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Note moyenne 3.62 /5 (sur 104 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Uzerche , le 19/10/1929
Mort(e) à : Paris , le 13/03/2017
Biographie :

Henri Cueco est artiste et écrivain français, surtout connu pour ses peintures.

Né de père espagnol et de mère française, Henri Cueco participe en 1952 au Salon de la jeune peinture.

Il a obtenu le Prix de la fondation Félix Fénéon, et le Prix du Salon de la jeune peinture.

Depuis les années 1980, il écrit de nombreux essais et romans.

En 1996, passionné par les conditions de l’avènement de l’image, il mène une relecture des chefs-d’oeuvre de Philippe de Champaigne et de Poussin. Durant les années 2000, il entreprend une série d’autoportraits.

Collectionneur dans l’âme, il dresse des inventaires dans Le Collectionneur de collections (1995). Il intervient régulièrement avec verve et humour à la radio, dans les émissions de France Culture Les Décraqués (à partir de 1984) et Les Papous dans la tête (à partir de 1981).

Son roman "Dialogue avec mon jardinier" a été adapté au cinéma en 2007 par Jean Becker. Les acteurs principaux sont Daniel Auteuil et Jean-Pierre Darroussin.

Il est l'époux de la plasticienne Marinette Cueco. Ils habitent la région parisienne et en Corrèze (au Pouget-de-Vigeois).

Ils ont deux enfants, dont le musicien Pablo Cueco.
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Dialogue avec mon jardinier, Bande annonce

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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
marina53   17 juillet 2013
Dialogue avec mon jardinier de Henri Cueco
- L'enterrement a lieu demain. J'irai pas. J'aime pas les enterrements. Ca sert pas à grand-chose.

- Et de mourir, ça sert ?
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joedi   01 juin 2013
Dialogue avec mon jardinier de Henri Cueco
Quand j'étais gosse, on disait que les enfants venaient dans les choux.

Maintenant on voit la photo du bébé dans le ventre de sa mère.

Autrefois, le ciel, l'orage, la neige, une fleur, un oiseau, ce qu'on mange, tout racontait des histoires. L'orage, c'était le bon Dieu qui remue les barriques ou qui se fâche; la neige, c'était le bon Dieu qui plume ses oies. Un oiseau annonçait la saison ou le temps qu'il va faire. Les choses, comme ça, avaient un sens. Maintenant, tu comprends rien de ce qui t'arrive ; tu sais plus ni quoi ni qu'est-ce. Un légume, c'est qu'un légume. Enfin, ce qui se voit quand s'est emballé. Et un homme aussi, c'est de la marchandise emballée ...
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cicou45   04 novembre 2017
Dialogue avec mon jardinier de Henri Cueco
"Vieillir, c'est quand l'envie perd de sa force..."
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Jeanmarc30   07 novembre 2018
Dialogue avec mon jardinier de Henri Cueco
Quand les gens mouraient, on n'appelait pas toujours le médecin. Comme ça, les gens mouraient en bonne santé.
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cicou45   03 novembre 2017
Dialogue avec mon jardinier de Henri Cueco
"Mais une peinture, c'est pas pareil que ce qui est en vrai. C'est comment c'est fait qui compte."
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cmpf   06 octobre 2016
Dialogue avec mon jardinier de Henri Cueco


Remarque que c'est comme le reste : quand on est né quelque part, on trouve que c'est bien. Tu crois que les esquimaux qui vivent dans la glace toute l'année et dans le noir, ils devraient pas foutre le camp... s’ils étaient pas nés chez eux ?... Les voyages ça fait voir du pays et on est content de revenir. On apprécie mieux son chez-soi après. Dans le fond, on est aussi bien chez soi et ça coûte moins.

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cmpf   07 octobre 2016
Dialogue avec mon jardinier de Henri Cueco


Tu te souviens de la Lulu ? Son mari faisait la surveillance dans un supermarché. Eh bien, il est au chômage : le supermarché à fermé. Bien sûr, il va toucher un peu, mais quand même, je ne sais pas où on va. Cette manière de foutre dehors ceux qui travaillent… Quand il n'y aura plus personne dans les usines ou les ateliers, qui achètera ? C'est bien de fabriquer plus, mais qu'est-ce qu'on sera de tout ça si on peut pas le vendre ?

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cicou45   03 novembre 2017
Dialogue avec mon jardinier de Henri Cueco
"_C'est quoi pour toi une oeuvre d'art ?

_Je sais pas. Il faut que les autres soient d'accord. Moi tout seul, ça n'a pas de sens. L'oeuvre d'art, c'est une vedette. Comme ce tableau que tout le monde connaît. La Joconde, ça c'est une vedette."
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cmpf   15 octobre 2016
Dialogue avec mon jardinier de Henri Cueco


- Alors où vas-tu maintenant ?

- En Algérie. La femme en a tellement envie... Elle veut retrouver sa famille, là-bas.

- Qu'est-ce que tu vas faire, toi, là-bas ? On va te prendre pour un colon…

- Bah, on verra bien pourquoi on me prend. Ils me boufferont pas. C'est pas moi qui voulais y aller, c'est la femme. C’est chez elle, tu comprends. C’est une Arabe de naissance. On le dit pas, aux HLM, ça se voit pas, pour qui le sait pas. Une grande tige comme elle, blanche, un peu blondasse, maigre, qui irait la prendre pour une bicotte? elle n'a pas d'accent. Tout juste si elle sait faire le couscous.

- Elle sait ?

- Elle a lu la recette dans son journal, elle a essayé. C'est bon, un peu bourratif pardi, mais c'est bon. Surtout les légumes : les carottes et les pois chiches.

- Alors tu pars quand ?

- La femme va chercher sa famille là-bas, dans le désert. On part demain à Paris prendre l'avion.

- Attention au caberlot ! Il te faut un couvercle, des lunettes, de quoi étrangler les lions et égorger les crocodiles…

- J'ai ma ficelle et mon couteau.

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cmpf   14 octobre 2016
Dialogue avec mon jardinier de Henri Cueco




- Je serai un fermier comme autrefois... mais si c'est à l'État, j'en foutrais pas une rame. D'ailleurs, même en s’échinant, il faudrait être plusieurs à y travailler.

- Tu veux créer un kolkhoze, camarade !

- Il faudra que tu y mettes un peu la main, toi aussi.

- Il faudra bien des chefs dans les bureaux. - Des bureaux pour ce peu de terrain ! Et c’est moi qui nourrirai tout le monde ! Pour la moindre graine, la moindre bêche, il faudra faire une demande... Les taupes feront des ravages le temps que le papier arrive pour la Taupicine…

- l'espoir de la révolution, ça aide à vivre. - Ça en emmerde quelques-uns. C’est toujours ça. coupe le caquet. Il y en a que, si on se défendait pas, ils vous tiendraient pour des bêtes. C'est même pas du mépris : on n'existe pas pour eux. Pourtant, j'existe comme eux,pas plus, pas moins. La République, c'est que je suis citoyen pareil qu’eux. S'ils sont élus, c'est comme représentants du peuple, de moi, l'élu, c'est pas un patron, c’est un représentant au porte-à-porte, un délégué. En attendant, je vais manger la soupe... Je crois qu'il va faire orage. Je m'en vais vite, mon casque n'a pas de paratonnerre.



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