis, moi ?".

" Tu es Lucienne de Carpentras, une autre Gabrielle d'Estrées."
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moravia   12 janvier 2014
Biographie. Tome 1 de Yves Navarre
J'ai toujours eu peur des éditeurs. Pour dire "oui", ils se taisent. Ils ne parlent que pour refuser. Refus du "Petit Galopin de nos Corps" par Flammarion alors que je désirais revenir chez eux après la blessante et nulle expérience de la publication de "Niagarak" chez Grasset. Tout ce qu'ils trouvent à me dire, au cours d'un repas, fin août 1976, fut, par la voix d'un de leurs directeurs littéraires, "ce n'est pas le roman que nous attendions de toi".

Mais quel roman attendaient-ils de moi ? Quel autre roman attendent-ils toujours ? Que veulent-ils me faire dire, fascisme ordinaire, répandu, habituel ?

Et ce refus de "Le Temps Voulu", trois ans plus tard, autre déjeuner, avec Robert Laffont qui venait de publier, sans conviction réelle ou bien, plus proche vérité, dans l'idée d'échec ("Navarre s'est trop fait d'ennemis", "Navarre ne se vendra jamais"), quatre romans, et pour ce cinquième m'entendre dire "c'est dommage que Pierre ne s'appelle pas Martine".

On dit des auteurs qu'ils changent d'éditeurs. On ne dit jamais d'un éditeur qu'il change d'auteur. Prudent, l'éditeur refuse oralement. Il se réserve ainsi le droit de nier ensuite ce qu'il a dit. L'auteur piétiné ne peut être que perdant. On dira de lui qu'il ment.
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moravia   23 octobre 2015
Fête des mères de Yves Navarre
Des milliers d'émigrés avaient défilé, plusieurs centaines avaient disparu, des corps avaient été retrouvés dans la Seine et la presse muselée avait tu l'événement.

Le préfet de police avait déclaré "je n'ai pas le début du commencement d'une ombre de preuve".

Seul, ou presque, contre tous, un député avait déclaré à l'Assemblée nationale " La bête hideuse du racisme, que les civilisations, que les institutions ont tant de peine à refouler au fond du cœur de l'homme et de son esprit et de la raison, la bête hideuse est lâchée.

Vite, monsieur le ministre, refermez la trappe."
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moravia   02 décembre 2014
Les loukoums de Yves Navarre
L'un d'eux sifflote une chanson. C'est sa manière de dire qu'il est là. Tout les soirs, la même chanson. Un vieux tube des années trente " I shall walk in your back on your wedding day". Je marcherai pas à pas, dans ton dos, le jour de ton mariage...
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moravia   02 avril 2014
Le jardin d'acclimatation de Yves Navarre
Il dira à Henri, le jour du mariage de Claire avec Gérard .

- "avant, on ne parlait pas de moi parce que ça ne marchait pas. Maintenant, on ne parle plus de moi parce que ça marche trop. Dans notre pays, le succès est suspect ".

Romain Leval venait de se suicider. Tout juste deux lignes dans les journaux du soir. Jean avait ajouté "pour Romain, ce fut pire encore. On lui prêtait des succès pour pouvoir les lui reprocher. Leur loi est meurtrière ".
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moravia   17 avril 2014
Le jardin d'acclimatation de Yves Navarre
Les années passent. Je n'ai jamais pu me défaire de l'inquiétude du courrier. J'attends toujours d'elle une lettre de retour. Comme le parfum "Je reviens". Nous avons vu cette publicité, au cinéma, ensemble. Vous m'avez pris la main, à ce moment-là. Sur l'écran, on voyait des couples, très jeunes, très beaux, se réunir dans des restaurants, dans des gares, dans des aéroports, dans la rue. Et à chaque fois, le nom du parfum, "Je reviens". J'avais la main froide, n'est-ce pas ? Vous étiez la jeune femme de ces couples, mais je n'étais aucun des partenaires possibles.
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