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Note moyenne 3.62 /5 (sur 75 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Anvers , le 27/4/1875
Mort(e) à : Saint-Germain-en-Laye , le 10/4/1932
Biographie :

André Baillon (Anvers, 1875 Marly-le-Roi, 1932), écrivain belge de langue française, surnommé "le Flaubert belge", a signé quelques-uns des plus beaux livres de l’entre-deux-guerres: En sabots, Histoire d'une Marie, Un homme si simple, Délires, Le perce-oreille du Luxembourg… Chefs-d'œuvre de style, d'ironie et de sensibilité, ils composent la poignante confession d'un solitaire écorché, cerné par le désespoir et la folie, mais sauvé par l'obsédante passion d'écrire et par un humour libérateur. Si certains de ses livres ont fait l'objet de rééditions récentes, ainsi que de traductions néerlandaises, d'autres sont encore difficilement accessibles, et l'importance de son œuvre reste méconnue. C'est pourquoi nous avons voulu créer Présence d'André Baillon, afin de faire pleinement reconnaître sa vraie dimension, son talent incisif et sa saisissante modernité, par l'édition d'inédits, de textes devenus introuvables, d'études et essais, par l'échange d'informations entre chercheurs et la promotion de manifestations artistiques. Admirateurs et lecteurs de tous bords sont les bienvenus pour nous aider dans cette tâche!
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Source : http://www.andrebaillon.net/
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André Baillon, le belge de Marly.


Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Nostradamus27   11 novembre 2018
Zonzon Pépette : Fille de Londres de André Baillon
Elle a trouvé sa formule, c'est son mantra, Zonzon elle emmerde tout le monde, parce que tout le monde l'emmerde et parce qu'elle s’ennuie sans arrêt. (...)



"Je t'emmerde" : c'est un moyen pour elle de retrouver sa liberté. Elle a tout le vocabulaire qu'elle pourrait avoir mais elle a trouvé sa formule, celle qui va la définir le mieux et qui va définir surtout le mieux son rapport au monde.
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brigetoun   16 août 2012
Zonzon Pépette : Fille de Londres de André Baillon
Ainsi vêtu, la casquette dans les yeux, Kiki se mêlait au grand monde. Le jour, il ouvrait les portières aux belles dames qui arrivent en voiture. La nuit, il ouvrait d’autres portes, qui n’étaient pas précisément des portières. C’est pour cette raison qu’il chaussait volontiers des espadrilles.
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ccha   22 mars 2010
Le perce-oreille du luxembourg de André Baillon
Cette conversation ne dépasse pas les niaiseries qu'on échange quand on a vidé trop de chopines. Je dirai pour celle-ci et, une fois pour toutes celles qui suivront: que les mots ne sont rien, que le sens caché à l'intérieur est tout, que l'on peut se braver, lutter, ou même s'empoisonner, en ayant l'air de débiter des bêtises.
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Funambule   28 septembre 2012
Le perce-oreille du luxembourg de André Baillon
J'ai besoin que les choses soient totales, qu'elles durent, qu'elles soient avec plénitude, certitude, ce qu'elles sont. Si j'aimais, je voudrais aimer pleinement. Aimer avec mes doigts, avec mes yeux, avec ma bouche, avec mon âme, avec tout ce que renferment mon esprit et mon corps. Toujours, jamais : voilà des mots que je comprends! Ce qui passe, ce qui ne dure pas, ce qui est incertain ce qui arrivera peut-être, ce qui arrivera plus tard
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HannibalLectrice   10 février 2018
Zonzon Pépette : Fille de Londres de André Baillon
Il y a des jours : qu’on mette sa main à droite, qu’on mette sa main à gauche, c’est partout dans la merde.
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brigetoun   16 août 2012
Zonzon Pépette : Fille de Londres de André Baillon
Il en fut, sans trop savoir, à tenir par la gorge une femme qui avait du poivre dans les yeux. Dites, que se passe-t-il dans les yeux d’une femme qu’on étrangle pendant qu’elle a du poivre dans les yeux ? Il finirait bien par voir, il se pencha, il fut tout sur elle ; il en vint ainsi à sentir ce quelque chose de bon comme s’il eût été en amour avec elle ; il pensa : Tant que j’y suis, et sous le peignoir bleu, il fut en amour avec elle.
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Charybde2   28 octobre 2016
Zonzon Pépette : Fille de Londres de André Baillon
L’ALLUMETTE PREND FEU Ce fut un mois d’octobre, à l’époque où la France rappelle ses jeunes classes. Joseph, qui avait ses raisons, quitta Grenelle et débarqua à Londres. Il n’en était pas à son premier voyage. Il avait importé déjà, à l’intention des fondeurs, pas mal de babioles. Mais, cette fois, il arrivait pour du bon et amenait sa môme. Il se rendit au Cercle, il dit :

– Messieurs, je vous présente ma môme Zonzon Pépette.

On répondit : – Ah ! Ah ! Zonzon Pépette.

Et tout fut dit. ☇ Pour le moment, Zonzon Pépette souffrait d’une sacrée jaunisse. Ca la rendait jaune des joues, jaune des mains, jaune de tout ce que de sa viande, elle cachait sous sa jupe. Elle en était fort laide. Même que le grand François, qu’on appelait l’Allumette, après avoir dit comme les autres : « Ah ! Ah ! Zonzon Pépette », se moqua pour lui seul :

– Zut ! La môme à Joseph, elle a une peau d’orange !

Ce qui survint, par la suite, ne lui survint que lentement. Bien pendant huit jours, il ne pensa plus autre chose que :

– Zut, la môme, elle garde sa peau d’orange.

Il avait d’ailleurs à choyer sa môme à lui, une gentille blonde, leste au trottoir et douce, son Tendre Mouton comme il disait, dix fois par jour à bêler :

– Chéri, on s’aime ?

Mais voilà qu’un soir il s’avisa que cette Zonzon avait des joues non plus de jaunisse, mais rouges et tendues, on aurait dit des pommes. Et pas seulement des joues, mais des seins qui tenaient leur place, une bouche qui devait en connaître des choses ! et un fessart acré ! à fatiguer, à lui tout seul, son homme. ☇ Nom de Dieu ! Ça lui entra dans la chair comme une flamme. Le lendemain ça y restait. Et encore plus, les autres jours. Il flambait, François, il voulait la Zonzon, à n’en plus dormir, à s’en gratter où ça le cuisait, à en tanner, pour se distraire, le cuir à sa Lisette, son Tendre Mouton comme il disait, dix fois le jour à bêler :

– Chéri, on s’aime ?
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ClarissaDalloway   14 décembre 2013
Le perce-oreille du luxembourg de André Baillon
Alors écrire, soit. Mais pour qui ? Pas pour mes amis. Je n’en ai plus, je n’en veux plus. Pour mes parents ? Je suis bourré de secrets que je confierais à n’importe qui, sauf précisément à mes parents. Pour les médecins ? Hum ! A force d’en voir ces Messieurs savent une fois pour toutes ce qu’est la vérité : qu’elle est un bras, une glande, un ulcère et pour le reste une bulle en l’air vers laquelle chacun souffle une autre bulle. Ecrire pour eux ! je deviendrais un cas.



Alors si tout simplement j’écrivais pour n’importe qui ? Ou pour moi. Comme en promenade quand on a perdu sa canne, revenir en arrière, fouiller les buissons et, de niaiseries en niaiseries, refaire ses pas, chercher.
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Funambule   30 septembre 2012
Le perce-oreille du luxembourg de André Baillon
La nuit était noire, plus noire que la veille et, dans ce noir, sous mes pieds, de la boue. Je pataugeais là-dedans, comme dans mes mensonges tantôt. Mes idées pataugeaient aussi. Quand le tramway arriva, elles montèrent avec moi.
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Bruno_Cm   06 octobre 2020
Le perce-oreille du luxembourg de André Baillon
Ah ! Jeanne ! Ecrire sur toi, je n'écrirais que du bonheur et mes cahiers n'y suffiraient pas. Un jour, je préparai une lettre? Nous avions passé la soirée ensemble, seul à seul comme on dit. J'écrivis ces mots comme on les prononce. Eh non ! sur le papier ils vivaient. L'un de ces "seul" représentait Jeanne, l'autre c'était moi, seule et seul : un féminin blotti près d'un masculin, quelle communion ! Et puis, il me fallut choisir. Ecrire "seule à seul" ou "seul à seule" ? Il y avait une nuance. Quelle joie de comparer. Comme les idées allaient loin ! Seul à seule, seule à seul, pendant ces jours, je humai ce bonheur.
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