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3.8/5 (sur 99 notes)

Nationalité : Côte d'Ivoire
Né(e) à : Assinie , le 10/01/1916
Mort(e) à : Abidjan , le 09/03/2019
Biographie :

Homme de lettres et homme politique ivoirien.

Auteur prolifique, Dadié a l’avantage d’avoir livré à la postérité des œuvres du champ de la nouvelle, du roman, de la poésie, du théâtre et de l’essai. Parallèlement à une production littéraire féconde, il est doublement prix littéraire d’Afrique noir (Patron de New York, 1965 et La ville où nul ne meurt, 1968). Sa poésie, militante, se caractérise par une démarche elliptique et une appropriation décomplexée de son statut d’homme noir, comme en témoignent les vers :

« Je vous remercie mon Dieu de m’avoir créé Noir
Le blanc est une couleur de circonstance
Le noir, la couleur de tous les jours
Et je porte le Monde depuis l’aube des temps
Et mon rire sur le Monde, dans la nuit, crée le Jour »
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Poésie - Les lignes de nos mains - Bernard Binlin DADIÉ


Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
Le fleuve, survolé de mouettes, était comme un tapis uni tiré par une main invisible. Sur la berge, des vaguettes, sans dentelure aucune, d'un bloc comme du velours qu'on déploie, venaient mourir.
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Pour coucher "noir sur blanc"
Il ne faut pas être grand clerc
Mais avoir des visions plein les yeux
Et le coeur bien en peine.
La masure que décoiffe l'ouragan
Est un sujet
Le taudis sans rideaux,
- Même usé, c'est un luxe -
Sans une fleur qui égaye les yeux,
- C'est de trop -
En est un autre.
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Bernard Binlin Dadié
Protester, c'est prouver qu'on vit, qu'on suit attentivement…

UN NÈGRE À PARIS.
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Partout se dresse un Dieu coléreux ayant à sa gauche le fouet et à sa droite les bonbons. Un Dieu à l'image du Blanc chez nous, avec ses médailles d'une main et sa prison de l'autre.
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Lorsque tout le monde a fini de parler, on arrive à l'acte suprême qui décide du sort du gouvernement, on vote. D'un côté ceux qui veulent que le gouvernement meure et avec lui tous ses servants, et de l'autre, ceux qui veulent le reconduire. Le plus souvent ce sont ces derniers qui l'emportent. Lorsqu'il arrive aux premiers de gagner la partie, le gouvernement tombe puis se reforme, mais qu'y voit-on ? Les mêmes hommes ayant simplement changé de siège, c'est-à-dire de fonctions.
Il y a des gens qui sont pour le gouvernement ce que sont les pique-bœufs chez nous, ils ne l'abandonnent jamais, et toujours lui survivent, ils le piquent, le piquent jusqu'à ce qu'il meure.
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Bernard Binlin Dadié
L'homme est un être merveilleusement idiot, cherchant toujours un appui si fragile soit-il.

UN NÈGRE À PARIS.
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Si nous confions la garde de nos villages à des génies, les Parisiens laissent ce soin à des espèces de guerriers d'une importance considérable. Personne n'entreprend une action, ne fait un geste sans penser à eux. On les appellent journalistes. Une race turbulente, à l'origine obscure. […] Des gens à l'esprit fort curieux et à la plume hardie, alerte, faisant uniquement métier d'écrire. En somme des espèces de paresseux ne sachant absolument rien faire de leurs dix doigts, mais dont la tête toujours travaille, travaille si bien qu'elle est toujours chaude. Ces journalistes qui se posent en censeurs et s'arrogent le droit de trancher de tout, de tuer un homme ou de le porter aux nues selon leur humeur du jour, ne sont point crieurs publics, ni batteurs de tam-tams. La complexité de leur caractère autorise à dire qu'ils sont les deux à la fois car souvent un seul article fait plus de bruit que huit tam-tams déchaînés et lorsqu'ils se mettent en tête d'orchestrer une affaire, ils n'y vont jamais de main morte. […] Au demeurant des gens doux, pacifiques, bavards par profession, inquisiteurs par déformation, et silencieux par calcul. Ne sont-ils pas souvent dans les secrets d'État ? Un ministre apposant une signature ne pense-t-il pas d'abord à cette race de guêpes-maçonnes qui d'un coup d'ailes jette à terre le plus bel édifice ministériel ? Nous avons nos génies ; ils ont ici leur journalistes : et tous nous font trembler parce que nous ne savons jamais ce qu'ils pensent. Une affaire les intéresse-t-elle ? Ils la montent en épingle. Dans le cas contraire ils font autour d'elle la grande conspiration du silence.
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Bernard Binlin Dadié

Mon rêve
n'est pas d'avoir
un chalet dans la montagne
un nid d'aigle au Kilimandjaro,
des bassins fleuris pour les songes des jours
et des parquets où se mirent des lustres d'or.

Mélodie dans le silence de mes jours.
Lueurs sur mon chemin dans les ténèbres
Où notre amour se profile en bouquets d'étoiles.

Mon rêve
est
d'être à toi;
de sentir
dans tes mains
l'ardeur
de ma flamme
en toi
ma folie
d'aimer.

Mon rêve
est
d'être à toi
ce soir.
Toujours.


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Sous notre ciel à chaleur constante il y a des parties de chasse difficiles, celles qu'on livre aux trafiquants, aux margouillats, aux papillons et aux idées, parce qu'on ne sait presque jamais où ils se couchent et comme dit le proverbe, « ce ne sont pas toujours les porteurs de tam-tams qui sont les bons danseurs ». Eh oui ils ont tellement d'attaches qu'il est parfois difficile de les exterminer. Tu ne comprends pas. Je sais, ça ne fait rien ; l'essentiel étant plutôt de constater que de comprendre. Et l'on croit parfois arrêter une danse parce qu'on s'est emparé du porteur de tam-tam. Que fait-on de la chanson qui trottine dans la tête des gens ? Peut-on l'arrêter, lui dire : Euh ! toi, sors de cette demeure ? Lavage de tête, de cervelle, on en parle ! dans ce domaine, que la tête soit blanche ou noire, blonde ou brune, voire chauve, on perd toujours sa lessive.
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Des femmes poussent leur lourde poitrine devant elles, avec dessus le poids de tous les regards des hommes.
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