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Note moyenne 3.8 /5 (sur 168 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : West Point, New York , le 03/10/1925
Mort(e) à : Los Angeles , le 31/07/2012
Biographie :

Eugene Luther Gore Vidal, né Eugene Louis Vidal, est un écrivain, romancier et essayiste.

Il est le fils unique d'Eugene Luther Vidal, un pilote militaire qui servira dans le cabinet Roosevelt et de Nina S. Gore, une femme issue de l'aristocratie sudiste. Son grand-père maternel a été sénateur de l'Oklahoma. Son arbre généalogique le relie, de près ou de loin, à Jackie Kennedy, à Jimmy Carter et à Al Gore.
A peine diplômé de la Phillips Exeter Academy, en 1943, il s'engage dans l'armée. Cette expérience lui inspirera en 1946 "Ouragan" ("Williwaw"), son premier roman et premier succès. Mais c'est avec son troisième livre que Gore Vidal impose son style et sa personnalité : en 1948, "Un garçon près de la rivière" ("The City and the Pillar"), roman d'apprentissage autour d'un personnage homosexuel, hommage à son amour de jeunesse, James Trimble III, mort pendant la guerre. Le livre fit scandale parce que c'était le premier vrai roman américain à mettre en scène des personnages clairement homosexuels. Il choisit d'écrire ses romans suivants, aux allures de polar, sous le pseudonyme d'Edgar Box. Il a écrit aussi sous les pseudonymes Katherine Everard, et Cameron Kay.
Dans les années 1950, il écrit beaucoup pour la télévision, puis devint scénariste à Hollywood pour gagner sa vie. Mais les ambitions littéraires ne le quittent jamais. Ses années de pénitence littéraire s'achèvent avec la publication, en 1964, du roman historique "Julien", sur l'empereur romain apostat, puis, un roman politique sur Washington dans les années 1940, "Washington, D.C." (1967) ou encore "Myra Breckenridge" (1968).
Les années 1960 et 1970 sont une période d'écriture extraordinairement fertile, il devient un personnage incontournable de la vie intellectuelle et culturelle américaine. Il noue des amitiés avec des collègues comme Truman Capote (avec qui, ensuite, il se brouilla à mort) ou Tennessee Williams, fréquente Anaïs Nin aussi bien que Jack Kerouac. Au cours des décennies suivantes, ses livres et prises de position (sur le conflit israélo-palestinien et les attentats du 11 septembre) continuent de passionner l'Amérique. Il dénonce fréquemment ce qu'il appelle "la politique impériale" des États-Unis.
Gore Vidal a vécu pendant cinquante-trois ans avec son compagnon Howard Austen (1929-2003). Il a partagé son temps entre Ravello en Italie et Los Angeles en Californie.
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Bob Roberts, film américano-britannique réalisé par Tim Robbins en 1992. Avec Tim Robbins, Giancarlo Esposito, Alan Rickman, Gore Vidal. Trailer

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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
aiguebelette   09 février 2021
Julien de Gore Vidal
Tant que je pouvais lire, je n'étais jamais tout à fait désespéré.
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aiguebelette   12 février 2021
Julien de Gore Vidal
Les chrétiens ont habilement incorporé dans leurs rites la plupart des éléments populaires des cultes de Mithra, de Déméter et de Dionysos. Le christianisme moderne est une encyclopédie de la superstition traditionnelle.
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aiguebelette   11 février 2021
Julien de Gore Vidal
Si Julien avait été ce qu'il croyait être - un philosophe dans la tradition de Platon -, on aurait pu comprendre son aversion à l'égard des absurdités du christianisme. [...] Mais, en fin de compte, Julien se préoccupait de l'idée de l'immortalité personnelle, la seule obsession que les chrétiens partagent avec ceux qui sont attirés vers les vieux cultes à mystères.
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Gore Vidal
deuxquatredeux   08 mai 2017
Gore Vidal
Tout Américain disposé à se lancer dans la course à la présidentielle devrait automatiquement, par définition, se voir retirer le droit de se lancer dans cette aventure.



Cité dans « The Penguin Dictionary of Modern humorous Quotation » de Fred Metcalf
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tristantristan   19 juillet 2020
Julien de Gore Vidal
Le 22 mai de l'an 337 Constantin mourut à Nicodème, à sa grande surprise, puisqu'il venait de suivre une cure d'eaux à Hélénopolis et que tous les augures lui accordaient une longue vie.

Traduction à partir de:

El 22 de mayo del ano 337, Constantino mutio en Nicodemia, para su propia sorpresa, pues acababa de realizar una cura de agua en Helenopolis y todos los augurios le concedian una large vida. p. 29
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aiguebelette   09 février 2021
Julien de Gore Vidal
Il est vrai que je n'ai jamais compris Gallus. Plus tard, quand il devint un monstre, je n'en fus pas surpris. Il aurait pu être n'importe quoi, car au fond, il n'était rien.
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enkidu_   26 juillet 2017
Julien de Gore Vidal
La véritable histoire de la vie du Galiléen a disparu. Mais j'ai passé des moments bien intéressants à tenter de la reconstituer. Il y a trente ans encore, les archives de Rome renfermaient un certain nombre de rapports de contemporains sur sa vie. Ils ont depuis lors disparu, détruits sur l’ordre de Constantin. C’est bien entendu une vieille et amère plaisanterie que le Nazaréen lui-même n’était pas chrétien. Il était autre chose. J’ai discuté avec des amateurs d’antiquités qui connaissaient l’existence du dossier dans les archives ; plusieurs l’avaient lu ou bien connaissaient des gens qui l’avaient lu. Jésus tout bonnement un prêtre juif réformateurs, exclusif comme tous les Juifs, et qui ne s’intéressait pas à faire du prosélytisme en dehors du petit monde des Juifs. Ses ennuis avec Rome n’étaient pas d’ordre religieux (quand Rome a-t-elle jamais persécuté personne pour ses opinions religieuses ?) mais politiques. Ce Jésus se prenait pour le messie. Or le messie est une sorte de héros juif qui, selon la légende, établira un jour un empire juif avant la fin du monde. Il n’est certainement pas un dieu, encore moins le fils du Dieu Unique. Le messie a donné lieu à bien des prophéties juives et Jésus s’est soigneusement comporté suivant les exigences de ces prophéties afin d’être sûr de ressembler à ce héros (le messie entrerait à Jérusalem monté sur un âne ; c’est ce qu’il fit, et cætera). Mais l’entreprise tourna mal. Le peuple ne le soutint pas. Son dieu l’abandonna. Il eut alors recours à la violence. Avec l’aide d’une importante troupe de rebelles, il s’empara du temple, en annonçant qu’il était venu avec une épée. Ce que son dieu ne voulait pas faire pour lui, il devrait le faire lui-même. Si bien qu’à la fin il n’était ni un dieu ni même le messie juif, mais un rebelle qui tenta de se faire proclamer roi des Juifs. Et, de façon parfaitement justifiée, notre gouverneur le fit exécuter.



Il ne nous faut jamais oublier que, selon sa propre expression, Jésus était un Juif qui croyait à la Loi de Moïse. Cela signifie qu’il ne pouvait être le fils de Dieu (le blasphème le plus absolu), encore moins Dieu en personne, provisoirement descendu sur terre. Il n’y a rien dans le livre des Juifs qui nous prépare à un lien de parenté entre un messie et Jéhovah. (pp. 486-487)
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Henri-l-oiseleur   08 août 2020
Un garçon près de la rivière de Gore Vidal
"Je pense que tu es le plus à plaindre, dit Sullivan qui se tourna pour se mettre à plat ventre sur le lit. Tu plairas à tous les gens que tu rencontreras, et tu n'y pourras rien. Tu connaîtras peut-être une femme qui te forcera à sortir de toi-même, mais je sais qu'un homme n'y parviendra jamais. Tu n'es pas comme les autres qui veulent un miroir. C'est excitant, bien sûr, mais à la longue c'est attristant.

- Je ne comprends pas ce que tu veux dire", répliqua Jim, qui le comprenait parfaitement mais qui préférait protéger son secret : le souvenir d'une cabane près d'une rivière. Un jour il revivrait cette aventure pour de bon et sa vie aurait accompli son cycle. Pour l'instant il lui fallait apprendre la vie, s'amuser et cacher soigneusement son secret à ceux qui voulaient le forcer à aimer.

p. 128
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Gore Vidal
lilianelafond   02 septembre 2019
Gore Vidal
"Le grand fléau au coeur de notre culture, un fléau dont on n'ose pas parler, est le monothéisme. A partir d'un texte barbare de l'âge de bronze connu sous le nom d'Ancien Testament, ont évolué trois religions antihumaines : le judaïsme, le christianisme et l'islam. Ces religions vénèrent un dieu du ciel. Elles sont littéralement patriarcales - Dieu est le Père Tout-Puissant, ce qui explique le mépris dont souffrent les femmes depuis deux mille ans dans les pays soumis à la férule de ce dieu du ciel et de ses délégués masculins sur la terre.Le Dieu du ciel est jaloux. Il exige une obéissance aveugle. Ceux qui Le rejettent doivent être convertis ou éliminés. Le totalitarisme est la seule politique qui peut véritablement servir les desseins du Dieu du ciel. Toute velléité de liberté met en péril Son autorité. Un Dieu, un roi, un pape, un maître au travail, un père chef de famille au foyer."



En anglais : "The great unmentionable evil at the center of our culture is monotheism. From a barbaric Bronze Age text known as the Old Testament, three anti-human religions have evolved--Judaism, Christianity, and Islam. These are sky-god religions. They are, literally, patriarchal--God is the Omnipotent Father--hence the loathing of women for 2,000 years in those countries afflicted by the sky-god and his earthly male delegates. The sky-god is a jealous god, of course. He requires total obedience from everyone on earth, as he is not just in place for one tribe, but for all creation. Those who would reject him must be converted or killed for their own good. Ultimately, totalitarianism is the only sort of politics that can truly serve the sky-god's purpose. Any movement of a liberal nature endangers his authority and those of his delegates on earth. One God, one King, one Pope, one master in the factory, one father-leader in the family at home."
+ Lire la suite
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Gore Vidal
markko31   16 décembre 2014
Gore Vidal
Il n'y a aucun problème humain qui ne pourrait être réglé si les gens faisaient tout simplement ce que je leur dis.
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