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Note moyenne 3.91 /5 (sur 85 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Annie Collognat-Barès est une ancienne élève de l'école normale supérieure, elle estProfesseur de lettres classiques, elle a traduit ou commenté des grands de la littérature : Les Métamorphoses d’Ovide, Diderot, Choderlos de Laclos. Elle a publié une Anthologie de la poésie française, de Villon à Verlaine (1998).

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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
milamirage   17 février 2014
Trois frères dans la Grande Guerre : Correspondance inédite de Annie Colognat-Barès
" La destinée de chacun est à peu près tracée, je suis resté pendant quelques temps à travers les balles et les obus, j'en ai vu tomber de mon dépôt, j'en ai vu de morts arrivés après moi.

C'est la guerre ! dans la signification du mot.

Il ne meurt pas celui qui désirerait la mort et ne vit pas celui qui désirerait la mort et ne vit pas celui qui voudrait vivre. "

Jean-Baptiste Blazy à ses parents, 15 août 1915.

[extrait de lettre choisi pour l'ouverture de la note d'intention d'Annie Collognat-Barès]
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Junie   22 octobre 2012
Des troubadours à Apollinaire : Petite anthologie poétique de Annie Colognat-Barès
CHANSON DE BARBERINE



Beau chevalier qui partez pour la guerre

Qu'allez vous faire

Si loin d'ici?

Voyez-vous pas que la nuit est profonde,

Et que le monde

N'est que souci?



Vous qui croyez qu'une amour délaissée

De la pensée

S'enfuit ainsi,

Hélas! hélas! chercheurs de renommée,

Votre fumée

S'envole aussi.



Beau chevalier qui partez pour la guerre,

Qu'allez-vous faire

Si loin de nous?

J'en vais pleurer, moi qui me laissait dire

Que mon sourire

Etait si doux.

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milamirage   09 mars 2014
Trois frères dans la Grande Guerre : Correspondance inédite de Annie Colognat-Barès
Vous voyez d'après les journaux les opérations militaires, elles sont assez favorables à notre sujet, seulement considérez, comme on dit vulgairement, " le journal est un bon âne ", il porte ce qu'on y met. Et personne comme ceux qui viennent de sur le front ne pourra vous dire la vérité.

[lettre de Jean-Baptiste à ses parents,15 avril 1915]
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Junie   22 octobre 2012
Des troubadours à Apollinaire : Petite anthologie poétique de Annie Colognat-Barès
LE RIDEAU DE MA VOISINE



Le rideau de ma voisine

Se soulève lentement

Elle va, je l'imagine,

Prendre l'air un moment.



On entr'ouvre la fenêtre:

Je sens mon coeur palpiter

Elle veut savoir peut-être

Si je suis à guetter.



Mais hélas! ce n'est qu'un rêve

Ma voisine aime un lourdaud.

Et c'est le vent qui soulève

Le coin de son rideau.



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Junie   26 octobre 2012
Des troubadours à Apollinaire : Petite anthologie poétique de Annie Colognat-Barès
ART POETIQUE



De la musique avant toute chose,

Et pour cela préfère l'Impair

Plus vague et plus soluble dans l'air,

Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.



Prends l'éloquence et tords-lui son cou!

Tu feras bien, en train d'énergie,

De rendre un peu la Rime assagie.

Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où?



O qui dira les torts de la Rime?

Quel enfant sourd ou quel nègre fou

Nous a forgé ce bijou d'un sou

Qui sonne creux et faux sous la lime?



De la musique encore et toujours!

Que ton vers soit la chose envolée

Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée

Vers d'autres cieux à d'autres amours.



Que ton vers soit la bonne aventure

Eparse au vent crispé du matin

Qui va fleurant la menthe et le thym...

Et tout le reste est littérature.
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Junie   22 octobre 2012
Des troubadours à Apollinaire : Petite anthologie poétique de Annie Colognat-Barès
COMPLAINTE AMOUREUSE



Oui, dès l'instant que je vous vis,

Beauté féroce vous me plûtes;

De l'amour qu'en vos yeux je pris,

Sur le champ vous vous aperçûtes;

Mais de quel air froid vous reçûtes

Tous les soins que pour vous je pris!

En vain je priai, je gémis:

Dans votre dureté vous sûtes

Mépriser tout ce que je fis.

Même un jour je vous écrivis

Un billet tendre que vous lûtes,

Et je ne sais comment vous pûtes

De sang-froid voir ce que j'y mis.

Ah! fallait-il que je vous visse,

Fallait-il que vous me plussiez,

Qu'ingénument je vous le disse,

Qu'avec orgueil vous vous tussiez!

Fallait-il que je vous aimasse,

Que vous me désespérassiez,

Et qu'en vain je m'opiniâtrasse

Et que je vous idolâtrasse,

Pour que vous m'assassinassiez!



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milamirage   02 mars 2014
Trois frères dans la Grande Guerre : Correspondance inédite de Annie Colognat-Barès
LE TÉMOIGNAGE DES ÉCRIVAINS

Dire l'indicible : souvent les mots manquent à ceux qui ont connu l'expérience de la tranchée pour exprimer ce qu'ils ont vécu. Parmi les combattants, plusieurs écrivains ont fait entendre leur point de vue : si on compare les témoignages, celui des "simples" poilus est peut-être moins "littéraire", mais il demeure tout aussi émouvant.
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orbe   08 novembre 2013
Complètement mytho - Dieux et déesses de la mythologie de Annie Colognat-Barès
Hélios, le soleil, n'a pas plus tôt attelé son char qu'il est occupé toute la journée à faire le tour du ciel : habillé de feu, il doit lancer continuellement ses rayons et il n'a même pas le temps, comme on dit, de se gratter l'oreille. En effet, si dans un moment d'oubli, il s'accordait une petite pause et relâchait sa vigilance, ses chevaux s'emballeraient, ils sortiraient de la voie tracée et ils mettraient le feu partout. Séléné, la Lune, ne dort jamais : elle fait aussi son tour de ciel pour éclairer ceux qui font la fête, complètement éméchés, ou qui reviennent de souper à une heure indue.
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ElGatoMalo   26 octobre 2012
Des troubadours à Apollinaire : Petite anthologie poétique de Annie Colognat-Barès
L'écureuil



Leste allumeur de l'automne, il passe et repasse sous les feuilles la petite torche de sa queue.
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berym_   09 septembre 2020
Des troubadours à Apollinaire : Petite anthologie poétique de Annie Colognat-Barès
René-François Sully Prudhomme - Le vase brisé



Le vase où meurt cette verveine

D'un coup d'éventail fut fêlé ;

Le coup dut l'effleurer à peine :

Aucun bruit ne l'a révélé.



Mais la légère meurtrissure,

Mordant le cristal chaque jour,

D'une marche invisible et sûre,

En a fait lentement le tour.



Son eau fraîche a fui goutte à goutte,

Le suc des fleurs s'est épuisé ;

Personne encore ne s'en doute,

N'y touchez pas, il est brisé.



Souvent aussi la main qu'on aime,

Effleurant le cœur, le meurtrit ;

Puis le cœur se fend de lui-même,

La fleur de son amour périt ;



Toujours intact aux yeux du monde,

Il sent croître et pleurer tout bas

Sa blessure fine et profonde ;

Il est brisé, n'y touchez pas.
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