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3.04/5 (sur 134 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1986
Biographie :

Née à Paris en 1986, Anne Akrich est d’origine polynésienne et tunisienne.

À l’âge de douze ans, elle part pour Tahiti où elle passera toute son adolescence avant de retrouver la capitale et de poursuivre des études de littérature à la Sorbonne.

Elle a commencé un doctorat sur les adaptations cinématographiques d’À la recherche du temps perdu, l’a interrompu pour aller à New York écrire le scénario d’un long métrage de fiction avec Jerry Schatzberg, et de retour à Paris, s’est lancée dans l’écriture de son premier roman, 'Un mot sur Irène'. En parallèle, elle travaille, depuis son lancement, pour le journal 'Le 1', dirigé par Éric Fottorino.

Sur les traces de Marlon Brando dans "Il faut se méfier des hommes nus" paru en 2017.

Après un premier roman, Un mot sur Irène, elle publie Il faut se méfier des hommes nus, puis Traité de savoir-rire à l’usage des embryons et enfin, Un nouveau monde, tous les trois disponibles chez J’ai lu.
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Source : Ed. Juillard
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Présenté par Fanny Arama, avec Emma Becker, Anne Akrich et Emilie Notéris La lutte pour l'égalité propulsée par les mouvements féministes n'est pas séparable d'une lutte pour la liberté, de l'acquisition de toutes les libertés – y compris, bien sûr, non une abstraite «liberté sexuelle», mais la possibilité incontestée d'exprimer ses désirs, de rechercher les plaisirs et d'assouvir les jouissances, une fois détruite ou affaiblie la prégnance des paradigmes, des représentations et des stéréotypes par lesquels le système patriarcal a cru «définir», à son profit, la sexualité féminine. Cela produit, on le voit aujourd'hui, une vaste «documentation» sur les spécificités féminines, les données hormonales, l'anatomie du vagin, les zones érogènes et le point G, les représentations en 3D du clitoris – justifiées par le fait qu'il a été ignoré et irreprésentable, sinon imprésentable, pendant des siècles – et tous exhausteurs de plaisir ou les procédes par lesquels on atteint plus aisément l'orgasme. Mais aux yeux de certaines philosophes féministes, cela fait question. Cette sur-exposition du désir féminin, tous ces «modes d'emploi» du plaisir, ne risqueraient-ils pas de transformer la jouissance en injonction – en érigeant ainsi de nouvelles normes – et de constituer une énième tentative de «discipliner», au sens de Foucault, le corps des femmes? le désir, pour être libre, le plaisir, pour être véritable – celui qu'on se donne soi-même, qu'on donne à l'autre et qu'on reçoit – ne pourraient-ils pas être pensés au delà de toute détermination de genre?

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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
J'avais oublié qu'ici on se tutoie , quoi qu'il arrive, tu tutoies et c'est tout . Même le président , tu le tutoies .Ça fait plaisir aux touristes . Oh, tu as vu , ces bons sauvages, tellement chaleureux, à dire "tu" tout de suite, c'est bien , c'est accueillant, ça supprime la distance, ça met sur un pied d'égalité . Ce "tu" prend dans leur bouche une si noble simplicité que l'étranger se croit instantanément leur ami . Il se croit entré dans le cercle de la famille. Il a tort .
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Mais je me contente d'axer sur l'attirance de Brando pour Tahiti et les Tahitiens, les bons métèques qui le sauvent d'Hollywood, sur son amour sincère pour cette île. C'est ce qu'il a de plus émouvant . Cet amour inconditionnel. Il n'a jamais aimé une femme, mais il aura aimé une île. Amen.
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"Fiu" est un mot qui veut tout dire . Ou plutôt , qui veut dire tout ce qui est déplaisant . Tristesse, mélancolie, fatigue, lassitude, ennui, chaleur, nausée, nostalgie. Le "fiu" est l'état dans lequel les Tahitiens vivent en permanence . Il suffit de contempler la mer, les vagues, les cocotiers et de laisser le "fiu" s'emparer de soi . Un "fiu" plombant comme une ancre de baleinier. Quand on est "fiu" , on ne peut rien faire, si ce n' est boire un coup en attendant que ça passe,
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En dépassant Faa'a, elle pointe son doigt vers la mer, une île est née. Un petit bout de roche sorti des eaux, comme au Japon.
- Tu sais ce qu'ils font avec ça ?
- ...?
- De la drogue.
- On fait de la drogue avec tout, ici.
- Ils synthétisent la roche volcanique. Ils appellent ça myth. Dément . Un mélange entre meth et mythe. Futé .
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Tandis que chacun s’émerveille devant cette révolution technologique, Patience quitte la foule et le mystère des hommes. Exit le fantôme. Qu’on est soulagé de ne plus faire partie de la ronde, de pouvoir observer sans être vu, d’être derrière l’écran, désincarné, hors de soi. Enfin, ne plus être que la main transparente qui accompagne un téléphone dans son irrésistible envol. Et quand on fera l’autopsie de ces machines, qu’on les éventrera pour observer leurs veines et leurs organes, que verra-t-on ?
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Dans la passe, une baleine. Tous les passagers poussent des Oh et des Ah. C'est la mère qui aurait été contente . Les baleines , ça la transporte, nager avec elles, c'est peut-être la seule expérience qu'il faut faire avant de mourir, dit-elle souvent.
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L'une des occupations favorites de l'île et d'en faire le tour . On tourne en rond sur la côte pendant 130 km, on s'arrête dans les districts, sur la plage, on en découvre les vallées et les lagons. C'est tout et rien, Tahiti, une minuscule île perdue dans un océan immense, bercée par la nonchalance des êtres et de la nature, un silence sépulcral.
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On passe devant des églises, une adventiste, puis une pentecôtiste, des temples, des témoins de Jéhovah. Il y en a pour tous les goûts. Jamais on aura vu pires affamés de nourritures divines . Est-ce un résidu de leur passé polythéiste ? Les Tahitiens adorent croire ( ...).
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Il est minuit aujourd'hui . A Tahiti, il est midi, hier . Avec le décalage , je pourrais être morte ici et vivante là-bas .
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Des cours de honte, voilà ce qu'il faudrait donner aux enfants. Leur transmettre le sens de la honte. Et par là même de l'honneur et de la dignité. Ne pas oublier que la haine sociale est tapie dans l'ombre, que c'est une bête dans la jungle, prête à surgir et à tout dévorer sur son passage.
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