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Note moyenne 3.79 /5 (sur 992 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Versailles , le 19/08/1966
Biographie :

Benoît Séverac est un auteur français de romans et de nouvelles en littérature noire et policière adulte et jeunesse.

Touche-à-tout, il a été tour à tour guitariste-chanteur dans un groupe punk, comédien amateur, travailleur agricole saisonnier, gardien de brebis sur le Larzac, restaurateur de monuments funéraires, vendeur de produits régionaux de luxe, dégustateur de vins, conseiller municipal, clarinettiste dans un big band de jazz puis co-fondateur d’une fanfare rock-latino-jazz.

Il s'est d'abord fait connaître par ses nouvelles, il est lauréat des concours du Lecteur du Val (2002) et d'Encre de Garonne (2004).

En 2007, vint également la publication de son premier roman, "Les Chevelues" (éd. Tme), qui a reçu le Grand Prix Littéraire de la ville de Toulouse 2008, le Prix de la ville de St-Lys, le Prix Calibre 47 du salon Polar’encontre 2009.

Il a publié aux éditions Syros, "Silence" (2011), "L’Homme-qui-dessine" (2014), "Little sister" (2016) et participé à l’anthologie de nouvelles "Hammett Détective" (2015). Ses romans ont remporté de nombreux prix, certains ont été traduits aux États-Unis ou adaptés au théâtre.

"Silence" obtient notamment le Prix 2012 du Polar Jeunesse de Montigny-lès-Cormeilles (95), Prix 2012 de littérature jeunesse de Balma (31), Prix 2012 du salon de littérature jeunesse de Mirande (32) et Prix du Polar lycéen d'Aubusson 2015.

Benoît Séverac enseigne l’anglais à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse ainsi qu’aux étudiants du Diplôme National d’Œnologie de Toulouse. Il est dégustateur agréé par le Comité Interprofessionnel des Vins d’Alsace.

Il est membre co-fondateur des Molars, association internationale des motards du polar.

son site : www.benoitseverac.com
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Benoît Séverac est un professeur d'anglais qui vient de publier son premier ouvrage. En plein atelier d'écriture en maison de détention, l'idée de son roman "Tuer le fils" lui vient à l'esprit. Marqué par la fulgurance et la puissance des écrits des détenus, l'auteur y a puisé toute son inspiration. Il partage son expérience en milieu carcéral.  Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
Citations et extraits (212) Voir plus Ajouter une citation
Ziliz   20 novembre 2011
Silence de Benoît Séverac
- Tu as voulu impressionner une fille ?

(Jules fait oui de la tête sans cesser de pleurer.)

- Tu n'es pas le premier. C'est typiquement masculin.

- Typiquement con.

- L'homme reste un animal, même évolué. Tu as agi comme unanimal.

- Comme un con.

(p. 38)
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Ziliz   28 avril 2016
Le chien arabe de Benoît Séverac
Il [son père] les a éduqués dans un islam mou. Il ne comprendra jamais. Depuis le 11 septembre, il ne cesse de répéter que les fondamentalistes ne plaident pas pour la cause des musulmans. Que le salafisme est une forme dévoyée de l'islam. Que Daech est un ramassis de voyous. Que l'islam est une religion pacifique. Peut-être, mais qu'est-ce que cette attitude conciliante - pour ne pas dire soumise - a rapporté aux musulmans depuis des siècles ? Les Maghrébins sont les larbins des Européens. Les pays arabes sont un vaste cirque capitaliste corrompu où les djellabas ont beau avoir remplacé les costards trois-pièces, les poches des cheiks sont aussi pleines que celles des princes de la City à Londres. Pendant ce temps, leur peuple crève.

(p. 124-125)
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Ziliz   26 mars 2016
Little sister de Benoît Séverac
Qui aurait cru que j'aurais à me battre contre des musulmans, moi qui, en tant que révolutionnaire [espagnol], ai toujours défendu la cause palestinienne, pris le parti des peuples opprimés par les empires coloniaux, combattu le racisme pour ce qu'il était, une énième forme d'oppression ? Me voilà, comme tout le monde, pris dans une guerre dont je ne veux pas parce qu'elle nous divise au lieu de nous unir, mais que nous devons mener parce que les véritables fascistes, ce sont les fondamentalistes islamistes désormais.

Dire que j'ai passé clandestinement des moudjahidin afghans au Maroc à une époque, et que mon père a aidé le FLN pendant la guerre d'Algérie ! Ceux-là se battaient contre l'occupant ! Les mollahs d'aujourd'hui exterminent leur propre peuple. On ne sait même pas ce qu'ils veulent.

Si mes compagnons de lutte, ceux qui sont morts sans voir la fin du franquisme, voyaient ce que sont devenus les pays qu'ils ont aidé à se soulever, ils se retourneraient dans leur tombe.

(p. 140-141)
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Adriatik   07 novembre 2018
115 de Benoît Séverac
En 1991, quand le bloc soviétique s’est effondré, elle avait onze ans. On lui a enseigné que l’Occident était l’ennemi ; le capitalisme, une dégénérescence ; l’ambition personnelle, un trouble psychiatrique. Elle a appris à survivre en cas d’attaque bactériologique ou nucléaire ; à démonter et remonter une Kalachnikov les yeux bandés…
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Ziliz   29 avril 2016
Le chien arabe de Benoît Séverac
Bernet a découvert et continue à découvrir avec des yeux de moins en moins ébahis la violence viciée, la lie d'une ville où sont venus s'échouer tous les inadaptés qu'il n'a jamais vus dans son Comminges natal, parce que, trop visibles, ils déguerpissent tôt des campagnes pour se fondre dans la faune de la ville : les prévenus retors, les délinquants d'à peine douze ans et déjà plus vicelards qu'un maquignon, les macs, les camés... Tous ces gens non recyclables. Bernet doute parfois, sent bien qu'il va y laisser des plumes et que, s'il doit un jour changer d'orientation, détourner la tête pour ne plus voir tout ça, il faut qu'il le fasse tout de suite, avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'il ne soit lui-même devenu incapable de faire autre chose que ça, incapable d'avoir d'autres fréquentations que ces gens-là et des flics, fêlés comme il finira par l'être.

Le brigadier-chef Decrest ne relève pas quand il lui parle ainsi. Lorsqu'il lui pose une question, elle répond à côté. Que dire à un bon élément, sain et sympathique comme Bernet : 'Vous avez raison, foutez le camp avant qu'il ne soit trop tard, fuyez, retournez dans vos montagnes et faites facteur ou ouvrez un tabac-presse ?' Que deviendrait la Police nationale si tous ses éléments sensés en désertaient les rangs ? Que deviendrait-elle, elle, en tant que chef, si seuls les cow-boys restaient ?

(p. 218)
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orbe   12 mars 2016
Little sister de Benoît Séverac
Dans les affaires de terrorisme, sache-le, les membres de la famille sont considérés comme des suspects potentiels, pas comme des victimes. C'est terrible, c'est injuste, mais c'est ainsi.
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Ziliz   26 avril 2016
Le chien arabe de Benoît Séverac
Il essaie de se rappeler ce qui les a amenés jusqu'ici [djihad], Nejib et lui : les années d'ennui dans la cité ; les frustrations, l'envie de tout ce qu'ils ne posséderaient jamais ; le collège où il n'y avait plus rien à casser et qui n'offrait aucune autre perspective que le lycée professionnel en face pour apprendre un métier du bâtiment où, en s'échinant, on ne pourrait espérer gagner mieux que le SMIC ; mais surtout, ce regard. Le regard des serveurs dans les cafés, des vendeurs dans les magasins, des vigiles à Auchan, des flics du centre-ville. Même à la piscine, un des rares endroits où Français et Arabes se croisent - au collège, ça fait longtemps que les Français ont mis leurs enfants à Toulouse-Lautrec où à Raymond-Naves -, lui et ses potes du quartier n'avaient jamais le bon maillot, la bonne serviette de bain. Alors ils faisaient du bruit et ils dérangeaient tout le monde pour qu'on les craigne, pour avoir gain de cause d'une manière ou d'une autre, quitte à ce qu'on les traite de demeurés.

(p. 26-27)
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Ziliz   25 avril 2016
Le chien arabe de Benoît Séverac
Les Izards, Toulouse nord, à trois stations des Minimes - ce quartier si cher à Nougaro - a depuis longtemps une réputation sulfureuse. "Ici, même les mémés [qui] aiment la castagne" ont été détrônées par plus violents qu'elles.

Un moment surnommé Le petit Mirail - du nom de l'immense zone urbaine à l'ouest de Toulouse - le quartier des Izards est progressivement devenu l'un des endroits les plus malfamés de la ville, plaque tournante du trafic de stupéfiants dans le Sud-Ouest.

Il a finalement gagné ses lettres de noblesse le jour où un de ses jeunes a décidé que le crime de petite envergure ne suffisait pas et qu'il était temps d'inventer l'islam radical, version scooter et caméra GoPro.

En découvrant que Mohamed Merah avait grandi aux Izards, Toulouse a été frappée de stupeur. Elle s'est tournée vers ce bout d'elle-même, rejeton aux confins de la ville, cette ancienne terre maraîchère encore associée à la paysannerie dans l'inconscient des autochtones, que l'administration fiscale a affublée du terme de 'Toulouse nord' - dans le Midi, tout ce qui est estampillé nord souffre d'un déficit d'image - à laquelle la régie municipale des transports a accordé d'être desservie par le métro, mais dont le nom même de la station - Trois-Cocus - prête à sourire... Toulouse donc s'est penchée sur cet appendice nécrosé, jusque-là oublié, et a commencé à trembler : le petit quartier à la marge était devenu fournisseur officiel de terroristes.

[Note de l'auteur, p. 9-10]
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Pays_des_contes   31 août 2011
Silence de Benoît Séverac
- Je te propose de travailler à partir de cette liste.

Jules met ses sourcils en point d’interrogation.

- Tu remplaces chaque petit plaisir perdu / par un petit plaisir de substitution, / chaque activité devenue impossible / par une activité de substitution possible pour un sourd.

- De substitution ?

- De remplacement. Que tu pourras faire à la place de.

- Par exemple ?

- Ton premier point : écouter de la musique. / Remplace la musique par une autre activité artistique. Quelque chose que tu voudrais explorer. / La peinture, par exemple.

- Beurk.

Damien tourne les paumes des mains vers le ciel et incline la tête, l’air de dire : « Ah, ça, mon gars ! » puis il prend le stylet :

- Il va falloir t’intéresser à des choses nouvelles.

- Ma passion, c’est la musique.

- Tu en entretiendras le souvenir, mais…

Jules n’attend pas que Damien finisse sa phrase :

- Je ne pourrais pas vivre sans musique.

Damien essaie d’écrire aussi vite qu’il peut :

- Il te faudra pourtant.

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nadiouchka   12 mai 2017
Trafics de Benoît Séverac
Emporté par son enthousiasme, l’émir annonce que le quartier des Izards sera un laboratoire pour un nouveau djihad sur le sol européen, la vitrine des bienfaits de l’islam radical…, Toulouse la tête de pont de Daech sur la rive nord de la Méditerranée.

P.60
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