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Note moyenne 3.98 /5 (sur 265 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bagnères-de-Bigorre , le 16/06/1967
Biographie :

Violaine Bérot est une écrivain française.

Elle fait des études à l'Université de Toulouse, où elle obtient en 1987 une licence de philosophie, puis en 1991 devient ingénieur en informatique.

Son parcours professionnel l'a amenée vers la ville, où elle a exercé des postes à responsabilités dans le domaine de l'informatique. A 30 ans, elle a tout lâché pour retourner vivre au plein cœur des Pyrénées. Violaine élève des chèvres et des chevaux en Ariège.

En 1994, elle publie son premier roman, "Jehanne". Elle a déjà fait couler beaucoup d'encre puisqu'elle écrit ses romans au stylo : "Léo et Lola" (paru en 1997 chez Denoël) et "Notre Père qui êtes odieux" (un polar paru chez Baleine en 2000).

Elle quitte sa ferme en Ariège pour s'installer en résidence d'auteur à Laval, grâce à une bourse du CRL Midi-Pyrénée. C'est là qu'elle offre à Lunatique de rééditer "Tout pour Titou" (Zulma, 2000) et "Pas moins que lui" (2013). "Tout pour Titou" a obtenu le prix de SAD (2015).

Après avoir retourné dans sa montagne, elle publie "Nue, sous la lune" en 2017.

son site : https://violaineberot.wordpress.com/
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Source : http://www.aspap.info
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Bibliographie de Violaine Bérot   (11)Voir plus


Entretien avec Violaine Bérot pour son roman Des mots jamais dits :



Dans Des mots jamais dits, vous avez choisi de mettre en scène des personnages dont on ne connaît ni le nom, ni les traits et encore moins le nombre. Le roman n’est pas daté ni localisé. Quel est l’effet recherché ?


Je ne dirais pas que j`ai « recherché un effet ». Si les personnages n`ont pas de noms c`est parce que j`ai voulu faire de cette histoire un conte, or dans les contes il y a un roi, une reine, une princesse, un prince charmant, et il n`est pas important de savoir les nommer autrement que par cette désignation-là.
Pour rester dans un domaine assez irréel, je ne voulais pas non plus de nombres : les petits frères et sœurs sont un lot, comme les amoureux de quinze ans. À chaque lecteur d`en faire ce qu`il veut...
Par ailleurs, un prénom connote immédiatement un texte (époque, milieu social), ce que je ne voulais pas. De même pour les lieux.
Vous auriez pu dire aussi que je décris très peu le physique de mes personnages. Je pense que cela va dans le même sens : ne pas enfermer le lecteur (ou le personnage !) dans une case. Les laisser – lecteurs et personnages – libres.



Comme l’héroïne du roman, vous êtes l`aînée de votre fratrie. Pensez-vous que cette place soit délicate pour un enfant ? L’aîné doit-il avoir davantage de responsabilités vis-à-vis des plus jeunes ?


Je suis l`aînée d`une toute petite fratrie ! Ce n`est pas le cas de l`aînée du roman... Il n`empêche que je pense que chaque place dans la fratrie est particulière, et celle de l`aîné est particulière parce qu`il est le premier enfant né du couple.
Je ne sais pas si l`aîné doit avoir davantage de responsabilités vis-à-vis des plus jeunes : il me semble qu`autrefois c`était évident, maintenant sans doute beaucoup moins.
Je me rappelle avoir lu il y a longtemps un très beau texte de Christian Bobin qui expliquait (beaucoup mieux que je ne vais le dire...) que l`on reconnaît un aîné, à n`importe quel âge de sa vie, à son absence de légèreté. De mon aînée, on peut vraiment dire cela !



Les Mots jamais dits évoqués dans le titre, renvoient aux attentions que les parents sont sensés avoir envers leurs enfants, ces petits mots qui leur permettent de ne pas grandir trop vite. L’héroïne, elle, ne les a jamais entendu. Pensez-vous que cette période d’enfance soit fondamentale pour faire un adulte heureux ?


Je ne pense pas que le titre renvoie seulement « aux attentions que les parents sont sensés avoir envers leurs enfants »… Mais je pense que, oui, l`enfance est fondamentale pour la construction de la vie d`adulte. De là à dire qu`elle est fondamentale pour rendre un adulte heureux, non !



L’héroïne cherche à combler ces attentions familiale au travers de relations amicales. Selon vous, l’amour familial est-il remplaçable par celui de ses amis ? L’héroïne sera-t-elle enfin heureuse ?


Je ne crois pas que l`héroïne cherche à rattraper un manque d`attention familial mais plutôt qu`elle cherche désespérément un amour à la hauteur de ce qu`elle voyait (ou imaginait) de l`amour de ses parents.



Fascinée par l’amour existant entre ses parents, l’héroïne tente vainement de le reproduire avec ses amants. Mais le rêve n’est que chaque fois très court, rapidement délité jusqu’à devenir dégoût. De son côté, la mère vit dans la crainte permanente de perdre son mari. Est-ce là votre vision de l’amour ? Une quête permanente, une attente jamais comblée ?


Je trouve que l`amour est un travail d`équilibriste...Je ne peux pas en dire davantage : je pense que tout ce que j`écris est une tentative de réponse à la question « qu`est-ce que l`amour ? ».



Votre ouvrage Tout pour Titou abordait la question de l’inceste. La relation parents/enfants vous intéresse-t-elle particulièrement ? Pourquoi ?


Ce n`est qu`après avoir écrit que je prends conscience de la récurrence de certains thèmes dans mon travail. Il est vrai que la relation parents/enfants est présente dans pratiquement tous mes romans : dans Léo et Lola je traite de l`inceste volontaire entre frère et sœur, dans Tout pour Titou de mère maltraitante, et même dans Jehanne – pourtant basé sur l`histoire de Jeanne d`Arc – tout commence par la relation difficile d`un père et de sa fille...
Ce qui est sûr c`est que j`aime écrire sur l`intimité, et je pense que l`intime passe par l`enfance et la relation aux parents.



L’héroïne de votre roman subit un avortement alors qu’elle n’apprécie guère sa relation avec son conjoint, à qui elle n’en dit mot. Cet événement est ensuite à de multiples reprises évoqué, comme un souvenir pesant. Pensez-vous qu’un avortement puisse s’oublier ? Est-ce selon vous l’affaire de la mère seule ?


Il est évident qu`un avortement ne peut pas être oublié ! Quelle que soit la façon dont il a eu lieu, il marquera irrémédiablement celle qui l`a pratiqué. Et pourtant, heureusement que l`avortement est possible et légal !
Quant à savoir si c`est l`affaire de la mère seule, cela dépend évidemment des situations !



Violaine Berot et ses lectures :



Quel livre vous a donné envie d`écrire ?


Je suis incapable de le dire. Je lis et j`écris depuis très longtemps. J`ai toujours beaucoup lu. Je ne peux pas dire qu`il y ait eu UN livre qui m`ait particulièrement donné envie d`écrire, mais je peux dire que lire me donne toujours envie d`écrire.



Quel est l`auteur qui vous aurait pu vous donner envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?


Aucun auteur ne me donnera envie d`arrêter d`écrire parce qu`il écrit merveilleusement ! Au contraire, plus c`est beau, plus je m`en régale et veux moi aussi essayer ! Sinon ce serait terrible : soit il me faudrait m`interdire de lire ce qui est beau soit il me faudrait arrêter d`écrire...
Exemples en vrac de ce que je trouve particulièrement beau et que je lis et relis pour m`aider à écrire : Un soir au clubde Christian Gailly, Le livre des nuits et Jours de colère de Sylvie Germain, Les Mains Gamines d`Emmanuelle Pagano, Pêcheur d`Islande de Pierre Loti, Syngué Sabour : Pierre de patience de Atiq Rahimi, mais il y en a des dizaines d`autres ...



Quelle est votre première grande découverte littéraire ?


Difficile là aussi de répondre. Peut-être les auteurs que j`ai découvert avec mon prof de français en seconde : Boris Vian, Jean Giono, Claude Nougaro. Ça jouait avec les mots, la langue, le rythme. J`étais éblouie.



Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?


Il faut savoir que je relis énormément. Il y a des livres que j`ai peut-être lus 30 ou 40 fois. Parmi ceux-là : Dix heures et demie du soir en été de Marguerite Duras, Seuls de Laurent Mauvignier, Ouragan de Laurent Gaudé.



Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?


Je lis très peu la littérature classique. J`ai dû la lire à l`école, mais je ne me souviens plus. Stendhal, Gustave Flaubert, je n`arrive pas à trouver le courage de m`y mettre... Je ne dirais pas pour autant que j`ai « honte de ne pas les avoir lus » : j`assume mes lacunes !



Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?


Dans des styles très différents et chez chacun de mes deux éditeurs :
- chez Lunatique : Mailles à l`envers de Marlene Tissot (même son blog est une mine merveilleuse de petits textes),
- chez Buchet-Chastel : La nuit commencera de Thierry Illouz.



Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?


Je ne connais pas les classiques...



Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?


Je ne retiens pas les citations...
Mais je peux vous relever quelques passages d’Ecrire de Marguerite Duras : « L`écriture c`est l`inconnu. Avant d`écrire on ne sait rien de ce qu`on va écrire. […] Si on savait quelque chose de ce qu`on va écrire, avant de le faire, avant d`écrire, on n`écrirait jamais. Ce ne serait pas la peine. »
C`est exactement comme cela que je vis l`écriture.



Et en ce moment que lisez-vous ?


Je n`aime pas dire ce que je lis à un moment donné, car je lis tout le temps, beaucoup, en prenant les livres au hasard dans les rayons des bibliothèques. Ce que je lis en ce moment n`étant pas extraordinaire, ça ne mérite pas d`être cité... Mais très récemment je viens de lire Cette histoire-là d`Alessandro Baricco (certains passages sont d`une époustouflante poésie).




Entretien réalisé par Marie-Delphine

Découvrez Des mots jamais dits de Violaine Bérot aux éditions Buchet Chastel :






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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
rabanne   15 décembre 2017
Nue, sous la lune de Violaine Bérot
Tu ne t'es pas arrêté, tu as fait le geste en passant, mais dans la journée tu ne me touchais pas, alors sentir sur moi la douceur de ta main, que tu me fasses la surprise de cette caresse, je me souviens de mon trouble, inouï.
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HordeduContrevent   05 juin 2021
Comme des bêtes de Violaine Bérot
Devant l’institutrice qui, je vous le répète, n’était pas une tendre, elle l’a embrassé, lui, son fils, notre idiot de l’école. Et elle ne l’a pas embrassé vite fait, sans y penser, par habitude, non, elle l’a embrassé avec une application et une lenteur incroyables. Ce baiser de mère, moi il m’a bouleversé. Vraiment. Un pareil amour entre une mère et son fils, je n’avais jamais vu ça. Je ne savais pas que c’était possible.
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HundredDreams   26 juillet 2021
Comme des bêtes de Violaine Bérot
Préciser ce que disent les vieux ? Je vous l’ai déjà dit, ce problème avec les fées. Les vieux en démordent pas. Les fées, si on a le malheur de leur reprendre un enfant, deviennent pires que des sorcières. Ils disent que ce qui va se passer va être terrible, que le village se remettra jamais de la malédiction. Je vous répète ce que j’entends. Pour eux il faut relâcher l’Ours et ramener la gosse dans sa grotte. Que tout redevienne comme avant.
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croquignol   16 juillet 2021
Tombée des nues de Violaine Bérot
je l’écoutais le plus consciencieusement possible, je savais que c’était ce qu’il attendait de moi, il disait te moque pas Tony mais en le prenant dans mes mains ça m’a foudroyé j’ai su que c’était le bon bébé le nôtre je l’ai reconnu ça paraît con à dire ça fait cucul la praline et pourtant mon vieux pourtant je sais pas pourquoi peut-être sa façon de se blottir je me suis dit il reconnaît mes mains ça m’a paru évident parce que pendant toutes ces nuits où je croyais seulement poser mes mains sur Marion en réalité c’était le bébé qui se lovait dedans c’est pour ça il reconnaît mes mains et mes mains aussi le reconnaissent tu peux te moquer Tony me balancer que je te raconte un truc sirupeux pour faire pleurer dans les chaumières mais je m’en fous je te jure que mon bébé et moi on s’est reconnus
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mcd30   28 mars 2021
Comme des bêtes de Violaine Bérot
Il ne s'intéressait à rien. Je n'ai jamais réussi à capter son attention. Jamais. Je ne crois pas à cette rumeur qui dit que c'est lui qui élevait l'enfant. Non. Ce genre d'histoire n'existe que dans les contes. Et encore, même dans les contes, quand l'ogre s'intéresse à un enfant c'est mauvais signe.
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croquignol   16 juillet 2021
Tombée des nues de Violaine Bérot
et peut-être que ce petit Denis en est mort, qui sait monsieur, qui sait, et moi je n’avais rien dit, je n’avais pas osé, ça ne se faisait pas, et puis j’étais jeune, mais maintenant je ne peux plus laisser passer de pareilles horreurs sans réagir, parce qu’une femme qui cache sa grossesse, qui accouche seule chez elle, de nos jours, qui abandonne son petit sans soin, un nouveau-né au fond d’une baignoire, comment vous appelez ça vous monsieur
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ChedevC   24 septembre 2021
Tombée des nues de Violaine Bérot
Quand son ombre a fini par me toucher, ça m’a fait un drôle d’effet, comme si elle entrait dans moi, l’ombre, et qu’elle, cette femme, avait pas besoin de faire plus pour que je la comprenne, que son ombre était la seule chose dont elle pouvait me faire cadeau, même si elle en savait rien, parce que cette ombre, c’était la seule chose qu’on lui volerait jamais. (p 230)
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ChedevC   24 septembre 2021
Tombée des nues de Violaine Bérot
C'est cette nuit-là que j'ai compris que ça voulait rien dire, dormir, que c'étaient rien que des petits galops plus ou moins réussis, que la vraie course qui s'arrête jamais, c'est la mort. (p 221)
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mcd30   29 mars 2021
Comme des bêtes de Violaine Bérot
On jouait à le terroriser. On devait attraper l'Ours sans se faire attraper par lui. On montait de véritables battues. C'était des conneries de sales gosses. On était atroces
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ChedevC   22 septembre 2021
Tombée des nues de Violaine Bérot
…, elles avaient recopié en très gros quelques phrases d’un toubib et c’était malin parce que dans nos campagnes ce que dit le médecin a valeur de parole divine, … (p 57)
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