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3.93/5 (sur 60 notes)

Nationalité : Hongrie
Né(e) à : Budaptest , le 1er mai 1901
Mort(e) à : Balf , le 27 janvier 1945
Biographie :

Szerb Antal est un grand critique littéraire, écrivain, professeur et éditeur hongrois.

Ses parents appartiennent à la classe moyenne juive, et se sont convertis au catholicisme. Il est donc baptisé et fréquente le lycée piariste de Budapest.

Influencé par Sándor Sík, prêtre et poète religieux, il étudie la littérature allemande et anglaise, séjourne en Italie et à Paris et passe une année à Londres. C'est à vingt ans que ses premiers poèmes furent publiés dans la prestigieuse revue hongroise Nyugat (l'occident). En 1926, sa thèse sur Ferenc Kölcsey, est publiée par la revue Minerva, ou il occupe un poste de rédacteur.

À 37 ans il devient président de la société hongroise des études littéraires. Il écrit des romans comme La légende de Pendragon (A Pendragon legenda, 1934) et surtout le célèbre Voyage au clair de lune (Utas és holdvilág) en 1937.

Bien que, par ses parents, converti au catholicisme, il est considéré comme juif par les lois anti-juives. Interdit d’exercer en tant que professeur, il est envoyé en travail forcé à Balf, pour creuser les tranchées anti-tanks contre l’armée russe. Il y meurt d’épuisement et de mauvais traitements.

Son œuvre la plus reconnue réside dans deux volumes d'histoire littéraire : Histoire de la littérature hongroise (1934) et Histoire de la littérature mondiale (1941).
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Source : wikipedia.org
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Citations et extraits (10) Ajouter une citation
Dans la gigantesque tour, on n'entendait que le doux bruissement des livres qu'on feuillette. Tout le monde était à sa place : à l'entrée se trouvait un Noir barbu en chapeau melon qu'on avait dû, je crois, installer là lors de l'inauguration, au siècle dernier et, tout autour de moi était assis les vieux farfelus qui foisonnent dans les diverses bibliothèques de l'Univers.
Tout le monde était à sa place... ou presque.
Depuis des mois, je m'étais habitué à voir sur la chaise située à ma droite une vieille dame toute plate qui étudiait le comportement amoureux des peuplades primitives, le visage empreint d'une expression désapprobatrice. Ce jour-là, la dame n'était pas là et il n'y avait même pas son parapluie pour symboliser sa présence. p 18
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L'instinct de conservation provoque chez l'homme ce qu'on peut appeler sans exagération des miracles .J'ai connu quelqu'un qui s'est tiré une balle dans le cœur après avoir, pendant plusieurs minutes ,tâté ses cotes pour être sur de viser juste . Et il est toujours en vie et se porte bien : selon les médecins , au dernier moment , son cœur avait fait un saut de coté .
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My way is to begin with the beginning, j'ai l'habitude de commencer par le commencement, disait Lord Byron et si quelqu'un savait ce qui était convenable pour un Anglais distingué, c'était bien lui.
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Dans ce paysage à l’atmosphère délétère, un petit personnage était aussi en perdition, un voyageur qui marchait en s’aidant d’une canne, au clair de lune. Il savait que le voyageur errait depuis longtemps dans des contrées de plus en plus désertes, parmi des arbres tourmentés et des ruines stylisées, effrayé par les vents et les loups, et peut-être n’y avait-il personne d’autre qui voyageât ainsi dans la nuit et qui fût si seul (p. 230).
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Et surtout, ceci : on ne sent pas la fatigue tant qu’on marche, mais seulement quand on s’arrête. La lassitude accumulée en quinze années n’accabla Mihály qu’à Terontola, lorsque par l’effet d’un acte manqué, il était monté dans le train qui l’avait emmené de plus en plus loin d’Erzi, vers la solitude et vers lui-même (p. 88).
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Tant de pèlerins, d’exilés, de fugitifs sont allés à Rome au cours des siècles, et il s’y est passé tant de choses… d’ailleurs, tout s’est toujours passé là-bas. C’est pourquoi on dit que tous les chemins mènent à Rome. Va à Rome, Mihály, ensuite tu verras. […] Laisse-toi guider par le hasard. Remet-en entièrement à lui, n’aie pas de programme…
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La route de Mihály est une pente descendante, même s’il survit, même s’il survit à tout et atteint une vieillesse paisible et ennuyeuse. Nous portons en nous le sens de notre route, et c’est en nous que brillent les étoiles éternelles qui bornent notre destin. (p. 215)
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Mawiras-Tendal écrivit ce qui suit :
Très honoré monsieur le comte, je sais qu'après ces mois difficiles, vous aimeriez profiter de vos vacances à Venise sans vous préoccuper des affaires de l'Etat. Cependant il se passe ici des choses qui feraient bouillir le sang de tout Alturien, et auxquelles on ne peut assister sans réagir. Il est expressément de votre devoir de faire cesser ces exactions. C'est pourquoi je vous prie de prêter une attention toute particulière à ces quelques lignes où je me permets d'exposer brièvement les détails de ces basses manœuvres.
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"Que le fantôme d'un vieil Anglais apparaisse la nuit dans un château ancien, rien de plus normal, la littérature nous y prépare. On promet un enterrement à ses os et l'affaire est réglée." P.58
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Il faut une certaine dose d’anormalité pour franchir le seuil de Llanvygan.
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