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Note moyenne 4.19 /5 (sur 2646 notes)

Nationalité : Irlande
Né(e) à : Dublin , le 30/04/1971
Biographie :

John Boyne est un écrivain irlandais.

Il étudie la littérature anglaise au Trinity College de Dublin et l'écriture créative à l'université d'East Anglia, située à Norwich, où il reçoit le prix Curtis-Brown.

Il amorce une carrière d'écrivain et publie neuf romans pour adultes et cinq pour adolescents, notamment en 2006, "Le garçon en pyjama rayé" ("The Boy in the Striped Pyjamas"), roman qui devient n° 1 du New York Times Bestseller List et se vend à plus de 6 millions d'exemplaires dans le monde, avant d'être adapté au cinéma en 2008 par le réalisateur Mark Herman pour le compte de la société de production Miramax.

Son roman jeunesse paru en 2019, "My Brother's Name is Jessica", porte sur une adolescente transgenre racontée par son frère.

"Le garçon en pyjama rayé" et "Le garçon au sommet de la montagne" figurent sur la liste des œuvres recommandées par le Ministère de l'Éducation nationale français pour les collégiens

Il est un critique littéraire régulier pour "The Irish Times" et a été un des juges pour les deux prix littéraires Hennessy et le Prix International IMPAC Dublin Literary, outre le fait d'avoir assumé la présidence du jury du Prix 2015 de la Banque Scotia Giller.

En 2012, il reçoit le Hennessy littéraire Hall of Fame Award pour son œuvre. Il remporte aussi 3 Book Awards irlandais du livre pour enfants de l'année, le Choix du livre populaire de l'année et Short Story of the Year.

Il a gagné plusieurs prix, y compris des prix littéraires internationaux, le Prix Qué Leer de l'année en Espagne et le Prix Gustav-Heinemann Paix en Allemagne.

son site : http://www.johnboyne.com

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Cette semaine, la librairie Point Virgule vous présente trois nouveautés particulièrement marquantes issues du rayon littérature étrangère : - Ce qui vient après, JoAnne Tompkins, éditions Gallmeister, 26,30€ - Moi, Julia - Un empire, une destinée, Santiago Posteguillo, éditions du Cherche midi, 23,90€ - Le syndrome du canal carpien, John Boyne, éditions JC Lattès, 22,90€


Citations et extraits (335) Voir plus Ajouter une citation
sebastolivre   27 avril 2020
L'audacieux Monsieur Swift de John Boyne
« Allez au bout de votre pensée », insistai-je en me penchant vers lui. Si j'avais été plus courageux, j'aurais pu lui prendre la main. « Vous voulez quoi ?

— Je veux devenir un écrivain reconnu, répondit-il et peut-être aurais-je dû percevoir l'intensité de la détermination dans sa voix, et m'en effrayer. C'est tout ce qui m'importe. Je ferai tout ce qu'il faudra pour réussir.

— Bien entendu, lui dis-je en reprenant ma place. Les jeunes hommes veulent toujours conquérir le monde. Suivre le mythe d'Alexandre le Grand.



Page 28, JC Lattès, 2020.
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sebastolivre   30 avril 2020
L'audacieux Monsieur Swift de John Boyne
A la seconde où il arriva sur la terrasse, Gore remarqua que le jeune homme avait beaucoup travaillé son apparence. Il donnait l'impression de sortir à peine du lit, Ses cheveux bruns étaient soigneusement coupés, tombant assez sur son front pour qu'il soit forcé de les repousser de temps en temps. Il portait une chemise blanche très chère, minutieusement froissée, et un short bleu marine qui lui arrivait juste en dessous du genou, dévoilant des mollets galbés à la pilosité agréable. Une paire d'espadrilles et le genre de lunettes de soleil que portait Marcello Mastroianni dans La Dolce Vita complétaient la panoplie tandis qu'une brise légère soufflait jusqu'au nez

de Gore un parfum agréable mêlant savon bon marché, shampoing, draps frais et sueur adolescente.



Pages 119-120, JC Lattès, 2020.
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santorin   15 janvier 2021
Le secret de Tristan Sadler de John Boyne
Les semaines passent, on avance on s'arrête, on tire au fusil, on balance nos grenades, et rien ne semble jamais changer. Un jour on nous dit que notre ligne de front progresse bien et qu'il n'y en aura plus pour longtemps, mais le lendemain ont nous dit que l'avenir est sombre et qu'il faut se préparer au pire. Mon corps ne m'appartient plus : les poux ont accepté d'en partager la jouissance avec les rats et la vermine, qui me grignotent à l'envi. Je me console en pensant qu'après tout ce sont eux les maîtres des lieux, et moi l'envahisseur. Quand, au réveil, je découvre un de ces parasites en train de me mordiller le haut du corps, frétillant du nez et des moustaches avant de lancer l'assaut, je ne bondis plus en l'air en poussant des hurlements : je me contente de l'écarter du revers de la main, comme je le ferais d'une mouche importune dans le parc Saint-James. C'est la norme à présent et je lui accorde peu d'attention ; au lieu de ça je respecte ma routine, qui consiste à rester à mon poste ;

tenir la ligne de front ; monter à l'attaque quand vient mon tour de risquer ma vie ; manger quand je peux ; fermer les yeux et essayer de trouver le sommeil ; laisser passer les mois, en me disant qu'un jour, soit tout sera achevé, soit ce sera moi qui le serai.
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viou1108_aka_voyagesaufildespages   13 juillet 2018
Les fureurs invisibles du coeur de John Boyne
[Cyril, 7 ans, à Maude, sa mère adoptive, auteure de 6 romans]:

- Avez-vous beaucoup de lecteurs?

- Oh non. Dieu m'en préserve. Il y a quelque chose de terriblement vulgaire dans les livres qui ont du succès, tu ne trouves pas?

- Je ne sais pas. Je ne lis pas beaucoup, malheureusement.

- Moi non plus, répondit Maude. Je ne me rappelle pas le dernier roman que j'ai lu. Ils sont tous tellement ennuyeux, et les écrivains s'épanchent indéfiniment [...].

"Pourquoi ne voulez-vous pas que les gens lisent vos livres, Maude? me lançai-je, une question que je ne lui avais jamais posée.

- Pour la même raison que je n'entre pas chez des étrangers pour leur dire combien j'ai fait de selles depuis le petit déjeuner. Ca ne les regarde pas.

- Alors, pourquoi les publiez-vous?

- Il faut bien faire quelque chose, Cyril, non? dit-elle en haussant les épaules. Autrement, ça ne sert à rien de les écrire."
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sebastolivre   04 mai 2020
L'audacieux Monsieur Swift de John Boyne
« C'est ridicule, je sais, j'ai cinquante-huit ans après tout.

— Et lui ?

— Vingt-quatre.

— Est-ce qu'il est homo? C'est difficile à dire. Il est resté tellement énigmatique sur ce sujet pendant le dîner hier soir.

— Je crois que Maurice est ce qu'il a besoin d'être, quand il en a besoin. C'est un manipulateur, c'est certain, Et je ne l'aime pas beaucoup, Gore, pour être honnête, Parfois je crois même que je le déteste. Il est grossier et désagréable, totalement égocentrique et il me traite comme un chien, Mais je n'arrive pas à me libérer de son emprise. Quand nous sommes ensemble, je souffre, et quand nous sommes séparés, il occupe toutes mes pensées. Je me demande avec qui il est, ce qu'il fait, s'il lui arrive de penser à moi. Ce n'était pas comme ça quand nous nous sommes rencontrés, bien entendu. J'avais le dessus. Je suis... eh bien, je suis ce que je suis.



Page 140, JC Lattès, 2020.
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gouelan   16 février 2017
Le garçon en pyjama rayé de John Boyne
- [...] Au fait, je m'appelle Bruno.

- Moi, c'est Shmuel, dit le garçon.

Bruno plissa le front, pas certain d'avoir bien entendu.

- Comment ? demanda-t-il.

- Shmuel, répondit le garçon, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Et toi, c'est comment ?

- Bruno.

- Je n'ai jamais entendu ce nom-là, dit Shmuel.

- Et moi, je n'ai jamais entendu le tien, dit Bruno. Shmue. (il réfléchit.) Shmuel, répéta-t-il. J'aime bien le bruit que cela fait quand je dis Shmuel. On dirait le vent qui souffle.

- Bruno, dit Shmuel, en hochant joyeusement la tête. Oui, je crois que j'aime bien ton nom aussi. On dirait quelqu'un qui se frotte les bras pour se réchauffer.

- C'est la première fois que je rencontre un Shmuel.

- Il y a des dizaines de Shmuel de mon côté de la barrière, dit le garçon, des centaines probablement. J'aurais bien aimé avoir un nom à moi tout seul.

- Je n'ai jamais rencontré de Bruno, dit Bruno, à part moi, bien sûr. Je crois que je suis le seul.

- Tu as de la chance, remarqua Shmuel.

- Sans doute.
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ivoirine   13 février 2008
Le garçon en pyjama rayé de John Boyne
Partout où ils posaient les yeux, des gens, des grands, des petits, des vieux, des jeunes. Certains en groupes, parfaitement immobiles, les mains le long du corps, tentaient de garder la tête haute, tandis qu’un soldat paradait devant eux, ouvrant et fermant la bouche à toute vitesse comme s’il leur criait dessus. D’autres, enchaînés, un peu comme des bagnards, poussaient des brouettes d’un bout à l’autre du camp, surgissant d’un endroit que Gretel et Bruno ne pouvaient voir, pour aller plus loin, derrière un baraquement, où ils disparaissaient à nouveau
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doudou94   24 novembre 2014
Le garçon en pyjama rayé de John Boyne
(Pavel, un détenu du camp de "Hoche-Vite", doit éplucher les légumes chaque soir chez Bruno. Cet après-midi-là, ce dernier a fabriqué une balançoire avec un pneu et est tombé. Pavel le soigne et désinfecte sa plaie.)



-Je ne comprends pas, dit Bruno, qui voulait avoir le fin mot de l'histoire. Si vous êtes docteur, comment se fait-il que vous serviez à table ? Pourquoi ne travaillez-vous pas dans un hôpital ?

Pavel hésita longuement avant de répondre et Bruno resta silencieux, sentant confusément que la politesse exigeait qu'il attendît que Pavel fût prêt à parler.

-Avant de venir ici, j'exerçais la médecine, finit-il par dire.

-Vous vous exerciez ? demanda Bruno, qui ne connaissait pas bien le sens du terme. Vous n'aviez donc pas un bon niveau ?
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viou1108_aka_voyagesaufildespages   13 juillet 2018
Les fureurs invisibles du coeur de John Boyne
[dialogue entre Cyril et Julian, 7 ans]:

- Tu veux dire que tes parents ne dorment pas ensemble?

- Oh non, dis-je. Les tiens, si?

- Bien sûr.

- Mais pourquoi? Vous n'avez pas assez de chambres?
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Nastie92   24 novembre 2014
Le garçon en pyjama rayé de John Boyne
Bruno réfléchit à la bonne formulation pour ne paraître ni grossier ni désobligeant.

- Qui sont ces gens dehors ? finit-il par dire.

Père pencha la tête de côté, un peu embarrassé par la question.

- Des soldats, Bruno. Des secrétaires. Du personnel. Tu en as déjà vu.

- Non, pas ceux-là, dit-il. Les gens que je vois de ma fenêtre, dans les baraques, au loin. Ils sont tous habillés pareil.

- Ah, ceux-là, dit Père, en hochant la tête, avec un léger sourire. Ces gens... ce ne sont pas des gens, Bruno.

Bruno fronça les sourcils.

- Ce ne sont pas des gens ? demanda-t-il, doutant de ce que Père voulait dire.

- Du moins, pas comme nous l'entendons, poursuivit Père. Mais, pour l'instant, tu ne devrais pas t'en occuper. Ils n'ont rien à voir avec toi. Et tu n'as absolument rien en commun avec eux.
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