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Note moyenne 3.7 /5 (sur 216 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Sheffield , le 24/08/1936
Biographie :

Antonia Susan Byatt, écrivain britannique, est habituellement connue sous le nom de A. S. Byatt.

A. S. Byatt a fait ses études au Newnham College, Université de Cambridge, Bryn Moor en Pennsylvanie, USA et Somerville College, Université d’Oxford, mais son travail de recherche au sein de cette dernière a pris fin avec son premier mariage. Elle a enseigné à la London University, la Central School of Art and Design et à l’University College de Londres. S’étant par la suite consacrée uniquement à l’écriture, A. S. Byatt a publié plusieurs romans, dont le plus connu est Possession, titre qui a remporté le prestigieux Booker Prize en 1990. Deux de ses livres ont été adaptés au cinéma : le même Possession et Des Anges et des Insectes.

Renommée également pour ses nouvelles, A. S. Byatt semble avoir été influencée par Henry James et George Eliot, ainsi que Emily Dickinson, T. S. Eliot et Robert Browning, dans la mesure où elle conjugue le naturalisme et l’imaginaire de la littérature victorienne. Elle choisit de présenter l’imaginaire non comme une évasion, mais comme une alternative à la vie quotidienne, créant une sorte de genre en partie réaliste, en partie expérimental, souvent appelé « hybride ».

Outre ses ouvrages de fiction, A. S. Byatt a également publié divers travaux critiques, notamment des études sur l’œuvre de Iris Murdoch. Son premier roman, Shadow of a Sun, l’histoire d’une jeune fille qui grandit dans l’ombre d’un père dominateur, a été publié en 1964 et a été suivi par The Game (1967), étude des relations entre deux sœurs. The Virgin in the Garden (1978) est le premier volume d’un quatuor portant sur l’histoire d’une famille du Yorkshire. Cette histoire se poursuit dans Still Life (1985) et Babel Tower (1996). Le quatrième et dernier roman de cette série a pour titre A Whistling Woman (2002). L’ensemble décrit l’Angleterre du milieu du XXe siècle, avec comme personnage principal Frederica, une femme « bas–bleu », l’une des premières à étudier à Cambridge, ensuite divorcée, refaisant sa vie à Londres. Les deux derniers volumes couvrent les années 1960 et abordent les utopies et rêves de révolution de l’époque.

La sœur cadette de A. S. Byatt, Margaret Drabble, est également une romancière connue.

En 2009, elle gagne le Grand Prix du Festival Metropolis bleu.


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Source : wikipédia
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A.S. Byatt recently visited Toronto's Harbourfront Center to talk to Eleanor Wachtel about her new novel, The Childrens Book.


Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Antonia Susan Byatt

"Nous nous racontons tous notre propre vie à nous-mêmes, nous y sommes obligés, pour lui donner un sens ; mais dès l'instant où nous le faisons, nous exerçons sur elle une sorte de pouvoir imaginatif, fantastique, dont nous sentons bien qu'il est corrompu."

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Et Vincent Van Gogh ? La Provence est telle qu'il l'a peinte, et nous utilisons ses images comme des îcones par quoi reconnaître certaines choses, les cyprès par dessus tout, les oliviers, certaines configurations des rochers et de la végétation, la lignes des Alpilles, la plaine de la Crau, la lumière même.

Il était venu (...) avec des espérances esthétiques précises. Il s'attendait à voir des motifs "japonais", les couleurs de Monticelli, les formes de Cézanne et de Renoir, la lumière du Sud célébrée par Gauguin comme une nécessité mystique. Il vit ces choses comme il espérait qu'elles seraient. Il vit aussi des choses hollandaises dans la lumière française, des ponts qui n'étaient pas formellement différents de ceux de Delft ou de Leyde, des couleurs dans la lumière éblouissante qui lui rappelaient essentiellement la douceur des bleus et des jaunes de Vermeer. Egalement, et simultanément, il vit ce que personne n'avait encore vu, ce qu'il lui était donné de voir. Les tournesols, les cyprès, les oliviers.

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Je ne crois pas que la pulsion d'écrire sur les pays étrangers puisse être étroitement comparée au plaisir sensuel qu'un peintre découvre en une lumière nouvelle, des formes nouvelles, des couleurs nouvelles - Monet voyant le Cap d'Antibes en bleu et rose, Turner voyant l'éclatante et liquide lumière vénitienne à Venise, Gauguin à Tahiti. Un pigment est un pigment, la lumière est la lumière dans n'importe quelle culture. Mais les mots, acquis lentement toute une vie durant, appartiennent à un ensemble différent de perceptions du monde, ils ont grandi avec nous.

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Une femme belle, avait dit Simone Weil, sait, en se regardant dans la glace : "C'est moi." Une femme laide sait, avec une égale certitude : "Ce n'est pas moi."

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Elle fut sauvée du désespoir, ainsi qu'elle devait fréquemment l'être plus tard dans la vie, par la rage de la compétition à l'état pur, émotion hideuse mais efficace.

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Qui peut supporter la pensée que des mains avides fouillent le bureau de Dickens à la recherche de papiers personnels, de la notation de sentiments intimes - qui lui appartenaient à lui seulement à lui - qui n'étaient pas destinés à la consommation du public - et pourtant ceux-là même qui ne voudront pas relire ses merveilleux ouvrages avec un soin véritable vont se repaître de sa soi-disant Vie dans ses Lettres.

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Le matin, le monde entier avait une étrange odeur nouvelle. C'était l'odeur des lendemains de guerre, une odeur verte, une odeur de feuilles déchiquetées et de résine qui suinte, de bois écrasé et de sève éclaboussée, une odeur âpre, qui rappelait l'odeur de la pomme lorsqu'on y a mordu. C'était l'odeur de la mort et de la destruction, et elle sentait le renouveau, la vie et l'espérance.

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Le muscle sinueux de sa queue monstrueuse
Bat l'eau blafarde de son bain en fines gerbes
D'écume aux reflets diamantés, voile dansant
De l'eau pesante en l'immobilité de l'air...

L'époux savait déjà les délices neigeuses
De son buste marbré d'un lacis bleu de veines...
Mais jamais ses regards n'avaient vu la beauté
De l'éclat argenté dont luisaient les écailles
Et des feux ardoisés que jetait sa nageoire...
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Il se pensait venu trop tard dans un siècle trop vieux.
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L'année précédente, il avait monté 'Hamlet' au collège et Marcus y avait été une extraordinaire et angoissante Ophélie. Le jeu du garçon avait quelque chose de la qualité de ses mathématiques et de sa musique, quelque chose de simplement transmis, comme la faculté de communiquer du médium. Son Ophélie était docile, lointaine, presque automatiquement gracieuse ; les chansons et le monologue de la folie étaient une parodie hésitante et délitée de ces qualités. Il n'avait pas campé une jeune fille charnellement attirante, mais une créature vulnérable, et cependant physiquement crédible. Il avait donné aux scènes de flirt et de paillardise la gaucherie d'une extrême incertitude sur la façon de mener de pareilles formes d'entretien, ce qui correspondait exactement à la conception qu'Alexander se faisait de la manière dont le rôle devait, ou du moins pouvait être joué. Il avait livré cette humeur, ces manières, sur les indications les plus minces d'Alexander, mais avait toujours attendu des explications d'une sorte ou d'une autre, n'ajoutant jamais rien de son propre chef, sinon un instinct apparemment impeccable pour le rythme du langage, la chute des vers. Les garçons qui n'ont pas encore atteint l'âge de la fausse honte sont merveilleux à diriger et capable de donner, Alexander le savait bien, une profondeur dont ils n'ont pas conscience à des vers qu'ils ne comprennent pas. Mais Marcus avait accompli quelque chose d'extraordinaire qui avait ému Alexander, l'avait en vérité effrayé, encore qu'il eût apparemment été le seul à réagir ainsi. Aucune autre interprétation d'Ophélie n'avait rendu aussi clair le fait que les événements de la pièce brisent et fracassent purement et simplement une conscience innocente.

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