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Note moyenne 3.72 /5 (sur 98 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 03/07/1980
Biographie :

Constance Rivière est une haute fonctionnaire et militante politique française.

Ancienne élève de l’École normale supérieure de Paris (2001) et de l'Institut d'études politiques de Paris (2004), elle obtient une maîtrise en philosophie à l'Université Paris-X, puis intègre l'École nationale d'administration (promotion Aristide-Briand de 2008).

Après avoir participé à la campagne présidentielle de François Hollande en 2011-2012, elle occupe différents postes au sein de son cabinet au long de son mandat, dont celui, de 2016 à 2017, de conseillère spéciale chargée de la culture et de la citoyenneté.

Elle est Secrétaire générale du Défenseur des droits depuis 2017.

"Une jeune fille sans histoire" (2019) est son premier roman.


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A l'occasion du salon "Les Correspondances" à Manosque, rencontre avec Constance Rivière autour de son ouvrage "Une fille sans histoire" aux éditions Stock. Rentrée littéraire automne 2019. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2343812/constance-riviere-une-fille-sans-histoire Notes de musique : © mollat Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/

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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlem   19 septembre 2019
Une fille sans histoire de Constance Rivière
À leur regard de reconnaissance, elle s'est sentie soulagée, elle les comprenait, ils s’en remettraient à elle. Quand elle reviendrait, elle leur montrerait ce qui lui restait de sa relation avec Matteo, parce que plus les heures passaient, plus elle était convaincue qu’elle avait bien eu une relation avec Matteo, peut-être pas une relation au sens où les gens l’entendent d’habitude, avec des échanges et des ébats, mais un lien muet qu’il avait forcément senti puisqu'il était là si fort, en elle.

Alors qu‘elle marchait dans les rues alentour, qui transpiraient l’horreur et la peine, Adèle passait sans cesse du clair au flou, il allait falloir que l’image se fixe, qu'elle trouve la bonne focale avant de rentrer chez elle, mais ça mettait du temps, elle n'arrivait plus à distinguer le vrai du faux, elle ne savait plus si la vérité, c'était le vécu des autres ou ses mots à elle, ce qui s’était vraiment passé cette nuit-là et ces dernières semaines ou ce qu’elle avait raconté, avec tant de détails, odeurs et couleurs comprises, elle devait choisir, en fait elle avait déjà choisi, les mots étaient sortis avant qu’elle ait eu le temps d’y réfléchir, mentir cela voudrait dire revenir sur son histoire…
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mumuboc   12 octobre 2019
Une fille sans histoire de Constance Rivière
Adèle sentit immédiatement, instinctivement, sans y avoir réfléchi, qu'elle pourrait trouver dans ce drame où elle avait été projetée presque par hasard, en tout cas par une force qui lui avait échappé, une raison d'être, une densité, une consistance.(p54)
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Monides   19 décembre 2019
Une fille sans histoire de Constance Rivière
D’ailleurs aussi loin que remontaient ses souvenirs elle avait toujours était transparente. On ne faisait jamais attention à elle, on ne la reconnaissait jamais, et quand, enfant, elle essayait de se rendre visible aux yeux des autres c'était toujours avec beaucoup de maladresse, un rire déplacé, une manière de s'inviter dans les jeux qui gâchait immanquablement la partie, des observations qui tombaient à côté et provoquaient les sarcasmes. Elle avait progressivement renoncé, préférant ne pas être vue qu'être moquée. p.67
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hcdahlem   19 septembre 2019
Une fille sans histoire de Constance Rivière
Vers 22 heures, apparut un bandeau mentionnant une attaque terroriste en cours dans la salle du Bataclan, si près de chez elle, où elle disait tout le temps qu’elle irait bientôt, c’était son Godot à elle, le Bataclan, sauf qu’elle ne l’attendait pas, c’était la salle qui l’attendait, elle en était certaine, elle y pensait presque chaque jour. Ce soir-là, elle avait vraiment failli y aller. Elle recommençait tout juste à avoir envie de sortir, c’était à côté, certes il y aurait du monde mais dans la pénombre d’une salle de concert, c’était moins inquiétant. Deux jours plus tôt elle avait regardé le programme. Le groupe ne lui disait rien. Elle préférait des choses plus classiques. C’est ce qui l’ennuyait avec cette salle si jolie, avec ses lettres de toutes les tailles et sa devanture de toutes les couleurs, joyeuse comme un cirque presque – comme les cirques de son enfance, parenthèses heureuses, c’est pour cela qu’elle avait choisi de s’installer là, dans ce quartier, mais jamais elle ne connaissait les groupes qui s’y produisaient. Malgré tout, ce soir-là, elle avait eu envie d’y aller, cette pensée lui donnait le vertige, elle aurait pu y être, elle aurait dû y être, avec tous ces otages dans cette salle, elle y était presque, puisque si proche, dans l’espace comme dans le possible.
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hcdahlem   19 septembre 2019
Une fille sans histoire de Constance Rivière
INCIPIT

Elle voudrait lever la tête mais elle n’y arrive pas. Sa tête toujours trop lourde quand il s’agit de regarder au-dehors et non en dedans. Elle entend derrière elle des bruissements de voix qu’elle distingue à peine, elle reconnaît quelques intonations, des tremblements qu’elle réussissait à apaiser il y a peu de temps et si longtemps déjà, des pas qu’elle devine, des regards qui lui font mal au dos, au cou, lourds de reproches, elle tente de se concentrer mais la voix forte et distincte du juge la dérange, il lui pose des questions qui contiennent les réponses, il emploie des mots qu’elle ne comprend pas, cupidité, perversité, duplicité, tétété, comme une machine à écrire mécanique, déréglée. Et au fond de son ventre il y a ce mot que tous attendent et qu’elle ne parvient pas à faire remonter, il est coincé entre l’estomac et le plexus, elle essaie d’inspirer profondément pour créer un courant vers le haut, la cage thoracique, la gorge, qu’il parvienne jusqu’à sa bouche, qu’il sorte enfin. On vient de lui poser une nouvelle question, la dernière. C’est le silence soudain, temps suspendu, tous les regards sont tournés vers elle, ils n’attendront pas longtemps, alors elle se concentre, elle s’y est préparée à ce moment mais elle ne savait pas que ce serait si difficile, elle fait un ultime effort et elle finit par le cracher ce mot, nécessaire mais qui la dégoûte, ce mot qui ne dit rien de ce qu’elle a vécu ces derniers mois, elle finit par le dire, dans un souffle qui lui semble un cri, «pardon», elle le répète plusieurs fois, pardon, pardon, pardon, maintenant qu’il est sorti il l’envahit tout entière, il ne cesse de se déverser, de plus en plus fort, les larmes viennent avec, elle pleure pour la première fois, elle pleure comme elle ne pensait jamais pleurer, son visage inondé, son corps qui se relâche, qui s’abandonne. Derrière elle, les respirations reprennent. La sentence peut tomber. Douze mois, dont six avec sursis.
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ILLE   03 décembre 2020
Une fille sans histoire de Constance Rivière
Ce n'était pas facile à expliquer, mais elle, elle n'y comprenait vraiment rien. Je ne pouvais pas m'empêcher de me demander de quoi ils avaient bien pu parler quand ils étaient ensemble."
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LaCabaneDeMesLivres   18 septembre 2019
Une fille sans histoire de Constance Rivière
> Ensuite, j'ai suivi une formation, pour maîtriser les gestes et les mots, savoir ne pas contraindre la parole mais lui faire une place, s'ajuster, être attentif sans être touché.

> A la mort de son père, alors qu'elle entrait avec peine dans la vie d'adulte, elle eut beaucoup de mal à trouver un équilibre nouveau.

> Comment faire entendre à l'homme qu'il ne peut pas être le centre de tout, qu'il ne l'est pas, que s'il continue à le croire, il détruira tout, et lui aussi ?
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sandra_etcaetera   24 février 2020
Une fille sans histoire de Constance Rivière
Progressivement Adèle devenait l'intime de chaque victime, elle semblait se nourrir, grossir et grandir de toutes les histoires individuelles. Elle n'était plus seulement une jeune femme ayant perdu son ami, mais un être fantastique, mi-madone, mi-Cronos, incarnation rêvée de chacun, et dévoreuse d'histoires, prête à s'offrir en sacrifice à un monde en recherches d'icône, mais à la condition qu'on lui donne toutes les clés, qu'aucun secret ne se refuse à elle.
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CalliPetri   13 septembre 2019
Une fille sans histoire de Constance Rivière
Quand les parents se sont approchés, elle s'est levée et elle a fait ce qu'elle avait pensé être le plus naturel - mais qui pour elle n'était pas naturel du tout, premier acte d'une longue comédie, geste pensé avant que d'être senti, elle avait bien réfléchi à ce moment, décisif, tout se jouerait dans ces premières secondes, après ce serait trop tard, aucun mot ne comblerait la distance s'ils ne l'accueillaient pas immédiatement.
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hcdahlem   19 septembre 2019
Une fille sans histoire de Constance Rivière
Alors qu‘elle s’apprêtait à aller dans la cuisine pour se faire un café et manger quelque chose, Adèle vit apparaitre un visage, une photo tenue par des mains qui tremblaient, une mère qui demandait des nouvelles de son fils, ce visage elle le connaissait, pas si bien mais quand même, elle avait aimé le regarder de loin dans le petit bar où il venait presque tous les soirs, où elle avait travaillé l’été dernier, avant qu’elle ne soit renvoyée, un peu à cause de lui. Elle se souvenait juste qu'il s’appelait Matteo, un prénom qui était, avec son accent italien, guttural, rauque, une promesse d’ailleurs.
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