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Note moyenne 3.77 /5 (sur 499 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saujon (17) , le 09/11/1832
Mort(e) à : Paris , le 28/09/1873
Biographie :

Père du roman policier, Émile Gaboriau exerça divers métiers : clerc d'avoué, hussard en Afrique, chef d'écurie.

Il s'engagea dans la cavalerie pour sept ans mais résilia son contrat rapidement pour gagner Paris où il écrivit des chroniques pour gagner sa vie. Il devint le secrétaire de Paul Féval avec qui il découvrit le journalisme. Dès les années 1860, les journaux se l'arrachent.

Son premier roman, L'affaire Lerouge (1866) connut un immense succès. On y voit l'apparition de Lecoq, agent de la sécurité qui deviendra un commissaire célèbre.

Ce personnage inspira Conan Doyle, comme modèle du détective ingénieux qui résout des énigmes par ses capacités déductives hors normes.

Après le succès de L'Affaire Lerouge, il travailla comme feuilletoniste au Petit Journal. En 1872, il montera avec Jules-Émile-Baptiste Holstein un drame théâtral tiré de L'Affaire Lerouge.

Monsieur Lecoq fut adapté au cinéma par Maurice Tourneur en 1914. Le roman de Gaboriau a aussi été porté au petit écran dans une adaptation titrée Monsieur Lecoq qui fut diffusée par la Société Radio-Canada en 1964 et 1965.

Si les œuvres les plus célèbres de Gaboriau jettent les bases du policier et annoncent le roman noir, il s'essaie aussi au roman d'espionnage avec Le dossier n° 113, à la satire de la vie administrative avec Les gens de bureau, au roman judiciaire avec La corde au cou, et enfin au roman social avec L'argent des autres.
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Source : Les Editions de Londres
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Les Maîtres du mystère - L'Affaire Lerouge -

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Citations et extraits (164) Voir plus Ajouter une citation
belette2911   30 août 2013
L'affaire Lerouge de Emile Gaboriau
- [...] Les beaux crimes deviennent rares. La race force des scélérats sans peur fait place à la tourbe de nos filous vulgaires. Les quelques coquins qui font parler d'eux de loin en loin sont aussi bêtes que lâches. Ils signent leur crime et on soin de laisser traîner leur carte de visite. Il n'y a nul mérite à les pincer. Le coup constaté, on n'a qu'à aller les arrêter tout droit.
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gill   15 juin 2013
L'affaire Lerouge de Emile Gaboriau
Le jeudi 6 mars, le surlendemain du mardi gras, cinq femmes du village de la Jonchère se présentaient au bureau de police de Bougival.

Elles racontaient que depuis deux jours personne n'avait aperçu une de leurs voisines, la veuve Lerouge, qui habitait seule une maisonnette isolée.

A plusieurs reprises, elles avaient frappé en vain.

Les fenêtres comme la porte étant exactement fermées, il avait été impossible de jeter un coup d'oeil à l'intérieur. Ce silence, cette disparition, les inquiétaient.

Redoutant un crime ou tout au moins un accident, elles demandaient que la "Justice" voulût bien, pour les rassurer, forcer la porte et pénétrer dans la maison......
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cmpf   06 juin 2016
L'affaire Lerouge de Emile Gaboriau
Il oubliait le mot du duc illustre qui disait : « Je paye mes valets pour être insolents afin de m’épargner le ridicule et l’ennui de l’être. »
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cmpf   26 octobre 2014
Monsieur Lecoq de Emile Gaboriau
Tout en parlant, elle attachait des regards enflammés à une mauvaise photographie suspendue au mur et qui représentait un affreux garnement à l’œil louche, à la bouche grimaçante à peine ombragée d’une légère moustache, portant des mèches de cheveux bien collées aux tempes. C’était là Polyte.

[…..]

C’était bien, de la tête aux pieds, de la casquette de toile cirée aux pantoufles de tapisserie à dessins voyants, c’était bien l’homme du portrait que la pauvre Toinon-la-Vertu enveloppait de ses regards passionnés.

Seulement, le portrait était flatté.

La photographie n’avait pu fixer l’expression de basse astuce de ce visage de coquin, l’impudence du sourire, la lâche férocité de l’œil fuyant. Elle n’avait pu rendre ni le teint flétri et plombé, ni le clignotement inquiétant des paupières, ni les lèvres minces, pincées sur des dents courtes et aiguës.

Du moins devait-il lui être difficile de surprendre son monde.

Le voir, c’était le juger à sa valeur.

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Allantvers   29 août 2018
L'affaire Lerouge de Emile Gaboriau
Quelle homme songe d'ailleurs jamais à se mettre en garde contre la femme dont il est épris? Toujours Samson amoureux livrera, sans défense, sa chevelure aux ciseaux de Dalila.
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gill   08 mai 2013
Monsieur Lecoq de Emile Gaboriau
Le 20 février 18..., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d'agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l'ancienne barrière d'Italie.

La mission de cette ronde était d'explorer ce vaste quartier qui s'étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu'aux fortifications.

Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu'ont aujourd'hui les carrières d'Amérique.

S'y aventurer de nuit était réputé si dangereux que les soldats des forts venus à Paris avec la permission du spectacle, avaient l'ordre de s'attendre à la barrière et de ne rentrer que par groupe de trois ou quatre.

C'est que les terrains vagues, encore nombreux, devenaient, passé minuit, le domaine de cette tourbe de misérables sans aveu et sans asile, qui redoutent jusqu'aux formalités sommaires des plus infimes garnis....

(extrait du premier chapitre du volume paru à "La bibliothèque mondiale" en 1954)
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missmolko1   08 décembre 2015
La clique dorée de Emile Gaboriau
Miss Sarah Brandon est bien une des ces aventurières cosmopolites comme les cinq parties du monde nous en envoient depuis les progrès de la vapeur… Ni plus ni moins que les autres, elle est venue tendre à Paris son piège à imbéciles et à pièces de cent sous. Mais elle est d’une pâte plus fine et plus souple que les autres.
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belette2911   01 septembre 2013
L'affaire Lerouge de Emile Gaboriau
- Retenez bien ceci, vicomte : la puissance a été, est et sera toujours à qui possède la fortune, à plus forte raison à qui détient le sol. Les hommes de 93 ont bien compris cela (1793). En ruinant la noblesse, ils ont détruit son prestige bien plus sûrement qu'en abolissant les titres. Un prince à pied et sans laquais est un homme comme un autre. Le ministre de Juillet qui a dit aux bourgeois "Enrichissez-vous" n'était point un sot. Il leur donnait la formule magique du pouvoir. Les bourgeois ne l'ont pas compris, ils ont voulu aller trop vite, ils se sont lancés dans la spéculation. Ils sont riches aujourd'hui, mais de quoi ? de valeurs de Bourse, de titres de portefeuilles, de papiers, de chiffons enfin.
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StrayKat   22 décembre 2008
L'affaire Lerouge de Emile Gaboriau
Au milieu des ténèbres, la plus humble veilleuse brille comme un phare.
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Mimeko   01 avril 2016
L'affaire Lerouge de Emile Gaboriau
Un jurisconsulte spirituel a ainsi défini le greffier : "plume du juge d'instruction. Personnage qui est muet et qui parle, qui est aveugle et qui écrit, qui est sourd et qui entend".
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