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Note moyenne 2.92 /5 (sur 18 notes)

Nationalité : Suède
Né(e) : 1980
Biographie :

Titulaire d'un doctorat à l'Université de Lund (2009), Carl Cederström est enseignant chercheur, professeur de "organization studies", à la Stockholm Business School de l'Université de Stockholm.

Il est le coauteur de "Le syndrome du bien-être" (The Wellness Syndrome, 2015) (Edition de l'échappée 2016), de "Dead Man Working" (Zero Books, 2012) et de "How to Stop Living and Start Worrying" (Polity Press, 2010).



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"The Wellness Syndrome" - Carl Cederström.


Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
deuxquatredeux   17 février 2017
Le syndrome du bien-être de Carl Cederström
Le syndrome du bien-être résulte pour une grande part de la croyance selon laquelle nous sommes des individus autonomes, forts et résolus, qui devons nous efforcer de nous perfectionner sans relâche. Or c’est précisément le fait d’entretenir cette croyance qui entraîne l’émergence de sentiments de culpabilité et d’angoisse.
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paulhaderach   22 mars 2016
Le syndrome du bien-être de Carl Cederström
Nous devrions admettre que nous n'avons pas que des "forces"; en tant qu'êtres humains, nous avons aussi des "faiblesses". Et il n'y a pas de quoi avoir honte. reconnaître nos limites et notre finitude nous permettrait de prendre conscience que nous ne pourrons jamais être parfaits et tout contrôler. Vivre, c'est nécessairement faire l'expérience de la douleur et de l'échec, accepter que certaines choses puissent nous faire défaut et, dans une certaine mesure, apprendre à faire contre mauvaise fortune bon coeur. En définitive, nous aurions tort de vouloir continuer à rechercher le plaisir à tout prix. Cette quête frénétique contribue certes à faire grimper en flèche notre indicateur de bien être national. MAis il faut bien admettre qu'à la fin nous n'en sommes que plus seuls et repliés sur nous-mêmes. Au lieu de nous apitoyer encore et toujours sur notre sort, nous aurions tout à gagner à nous ouvrir et à penser un peu plus à autrui.
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paulhaderach   22 mars 2016
Le syndrome du bien-être de Carl Cederström
Contrairement aux thérapeutes New Age férus de pratiques ésotériques, les coaches mettent l'accent sur l'obtention de résultats concrets. Conservant l'idée initiale de libérer notre moi profond, ils y ajoutent une dimension plus sportive avec la notion de pic de performance. En ce sens, nous ne pouvons devenir nous mêmes qu'en atteignant nos objectifs. Ou comment l'exploration et la découverte de soi cèdent la place à la réalisation et au perfectionnement de soi.
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paulhaderach   21 mars 2016
Le syndrome du bien-être de Carl Cederström
En acceptant [le contrat de bien-être] du campus de l'université du Massachusetts, les jeunes volontaires s'engagent par exemple à ne pas consommer d'alcool ou de drogue durant toute leur scolarité, dans l'optique de mener une "vie plus épanouie sur tous les plans".
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aschrod   26 juillet 2020
Le syndrome du bien-être de Carl Cederström
Au cœur de ces contrats de travail précaires, on retrouve toujours l’idée que nous sommes responsables de tous nos choix de vie. Nous devons sans arrêt choisir notre apparence, nos amis et notre plan de carrière. Et il ne dépend que de nous d’être positifs, productifs et ouverts au changement. Les emplois temporaires sont souvent présentés comme un moyen de se donner plus de choix, pas seulement du point de vue de l’employeur, mais aussi de celui des employés. Dès lors, cet état d’incertitude constant nous incite « à agir comme des entreprises : à planifier nos buts à l’échelle de notre vie, à faire des investissements à long terme, à être flexibles, à restructurer l’organigramme de notre vie et à prendre les risques nécessaires pour accroître nos profits ». Ce qui implique de faire continuellement des choix pour déterminer qui nous sommes, tout en sachant que nous pourrions à tout moment prendre la mauvaise décision. Cette injonction paradoxale ne peut que contribuer à nous plonger dans un sentiment d’angoisse profond, car les choses pourraient toujours être différentes – si seulement nous en avions décidé autrement. Une telle prise de conscience nous fait entrer dans une zone grise existentielle, dans laquelle nous sommes en panique. Face à la tyrannie du choix, nous perdons nos moyens. Quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons – de la plus simple, comme choisir un fromage au supermarché, à la plus compliquée, comme choisir un métier ou un partenaire pour la vie – la part de contingence et d’indécidabilité inhérente au choix nous met face à un cruel dilemme. Et ce qu’il y a de plus terrible encore, c’est que la décision nous appartient toujours. Par conséquent, si les choses tournent mal, nous serons les seuls fautifs. Ayant à faire un choix entre leurs multiples moi potentiels, il devient plus facile de comprendre pourquoi l’homme et la femme contemporains sont rongés par l’anxiété.
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paulhaderach   21 mars 2016
Le syndrome du bien-être de Carl Cederström
Cette logique [...] on la retrouve même dans les endroits les plus insolites comme au sein de l'établissement pénitencier d'Ashland, dans l'Etat du Kentucky, où l'on apprend aux prisonniers à manger équilibré, à faire de l'exercice et à canaliser leur stress.
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paulhaderach   22 mars 2016
Le syndrome du bien-être de Carl Cederström
La création d'un monde meilleur n'est plus une affaire de délibération publique. C'est devenu une question de choix de vie personnels. Le profond cynisme que les gens éprouvent à l'égard des institutions va de pair avec l'illusion qu'ils pourront améliorer leur existence en changeant de mode de vie. Raison de plus pour qu'ils se décident à prendre les mesures qui s'imposent hic et nunc, en ciblant leur corps en priorité. [...]Les politiciens, les activistes et les intellectuels ont de facto perdu la cote face aux grands chefs de cuisine, aux gourous du bonheur et aux entrepreneurs tout feu tout flamme, qui ont fait de la santé et du bonheur leurs deux principaux mots d'ordre.
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paulhaderach   21 mars 2016
Le syndrome du bien-être de Carl Cederström
Il y a de fortes chances que le repli sur soi et le surinvestissement du corps soient en passe de devenir des solutions séduisantes et auxquelles de plus en plus de gens ont recours pour ne plus avoir à se préoccuper du monde qui les entoure.
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paulhaderach   22 mars 2016
Le syndrome du bien-être de Carl Cederström
La culture thérapeutique n'a fait que verser de l'huile sur le feu du narcissisme.
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aschrod   17 août 2020
Le syndrome du bien-être de Carl Cederström
Grâce à l’arrivée sur le marché de nouveaux appareils de mesure, les employeurs ont l’embarras du choix pour pister, surveiller et manipuler leurs employés. Outre leurs performances professionnelles (comme le rendement ou le nombre d’heures passées sur le lieu de travail), ils peuvent s’intéresser de très près à des aspects aussi fondamentaux que leur niveau de « bien-être ». Cette surveillance accrue reconfigure en creux la forme des dispositifs de contrôle traditionnels. À présent, la vie intime des employés est soumise au regard de l’entreprise, qui a la possibilité de savoir à tout moment ce que mangent les salariés, combien de temps ils dorment, quelle quantité d’eau ils boivent, etc. Nous sommes entrés dans une phase « néo-orwellienne » du contrôle total, comme l’a parfaitement montré Deleuze dans son court article intitulé « Post-scriptum sur les sociétés de contrôle. » Il y soutient la thèse que le contrôle ne relève plus d’un lieu au sens propre, c’est-à-dire d’institutions disciplinaires comme l’école ou la prison, lesquelles se caractérisaient par des frontières délimitées aussi bien dans le temps que dans l’espace. Dans nos sociétés de contrôle actuelles, ces frontières sont devenues diffuses et invisibles. Tout comme les étudiants sont les connaissances sont de plus en plus évaluées au moyen du contrôle continu, les employés sont surveillés à distance par leur entreprise (via leur smartphone qui ne s’arrête jamais de vibrer au fond de leur poche.) Cette nouvelle forme de contrôle, à la fois envoûtante et pernicieuse, a fini par s’immiscer dans les moins recoins de notre vie. 
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