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Suzanne V. Mayoux (Traducteur)
ISBN : 2070385272
Éditeur : Gallimard (12/06/1992)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Célèbre metteur en scène et acteur britannique, Charles Arrowby, la soixantaine, couvert de femmes, vient de tourner le dos à Londres, à sa vie brillante pour se retirer face à la mer, loin de tout, dans une petite maison isolée sur les rochers. A l'écart des artifices, il s'agit, dans son esprit, d'un retour à la simplicité, à l'innocence perdue, à la solitude. Divers incidents viennent bientôt troubler la sérénité de ses bains quotidiens dans la mer, «son élément ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Pirouette0001
23 mai 2017
J'ai trouvé ce livre dans mes vagabondages sur le site de Babelio et me disais que, au vu du résumé et des critiques, ce livre pourrait bien me plaire. Etonnement de ma libraire : comment avez-vous pensé à ce livre ? Plus personne ne lit Iris Murdoch et c'est bien dommage ! Se précipitant vers le rayon de littérature anglaise, à la lettre M, elle me trouva immédiatement le livre et je vis plusieurs autres livres de l'auteure.
Et c'est vrai que c'est surprenant, car ce livre a été primé du Booker Prize. Il faudrait peut-être organiser un challenge des prix anglo-saxons à côté du challenge Goncourt pour faire redécouvrir cette auteure et ce livre ? Bien sûr c'est écrit en petits caractères et ce, sur plus de cinq cent pages. Ce n'est pas un « page turner » comme on dit aujourd'hui ; Iris Murdoch vous invite plutôt à savourer lentement, mais cela devrait plaire à pas mal de Babélionautes quand même non ?
L'histoire est celle d'un directeur de théâtre qui se retire dans une maison biscornue au bord de la mer. Des fantômes plus ou moins réels de sa vie passée vont se rappeler à son bon souvenir. Qu'il est dur de ne plus être le centre du monde, ou plutôt d'un monde.
C'est cruel, sarcastique, tendre et poétique à la fois.
Et si ce n'était qu'une comédie où les portes claquent sans cesse comme dans une pièce de boulevard ?
Une très belle découverte, vous l'aurez compris.
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stcyr04
20 mai 2015
Charles Arrowby, metteur en scène à succès, au soir de sa vie, a décidé de larguer les amarres. Il s'est installé dans une demeure face à la mer, dans un village retiré, à l'abri de l'agitation et des mondanités qui ont marqué son existence. D'un naturel actif, cette retraite lui a inspiré le désir d'écrire ses Mémoires.
Ce bilan écrit de sa vie, de tout ce qui a précédé dans son existence, et qui a forgé son identité, est entrecoupé d'observations diverses sur la nature qui l'environne, d'affirmations péremptoires sur ses goûts en matières culinaires, de remarques sur les femmes où une certaine misogynie affleure, une certaine vanité … Ainsi c'est un mélange d'autobiographie, de considérations sur la création dramatique et littéraire, et de journal intime qui se déroule au gré des réminiscences, des rencontres, des petits incidents qui jalonnent la vie de cet homme hédoniste, plutôt cynique, non exempt de ces petites lâchetés masculines, mais néanmoins critique envers lui-même. Cependant on n'échappe pas facilement aux fantômes de sa vie, surtout quand il s'agit de femmes; et lorsque son premier amour, amour déçu, réapparaît miraculeusement dans sa vie, tout ce bel ordonnancement va peu à peu se dérégler singulièrement. Ainsi les traits les moins avouables de la nature de Charles vont sourdre peu à peu : tempérament tyrannique, tendance à la manipulation, nature égoïste, réactions puériles face à la contrariété, révélant une certaine propension à un narcissisme pervers…

Les dialogues permettent de saisir les déformations conscientes ou non, les inflexions opérées par le souvenir émaillant l'autobiographie, produit du regard subjectif de l'auteur. Iris Murdoch est très habile à créer une ambiance de tension progressive, de calme avant la tempête.
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nathalie_MarketMarcel
09 mai 2013
Les personnages de théâtre qui s'installent chez le héros avec leurs querelles et leurs trahisons sont grotesques, l'humour et la cruauté sont au coeur de tous leurs actes. Surtout, la maison semble hantée, les pièces recèlent d'angoissantes inconnues et alors qu'Arrowby attend de voir des phoques sur les rochers, ce serait un monstre marin qui lui serait apparu. Il fait très chaud, l'étendue bleue de la mer est menaçante, les tempêtes et les orages enveloppent la maison. Un roman à la première personne où Arrowby semble à la fois simple et ordinaire, fou et narcissique, lucide et aveugle sur lui-même… les nuances d'un monde incertain.
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Pilgrim9
02 décembre 2014
Une petite maison biscornue, au bord de l'obsolescence, perchée au sommet d'une falaise escarpée, face à la mer : c'est le refuge dans lequel un célèbre metteur en scène londonien a choisi de s'isoler pour savourer sa retraite et rédiger un journal intime entre relatation, introspection et introversion.
Les paysages côtiers et leurs aspérités forment un cadre omniprésent à cette tranche de vie jouée comme une pièce de théâtre, faisant apparaître et disparaître une galerie de personnages tout aussi anguleux et tourmentés. Booker Prize 1978.
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CATHY69
08 mai 2014
Un hommes nostalgique à la fin de sa vie se retire et repnse à ses amours, une nostalgie, une ambiance, superbe, à découvrir absolument
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Pirouette0001Pirouette000121 mai 2017
Vers la fin de l'après-midi, les nuages s'amassèrent, le soleil se cacha et il se mit à pleuvoir. Cet écervelé de climat anglais, qui s'était livré jusque-là à une imitation plausible du mois de juin, se mit soudain en tête d'interpréter mars.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel09 mai 2013
S’étendant devant moi qui suis là à écrire, la mer luit plutôt qu’elle ne scintille sous le doux soleil de mai. À l’étale de la marée, elle repose tranquillement contre la terre, sans presque une marque de vaguelettes ou d’écume. Vers l’horizon, elle est d’un violet somptueux, strié de vert émeraude en raies régulières. À l’horizon même, elle devient indigo.
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Pirouette0001Pirouette000112 mai 2017
Même si les lecteurs affirment qu'ils ne prennent pas tout pour argent comptant, ce n'est pas vrai. Ils ont le désir de croire, et ils croient, parce que la foi est plus facile que le scepticisme, et parce que tout ce qui est écrit a des chances d'être vrai "en un sens".
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Pirouette0001Pirouette000107 mai 2017
Si le pouvoir absolu corrompt absolument, alors je dois être le plus corrompu des hommes. Un directeur de théâtre est un dictateur. (Sinon, il ne fait pas son métier.)
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RenonculeRenoncule29 janvier 2016
Chacun se délectait de la compagnie de l'autre, sans jamais en être rassasié. C'est là le véritable test, plus que la dévotion, l'admiration, la passion. Si l'on a toujours faim de la compagnie de quelqu'un, c'est qu'on aime.
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Iris Murdoch on Philosophy and Literature (en anglais)
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