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Note moyenne 3.77 /5 (sur 1193 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Versailles , le 19/08/1966
Biographie :

Benoît Séverac est un auteur de romans et de nouvelles en littérature noire et policière adulte et jeunesse.

Touche-à-tout, il a été tour à tour guitariste-chanteur dans un groupe punk, comédien amateur, travailleur agricole saisonnier, gardien de brebis sur le Larzac, restaurateur de monuments funéraires, vendeur de produits régionaux de luxe, dégustateur de vins, conseiller municipal, clarinettiste dans un big band de jazz puis co-fondateur d’une fanfare rock-latino-jazz.

Il s'est d'abord fait connaître par ses nouvelles, il est lauréat des concours du Lecteur du Val (2002) et d'Encre de Garonne (2004).

En 2007, vint également la publication de son premier roman, "Les Chevelues" (éd. Tme), qui a reçu le Grand Prix Littéraire de la ville de Toulouse 2008, le Prix de la ville de St-Lys, le Prix Calibre 47 du salon Polar’encontre 2009.

Il a publié aux éditions Syros, "Silence" (2011), "L’Homme-qui-dessine" (2014), "Little sister" (2016) et participé à l’anthologie de nouvelles "Hammett Détective" (2015). Ses romans ont remporté de nombreux prix, certains ont été traduits aux États-Unis ou adaptés au théâtre.

"Silence" obtient notamment le Prix 2012 du Polar Jeunesse de Montigny-lès-Cormeilles (95), Prix 2012 de littérature jeunesse de Balma (31), Prix 2012 du salon de littérature jeunesse de Mirande (32), Prix du Polar lycéen d'Aubusson 2015, Prix 2013 des collégiens du Territoire de Belfort...

Benoît Séverac enseigne l’anglais à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse ainsi qu’aux étudiants du Diplôme National d’Œnologie de Toulouse. Il est dégustateur agréé par le Comité Interprofessionnel des Vins d’Alsace.

Il est membre co-fondateur des Molars, association internationale des motards du polar.

son site : www.benoitseverac.com
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En partenariat avec le festival Quais du Polar de Lyon, nous vous proposons de découvrir 3 polars incontournables conseillés par l'auteur Benoît Séverac, dont le dernier livre 'Tuer le fils' a paru à la Manufacture de livres début 2020. Voici les livres qu'il a choisis : 1:07 https://www.babelio.com/livres/Dobyns-Sepulture/46159 3:12 https://www.babelio.com/livres/Highsmith-LEmpreinte-du-faux/14685 6:54 https://www.babelio.com/livres/Varenne-Trois-mille-chevaux-vapeur/580314 Abonnez-vous à la chaîne Babelio : http://bit.ly/2S2aZcm Toutes les vidéos sur http://bit.ly/2CVP0zs Suivez-nous pour trouver les meilleurs livres à lire : Babelio, le site : https://www.babelio.com/ Babelio sur Twitter : https://twitter.com/babelio Babelio sur Facebook : https://www.facebook.com/babelio/ Babelio sur Instagram : https://www.instagram.com/babelio_/

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Citations et extraits (283) Voir plus Ajouter une citation
Harioutz   13 juin 2020
Tuer le fils de Benoît Séverac
Cahier de Mathieu Fabas - Centre de détention de Poissy - Mardi 6 février 2018 - Atelier d'écriture n° 2



Je n'ai pas beaucoup de souvenirs heureux de mon enfance. Le calendrier de l'Avent en est un. A l'approche des fêtes, chaque matin, au moment de partir à l'école, j'étais autorisé à ouvrir le sachet du jour garni par ma mère, et a emporter à l'école les friandises interdites le restant de l'année.

C’est elle qui avait confectionné le calendrier en feutre rouge, blanc et vert, et brodé à la main les numéros des jours que j'égrenais jusqu’à Noël. Après sa mort, mon père l'a remisé et je n'ai plus eu droit au décompte magique et gourmand.



Un jour, à l'Intermarché du coin, alors que nous faisions les courses, je suis tombé sur un calendrier de l'Avent Kinder Surprise. J'ai essayé de le glisser discrètement dans le caddie, mais mon père s'en est aperçu. Il l'a repêché et s'en est débarrassé dans un rayonnage.

« Tu ne vas pas te laisser avoir par leurs attrape-couillons » a-t-il dit en me menaçant d'une torgnole si j'insistais.

J'y ai échappé grâce à la présence dans les travées de mamans qui ont tourné la tête dès qu'il a élevé la voix. Mon père savait pertinemment qu'il ne pouvait pas me gifler en public.

Dans ces moments-là, je devais avoir un air triomphant ou vindicatif, car il me fusillait du regard et semblait dire que je ne perdais rien pour attendre.



Je garde un souvenir vivace de l'impatience et la joie qui m'animaient lorsque j'ouvrais le sachet quotidien garni par ma mère.

A présent, je suis dans le même état en comptant les jours qui me séparent du deuxième atelier d'écriture. Ma fièvre est contenue par ce carnet qui, à peine entamé, a agi comme un baume. Mon enfermement m'a tout de suite paru plus supportable. Il trouve presque un sens. Tout au moins une pertinence, une finalité.



Fidèle aux instructions de l'écrivain qui anime notre atelier, je noircis des pages, pour le simple plaisir de noter ce qui me passe par la tête, ou parce que ce matériau peut un jour trouver quelque utilité à la construction d'une œuvre de fiction.



- Nourrissez votre imagination, nous enjoint-il. Ne croyez pas en l'inspiration. Elle est une fainéante passive alors que l'acte de création est volontaire et actif. Construisez votre base de données, votre banque d'expressions, de sensations, dans laquelle vous puiserez le moment venu pour façonner une scène, donner un corps à un personnage …



Nous lisons à voix haute ce que nous avons écrit pendant le mois écoulé. Nous nous écoutons sans faire de commentaires.

L’écrivain dit que pour le moment, nous ne devons pas nous juger mutuellement. Simplement nous écouter.

Puis nous faisons des exercices sous contrainte. C'est ce que je préfère.



La consigne du jour est : « Dehors, dedans, on fait tous les mêmes rêves ».



- Ne me servez pas une soupe réchauffée, le vieux cliché du taulard incompris qui rêve de liberté ou de vengeance contre la société qui un jour reconnaîtra ses motivations …



Certains d'entre nous ont hoché la tête, d'autres ont souri. Nous l'avons tous trouvé courageux de s'adresser à nous sur ce ton. Il a beau être en compagnie de la crème du centre de détention, ceux qui lisent ou font du théâtre, s'intéressent à l'écriture et à la culture, il a beau avoir un bipper d'alarme accroché à la ceinture, il se trouve seul dans une pièce de vingt mètres carrés en compagnie de neuf bonhommes condamnés à de longues peines, et pas pour avoir volé des carambars au tabac-presse du coin …Même s'il ignore les raisons pour lesquelles nous sommes derrière les barreaux, et s'il n’a à aucun moment cherché à les connaître - un bon point pour lui.
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Cancie   11 octobre 2020
Tuer le fils de Benoît Séverac
J'espère seulement que ma demande de participation à l'atelier d'écriture sera acceptée. ils peuvent refuser de façon arbitraire, juste pour me faire chier ; ils n'auront même pas besoin de justifier leur décision.

C'est la prison : non seulement on te prive de liberté, mais on peut t'infliger ce genre de petites frustrations. Ils doivent craindre qu'on se plaise trop entre leurs murs et qu'on abuse de leur hospitalité.
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Fandol   11 juillet 2020
Tuer le fils de Benoît Séverac
Morteau lui plaisait. Rien que son nom était une gourmandise ! Un type qui portait un tel patronyme ne pouvait pas être foncièrement mauvais.
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Cancie   09 octobre 2020
Tuer le fils de Benoît Séverac
Le genre humain était décevant et il n'en était plus surpris. Il s'étonnait peut-être de continuer à en être affecté. pourvu que cela dure, estimait-il ; tant qu'il aurait cette capacité à s'émouvoir, tout n'était pas fichu.
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Cancie   12 octobre 2020
Tuer le fils de Benoît Séverac
Le repas de quartier, c'était le test ultime pour savoir si un citoyen pouvait s'intégrer à la meute ou pas. Si tu n'aboyais pas avec eux, les membres de la communauté se retournaient contre toi et te mordaient à mort.
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Cancie   12 octobre 2020
Tuer le fils de Benoît Séverac
Le Tour, c'était sacré pour Patrick Fabas, mélange de torpeur estivale et de ferveur nationale, jouissance d'assister aux efforts surhumains des cyclistes harassés de soleil pendant qu'on sombre soi-même dans son canapé. Et puis, un vélo, ça restait un deux-roues aux yeux d'un motard, donc respect.
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Fandol   18 juillet 2020
Tuer le fils de Benoît Séverac
Tu sais, les femmes sont prêtes à tout entendre, et presque tout nous pardonner, pourvu qu’on ne leur raconte pas des salades. Ce qu’elles détestent par-dessus tout, c’est qu’on ne leur fasse pas confiance.
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Cancie   11 octobre 2020
Tuer le fils de Benoît Séverac
C'est comme ça en prison : on n'est jamais content pour autrui. On ne pense qu'à soi. Quand la chance sourit à l'un de nous, on ne le supporte que parce que cela nous rappelle qu'une embellie est encore à espérer. Statistiquement, le bonheur se rapproche un peu plus chaque fois qu'un de nos camarades tire la bonne pioche.
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Harioutz   13 juin 2020
Tuer le fils de Benoît Séverac
- Et Nicodemo ? s’enquit-il en mâchant.

- Quoi, Nicodemo ?

- Qu'est-ce qu'il devient ? Ça fait un bon bout de temps que je ne l'ai pas vu.

- Bah, il a un coup de mou en ce moment.

Morteau leva deux sourcils interrogateurs.

- C’est à cause de son fils.

- Je croyais que ses enfants étaient grands ?

- Il faut croire que grandir ne les empêche pas de faire des conneries.

- C’est grave ?

- Non. Un désaccord entre les parents et leur rejeton sur son orientation de carrière … Gérard est un fils de prolos, il conçoit mal qu'on aspire à autre chose qu’à gravir l'échelle sociale.
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Fandol   19 juillet 2020
Tuer le fils de Benoît Séverac
Cérisol se dit que décidément, son groupe battait de l’aile : sur une équipe composée à l’origine de quatre éléments, le premier s’était suicidé, le deuxième avait des doutes existentiels, le troisième contestait l’autorité de son chef de groupe en le traitant de « patriarche condescendant » doublé d’un « snob hautain » ! Décidément, c’était lui, qui gardait le mieux le cap !
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