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3.52/5 (sur 105 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 4/03/1969
Biographie :

Frédéric Encel, né à Paris le 4 mars 1969, est un géopolitologue et essayiste français. Il est professeur de relations internationales à l’École supérieure de gestion, habilité à diriger des recherches (HDR), maître de conférences à Sciences-Po Paris, et directeur de séminaire à l'Institut français de géopolitique, université de Vincennes à Saint-Denis. Il est également intervenant à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Frédéric Encel a été nommé au grade de Chevalier dans l'Ordre national du Mérite (JO 17/5/2009).

Diplômé de Sciences-Po et docteur en géopolitique de l’université de Vincennes à Saint-Denis, premier Prix au Concours national Résistance et Déportation (1987), Frédéric Encel est professeur de relations internationales à l’École supérieure de gestion. Habilité à diriger des recherches, il est en outre maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris et intervenant au centre de préparation à l'ENA de l'Institut d'études politiques de Rennes. Hormis ses activités académiques, il est consultant en géopolitique pour des entreprises publiques et privées œuvrant à l’exportation.
Formé par Yves Lacoste au Centre de recherche et d'analyse en géopolitique (CRAG, devenu ensuite Institut français de géopolitique), il est spécialiste du conflit israélo-palestinien. Ses travaux et publications portent sur les questions stratégiques, les relations internationales (Moyen-Orient en particulier), la défense de la laïcité et l’égalité des femmes. En 1998, il écrit Géopolitique de Jérusalem, sujet de sa thèse de doctorat. L'année suivante, il rédige Le Moyen-Orient entre guerre et paix. Une géopolitique du Golan. En 2000, il publie L’art de la guerre par l’exemple. Stratèges et batailles. Suite aux événements du 11 septembre 2001, il rédige Géopolitique de l’apocalypse. La démocratie à l’épreuve de l’islamisme en 2002. En collaboration avec Olivier Guez, l'année suivante, il publie La Grande Alliance. De la Tchétchénie à l’Irak : un nouvel ordre mondial. En 2004, il écrit avec François Thual Géopolitique d’Israël. Dictionnaire pour sortir des fantasmes. Son avant-dernier essai en date, Comprendre le Proche-Orient. Une nécessité pour la République, coécrit avec Eric Keslassy, traitait de la menace potentielle d'une "mauvaise importation du conflit proche-oriental en France pour la cohésion nationale."

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Source : Wikipédia
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Fréquente chez les voisins des belligérants, la neutralité en temps de guerre n'est jamais absolue ; selon les circonstances et les capacités à agir elle sera ou ne sera pas bienveillante à l'égard de l'un d'eux ; entre 1939 et 1941, les États-Unis sont officiellement neutres, mais leur aide matérielle et financière se porte massivement vers une Grande-Bretagne en guerre contre l'Allemagne nazie. La Confédération helvétique et le royaume de Suède depuis 1815 comptent parmi les rarissimes états constitutionnellement neutres (y compris entre 1939 –1945), la première ne siégeant même pas de plein droit à l'ONU ; leurs combattants respectifs avaient pourtant démontré, durant plusieurs siècles, du Moyen Âge aux temps modernes, une redoutable vigueur au combat. La neutralité n'est pas toujours respectée, ainsi de la Belgique envahie et traversée en 1940 par la Wehrmacht, pour le plus grand malheur de la France dont la ligne Maginot s'arrêtait précisément à la frontière belge.
Formellement, puisque qu'on ne se déclare plus de guerre, la neutralité devient caduque, mais éthiquement, la question se pose toujours en cas de comportement hautement belliqueux ou criminels, notamment sur les populations civiles. Que signifie la neutralité devant un génocide ?…

(p. 84)
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Atout pour la victoire, ou facteur décisif de la défaite, souvent mère de l’aléatoire, la géographie ne peut raisonnablement être négligée ni par la capitaine, ni par le stratège, sauf à risquer une catastrophe.
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Ne faudrait-il avoir été à la fois historien et soldat, capitaine et chef d’état-major, avoir vécu différentes époques militaires et maints combats sous différents uniformes pour cerner et exprimer dans son essence ce que signifie la stratégie ?
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Il est par exemple stupéfiant de constater qu'au cours de la guerre de Cent Ans, aux XIVe et XVe siècles, la manière de mener la guerre de part et d'autre de la Manche est peut-être ce qui distingue le mieux les deux pays; tandis que les militaires anglais font généralement preuve de pragmatisme, ne négligeant ni les méthodes de guerre d'usure ni l'utilisation tactique des projectiles, les militaires français demeurent arc-boutés aux règles strictes de l'honneur et de l'héroïsme chevaleresques imposant le choc au mépris du feu, cherchant à rivaliser de panache là où les réalités tactiques et stratégiques liées à l'adversaire ou au terrain leur promettent un désastre. Seul Du Guesclin et Loui XI échapperont, pour le plus grand bénéfice du Royaume, à ce dogme.
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Dans un poème intitulé « Barbara », recueilli dans « Paroles » (1946), Jacques Prévert écrivit devant les ruines de Brest : « Quelle connerie la guerre ! » Depuis, l'affirmation incarne un slogan pacifiste. De fait, tuer les individus qu'on n'aurait jamais croisés ou être tué ou blessé par eux, perdre des proches de mort violente, s'appauvrir et voir abîmé ou détruit ce qu'on a apprécié ou bâti soi-même, tout cela en dégradant l'environnement et en consentant des débauches de temps et d'énergie… dans l'absolu, c'est en effet très con. Mais l'absolu existe-t-il ? N'est-il pas plus absurde encore de renoncer à se défendre contre une volonté accaparatrice ou destructrice décidée à s'imposer par la violence ? En Europe, le point Godwin – en même temps qu'illustration parfaite du devoir de combattre – reste la période 1936–1939 devant le III e Reich. Lui faire préventivement la guerre eut-il été alors une « connerie » ? A posteriori, non, bien sûr. Mais l'Histoire ne repasse pas les (mêmes) plats et, in situ, face à une situation nouvelle, qui peut affirmer avec certitude que faire la guerre, cette fois, ne sera pas une « connerie » ?…

(pp. 41-42)
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Après la terre ferme, la mer et les airs (depuis 1914), le cyberespace est devenu le quatrième théâtre d'opérations militaires. S'il s'agit bien d'une nouvelle dimension spatiale et technique, elle ne bouleverse pas nécessairement la pensée de la guerre, sa philosophie, ses justifications ni ses objectifs. Pour l'heure, elle n'est pas directement létale et les « virus » informatiques s'apparentent à des armes ne s'attaquant qu'aux machines. Or, avec la surtechnicisation (mécanisation, robotisation et informatisation) du monde moderne, santé, approvisionnement et défense dépendent précisément de machines, et notamment d'ordinateurs. Autrement dit, en « infectant » efficacement des systèmes informatiques critiques, des cyberattaques de grande ampleur pourraient causer des dommages humains terribles au sein des terrains faiblement défendus. Se doter d'un cyber-dispositif offensif et défensif exige un haut niveau de technicité et d'ingénierie, et à l'orée de la décennie 2020 les grandes puissances du cyber étaient pour la plupart celles qui savaient déjà produire de coûteux armements conventionnels et nucléaires.

(pp. 46-47)
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Quant au champ d'exercice de la souveraineté étatique, il a pu paraître limité à la fois par les ONG culturelles ou humanitaires, et par des entités financières automnes ou indépendantes pourvues en fonds propres (fonds souverains notamment). S'il s'avère que le droit d'ingérence exigé par des ONG a en effet permis d'érafler parfois la toute-puissance de certains États, cela ne se fit qu'en part relative et par rapport … à d'autres États ayant fait pression sur eux ! Face au régime d'apartheid maintenu en Afrique du Sud, il faudra tout le poids d'ONG occidentales et africaines relayant et canalisant l'opprobre des opinions publiques pour que s’exerce la seule pression réellement efficace sur un État relativement puissant à l'époque : d'autres états, en l'espèce ses fournisseurs et clients anglo-saxons. Aiguillons sans cesse plus efficaces mais aiguillons seulement, les ONG – pas davantage que les Églises ou même l'Assemblée générale de l'ONU – ne constituent d'imparables armes face à des régimes étatiques.
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La guerre a presque toujours une odeur. Elle sent le brûlé lorsque le feu dévore habitations de bois ou matériel militaire, et la terre mouillée quand on bivouaque ou crapahute sous la pluie. On y sent aussi les effluves des vivants, humains et animaux : la sueur des proches camarades de chambrée, de marche, de tranchées ou de combats, les excréments et l'urine des mêmes camarades (peur et promiscuité) et ceux des animaux emportés en campagne. Avec le développement des armes à feu (quinzième siècle en Occident), la poudre a rempli les champs de bataille d'odeur acre et entêtante, secondée au vingtième siècle des effluves d'essence des camions et des chars, des explosifs des obus, des gaz de combat (ypérite, dit aussi « gaz moutarde ») ou encore le napalm. Quant à la mécanisation, elle a substitué les odeurs d'huiles de moteur et de caoutchouc à celles d'animaux.


(p. 89)
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Avec la prédominance des guerres asymétriques depuis au moins celle d'Algérie et du Vietnam, les victoires militaires nettes sont devenues plus rares : Israël sur les Arabes coalisés (1967), les États-Unis sur la Grenade (1983), le FPR sur l'armée rwandaise hutu (1994), l'Arménie sur l'Azerbaïdjan (1994), ou encore – même au bout des deux décennies – le Maroc sur le front Polisario (années 1970–1990). Mais au fond, la véritable victoire ne consacrerait-elle pas le triomphe de chacun des camps antagonistes, aucun des deux ne recherchant plus une nouvelle guerre ?…


(p. 127)
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Quels furent par exemple les buts de guerre de l'administration Bush en Irak, début 2003, en abattant le régime de Saddam Hussein par l'invasion du pays ? Lui substituer un régime démocratique ? Surveiller l'Iran voisin ? S'assurer du contrôle des points d'extraction et des voies d'approvisionnement de l'abondant brut local ? Écarter le danger d'armes de destruction massive ? Montrer de la détermination après le 11-Septembre ? Un peu tout cela à la fois, sans doute, mais dans quel ordre ? Plusieurs années après le déclenchement de l'aventure irakienne, on a du mal à dégager clairement lesquels de ces buts primordiaux a poursuivi George W. Bush, d'autant que celui avancé par le président américain avec le plus de constance, la victoire dans la lutte contre le terrorisme (Global War on terror), demeure franchement le moins convaincant. La « guerre sans fin » (Bruno Tertrais) dans le temps et l'espace relève, on le sait, d'une chimère. Même si la Maison Blanche était soumise à de fortes influences divergentes ou contradictoires (réalistes versus néoconservateurs), et parfois à des pressions croisées du Département d’État et du Pentagone, in fine le président se devait de trancher. A posteriori, l'absence de buts de guerre crédibles et cohérents aura coûté à Washington à la fois affaiblissement de crédibilité et opprobre.
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