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Note moyenne 4.07 /5 (sur 10903 notes)

Nationalité : Liban
Né(e) à : Beyrouth , le 25/02/1949
Biographie :

Amin Maalouf est un écrivain franco-libanais.

Il passe les premières années de son enfance en Égypte, patrie d'adoption de son grand-père maternel, lequel a fait fortune dans le commerce à Héliopolis.

Amin est le second de quatre enfants. Sa mère est originaire d'une famille de la montagne libanaise, famille d'enseignant par tradition depuis la génération des arrières grands-parents. Sa grand mère maternelle est turque et son grand-père chrétien maronite.

Le père de Amin est, lui, le fils d'un pasteur presbytérien mais n'est pas pratiquant. C'est donc dans une mixité de religion que l'enfant à grandi.

Sur les souhaits de leur mère, les enfants sont envoyés à l'école catholique jésuite. C'est là que Amin va découvrir la langue française. Il poursuit ses études de sociologie à l'université Saint Joseph (USJ) de Beyrouth.

Il entre comme journaliste pour le quotidien AN-Nahar et se spécialise dans l'actualité internationale. Il couvre l'Asie.

En 1971, il épouse Andrée, enseignante dans une école pour enfants sourds-muets. Ils auront trois enfants.

Dès le début de la guerre du Liban, il quitte Beyrouth pour la montagne, refusant de prendre parti dans ce conflit. En 1976, la famille quitte le Liban pour Paris. Il devient rédacteur en chef de Jeune Afrique.

Il rencontre son premier succès de librairie en 1986 avec le roman "Léon l'Africain", et décide alors de se consacrer à la littérature. Viennent ensuite les romans "Samarcande" et "Les Jardins de lumière". Il obtient en 1993 le prix Goncourt pour "Le Rocher de Tanios".

Les romans de Amin Maalouf sont marqués par ses expériences de la guerre civile et de l’immigration. Ils sont caractérisés (entre autres) par des voyageurs ambulants entre les terres, les langues et les religions. Dans son livre "Les Identités meurtrières", il s’indigne des comportements humains lorsque l’affirmation de soi va si souvent de pair avec la négation de l’autre. Humaniste, il est convaincu que l’on peut rester fidèle aux valeurs dont on est l’héritier, sans pour autant se croire menacé par les valeurs dont d’autres sont porteurs.

Il est membre de l'Académie Française depuis juin 2011. Le 14 juin 2012, il entre à la comédie française, Hector Biancotti étant décédé le 12 du même mois. La même année, il publie "Les Désorientés" qui obtient le Prix du public de l'Algue d'Or (Saint-Briac-sur-Mer).
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Source : image.auditive.free.fr/maalouf
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Extrait du livre audio "Les identités meurtrières" d'Amin Maalouf lu par Cyril Romoli. Parution numérique le 25 mai 2022. https://www.audiolib.fr/livre/les-identites-meurtrieres-9791035408930/

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Citations et extraits (1949) Voir plus Ajouter une citation
mathieupl   13 janvier 2011
Léon l'Africain de Amin Maalouf
Lorsque l'esprit des hommes te paraîtra étroit, dis-toi que la terre est vaste. N'hésite jamais à t'éloigner, au-delà de toutes les mers, au-delà de toutes les frontières, de toutes les patries, de toutes les croyances.
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patr_ix   30 juillet 2010
Les Identités meurtrières de Amin Maalouf
Et le destin? [...] J'ai l'habitude de répondre que, pour l'homme, le destin est comme le vent pour un voilier. Celui qui est à la barre ne peut décider d'où souffle le vent, ni avec quelle force, mais il peut orienter sa propre voile. Et cela fait parfois une sacrée différence.
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MarcBibliotheca   03 novembre 2009
Le périple de Baldassare de Amin Maalouf
Lorsque la foi devient haineuse, bénis soient ceux qui doutent !
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SMadJ   13 septembre 2014
Les désorientés de Amin Maalouf
- Tu n'es pas un homme difficile ! Tes femmes doivent être ravies !

- Mes Femmes ?

- Je voulais dire : tes femmes successives, pas simultanées.

- Toi, tu en as, des simultanées ?

- Non, une seule. Elle m'a prévenu depuis le début : si j'en épouse une autre, elle m'arrache les yeux.

- Et tu t'es résigné ?

- C'est utile, les yeux !
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nadejda   26 mars 2011
Le dérèglement du monde : Quand nos civilisations s'épuisent de Amin Maalouf
Contrairement à l'idée reçue, la faute séculaire des puissances européennes n'est pas d'avoir voulu imposer leurs valeurs au reste du monde, mais très exactement l'inverse : d'avoir constamment renoncé à respecter leurs propres valeurs dans leurs rapports avec les peuples dominés. Tant qu'on n'aura pas levé cette équivoque, on courra le risque de retomber dans les mêmes travers.

La première de ces valeurs, c'est l'universalité, à savoir que l'humanité est une. Diverse, mais une. De ce fait, c'est une faute impardonnable que de transiger sur les principes fondamentaux sous l'éternel prétexte que les autres ne seraient pas prêts à les adopter. Il n'y a pas des droits de l'homme pour l'Europe, et d'autres droits de l'homme pour l'Afrique, l'Asie, ou pour le monde musulman. Aucun peuple sur terre n'est fait pour l'esclavage, pour la tyrannie, pour l'arbitraire, pour l'ignorance, pour l'obscurantisme, ni pour l'asservissement des femmes. Chaque fois que l'on néglige cette vérité de base, on trahit l'humanité, et on se trahit soi-même.
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nadejda   22 septembre 2012
Les désorientés de Amin Maalouf
On parle souvent de l’enchantement des livres. On ne dit pas assez qu’il est double. Il y a l’enchantement de les lire, et il y a celui d’en parler. Tout le charme d’un Borges, c’est qu’on lit les histoires contées tout en rêvant d’autres livres encore, inventés, rêvés, fantasmagoriques. Et l’on a, l’espace de quelques pages, les deux enchantements à la fois.
(...) Tu es avec une étrangère, elle te demande ce que tu es en train de lire, ou bien c’est toi qui le lui demandes, et si vous appartenez l’un et l’autre à l’univers de ceux qui lisent, vous êtes déjà sur le point d’entrer, la main dans la main, dans un paradis partagé. Un livre appelant l’autre, vous connaîtrez ensemble des exploits, des émotions, des idées, des styles, des espérances.

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LiliGalipette   04 septembre 2011
Samarcande de Amin Maalouf
« Trois amis étaient en promenade sur les hauts plateaux de Perse. Surgit une panthère, toute la férocité du monde était en elle. La panthère observa longuement les trois hommes puis courut vers eux. Le premier était le plus âgé, le plus riche, le plus puissant. Il cria : « Je suis le maître de ces lieux, jamais je ne permettrai à une bête de ravager les terres qui m’appartiennent » il était accompagné de deux chiens de chasse. Il les lâcha sur la panthère, ils purent la mordre, mais elle n’en devient que plus vigoureuse, les assomma, bondit sur leur maître et lui déchira les entrailles. Tel fut le lot de Nizam-el-Molk. Le deuxième se dit : « Je suis un homme de savoir, chacun m’honore et me respecte, pourquoi laisserai-je mon sort se décider entre chiens et panthère ? » il tourna le dos et s’enfuit sans attendre l’issue de combat. Depuis, il a erré de grotte en grotte, de cabane en cabane, persuadé que le fauve était constamment à ses trousses. Tel fit le lot d’Omar Khayyam. Le troisième était homme de croyance. Il s’avança vers la panthère les paumes ouvertes, le regard dominateur, la bouche éloquente. « Soit la bienvenue en ces terres, lui dit-il. Mes compagnons étaient plus riches que moi, tu les as dépouillés, ils étaient plus fiers, tu les as rabaissés. » la bête écoutait, séduite, domptée. Il prit l’ascendant sur elle, il réussit à l’apprivoiser. Depuis, aucune panthère n’ose s’approcher de lui, et les hommes se tiennent à distante. » Quand survient le temps des bouleversements, nul ne peut arrêter son cours, nul ne peut le fuir, quelques-uns parviennent à s’en servir. Mieux que quiconque, Hassan Sabbah a su apprivoiser la férocité du monde. Tout autour de lui, il a semé la peur ; pour se ménager, dans son réduit d’Alamout, un minuscule espace de quiétude. »
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latrace   13 septembre 2010
Le rocher de Tanios de Amin Maalouf
La parole du sage s’écoule dans la clarté. Mais de tout temps les hommes ont préféré boire l’eau qui jaillit des grottes les plus obscures.
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leluez   16 août 2012
Samarcande de Amin Maalouf
Cette fois, son regard était au loin, elle m’offrait son profil à contempler, sa peau hâlée d’un grain si pur. La douceur aurait-elle un teint, ce serait le sien ; le mystère aurait-il une lueur, ce serait la sienne. J’en avais les joues moites, les mains froides. Le bonheur battait mes tempes. Dieu, qu’elle était belle, ma première image de l’Orient

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Heval   10 octobre 2012
Les désorientés de Amin Maalouf
Tout homme a le droit de partir, c'est son pays qui doit le persuader de rester - quoi qu'en disent les politiques grandiloquents. "Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande-toi ce que tu peux faire pour ton pays". Facile à dire quand tu es milliardaire, et que tu viens d'être élu, à 43 ans, président des Etats-Unis d'Amérique! Mais lorsque, dans ton pays, tu ne peux ni travailler, ni te soigner, ni te loger, ni t'instruire, ni voter librement, ni exprimer ton opinion, ni même circuler dans les rues à ta guise, que vaut l'adage de John F. Kennedy? Pas grand-chose! C'est d'abord à ton pays de tenir, envers toi, un certain nombre d'engagements. Que tu y sois considéré comme un citoyen à part entière, que tu n'y subisses ni oppression, ni discrimination, ni privations indues. Ton pays et ses dirigeants ont l'obligation de t'assurer cela; sinon, tu ne leur dois rien. Ni attachement au sol, ni salut au drapeau. Le pays où tu peux vivre la tête haute, tu lui donnes tout, tu lui sacrifies tout, même ta propre vie; celui où tu dois vivre le tête basse, tu ne lui donnes rien. Qu'il s'agisse de ton pays d'accueil ou de ton pays d'origine. La magnanimité appelle la magnanimité, l'indifférence appelle l'indifférence, et le mépris appelle le mépris. Telle est la charte des êtres libres et, pour ma part, je n'en reconnais aucune autre.
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