AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.26 /5 (sur 51 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) le : 08/10/1940
Biographie :

Gabriel David Josipovici, né le 8 octobre 1940, est un romancier, nouvelliste, critique, théoricien de la littérature et dramaturge britannique.

Il publie plus d'une douzaine de romans, trois recueils de nouvelles et un certain nombre d'ouvrages critiques. Ses pièces ont été montées en Grande-Bretagne, et passées à la radio en France et en Allemagne. Son œuvre a été traduite dans les principales langues européennes ainsi qu'en arabe.



Source : Wikipédia
Ajouter des informations
étiquettes
Podcast (1)


Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   30 août 2016
Infini : L'histoire d'un moment de Gabriel Josipovici
Why is it, Massimo, he said to me, that men are so ashamed of being seen to be vulnerable? It is not as if others do not know it, since we all come down to the same thing in the end.( Pourquoi Massimo, me dit-il, les hommes ont-ils si honte de montrer leur vulnérabilité ? Ce n'est pas comme si les autres n'en savaient rien, puisque à la fin nous avons tous affaire à la même chose.)
Commenter  J’apprécie          256
Alice_   21 avril 2015
Moo Pak de Gabriel Josipovici
Un livre est comme une vie, disait-il. Quand nous commençons à devenir conscients de nous-mêmes, il y a de nombreuses directions dans lesquelles la plupart d'entre nous pensent pouvoir aller et chacune d'elle semble également pertinente. En même temps nous sommes toujours confiants que le temps est avec nous et que si nous nous rendons compte après quelques années que nous sommes sur la mauvaise voie, nous pouvons toujours faire marche arrière et recommencer. Dès le milieu de notre vie, disait-il, nous ne sommes que trop conscients d'avoir pris le mauvais tournant ou un certain nombre de mauvais tournants mais nous sommes allées trop loin pour faire autre chose qu'aller obstinément de l'avant. Mais lorsque nous nous approchons de la fin de notre vie, disait-il, et lorsque nous sentons qu'il ne reste plus beaucoup de temps, nous comprenons que toutes les étapes doivent maintenant être les bonnes parce qu'à présent nous n'aurons pas droit à une seconde chance. En même temps, disait-il, il ne faut pas paniquer, car la panique ne peut que nous paralyser, nous devons continuer à faire le mieux possible les choses que nous savons pouvoir faire et les choses que nous savons devoir faire. C'est la même chose pour un roman, disait-il.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Alice_   19 avril 2015
Moo Pak de Gabriel Josipovici
Je suis d'accord avec Proust, disait-il, sur le fait que les livres créent leur propre silence d'une manière que l'on atteint rarement avec des amis. Et le silence qui devient palpable quand on a terminé un Chant de Dante, disait-il, est tout à fait différent du silence qui devient palpable quand on a atteint la fin d’Oedipe à Colonne. Ce qui est arrivé de plus terrible aux gens aujourd'hui est qu'ils ont pris peur du silence. Au lieu de le rechercher comme un ami et une source de renouveau, ils essayent de toutes les façons possibles de le faire taire. Jusqu'il y a quelques années, disait-il, les gens avaient encore la possibilité de redécouvrir la valeur du silence lorsqu'ils qu'ils quittaient l'enceinte de leur maison. Même si leur première réaction instinctive en rentrant chez eux était d'allumer la radio ou la télévision, lorsqu'ils ouvraient leur porte pour sortir ils devaient laisser ces bruits derrière eux. Mais maintenant, disait-il, ils peuvent emporter leur Walkmans et les brancher dans leurs oreilles et ils n'ont plus jamais besoin de vivre sans leur horrible musique. C'est un drogue, disait-il, et elle doit être traitée comme une drogue. Elle est plus dangereuse que le cannabis et crée une dépendance comme l'héroïne. A la source, disait-il, se trouve l'habitude et la peur et le désespoir, la peur du silence est la peur de la solitude. Les gens ont peur du silence, disait-il, parce qu'ils ont perdu la capacité à faire confiance au monde pour leur accorder le renouveau. Pour eux le silence ne signifie que la reconnaissance d'avoir été abandonnés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Alice_   18 avril 2015
Moo Pak de Gabriel Josipovici
Une bonne conversation, disait-il, devrait être faite de mots ailés, de mots qui s'envolent de la bouche d'une personne et qui se posent sur la poitrine d'une autre, mais des mots tellement légers qu'ils ne tardent pas à s'envoler de nouveau et à disparaître à jamais.
Commenter  J’apprécie          120
Alice_   22 septembre 2017
Contre-Jour: Tryptique d'après Pierre Bonnard de Gabriel Josipovici
J'ai noté deux questions, à mon intention. Est-ce que je t'en ai jamais parlé ? Deux questions auxquelles je pense que je devrais répondre.

Qu'attendons-nous de la vie, pour que nous soyons si peu satisfaits de ce qu'elle nous apporte ?

Et aussi : qui est responsable de toutes ces insatisfactions ?

J'ai pensé que si j'avais ces questions sous les yeux, noir sur blanc, il me serait plus facile d'y répondre. Je me suis dit que je resterais simplement assise jusqu'au moment où j'aurais les réponses ; alors je saurais.

J'ai toujours su résoudre les problèmes. Il n'y a pas de problème qui, une fois exposé, ne puisse être résolu. C'est peut-être la seule chose q'iil m'ait apprise. Pas en ces termes, mais par l'exemple. S'il y a un problème, il y a une solution. Si on ne trouve pas la solution, c'est qu'on ne veut pas la trouver, ce qui signifie qu'il n'y avait pas vraiment de problème.

Eh bien, j'ai trouvé les réponses. Ce que nous attendons de la vie, c'est ce que nous estimons confusément être notre dû. Et personne n'est responsable, ni des désirs eux-mêmes, ni de la frustration de ces désirs.

J'ai trouvé les réponses, mais elles ne m'ont été d'aucun secours. Peut-être est-ce là la différence entre l'art et la vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Alice_   22 février 2017
Dans le jardin d'un hôtel de Gabriel Josipovici
- C'est seulement moi, dit-il, ou c'est toute notre société? Qui rend si tout difficile, je veux dire. Qui nous oblige à prendre des décisions tout le temps. Même quelque chose d'aussi simple que de revoir quelqu'un?
Commenter  J’apprécie          100
Bookycooky   29 août 2016
Infini : L'histoire d'un moment de Gabriel Josipovici
When you look back at the history of the world, Massimo, he said to me, what you see is the history of sheep. Of madmen leading sheep and sheep following madmen.( Quand tu regardes au passé, à l'histoire du monde, Massimo, me dit-il, ce que tu vois est l'histoire des moutons. D'un fou qui mène des moutons,et des moutons qui suivent un fou).p.63
Commenter  J’apprécie          70
MarianneL   02 mai 2013
Moo Pak de Gabriel Josipovici
Le fond de la vérité, dit-il, est que ce n’est que par le plus grand des hasards que nous pouvons aujourd’hui être surpris par le monde qui nous entoure, que nous pouvons tomber sur une partie de ce monde qui n’est pas déjà emballée et préparée pour notre regard et où nous ne nous retrouvons pas au milieu d’une foule de nos prochains, hommes et femmes, déjà en train de goûter à ces emballages, à les photographier et à lire à voix haute le contenu de leur guide touristique. La dimension de surprise a disparu, dit-il, et nous nous rendons compte à présent que c’est la chose la plus précieuse au monde. Partout aujourd’hui, dit-il, les gens voyagent afin de se voir confirmer ce qu’ils savent déjà et afin de prendre des photos pour se souvenir qu’ils se sont vraiment trouvés là. Ils voyagent en groupe et avec des emplois du temps très stricts auxquels ils doivent se conformer, car leur temps est limité et tout doit être absorbé. C’est pour cela, dit-il, tandis que nous attendions pour traverser la rue, qu’il est nécessaire que ceux d’entre nous qui sont conscients de l’énormité du désastre gardent l’esprit ouvert, laissent leurs jambes les emmener où elles veulent, abandonnent les chemins déjà tracés et s’attendent à tout et à rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Charybde2   22 mars 2013
Moo Pak de Gabriel Josipovici
Quand je suis arrivé la première fois en Angleterre, dit-il, rien ne me paraissait meilleur que les haricots de Heinz suivis par une tasse de lait malté Horlicks. Une des raisons pour laquelle j'ai cessé d'enseigner, me dit-il alors que nous sortions de la gare, est que je craignais de devoir bientôt m'adresser à mes étudiants comme à des clients. Voilà ce qui se passe quand le consensus libéral est rompu, dit-il. L'idéologie se précipite pour le remplacer puis, quand elle s'effondre, l'argent. La peur de l'autorité et de l'autoritarisme qui a balayé l'Amérique puis la Grande-Bretagne est plutôt effrayante, dit-il tandis que nous poursuivions le long de la berge en direction de Tower Bridge. Ce n'est plus une question d'enseignant et d'èlève, dit-il, mais de vendeur et d'acheteur. Mais quand on enseigne la littérature, que signifie un client ?. je n'ai jamais pensé que je renoncerais au monde, dit-il, j'ai toujours imaginé que mon optimisme inné me ferait passer outre. Mais où que je me tourne, les valeurs auxquelles je croyais sans vraiment m'en rendre compte sont tranquillement jetées par-desus bord et à leur place il n'y a plus que l'agression pure et l'argent. Combien de temps une société peut-elle exister quand elle est tirée par un tel moteur ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Alice_   21 septembre 2017
Contre-Jour: Tryptique d'après Pierre Bonnard de Gabriel Josipovici
Ou bien cette autre page de son carnet : "Il faut trouver le moyen de pénétrer cela. Le moyen de rendre justice au temps qui passe, au fait que rien n'est immuable pour s'offrir à notre regard, mais tout, au contraire, ne cesse de se dérober, de disparaître, de se transformer en quelque chose d'autre. Mais aussi le moyen de faire de cette évanescence quelque chose de palpable sans la figer en un monument." Ailleurs : "Ne laissez pas le temps vous éblouir de sa richesse sinon vous allez vous perdre en lui, mais ne le réduisez pas non plus à une formule. Ne vous laissez jamais aller à penser que vous n'avez pas assez de temps. Car le temps est de votre côté. Votre temps, le temps dont vous avez besoin pour travailler, le temps qui vous est mesuré sur cette terre, ce n'est pas un obstacle à déplorer, c'est un élément qu'il convient d'incorporer dans tout ce que vous faites. Il vous faut l'accepter, et travailler avec lui."
Commenter  J’apprécie          40

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Voyage d'hiver... Schubert et compagnie

Entrons dans la musique : En quelle année Franz Schubert a-t-il composé le Voyage d'hiver?

1797
1827
1857
1887

7 questions
10 lecteurs ont répondu
Thèmes : musique romantique , essai , romanCréer un quiz sur cet auteur