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ISBN : 2070714993
Éditeur : Gallimard (14/03/1989)

Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
«Au reproche de sa fille - "Qu'as-tu fait de moi ? Pourquoi m'as-tu chassée de ta vie ?" - répond l'angoisse d'une mère - "Pourquoi nous as-tu abandonnés ? Qu'avons-nous fait pour mériter cela ?" Derrière la plainte véhémente de l'enfant se dévoile le drame d'une maternité désirée et refusée, la lutte secrète et silencieuse par laquelle une femme tente d'exister hors des tableaux et des croquis que ne cesse de faire d'elle un peintre hanté par l'exigence de son art.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
MarianneL
  07 juin 2013
Sous-titré « Triptyque d'après Pierre Bonnard », ce récit, composé des monologues de la fille puis de l'épouse de Bonnard, suivie d'une lettre du peintre inspirée de la correspondance entre Bonnard et Matisse, renforce l'admiration pour le talent de Josipovici et l'invention formelle dont il fait preuve à chaque livre.
«Un bras. Un dossier de chaise. Tout est une question de relation, dit-il. Il s'agit de les mettre en rapport. de trouver le point par où ils se tiennent.» Voici ce que dit Bonnard parlant de sa peinture, paroles qui épousent exactement le propos de ce livre.
Dans «Contre-jour», Gabriel Josipovici donne corps à l'épouse de Pierre Bonnard, et à sa fille fantôme, rend compte des relations entre elles, et avec le peintre, et du manque absolu de fiabilité de ces personnages qui ne sont que mirages, quand le seul le créateur reste lui bien réel. Et en exergue, on peut lire ceci : «Il y a une formule qui convient parfaitement à la peinture : beaucoup de petits mensonges pour une grande vérité.» (Pierre Bonnard)
Le monologue de la fille - ayant disparu de la maison familiale, exclue par une mère folle et par un père absent, toujours dans sa peinture- précède celui de la mère totalement dépressive, voulant protéger le grand homme, cherchant à s'effacer en passant ses journées dans son bain, à flotter dans l'eau et à se frotter la peau.
« Tu restes assise dans le noir à ruminer, m'as-tu dit une fois. Tu restes là dans ton appartement à regarder par la fenêtre et tout ce que tu vois c'est ton image dans la vitre. »
Ces deux personnages sont comme deux images qui cherchent à se dissoudre face à un créateur, qui ne cherche pas la gloire mais qui, dans son face à face quotidien avec sa propre insuffisance, n'a pas d'autre choix que de continuer à travailler.
Ayant pour seul sujet la relation entre le créateur et son oeuvre, ce récit contemporain de Vies minuscules fait évidemment penser à Pierre Michon et il permet de mieux comprendre la continuité de l'oeuvre de Josipovici, plus de dix ans avant "Tout passe" et "Moo Pak". Et il renforce l'envie de lire tout Josipovici.
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5Arabella
  31 juillet 2016
Le titre laisse entendre que le livre va avoir pour sujet Pierre Bonnard. D'abord la fille du couple parle surtout à sa mère, elle a le sentiment d'avoir été chassée de la maison familiale, pas eu de place dans le couple que formaient ses parents. Puis la mère parle à sa fille, s'excusant ou pas, lui demandant sa présence. Et une lettre de conclusion écrite par le père-mari.
En fait les liens avec la vie de Pierre Bonnard sont des plus lâches voir inexistants : il n'a pas eu de fille avec son épouse par exemple, ce qui d'ailleurs n'est pas incompatible avec le livre au final. Il peint, une femme sortant de la baignoire. Elle est morte avant lui. Mais à part cela, inutile de chercher des événements de sa vie dans le livre. Qui est fait de deux monologues (ou d'un seul) qui se répondent mais pas vraiment.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Alice_Alice_   22 septembre 2017
J'ai noté deux questions, à mon intention. Est-ce que je t'en ai jamais parlé ? Deux questions auxquelles je pense que je devrais répondre.
Qu'attendons-nous de la vie, pour que nous soyons si peu satisfaits de ce qu'elle nous apporte ?
Et aussi : qui est responsable de toutes ces insatisfactions ?
J'ai pensé que si j'avais ces questions sous les yeux, noir sur blanc, il me serait plus facile d'y répondre. Je me suis dit que je resterais simplement assise jusqu'au moment où j'aurais les réponses ; alors je saurais.
J'ai toujours su résoudre les problèmes. Il n'y a pas de problème qui, une fois exposé, ne puisse être résolu. C'est peut-être la seule chose q'iil m'ait apprise. Pas en ces termes, mais par l'exemple. S'il y a un problème, il y a une solution. Si on ne trouve pas la solution, c'est qu'on ne veut pas la trouver, ce qui signifie qu'il n'y avait pas vraiment de problème.
Eh bien, j'ai trouvé les réponses. Ce que nous attendons de la vie, c'est ce que nous estimons confusément être notre dû. Et personne n'est responsable, ni des désirs eux-mêmes, ni de la frustration de ces désirs.
J'ai trouvé les réponses, mais elles ne m'ont été d'aucun secours. Peut-être est-ce là la différence entre l'art et la vie.
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Alice_Alice_   21 septembre 2017
Ou bien cette autre page de son carnet : "Il faut trouver le moyen de pénétrer cela. Le moyen de rendre justice au temps qui passe, au fait que rien n'est immuable pour s'offrir à notre regard, mais tout, au contraire, ne cesse de se dérober, de disparaître, de se transformer en quelque chose d'autre. Mais aussi le moyen de faire de cette évanescence quelque chose de palpable sans la figer en un monument." Ailleurs : "Ne laissez pas le temps vous éblouir de sa richesse sinon vous allez vous perdre en lui, mais ne le réduisez pas non plus à une formule. Ne vous laissez jamais aller à penser que vous n'avez pas assez de temps. Car le temps est de votre côté. Votre temps, le temps dont vous avez besoin pour travailler, le temps qui vous est mesuré sur cette terre, ce n'est pas un obstacle à déplorer, c'est un élément qu'il convient d'incorporer dans tout ce que vous faites. Il vous faut l'accepter, et travailler avec lui."
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Alice_Alice_   21 septembre 2017
On dirait un oiseau, ai-je pensé. Un oiseau désarticulé. Il y a toujours eu en toi quelque chose qui faisait penser à un oiseau, ton port de tête, ta démarche raide et majestueuse quand tu portais des talons très hauts, ta façon de t'en aller d'un trait, comme si tu avais peur d'être prise au piège, dès que tu adressais la parole à quelqu'un.
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