AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.89 /5 (sur 215 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Dublin , le 15/07/1919
Mort(e) à : Oxford , le 08/02/1999
Biographie :

Iris Murdoch est une femme de lettres britannique.

Son père, Wills John Hughes Murdoch, venait d’une famille presbytérienne d’éleveurs de moutons du County Down (près de Belfast), et sa mère, Irene Alice Richardson, qui avait eu une formation de chanteuse, était d’une famille protestante de Dublin.

Durant la jeunesse d’Iris, ses parents déménagent à Londres où son père devient fonctionnaire. Iris étudie les classiques, l’histoire ancienne et la philosophie à Somerville College, Oxford, puis la philosophie à Newnham College, Cambridge, où elle a notamment comme professeur Ludwig Wittgenstein. En 1948, elle devient enseignante à St Anne's College, Oxford.

Elle écrit son premier roman, "Sous le filet", en 1954, après avoir publié plusieurs essais philosophiques et la première étude en anglais consacrée à Jean-Paul Sartre.

A Oxford, en 1956, elle rencontre et épouse John Bayley, professeur de littérature anglaise et également romancier.

En 1978, Iris remporta le convoité Booker Prize pour "La Mer, la mer", roman aux accents subtils sur le pouvoir et la perte de l'amour qui mettra en scène un acteur à la retraite envahi par la jalousie lorsqu'il revoit l’être aimé après plusieurs décennies de séparation.

Elle écrira encore vingt-cinq autres romans, ainsi que d’autres études et pièces de théâtre, jusqu’à 1995, où elle commence à subir les effets de la maladie d’Alzheimer. Elle meurt à l'âge de soixante-dix-neuf ans.
+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Iris Murdoch on Philosophy and Literature (en anglais)
Podcast (1)

Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Pirouette0001   07 mai 2017
La mer, la mer de Iris Murdoch
Si le pouvoir absolu corrompt absolument, alors je dois être le plus corrompu des hommes. Un directeur de théâtre est un dictateur. (Sinon, il ne fait pas son métier.)
Commenter  J’apprécie          110
Pirouette0001   21 mai 2017
La mer, la mer de Iris Murdoch
Vers la fin de l'après-midi, les nuages s'amassèrent, le soleil se cacha et il se mit à pleuvoir. Cet écervelé de climat anglais, qui s'était livré jusque-là à une imitation plausible du mois de juin, se mit soudain en tête d'interpréter mars.
Commenter  J’apprécie          102
Renoncule   29 janvier 2016
La mer, la mer de Iris Murdoch
Chacun se délectait de la compagnie de l'autre, sans jamais en être rassasié. C'est là le véritable test, plus que la dévotion, l'admiration, la passion. Si l'on a toujours faim de la compagnie de quelqu'un, c'est qu'on aime.
Commenter  J’apprécie          100
Pirouette0001   12 mai 2017
La mer, la mer de Iris Murdoch
Même si les lecteurs affirment qu'ils ne prennent pas tout pour argent comptant, ce n'est pas vrai. Ils ont le désir de croire, et ils croient, parce que la foi est plus facile que le scepticisme, et parce que tout ce qui est écrit a des chances d'être vrai "en un sens".
Commenter  J’apprécie          90
nathalie_MarketMarcel   09 mai 2013
La mer, la mer de Iris Murdoch
S’étendant devant moi qui suis là à écrire, la mer luit plutôt qu’elle ne scintille sous le doux soleil de mai. À l’étale de la marée, elle repose tranquillement contre la terre, sans presque une marque de vaguelettes ou d’écume. Vers l’horizon, elle est d’un violet somptueux, strié de vert émeraude en raies régulières. À l’horizon même, elle devient indigo.
Commenter  J’apprécie          60
LiliGalipette   26 février 2011
Le château de sable de Iris Murdoch
« Mor revint lentement vers la sortie, donna son ticket de quai, déboucha dans le grand soleil et demeura immobile dans la cour déserte et poussiéreuse de la gare où régnait un silence total maintenant que le grondement du train s'était évanoui dans les lointains. Il resta là un moment, saisi d'une obscure sensation de bien-être et, dans le calme du matin, eut en quelque sorte l'impression que beaucoup, beaucoup de choses agréables l'attendaient. Et puis, des profondeurs de son être, jaillit soudain avec une certitude dévastatrice l'explication de cette allégresse: il était amoureux de Miss Carter. Il était là à contempler la poussière de la cour quand cette pensée prit forme; cela lui donna une telle secousse qu'il faillit tomber. Il fit un pas en avant. Il était amoureux. Et pas simplement un petit peu amoureux: terriblement, désespérément, impérieusement amoureux. Alors il fut envahi d'une joie indicible. »



Commenter  J’apprécie          50
myriampele   31 août 2012
La Gouvernante italienne de Iris Murdoch
Otto, visiblement, était encore ivre.

Mais un écho lointain de mon père dans ses paroles me toucha.
Commenter  J’apprécie          70
LiliGalipette   29 mai 2013
Pâques sanglantes de Iris Murdoch
« Il se peut qu’il y ait eu quelques évènements déplorables autrefois, mais tout cela est du passé, je suis certaine que l’Angleterre n’a jamais fait souffrir volontairement ; ce n’était rien d’autre qu’un phénomène économique. » (p. 47)
Commenter  J’apprécie          60
Pirouette0001   07 mai 2017
La mer, la mer de Iris Murdoch
La tendresse, la confiance absolue, la communication et la sincérité : ces choses-là comptent de plus en plus à mesure qu'on vieillit.
Commenter  J’apprécie          60
veronique-m   12 novembre 2012
Un enfant du verbe de Iris Murdoch
"N'abandonne jamais un texte avant d'en avoir compris à fond chaque mot, chaque cas, chaque détail de grammaire." Une vague compréhension n'était pas suffisante au goût de M. Osmand. Les manuels de grammaire me servaient de livres de prière. Chercher des mots dans le dictionnaire, c'était pour moi une image du bien. La tâche sans fin d'apprendre des mots, c'était pour moi une image de la vie.

La violence est une sorte de magie, on y puise le sentiment que le monde vous cédera toujours. Quand je comprenais la structure grammaticale, je comprenais quelque chose que je respectais et qui ne me céderait pas. L'exaltation de cette découverte, sans me "guérir", anima mes études et les éclaira d'un jour qui n'était pas purement académique. J'appris le français, le latin et le grec à l'école. M. Osmand m'enseigna l'allemand à ses moments perdus. J'appris l'italien tout seul. Je n'étais pas un prodige en philologie. Il me manquait ce sens mystérieux, que certains possèdent, de la structure du langage, qui ressemble au don pour la musique ou le calcul. Jamais je ne me sentis concerné par les aspects métaphysiques de la langue. (Chomsy ne m'intéresse pas. Cette indication doit suffire à me situer.) Je ne me suis jamais non plus envisagé comme un "écrivain", je n'ai jamais essayé de le devenir. Je n'étais qu'un bûcheur brillant, doté d'une aptitude pour la grammaire et d'une sorte de vénération des mots. J'étais naturellement l'élève favori et favorisé. Je soupçonne que M. Osmand me considéra d'abord comme un défi professionnel, après que tout le monde eût "renoncé en ce qui me concernait. Par la suite, il en vînt à m'aimer. M. Osmand n'était pas marié. Sa manche usée caressait souvent mon poignet, et il aimait appuyer son bras contre le mien lorsque nous nous penchions ensemble sur un texte. Il ne passa jamais rien de plus. Mais à travers la pression brûlante, électrique de ce bras, je reçus un autre enseignement sur le monde. (p.33)

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Littérature anglaise : XVIIIème ou XIXème siècle ?

Orgueil et préjugés - Jane Austen

18ème siècle
19ème siècle

20 questions
9 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature anglaise , 19ème siècle , 18ème siecleCréer un quiz sur cet auteur
.. ..