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Citations de Fiona Mozley (22)


Zakuro   17 février 2020
Elmet de Fiona Mozley
Les fantômes de l'ancienne forêt se manifestaient encore lorsque le vent soufflait. Le sol regorgeait d'histoires brisées qui tombaient en cascade, pourrissaient puis se reformaient dans les sous-bois de façon à mieux resurgir dans nos vies.
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hcdahlem   23 janvier 2020
Elmet de Fiona Mozley
Parfois, on avait l’impression que nos questions embarrassaient papa. Il cherchait à être ouvert, à partager son savoir avec ses enfants, à leur donner des détails sur sa vie avant leur existence, et sa vie actuelle, mais on savait que si des détails étaient trop délicats, il les gardait pour lui. À l’époque, il ne cherchait qu’une chose: nous endurcir contre l’inconnu. Contre les choses sombres du monde. Car plus on en savait, plus on serait armés. Et pourtant, le monde était totalement absent de nos vies p. 69
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Allantvers   07 septembre 2020
Elmet de Fiona Mozley
La justice, c'est une chose. L'autre chose, c'est la vie. Faut ce qu'il faut.
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cathulu   05 janvier 2020
Elmet de Fiona Mozley
Le sol regorgeait d'histoires brisées qui tombaient en cascade, pourrissaient puis se reformaient dans les sous-bois de façon à mieux resurgir dans nos vies. on racontait que des hommes verts avec des visages en feuille d’arbre et des membres en bois noueux scrutaient depuis les fourrés.
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Fuyating   08 janvier 2020
Elmet de Fiona Mozley
Je sais assez bien lire pour comprendre les mots. Ce que je comprends pas, c'est qu'il y ait un bout de papier pour dire qu'une terre qui vit et qui respire, qui évolue, qui se mouille et sui sèche, appartient à quelqu'un et que cette personne peut en faire ce qu'elle veut, ou rien en faire, et aussi empêcher les autres de s'en occuper. Tout ça à cause d'un bout de papier.
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GODINHO   20 janvier 2020
Elmet de Fiona Mozley
« Je pense à nager, mais je ne nage pas, continua-t-elle.
J’imagine la sensation d’être dans l’eau, surtout dans la mer.
J’imagine plonger mon corps dans de l’eau glacée et salée, être totalement immergée, puis remonter à la surface pour respirer mais je n’en fais rien. Je ne vais jamais voir la mer et je ne vais pas dans l’eau. Parfois je me dis que j’aurais pu devenir comédienne. «
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Mysstique   04 janvier 2020
Elmet de Fiona Mozley
ELMET étais le dernier royaume celtique indépendant d'Angleterre. A L'origine, il s'étirais jusqu'au val d'York...
Au XVIIe siècle ,cette étroite vallée avec ses rebords et ses landes glaciaires était encore une "mauvaise terre", un sanctuaire pour ceux qui souhaitaient échapper à la loi.

TED HUGUES
Vestiges d'Elmet
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Bazart   20 mars 2020
Elmet de Fiona Mozley
" Il y eut pourtant un déclencheur. Quelque chose qui se modifia dans son esprit. J'ignore si c'est l'événement lui même ou le fait que je sois impliiqué, mais il se produisit quelque chose".
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BurjBabil   19 février 2020
Elmet de Fiona Mozley
Pendant un temps, il avait même bien gagné sa vie. Il en retirait une certaine fierté, ou quelque chose de cet ordre, un sentiment qui avait pourtant quasiment disparu dans la région.
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Aproposdelivres   24 janvier 2020
Elmet de Fiona Mozley
Je brise tous les liens. Je progresse en bordure des champs. J’escalade des barbelés, des barrières. Je franchis des zones industrielles et des jardins privés. Je ne m’occupe pas des limites des comtés, des quartiers, des paroisses. Je traverse des prés, des pâturages et des parcs.
Les rails m’aiguillent au milieu des collines. Les trains glissent dans les vallons assombris par les sommets. Je passe une nuit étendu dans la lande à observer le vent, les corbeaux, les véhicules au loin ; absorbé par les souvenirs de cette même terre, plus au sud ; avant,
bien avant ; puis par les souvenirs d’une maison, d’une famille, de ses hauts et ses bas, des revers de fortune, des commencements et des fins, des causes et des conséquences.
Le lendemain matin, je reprends ma route. Les vestiges d’Elmet gisent à mes pieds.
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Aproposdelivres   24 janvier 2020
Elmet de Fiona Mozley
La pluie tombe puis s’arrête. Les herbes folles sont trempées. La semelle de mes chaussures crisse dessus. Si mes muscles me font mal, je les ignore. Je cours. Je marche. Je reprends ma course. Je traîne des pieds. Je me repose un peu. Je bois dans des trous remplis d’eau de pluie. Je me redresse. Je repars.
Je doute sans cesse. Si elle est partie vers le sud en atteignant la voie ferrée, c’est fichu, je ne la retrouverai jamais. J’aurai beau marcher, trotter, courir, m’allonger au milieu des voies pour me faire couper en deux par un train, ça ne changera rien. Si elle est partie vers le sud, je l’ai perdue.
J’ai choisi le nord, alors je continuerai par là.
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Aproposdelivres   24 janvier 2020
Elmet de Fiona Mozley
Je ne projette pas d’ombre. La fumée dans mon dos étouffe la lumière du jour. Je compte les traverses, et les chiffres défilent. Je compte les rivets et les boulons. Je marche vers le nord. Mes deux premiers pas sont lents et traînants. Je ne suis pas sûr d’avoir pris la bonne direction, mais je dois m’en tenir à mon choix : j’ai franchi le tourniquet, et la barrière s’est refermée.
Je sens encore l’odeur des braises. Contour charbonneux d’une épave qui ondule. J’entends à nouveau les voix de ces hommes et de la fille. La rage. La peur. La détermination. Puis ces vibrations destructrices dans les bois. La langue des flammes. Leurs crachats secs et brûlants. Ma sœur à la peau maculée de sang, et cette terre vouée
à la destruction.
Je longe la voie ferrée. Quand j’entends une locomotive au loin, je me jette derrière les aubépines. Pas de trains de passagers, juste de marchandises. Des wagons en acier maculés d’emblèmes inattendus : l’héraldique d’une jeunesse qui a bien vieilli. De la rouille, des gravillons, des décennies de brouillard sale.
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BurjBabil   20 février 2020
Elmet de Fiona Mozley
Dans le passé, je travaillais pour cet homme.
Il utilisait mes muscles contre les pauvres et les faibles pour qu’ils paient leurs dettes. C’est à ça que je lui servais, et il veut que je recommence. Mais moi, je veux pas. Je travaillerai plus jamais pour ce type. Mon corps m’appartient. C’est mon seul bien.
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BurjBabil   20 février 2020
Elmet de Fiona Mozley
je ne voyais jamais mon père hésiter, je ne le voyais jamais sortir de ses gonds ou faire un faux pas, et je savais au fond de moi que jamais je ne le verrais pleurer.
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jongorenard   07 février 2020
Elmet de Fiona Mozley
Le bruit des chaussures dans la boue. Des hommes qui tapaient du pied et se frottaient les mains. Papa et l'Ours, en garde. Les chiens qui aboyaient. Les hommes qui crachaient. Un vent collant. Les vieux chênes qui se courbaient comme pour mieux voir le spectacle. L'odeur du diesel, de la poussière, de la sueur, du sang, de la viande qui grille, des sucs qui s'écoulent des oignons. Un cercle d'hommes au-dessus d'un cercle de champignons dont le réseau s'étendait sous terre au-dessus de cercles de calcaires.
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hcdahlem   23 janvier 2020
Elmet de Fiona Mozley
INCIPIT
Je ne projette pas d’ombre. La fumée dans mon dos étouffe la lumière du jour. Je compte les traverses, et les chiffres défilent. Je compte les rivets et les boulons. Je marche vers le nord. Mes deux premiers pas sont lents et traînants. Je ne suis pas sûr d’avoir pris la bonne direction, mais je dois m’en tenir à mon choix : j’ai franchi le tourniquet, et la barrière s’est refermée.
Je sens encore l’odeur des braises. Contour charbonneux d’une épave qui ondule. J’entends à nouveau les voix de ces hommes et de la fille. La rage. La peur. La détermination. Puis ces vibrations destructrices dans les bois. La langue des flammes. Leurs crachats secs et brûlants. Ma sœur à la peau maculée de sang, et cette terre vouée à la destruction.
Je longe la voie ferrée. Quand j’entends une locomotive au loin, je me jette derrière les aubépines. Pas de trains de passagers, juste de marchandises. Des wagons en acier maculés d’emblèmes inattendus : l’héraldique d’une jeunesse qui a bien vieilli. De la rouille, des gravillons, des décennies de brouillard sale.
La pluie tombe puis s’arrête. Les herbes folles sont trempées. La semelle de mes chaussures crisse dessus. Si mes muscles me font mal, je les ignore. Je cours. Je marche. Je reprends ma course. Je traîne des pieds. Je me repose un peu. Je bois dans des trous remplis d’eau de pluie. Je me redresse. Je repars.
Je doute sans cesse. Si elle est partie vers le sud en atteignant la voie ferrée, c’est fichu, je ne la retrouverai jamais. J’aurai beau marcher, trotter, courir, m’allonger au milieu des voies pour me faire couper en deux par un train, ça ne changera rien. Si elle est partie vers le sud, je l’ai perdue.
J’ai choisi le nord, alors je continuerai par là.
Je brise tous les liens. Je progresse en bordure des champs. J’escalade des barbelés, des barrières. Je franchis des zones industrielles et des jardins privés. Je ne m’occupe pas des limites des comtés, des quartiers, des paroisses. Je traverse des prés, des pâturages et des parcs.
Les rails m’aiguillent au milieu des collines. Les trains glissent dans les vallons assombris par les sommets. Je passe une nuit étendu dans la lande à observer le vent, les corbeaux, les véhicules au loin ; absorbé par les souvenirs de cette même terre, plus au sud ; avant, bien avant ; puis par les souvenirs d’une maison, d’une famille, de ses hauts et ses bas, des revers de fortune, des commencements et des fins, des causes et des conséquences.
Le lendemain matin, je reprends ma route. Les vestiges d’Elmet gisent à mes pieds.

On arriva en été, quand le paysage était en fleurs, les journées longues et chaudes, la lumière douce. Je me promenais torse nu, et ma sueur était propre. J’aimais l’étreinte de cet air épais. Pendant ces mois-là, des taches de rousseur apparurent sur mes épaules osseuses. Le soleil était long à se coucher, les soirées tournaient à l’étain avant de noircir, puis un nouveau matin s’immisçait. Les lapins gambadaient dans les champs et, avec un peu de chance, lorsqu’il n’y avait pas de vent et que la brume s’accrochait aux collines, on apercevait un lièvre.
Les fermiers abattaient les nuisibles, et nous, on piégeait des lapins pour les manger. Mais pas le lièvre. Pas mon lièvre. C’était une femelle qui veillait sur sa portée dans un terrier à l’ombre du chemin de fer. Elle était habituée au passage des trains et quand je la voyais, elle était toujours seule, comme si elle avait réussi à s’échapper de son terrier. C’est rare qu’une créature de son espèce abandonne sa progéniture en plein été pour courir les champs, pourtant cette hase était en quête. De nourriture ou de compagnie. En quête comme un animal qui chasse, à croire qu’elle avait décidé de ne pas rester proie, mais au contraire de courir et de chasser. Comme si un jour, alors qu’elle était poursuivie par un renard, elle avait fait volte-face pour se lancer aux trousses de son poursuivant.
Quelle qu’en soit la raison, cette hase n’était pas comme les autres. Lorsqu’elle filait, je la distinguais à peine, mais quand elle faisait halte, elle se transformait en la chose la plus immobile à des kilomètres à la ronde. Plus immobile que les chênes et les pins. Encore plus immobile que les rochers et les pylônes. Plus immobile que la voie ferrée. À croire qu’elle dominait la terre, qu’elle avait réussi à la bloquer en se plaçant au centre, que même les jalons les plus fixes tournoyaient follement autour d’elle, et que tout le reste, tout le paysage, était aspiré par son œil disproportionné, globuleux, de la couleur de la braise.
Si la hase faisait figure de mythe, cette terre qu’elle griffait l’était tout autant. Ce paysage qui n’avait été qu’une immense forêt était à présent parsemé de pustules en forme de bosquets. Les fantômes de l’ancienne forêt se manifestaient encore lorsque le vent soufflait. Le sol regorgeait d’histoires brisées qui tombaient en cascade, pourrissaient puis se reformaient dans les sous-bois de façon à mieux ressurgir dans nos vies. On racontait que des hommes verts avec des visages en feuille d’arbre et des membres en bois noueux scrutaient depuis les fourrés. Les cris de meutes à moitié mortes de faim qui couraient, haletantes, pour attraper du gibier en train de les charger. Robin des Bois et sa troupe de vagabonds faméliques qui sifflotaient, se battaient et festoyaient avec la même liberté que les oiseaux à qui ils volaient leurs plumes. La forêt s’étirait sur une large bande entre le nord et le sud. Sangliers, ours et loups. Biches, cerfs, daims. Kilomètres de champignons souterrains. Perce-neige, campanules, primevères. Les arbres avaient depuis longtemps cédé le terrain à des champs, des pâturages, des routes, des maisons et des voies ferrées, il ne restait plus que quelques bois comme le nôtre.
Papa, Cathy et moi, on occupait une petite maison qu’il avait construite de ses mains avec des matériaux provenant des environs. Il avait choisi pour nous ce petit bois de frênes séparé de la principale ligne de chemin de fer de l’est par deux champs, suffisamment loin pour ne pas être vus, suffisamment près pour bien connaître les trains. Ils passaient assez souvent, si bien qu’on savait différencier le vrombissement et le sifflet des trains de voyageurs des sons étouffés et étranglés que produisaient les trains de marchandises avec leur cargaison dans des conteneurs en métal peint. Ils avaient des horaires et des intervalles bien à eux, et leur son se propageait comme les cernes des arbres autour de notre maison, tintant à la manière des carillons tibétains. Les longs Andelante et Pendolino indigo qui reliaient Londres à Édimbourg ; les convois plus petits et plus vieux, avec de la rouille sur leurs pantographes crissants. Les vieux trains à bestiaux qui faisaient teuf-teuf en direction de l’abattoir, trop lents pour les rails modernes, aussi mal à l’aise sur l’acier laminé à chaud que des vieillards sur de la glace.
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GODINHO   20 janvier 2020
Elmet de Fiona Mozley
« Elle avait l’air convaincu de ce qu’elle disait. Et elle donnait l’impression d’en savoir plus que moi. Je me demandai encore une fois comment Papa et elle se connaissaient. Papa la brute et cette dame bien habillée, un peu maniérée, qui aimait rester dans sa maison élégante avec ses objets élégants. «
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Bill   19 février 2020
Elmet de Fiona Mozley
Je pense à nager, mais je ne nage pas, continua-t-elle.
J’imagine la sensation d’être dans l’eau, surtout dans la mer.
J’imagine plonger mon corps dans de l’eau glacée et salée, être totalement immergée, puis remonter à la surface pour respirer mais je n’en fais rien. Je ne vais jamais voir la mer et je ne vais pas dans l’eau. Parfois je me dis que j’aurais pu devenir comédienne
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Bill   19 février 2020
Elmet de Fiona Mozley
Je sais assez bien lire pour comprendre les mots. Ce que je comprends pas, c'est qu'il y ait un bout de papier pour dire qu'une terre qui vit et qui respire, qui évolue, qui se mouille et sui sèche, appartient à quelqu'un et que cette personne peut en faire ce qu'elle veut, ou rien en faire, et aussi empêcher les autres de s'en occuper. Tout ça à cause d'un bout de papier.
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Bill   19 février 2020
Elmet de Fiona Mozley
Je brise tous les liens. Je progresse en bordure des champs. J’escalade des barbelés, des barrières. Je franchis des zones industrielles et des jardins privés. Je ne m’occupe pas des limites des comtés, des quartiers, des paroisses. Je traverse des prés, des pâturages et des parcs.
Les rails m’aiguillent au milieu des collines. Les trains glissent dans les vallons assombris par les sommets. Je passe une nuit étendu dans la lande à observer le vent, les corbeaux, les véhicules au loin ; absorbé par les souvenirs de cette même terre, plus au sud ; avant,
bien avant ; puis par les souvenirs d’une maison, d’une famille, de ses hauts et ses bas, des revers de fortune, des commencements et des fins, des causes et des conséquences.
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