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3.97/5 (sur 779 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 2002
Biographie :

Alice Renard est une écrivaine française.

Diagnostiquée précoce à l’âge de six ans, elle obtient un baccalauréat en filière scientifique. Elle entreprend ensuite des études de littérature médiévale à la Sorbonne.

Du fait de son parcours, elle se dit intéressée par les problématiques de neurodiversité et de l’hypersensibilité.

Elle publie son premier roman, "La Colère et l'Envie" à l'âge de 21 ans. Lors de la rentrée littéraire 2023, son roman, publié aux éditions Héloïse d'Ormesson, est très remarqué et se classe, dès sa parution, parmi les meilleures ventes.

Consacré au silence et à l'éveil d’une voix, il est sélectionné pour le Prix littéraire "Le Monde", le Prix Femina et reçoit le Prix Méduse 2023 puis le Prix littéraire de la vocation 2023.

Alice Renard s’apprête aujourd’hui à expérimenter un nouveau mode de vie dans un petit village des Pyrénées.

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Partez à la rencontre d'Alice Renard, dans les coulisses de l'enregistrement de son premier roman La Colère et l'Envie. Isor n'est pas comme les autres. Une existence en huis clos s'est construite autour de cette petite fille mutique rejetant les normes. Puis un jour, elle rencontre Lucien, un voisin septuagénaire. Entre ces âmes farouches, l'alchimie opère immédiatement. Quelques années plus tard, lorsqu'un accident vient bouleverser la vie qu'ils s'étaient inventée, Isor s'enfuit. En chemin, elle va enfin rencontrer un monde assez vaste pour elle. La Colère et l'Envie est le portrait d'une enfant qui n'entre pas dans les cases. C'est une histoire d'amour éruptive, d'émancipation et de réconciliation. Alice Renard impose une voix d'une incroyable maturité ; sa plume maîtrisée sculpte le silence et nous éblouit. La Colère et l'envie d'Alice Renard a reçu le Prix Méduse 2023 et le Prix littéraire de la Vocation. Lu par Hugues Boucher, Grétel Delattre, Alice de Lencquesaing, Michel Favory "Écoutez un extrait" : https://www.lizzie.audio/content/la-colere-et-l-envie "Rejoignez-nous sur nos réseaux sociaux" Instagram : https://www.instagram.com/lizzie_livresaudio/ Facebook : https://www.facebook.com/Lizzie.LisezAvecLesOreilles Activez la cloche pour être informé de nos nouvelles vidéos et abonnez vous !

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Citations et extraits (142) Voir plus Ajouter une citation
J’ai toujours distingué deux types d’amitié. Les amitiés de circonstances et les amitiés par élection. La différence, la hiérarchie que j’établis entre les deux ne se dit pas en termes d’intensité mais plutôt de prestige moral. Je m’explique. Les amitiés de circonstances (le principe est également valable pour l’amour) se nouent sous une certaine forme de contrainte : nous sommes camarades de classes, collègues, colocataires, voisins. C’est à force de se voir que nous devenons amis. Par la force des choses. Je ne nie pas qu’il faille toutefois un terrain fertile pour que ce genre d’amitié s’établisse – ainsi, nous ne sommes pas amis avec tous nos voisins. Mais la proximité quotidienne enclenche voire force un processus qui, autrement, aurait pu ne jamais advenir. Chaque jour ou presque, le quotidien partagé alimente les conversations et il n’est besoin d’aucun effort pour savoir où et quand se voir, ou quoi se dire. Ces amitiés ou amours de circonstances remplissent nos vies et je ne les méprise pas. Mais il me semble qu’un type de relation supérieure existe : celle par élection. On se croise un jour et, entre nous, les évènements naturels devaient s’arrêter là. C’est nous qui décidons de faire entrer l’autre dans notre vie. Certains qu’il s’agit là d’une chose d’importance, nous nous rappelons, nous nous donnons des rendez-vous, nous nous écrivons puisque nous voulons changer le cours du destin et nous fabriquer de toutes pièces, par la seule force de notre volonté, un quotidien où l’autre soit.
[…] Mais la règle est, me semble-t-il, que plus ou moins plus de notre volonté (plus elle est mise à l'effort) plus l'amitié a de valeur.
(p.64-66)
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Je n'oublierai jamais ce moment, les sourcils velus et arrogants du médecin, un jeune interne en psychiatrie. Docteur Jard - fier comme un coq. Pour lui, tout était clair. Isor avait effectivement des difficultés à se concentrer, c'était tout. Il avait passé trente minutes avec elle, mais ça y est, il la connaissait mieux que nous, avait tout compris, et me démontrait l'infinie supériorité de son expertise par une chiée de mots savants appris d'hier.
(p.28)
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Quand on est jeune, il est absolument impossible de s'imaginer ce que c'est qu'être vieux. Même avec un esprit vif et plein d'imagination, cette idée-là est hors de portée. Peut-être peut-on concevoir ce que le corps subit : l'arthrose, la faiblesse dans le corps pour marcher, dans les bras pour soulever, dans les mains pour ouvrir le moindre opercule. Mais combien l'esprit se fatigue et s'oublie, non, non, c'est inconcevable. Le courage, la patience qui manque à chaque imprévu. Les moindres perturbations vécues comme des bouleversements dont il faut parfois quinze jours pour se remettre. Cette impression qu'on a vidé tous les stocks : d'amabilité, d'enthousiasme, de volonté. Et cette étrange parcimonie de la tendresse qui s'instaure lorsque l'on se persuade que les réserves sont épuisées...
(p. 63)
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Lucien, il m'a donné le monde. Il m'a dit avec ma colère et mon envie je saurai vivre. Toi et toi, tu as peur, le sais. Lucien lui c'est ma confiance. Dit qu'avec la colère et l'envie on vit peut-être même mieux que les autres.
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Pourtant, ton nom, je l’adore. Je te le dirai demain, quand tu viendras. C’est formidable comme il me fait voyager, ton nom. Isor, à mi-chemin entre Isidore et Igor. Isidore de Séville, c’est Carthagène, c’est l’évêque de cette Espagne wisigothe du VIe siècle qui a écrit Les Étymologies. C’est l’Andalousie des premiers siècles du christianisme, et le Guadalquivir qui serpente depuis Cordoue et qu’ont peut-être remonté les Maures. Tout à l’inverse, à l’autre bout du spectre de ton nom, il y a l’hiver russe et ses vents glacés comme des coups de poignard. Un de ces noms du Michel Strogoff que je lisais enfant, et le périple de Moscou à Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale, pour avertir le tsar que les hordes de barbares déferlent. La force russe, la tragédie et la rage face aux envahisseurs – tout cela dans tes yeux grands ouverts.
Mon Isor, assurément ton nom était pour toi, un nom émaillé de vaillance ancienne, patiné de sagesse disparue.
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Lucien me manque encore pire que les couleurs quand vient la nuit
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Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que plus on s'aime, moins on a besoin de se le dire. Non et non. L'amour est un sortilège qu'il faut jeter sans cesse et de nouveau du bout des lèvres, encore et encore. C'est une chanson avec laquelle on vit - qu'il faut faire vivre. Mais dans mon cas, dans notre cas, cette chanson, mon coeur la psalmodie en silence - et je sais que le tien aussi
.
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C’est dans les larmes que l’on pressent la douleur qui doit être la sienne. Une douleur indescriptible, au-delà de tout. Pas au-delà en intensité, non. Simplement, elle prend place hors de là où gisent les douleurs ordinaires. Celle-ci se situe plus loin, plus profond, sur une autre couche, proprement indéracinable. À côté de toute vraisemblance. Vissée à son être par des vis de fer.
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Les regrets, la douleur, je ne sais pas comment, mais j'ai réussi à les faire taire. La tristesse, jamais. Tout s'est anesthésié en elle. Tu sais, mon Isor, un jour la vie vous fait une crasse comme il n'est pas permis, et quelque chose en vous ne se répare jamais – ça ne sert même à rien d'essayer. Et on se laisse redéfinir, comme de la pâte à modeler.
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J'ai toujours été mal à l'aise en compagnie d'enfants. De mon temps, les enfants, soit on les ignorait, soit on les traitait en adultes avant l'âge. C'était nous, les adultes, qui tirions leur sort à pile ou face. Aujourd'hui, j'ai l'impression que les enfants ont perdu leur étymologie. Ils ne sont plus in-fans, ceux qui ne parlent pas encore : ils ont appris à importuner. Ce sont des boîtes à questions, des moulins à demandes. Toujours à attendre de vous quelque chose. Pire que des créanciers, ils vous réclament des comptes.
(p.69)
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