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Note moyenne 4.22 /5 (sur 501 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Oran, Algérie , le 05/11/1944
Mort(e) à : Paris , le 14/12/2003
Biographie :

Daniel Arasse est un historien de l'art, spécialiste de la Renaissance et de l'art italien.

Reçu premier à l’École normale supérieure, en 1965, puis deuxième à l’agrégation de lettres classiques, il commence ensuite une thèse à la Sorbonne avec André Chastel sur l’art italien de la Renaissance, autour du personnage de Bernardin de Sienne.

À la suite d’un incident, raconté dans "Histoires de peintures" ("La Thèse volée"), il change de directeur et de sujet pour travailler sous la direction de Louis Marin à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

De 1969 à 1993, Daniel Arasse enseigne l'histoire de l'art moderne, du XVe au XIXe siècle, à l'Université Paris-IV (deux ans) puis à l'Université Paris-I. De 1971 à 1973, il est membre de l’École française de Rome qu'il quitte en raison de différends avec le directeur Georges Vallet.

De 1982 à 1989, il dirige l’Institut français de Florence où il crée le festival France Cinéma. À partir de 1993, il est directeur d'étude à l’EHESS.

En 2003, il dirige l'exposition Botticelli au musée du Luxembourg.

Indépendamment de son parcours professionnel, Daniel Arasse fut apprécié du grand public pour ses qualités de vulgarisateur et son amour du partage de ses analyses d’œuvres dans lesquelles il se défend de "sur-interpréter" le contenu : il met en valeur ce qui est visible par tous, nous incite à regarder par nous-mêmes et à ne pas soumettre excessivement le figuratif à l'ordre du discours savant.

Daniel Arasse meurt à 59 ans des suites d’une sclérose latérale amyotrophique qui l'emporte en deux ans. Il a continué ses activités jusqu'à ses derniers moments.

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Source : Wikipédia
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Ce dixième entretien avec l'historien de l'art Daniel Arasse revient plus particulièrement sur Léonard de Vinci. En parfait élève des ateliers florentins, il va sur la fin du XVème siècle, s'appliquer à travailler sa grille géométrique de la perspective. Né en 1944 à Alger, Daniel Arasse était le meilleur spécialiste français de l'art de la Renaissance italienne. Passionné et pédagogue, il savait capter son auditoire pour le pousser à voir derrière les toiles et les coups de pinceaux. C'est en 2001 qu'il rencontra la radio et en 2003 qu'il enregistra ses "Histoires de peintures", devenues une référence dans le monde entier. Retrouvez toutes les histoires de peintures de Daniel Arasse : https://www.franceculture.fr/dossiers/histoires-de-peintures-de-daniel-arasse Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/¤££¤17Histoires De6¤££¤6khzewww2g/?sub_confirmation=1 Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture

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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Mimimelie   10 avril 2014
On n'y voit rien : Descriptions de Daniel Arasse
Si l'art a eu une histoire et s'il continue à en avoir une, c'est bien grâce au travail des artistes et, entre autres, à leur regard sur les œuvres du passé, à la façon dont ils se les sont appropriées. Si vous n'essayez pas de comprendre ce regard, de retrouver dans tel tableau ancien ce qui a pu retenir le regard de tel artiste postérieur, vous renoncez à toute une part de l'histoire de l'art, à sa part la plus artistique.
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ElGatoMalo   20 août 2014
Histoires de peintures de Daniel Arasse
Je citerai à nouveau Montaigne, dans son Essai II du livre III, l'essai du repentir : "Le monde est une branloire pérenne, je ne peins pas l'être, je peins le passage." Il traduit ce sentiment de l'instabilité universelle du monde. Dans le fond, le cosmos est en train de se défaire et l'univers n'est pas encore là, pour prendre sa place, comme dirait Koyré. Cette instabilité, l'art est là pour la manifester, et très souvent pour en jouer. Ce qu'on doit bien comprendre avec le maniérisme, c'est qu'il a une dimension ludique, le paradoxe maniériste étant très souvent un jeu.
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Zebra   06 octobre 2015
On n'y voit rien : Descriptions de Daniel Arasse
page 173 [...] - Vous reprenez l'argument de cette Américaine qui parle d'"insert prospectif" dans la Vénus d'Urbin et qui y voit une sorte d'emblème du déplacement du toucher vers le voir propre au dispositif d'Alberti.

- Mary Pardo ? Tout à fait. Ce qu'elle écrit est très bien et je regrette presque de ne pas y avoir pensé plus tôt, ou tout seul. C'est exactement ce déplacement, ce retrait du toucher pour le voir que la Vénus d'Urbin nous impose par sa mise en scène. La servante agenouillée touche mais n'y voit rien, nous voyons mais nous ne pouvons pas toucher et, pourtant, la figure nous voit et se touche ...

- Une pin-up. C'est exactement ce que je vous disais. Une pin-up.

- Oh, Charles ! J'y renonce. C'est sans espoir. Vous ne voulez rien voir.



Extrait de "La femme dans le coffre" (d'après La Vénus d'Urbin, Titien, 1538, tableau exposé à la Galerie des Offices, Florence).
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ElGatoMalo   06 décembre 2013
Histoires de peintures de Daniel Arasse
Finalement, la Joconde est un de mes tableaux préférés. Il m'a fallu pour l'aimer beaucoup plus de temps que les cinq ans pris par Léonard de Vinci pour la peindre. Moi il m'a fallu plus de vingt ans pour aimer La Joconde. Je parle de l'aimer vraiment, pas seulement de l'admirer. C'est pour moi aujourd'hui l'un des plus beaux tableaux du monde, même si ce n`est pas nécessairement l'un des plus émouvants, quoique, franchement, c'est l'un des tableaux qui ont eu le plus de commentaires enthousiastes, jusqu`à la folie, de la part des gens qui l'aimaient, et cela montre qu'il touche.
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myriampele   30 janvier 2013
On n'y voit rien : Descriptions de Daniel Arasse
Saviez-vous que les gastéropodes y voient mal? Pire encore, il paraît qu'ils ne regardent rien. Ils se repèrent autrement. Malgré leurs deux yeux au bout de leurs cornes bien tendues, ils n'y voient pratiquement rien; ils distinguent, toutau plus l'intensité de la lumière et fonctionnent " à l'odeur".
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brigetoun   05 janvier 2012
On n'y voit rien : Descriptions de Daniel Arasse
C'est vrai, j'y vois beaucoup de choses dans cet escargot : mais après tout, si le peintre l'a peint de cette façon, c'est bien pour qu'on le voie et qu'on se demande ce qu'il vient faire là. Vous trouvez ça normal, vous?
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jovidalens   03 septembre 2011
On n'y voit rien : Descriptions de Daniel Arasse
Je ne prétends pas que les oeuvres n'auraient qu'un seul sens et qu'il n'y aurait donc qu'une seule "bonne" interprétation....Non, ce qui me préoccupe, c'est plutôt le type d'écran (fait de textes, de citations et de références extérieures) que tu sembles à tout prix, à certains moments, vouloir interposer entre toi et l'oeuvre, une sorte de filtre solaire qui te protégerait de l'éclat de l'oeuvre et préserverait les habitudes acquises dans lesquelles se fonde et se reconnait notre communauté académique.
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Guylaine   28 juin 2010
Coffret 2 volumes : Histoires de peintures; On n'y voit rien de Daniel Arasse
Je vous vois venir : vous allez encore dire que j'exagère, que je me fais plaisir, que je surinterprète. Me faire plaisir, je ne demande pas mieux, mais, quant à surinterpréter, c'est vous qui exagérez. C'est vrai, j'y vois beaucoup de choses dans cet escargot ; mais, après tout, si le peintre l'a peint de cette façon, c'est bien pour qu'on le voie et qu'on se demande ce qu'il vient faire là. Vous trouvez ça normal vous?
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brigetoun   05 janvier 2012
On n'y voit rien : Descriptions de Daniel Arasse
Il suffit que Gaspard soit plus proche de Marie pour qu'une force étrange se dégage de la scène – à tel point l'habitude de voir le roi noir à l'écart a été vite prise, comme si cette distance, par-delà celle de la lointaine Afrique, trahissait un reste de prudence par rapport à ce nouveau venu de couleur, une réluctance à l'admettre de plein pied dans la cour des grands. Ces trois éléments (luxe vestimentaire ostentatoire, jeunesse, mise à l'écart) lui paraissent confirmer l'opinion de Richard Trexler selon lequel le troisième roi formerait le «pôle exotique» d'une représentation «duelle» de la trilogie «nominale» des Mages.
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RJuillet   07 décembre 2012
Histoires de peintures de Daniel Arasse
Et puis, il y a le sourire ... En fait, c'est Léonard qui a inventé l'idée de faire un portrait avec un sourire. Il n'y a pas de portrait souriant avant La Joconde, à l'exception du tableau d'Antonello de Messine, L'homme qui rit.
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