AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.73 /5 (sur 171 notes)

Nationalité : Israël
Né(e) : 1982
Biographie :

Ayelet Gundar-Goshen est scénariste et romancière.

Titulaire d'un M.A. en psychologie clinique à l'Université de Tel-Aviv, elle a fait ses études de cinéma à l'École de cinéma et de télévision Sam-Spiegel à Jerusalem.

"Une nuit, Markovitch" (2012) est son premier roman.

Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Deuxième partie de notre rencontre avec Ayelet Gundar-Goshen pour la sortie de son livre « Une nuit, Markovitch » aux Éditions Presses de la Cité.
Podcasts (1)

Citations et extraits (136) Voir plus Ajouter une citation
viou1108   18 septembre 2017
Réveiller les lions de Ayelet Gundar-Goshen
Emigrer, c'est passer d'un endroit à un autre, avec, attaché à ta cheville comme un boulet d'acier, le lieu que tu as quitté. Voilà pourquoi il est si difficile d'émigrer: marcher à travers le monde en ayant les pieds entravés par un pays tout entier, c'est quelque chose qu'il faut être capable de supporter.
Commenter  J’apprécie          330
Lorraine47   13 août 2016
Une nuit, Markovitch de Ayelet Gundar-Goshen
Sache qu'elle n'a peut-être pas les seins aussi parfaits que ceux de Rachel, mais elle a tellement d'humour que tes couilles jouent des castagnettes rien qu'en l'écoutant. (P31)
Commenter  J’apprécie          230
Under_the_Moon   19 août 2016
Une nuit, Markovitch de Ayelet Gundar-Goshen
[...] le contraire de l'amour n'est ni la haine ni l'invective, mais la sereine indifférence.
Commenter  J’apprécie          230
kielosa   15 octobre 2019
Une nuit, Markovitch de Ayelet Gundar-Goshen
" Même le poing serré fut un jour une main ouverte."



Yehouda Amihaï



(page 9).
Commenter  J’apprécie          233
krzysvanco   29 décembre 2018
Réveiller les lions de Ayelet Gundar-Goshen
Il sait parfaitement qu’on ne peut rien voir dans ce garage tant l’obscurité est épaisse, pourtant il se retourne sur son matelas pour lui faire face et relève les paupières. Noir total. Des yeux qui ne voient rien voient tout, justement. La preuve : surgit aussitôt l’epaule ronde qui lance des éclairs chaque fois qu’elle se penche pour ramasser quelque chose et que sa manche tombe un peu sur le côté. Surgissent ses seins, enfin libérés de l’entrave des robes en coton, gonflés et fièrement dressés. Surgissent ses lèvres, ses joues, ses hanches. Et ses mouvements félins, sa démarche, toute de désir contenu, endormi et sauvage. La distance qu’elle veille à garder, la force qu’elle dégage et la certitude que jamais il ne pourra entrer en elle - même s’il la pénétrait - voilà qui met son sang tellement en ébullition que c’en est presque douloureux.
Commenter  J’apprécie          200
Shan_Ze   25 août 2016
Une nuit, Markovitch de Ayelet Gundar-Goshen
Oui, on aurait pu penser qu'ils ne vieilliraient jamais. Pourtant si, ils vieillirent. Oh, cela n'arriva pas brusquement, cela n'arrive jamais brusquement. On se concentre sur les broutilles du quotidien - l'éducation des enfants, le travail, un ou deux bons repas - et tout à coup on relève la tête et, ça y est, on est vieux.
Commenter  J’apprécie          191
ericlesapiens   16 avril 2018
Réveiller les lions de Ayelet Gundar-Goshen
Ressentir un léger malaise ne signifie pas souffrir. On peut passer une vie entière plus ou moins mal à l'aise.
Commenter  J’apprécie          200
Ziliz   07 septembre 2016
Une nuit, Markovitch de Ayelet Gundar-Goshen
Trois jours plus tard le bateau entrait dans le port de Jaffa sous les applaudissements d'une foule massée le long des quais. Sur le pont, les femmes épongeaient la sueur de leur front. Il faisait chaud. Très chaud. [...] La seule consolation fut, pour toutes les passagères, de découvrir qu'une déesse telle que Bella Zeigermann avait, elle aussi, des glandes sudoripares. Joie prématurée : les deux taches qui s'étendaient sous ses aisselles ne servirent qu'à révéler aux hommes qu'elle était bien de nature humaine et non fantasmatique. Ils se mirent donc à redoubler d'efforts pour essayer de tisser avec elle des liens qui ne se termineraient pas en même temps que la traversée. C'est ce qui explique qu'elle descendit du bateau entourée d'une dizaine de courtisans qui se disputaient l'honneur de porter ses bagages, alors que leurs épouses légitimes, abandonnées sans scrupule, ployaient sous le poids des leurs.

(p. 92-93)
Commenter  J’apprécie          170
Ziliz   09 septembre 2016
Une nuit, Markovitch de Ayelet Gundar-Goshen
- Sachez, madame, qu'il est mort en héros.

[...] Elle lui jeta un regard railleur.

- On ne meurt pas en héros, on meurt en mort.

Comme il ne trouvait pas quoi répondre à une telle affirmation, d'apparence très simple, mais qui contenait en elle les germes d'une dangereuse controverse, il prit son courage à deux mains et déclara :

- Il y a tout de même une différence certaine.

Elle se releva et se dirigea vers la cuisine. Markovitch se hâta de la suivre. Presque toute la vaisselle et les vivres ayant servi de projectiles, ne restait plus sur le plan de travail qu'un poulet un peu gras.

- Tu vois ce poulet que je préparais avant ton arrivée. Eh bien, penses-tu qu'il fera la différence si on le mange en boulettes ou en escalopes ?

- Ce n'est pas la même chose, car...

- Pareil pour mon homme ! le coupa-t-elle. Mon imbécile, fainéant, infidèle, chaud lapin et gros porc de mari, tu crois qu'il fera la différence si on l'enterre en héros ou en salopard ?

Et elle lui jeta le poulet à la figure.

(p. 280-281)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Under_the_Moon   20 août 2016
Une nuit, Markovitch de Ayelet Gundar-Goshen
Regarde-nous, regarde ce pays, regarde la terre d'Israël. Deux mille ans, nous l'avons attendue, nous avons soupiré en rêvant à elle, nous dormions la nuit en étreignant une manche de sa chemise, car qu'est-ce que l'Histoire sinon une manche de chemise vide, sans goût et sans odeur ? Tu penses qu'elle nous accepte ? Qu'elle répondra à notre amour ? Foutaises ! Cette terre ne fait que nous rejeter, elle nous envoie au diable et nous frappe sans pitié. D'abord les Romains, ensuite les Grecs, puis les Arabes, et maintenant les moustiques. Alors quoi ? Quelqu'un ici s'est-il dit : Puisqu'elle ne veut pas de nous, nous devons nous en aller ? Ou encore : Il ne faut pas rester de force sur une terre qui essaie de se débarrasser de nous dès l'instant où nous l'avons foulée. Non. On s'accroche et on espère. On espère qu'un jour viendra où, peut-être, elle regardera alentour, nous verra et nous dira : Vous, c'est vous que je veux.
Commenter  J’apprécie          150
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Guy Bedos dans des films adaptés de romans

Futures Vedettes, le film français réalisé par Marc Allégret et sorti en 1955. Guy Bedos y joue le rôle de Rudi, le violoniste, est une adaptation de Entrée en scène, un roman de ...?...

Pearl Buck
Vicky Baum

10 questions
69 lecteurs ont répondu
Thème : Guy BedosCréer un quiz sur cet auteur
.. ..