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Note moyenne 4.09 /5 (sur 16 notes)

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Brême , 1899
Mort(e) à : Berlin , 1945
Biographie :

Bibliothécaire à Hambourg, puis Stettin. Il a été ensuite lecteur chez un éditeur à Berlin. Il a trouvé la mort le jour de la capitulation de Berlin.
Ses livres, parus dans la collection 10/18, ont pour titre Orage de septembre (des nouvelles)et Au bord de la nuit (un roman).« C'était une âme sensible dans un corps de géant; il mesurait deux mètres et écrivait des histoires tristes », est il écrit dans la préface. Il était mal vu par les nazis.

Il est un des personnages de Dora Bruder de Patrick Modiano. "Pendant que j'écris ces lignes, je pense brusquement à quelques-uns de ceux qui faisaient le même métier que moi. Aujourd'hui, le souvenir d'un écrivain allemand est venu me visiter; Il s'appelait Friedo Lampe. (...) Friedo Lampe. Au bord de la nuit. Ce nom et ce titre m'évoquaient les fenêtres éclairées dont vous ne pouvez pas détacher le regard. Vous vous dites que, derrière elles, quelqu'un que vous avez oublié attend votre retour depuis des années ou bien qu'il n'y a plus personne. Sauf une lampe qui est restée allumée dans l'appartement vide". (page 92, Dora Bruder, édition Folio )
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Source : http://www.answers.com
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
gouelan   16 février 2019
Au bord de la nuit de Friedo Lampe
Oui, le temps passait, pour l'un trop lentement et pour l'autre trop vite. Et pourtant il ne passait ni vite ni lentement, mais d'un pas régulier, inexorable, incessant; il était rigoureux et inéluctable comme le chant de la flûte de monsieur Berg, qui planait sur les jardins, montait, descendait, sans trêve, rythmé par une loi d'airain. Et ce passage, cet écoulement, n'était ni joyeux ni triste, mais simplement était — impénétrable. Le temps se mouvait en toute chose, mouvait tous et tout, et tous se mouvaient en lui; sa coulée traversait les eaux, les arbres, le vent, le sang et le battement des cœurs; surgi de l'obscur, il poussait et entraînait tout, et replongeait à l'obscur — sans commencement et sans fin. Le jour était passé, la nuit était venue, une nuit quelconque, une des innombrables, et qui jamais ne reviendrait semblable.



p.52
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sylvaine   17 août 2021
Au bord de la nuit de Friedo Lampe
Oui, le temps passait, pour l’un trop lentement et pour l’autre trop vite. Et pourtant il ne passait ni vite ni lentement, mais d’un pas régulier, inexorable, incessant ; il était rigoureux et inéluctable comme le chant de la flûte de M. Berg, qui planait sur les jardins, montait, descendait, sans trêve, rythmé par une loi d’airain. Et ce passage, cet écoulement, n’était ni joyeux ni triste, mais simplement était – impénétrable. Le temps se mouvait en toute chose, mouvait tous et tout, et tous se mouvaient en lui ; sa coulée traversait les eaux, les arbres, le vent, le sang et le battement des cœurs ; surgi de l’obscur, il poussait et entraînait tout, et replongeait à l’obscur – sans commencement et sans fin. Le jour était passé, la nuit était venue, une nuit quelconque, une des innombrables, et qui jamais ne reviendrait semblable.

page 38
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gouelan   16 février 2019
Au bord de la nuit de Friedo Lampe
Présentation de l'auteur, p. 14



Il faut aimer la vie, plus que le sens de la vie, cette parole de Dostoïevski, où s'entend comme une supplication, eût pu monter du fond de son être. S'il abhorrait idéologies et passions politiques, c'est qu'elles niaient ce pour quoi il vivait, déshumanisaient l'homme, sacrifiaient la vie à une idée. Vingt ans avant Camus, il en sentait la tragique absurdité.
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Mariemrc   05 septembre 2021
Au bord de la nuit de Friedo Lampe
Le jour était passé, la nuit était venue, une nuit quelconque, une des innombrables, et qui jamais ne reviendrait semblable. Car le dessin qu'elle composait présentement avec la vie ne se reproduirait jamais ; et qui ne la vivait pas, rêvant ou éveillé, qui la laissait échapper, l'avait perdue pour toujours, et sa vie se trouvait d'un peu, d'un rien, appauvrie.
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