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Note moyenne 3.56 /5 (sur 48 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Dijon , 1881
Mort(e) à : New Haven , le 03/03/1943
Biographie :

Henri Focillon est un historien de l'art français.

Fils du graveur Victor-Louis Focillon, il est le Directeur du Musée des Beaux-Arts de Lyon. Professeur d'histoire de l'art à l'université de Lyon, à l'école des Beaux-Arts de Lyon, à la Sorbonne, au collège de France puis aux États-Unis où il a choisi de s'exiler. Poète, graveur, pédagogue hors-pair, Henri Focillon a formé des générations d'historiens de l'art, tels que André Chastel, Louis Grodecki ou Jurgis Baltrusaitis. Figure tutélaire de l'histoire de l'art, il a interrogé des champs aussi variés de la discipline que l'art médiéval, la peinture de son temps, la préhistoire ou encore l'art japonais.

Souvent plébiscité en tant que médiéviste, Henri Focillon fut pourtant un commentateur sagace de l'art de son temps, étudiant des longitudes éloignées et examinant avec pénétration ses contemporains (on consultera l'étude de Colin Lemoine, Henri Focillon et La peinture au XIXe siècle : la langue de l’espace dans le catalogue de l'exposition lyonnaise mentionné dans la Bibliographie critique).

Son engagement politique, longtemps passé sous silence ou tenu pour mineur, fait de lui une figure incontournable d'une histoire de l'art engagée au nom de laquelle il prononça depuis les États-Unis un appel aux Français libres (on consultera notamment les contributions de François-René Martin, Annamaria Ducci et Alice Thomine dans le catalogue de l'exposition lyonnaise mentionné dans la Bibliographie critique).

L'exposition qui se tint en 2004 au Musée des Beaux-Arts de Lyon a permis de réévaluer l'importance d'Henri Focillon, acteur éminemment important de l'histoire de l'art française et internationale
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Source : Wikipedia
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
wellibus2   28 juin 2015
Moyen âge roman et gothique de Henri Focillon
Le Miroir de la Nature nous montre le bois voisin de la petite ville, le proche jardinet de faubourg où croissent le noisetier, le fraisier et quelques plants de vigne.

On dirait qu'une main d'enfant y a cueilli la parure des autels et qu'elle l'a suspendue, toute fraîche, sous les voûtes, pour une Fête-Dieu qui n'a pas de fin.
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wellibus2   27 juin 2015
Moyen âge roman et gothique de Henri Focillon
L'art le plus homogène ne se définit que dans son développement.

L'art roman, dés le XIe siècle, adopte une forme nettement caractérisée, l'architecture reconnaissable à l'emploi systématique des galeries d'arcatures et des bandes plates.
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Jacopo   29 mai 2019
Benvenuto Cellini - Les Grands Artistes de Henri Focillon
Les images les plus rares et les plus belles font cortège à la mémoire de Benvenuto Cellini. L’orfèvre florentin semble drapé dans les plis magnifiques d’une légende, et cette légende est la vérité.

Une vie éclatante, héroïque, somptueuse, tout le luxe de la fleur humaine librement épanouie en plein soleil, une frénésie de jouissances sublimes ou vulgaires, mille aventures de roman picaresque surgies à des coins de rue et dans des cours d’hôtellerie, le caprice fécond d’une humeur qui se passionne pour tout objet, tels sont les souvenirs qu’il a laissés dans la mémoire des hommes, à travers les siècles. Sur un fond de jardins, de palais, d’arcs de triomphe, passent tous les comparses de son existence, pareils tantôt aux lestes figures de la commedia dell’arte, tantôt à des héros de Shakespeare, et chacun d’eux a le relief, le noble costume d’un protagoniste : princes, prélats, spadassins, courtisanes, filles enlevées, rivaux domptés. Il est au centre, et il rayonne.
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Mimimelie   28 juin 2019
Hokusai de Henri Focillon
« Le dessin, pour être précieux au Japon, dit le narrateur, doit être fait sans aucune reprise du trait, sans aucun repentir. On attache même une certaine importance à la rapidité du faire, et le compagnon du peintre a été regarder l'heure à la pendule, quand l'artiste a commencé ! »

On pourrait être tenté de croire que ce souci est purement personnel et de circonstance et que nous avons affaire à un exotique dépaysé, heureux de montrer sa virtuosité à des barbares. Mais nous verrons que l'art japonais, loin d'être hostile aux tours de force, nous en fournit au contraire d'innombrables exemples et qu'Hokousaï exécuta des prodiges d'adresse, dignes du plus artiste des bateleurs.
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steka   06 septembre 2014
Hokusai de Henri Focillon
Mais si, pour installer ses paysages, il fit intervenir des éléments d'emprunt dans leur composition et dans leur structure, il demeura fidèle par ailleurs à l'inspiration naturaliste, à l'étude attentive d'un univers sur lequel passent les apparences éphémères des saisons et des heures. (...) Il demeura pour les autres une leçon de sincérité.
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Tandarica   02 avril 2015
Moyen âge roman et gothique de Henri Focillon
L'art du moyen âge nous fait connaître sa vaste conception de l'homme et de ses rapports avec l'univers. Il ne l'isole pas. Il le montre aux prises avec les exigences, les misères et les grandeurs de son destin. Il ne s'arrête pas à l'épanouissement de sa jeunesse, sauf quand il le couche sur la pierre des tombeaux. Il le prend à tout âge, dans toute condition, maniant l'outil, subissant ses maux. L'aveugle des parties hautes de Reims proclame la gloire de la justice de Dieu et la gloire de la patience humaine.
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ElGatoMalo   28 octobre 2018
Giovanni-Battista Piranesi de Henri Focillon
De la Renaissance, il semble que l’Italie du dix-huitième siècle n’ait conservé qu’un aspect moral : le bonheur de vivre. Elle est le jardin où l’Europe vient se délasser de ses fatigues et de son sérieux, après l’avoir ravagée pendant des années par ses rivalités diplomatiques et militaires. Le génie latin s’affaisse, avec plus de grâce que de solennité. Avant de disparaître, il jette une dernière lueur qui enchante le monde et qui ne l’émeut plus.
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Mimimelie   26 juin 2019
Hokusai de Henri Focillon
C'est par la justesse de la mise en place, par l'exactitude et la fermeté du dessin linéaire que les maîtres japonais sont parvenus à équilibrer les plans et à donner l'impression, non d'une pure arabesque décorative, mais de

volumes concrets.
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Jacopo   05 mars 2020
Maîtres de l'Estampe, Peintres Graveurs de Henri Focillon
Cet art, aux mains d'un maître, acquiert une valeur autographique. Son examen relève de la graphologie presque autant que dé la critique d'art. Il vaut par la spontanéité du trait. et de l'effet, vertu dont n'est pas dépourvu un graveur d'interprétation (pensez à Laurent. Cars), mais qui tend à évoluer vers la calligraphie ou, chez les interprètes les plus éloquents, vers une souplesse et une variété de compréhension tout opposées à l'ascendant despotique et forcément étroit d'une vision personnelle. Rien ne le montre mieux que les premières eaux-fortes de Goya, exécutées en 1778 d'après Velasquez : c'est bien plus encore Goya d'après Goya.
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lanard   04 février 2014
Vie des formes de Henri Focillon
La forme n’est qu’une vue de l’esprit, une spéculation sur l’étendue réduite à l’intelligibilité géométrique, tant qu’elle ne vit pas dans la matière. Comme l’espace de la vie, l’espace de l’art n’est pas sa propre figure schéma¬tique, son abréviation justement calculée. Bien que ce soit une illusion assez communément répandue, l’art n’est pas seulement une géométrie fantastique, ou plutôt une topologie plus complexe, il est lié au poids, à la densité, à la lumière, à la couleur. L’art le plus ascétique, celui qui vise à atteindre, avec des moyens pauvres et purs, les régions les plus désintéressées de la pensée et du sentiment, n’est pas seulement porté par la matière à laquelle il fait vœu d’échapper, mais nourri d’elle. Sans elle, non seulement il ne serait pas, mais encore il ne serait pas tel qu’il souhaite d’être, et son vain renoncement atteste encore la grandeur et la puissance de sa servitude. Les vieilles antinomies, esprit-matière, matière-forme, nous obsèdent encore avec autant d’empire que l’antique dualisme de la forme et du fond. Même s’il reste encore quelque ombre de signification ou de commodité à ces antithèses en logique pure, qui veut comprendre quoi que ce soit à la vie des formes doit commencer par s’en libérer. Toute science d’observation, surtout celle qui s’attache aux mouvements et aux créations de l’esprit humain, est essentiellement une phénoménologie, au sens étroit du mot. Ainsi nous avons chance de saisir d’authentiques valeurs spirituelles. L’étude de la face de la terre et de la genèse du relief, la morphogénie, donne un socle puissant à toute poétique du paysage, mais ne se propose pas cet objet.



Le physicien ne s’emploie pas à définir l’« esprit » auquel obéissent les transformations et les comportements de la pesanteur, de la chaleur, de la lumière, de l’électricité. Au surplus, on ne saurait confondre désormais l’inertie de la masse et la vie de la matière, puisque cette dernière, dans ses plus infimes replis, est toujours structure et action, c’est-à-dire forme, et plus nous restreignons le champ des métamorphoses, mieux nous saisissons l’intensité et la courbe de ses mouvements. Il n’y aurait que de la vanité dans ces controverses sur le vocabulaire, s’il n’engageait les méthodes.



Au moment où nous abordons le problème de la vie des formes dans la matière, nous ne séparons pas l’une et l’autre notion, et, si nous nous servons de deux termes, ce n’est pas pour donner une réalité objective à un procédé d’abstraction, mais pour montrer au contraire le caractère constant, indissoluble, irréductible d’un accord de fait. Ainsi la forme n’agit pas comme un principe supérieur modelant une masse passive, car on peut considérer que la matière impose sa propre forme à la forme. Aussi bien ne s’agit-il pas de matière et de forme en soi, mais de matières au pluriel, nombreuses, complexes, changeantes, ayant un aspect et un poids, issues de la nature, mais non pas naturelles.

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