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Note moyenne 3.81 /5 (sur 146 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 03/05/1949
Biographie :

Écrivain, Jean-Christophe Bailly est également proche de la peinture et du théâtre.

Depuis plus de quarante ans (son premier livre, "La légende dispersée", une anthologie du romantisme allemand, paraît en 1978), il a publié une vingtaine de livres qui, le roman mis à part, arpentent tous les champs de l'écriture : essais (philosophiques ou esthétiques), poésie, journaux, théâtre. Il est également l'auteur de monographies sur des artistes contemporains et d'un essai sur les portraits du Fayoum.

Jean-Christophe Bailly s'est tourné aussi vers la peinture, l'architecture ou la photographie.

Il s'est occupé également de théâtre, à la fois comme auteur et comme "fabriquant", souvent à l'étranger (Inde, Russie, Italie) où il a accompagné Georges Lavaudant et Gilberte Tsaï ainsi que Klaus Michael Grüber et Gilles Aillaud.

Très tôt, il décide de se consacrer à l’écriture. Son ouvrage "Tuiles détachées" (2004) explique cette décision, ainsi que plusieurs étapes importantes pour la formation de son style. Proche du surréalisme lors de son entrée en littérature, il s’en est éloigné.

Il a fondé et dirigé les revues "Fin de siècle" (avec Serge Sautreau, quatre numéros, 1974-1976) et "Aléa" (neuf numéros, 1981-1989). Il a également dirigé les collections "Détroits" chez Christian Bourgois (avec Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe) et "35-37" chez Hazan.

Docteur en philosophie, il enseigne à l’École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois, dont il dirige la publication Les Cahiers de l’École de Blois depuis 2003.
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Source : remue.net
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Vidéo de

Lecture de Jean-Marie Gleize: une création originale inspirée par Une série de créations littéraires originales inspirées par les collections de la BIS. Ce cycle est proposé par la Maison des écrivains et de la littérature (Mel) en partenariat avec la BIS. Un mois avant la restitution, l'écrivain est invité à choisir un élément dans les fonds de la BIS. Lors de la rencontre publique, « le livre en question » est dévoilé. Saison 4 / 2020 : Linda Lê, Arno Bertina, Muriel Pic, Jean-Marie Gleize, Jean-Christophe Bailly. Chaque saison donne lieu à la publication d'un livre aux éditions de la Sorbonne "Des écrivains à la bibliothèque de la Sorbonne": * saison 1 : Pierre Bergounioux, Marianne Alphant, Arlette Farge et Eugène Durif paru en septembre 2018. * saison 2 : Jacques Rebotier, Marie Cosnay, Claudine Galea et Fanny Taillandier, paru en septembre 2019. * saison 3 : Hubert Haddad, Line Amselem, Christian Prigent, Mona Ozouf, Laure Murat, publication prévue en septembre 2020.

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Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
OlivierMaldent   25 juin 2022
La phrase urbaine de Jean-Christophe Bailly
Si le monument, dans sa solitude d'objet, même relative, peut prétendre au statut de poème architectural, avec le récitatif de la rue, nous n'avons affaire par contre, et tout du long, qu'à de la prose. Paris est la ville en prose par excellence, une prose à la fois narrative, poétique, théorique, au sein de laquelle les poèmes des monuments s'incrustent comme des citations, mais où tout finit par renvoyer à la théâtralité prosaïque des enfilades, avec des entrées et des cours qui scandent leur chœur de secrets et de digressions au sein des chapitres. Le passant, livré à la prolixité du plan, est le héros de ce roman, il l'écrit selon son désir, il y cite ce qu'il veut.
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chris49   04 février 2022
Le versant animal de Jean-Christophe Bailly
Avec la quête de la nourriture, les actes de la reproductions sexuée constituent l'autre grande contraction vitale du monde animal et, par conséquent, l'autre grand terrain sur lequel la vision qui tend à réduire ce monde à la seule mesure de l'instinct a pu prospérer. Pourtant, pas plus que chez les humains la sexualité ne s'épuise, chez les animaux, dans la ligne droite et "instinctive" du coït. Si toutefois quelque chose comme la sexualité animale existe : ici plus qu'ailleurs encore, en effet, il faut tenir compte de l'extravagante diversité des formes et des modes d'existence et compter avec des écarts phénoménaux d'une espèce à une autre, pour autant que leurs comportements nous soient connus, ce qui est loin d'être le cas pour bon nombre d'entre elles. Mais pour ce que nous pouvons en apercevoir, le comportement des animaux désirants, de bien d'entre eux en tout cas, et très divers, loin de se réduire à une pure fascination ou stupeur, en passe par des rituels complexes, par des procédures élaborées d'approche et de séduction, par des rivalités. De la parade à l'offrande et de la caresse au combat, la geste amoureuse des bêtes semble être tramée elle aussi par le jeu et par l'épopée.
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chris49   03 février 2022
Le versant animal de Jean-Christophe Bailly
Or ce qui m'est arrivé cette nuit-là et qui sur l'instant m'a ému jusqu'aux larmes, c'était à la fois comme une pensée et comme une preuve, c'était la pensée qu'il n'y a pas de règne, ni de l'homme ni de la bête, mais seulement des passages, des souverainetés furtives, des occasions, des fuites, des rencontres. Le chevreuil était dans sa nuit et moi dans la mienne et nous y étions seuls l'un et l'autre. Mais dans l'intervalle de cette poursuite, ce que j'avais touché, justement, j'en suis sûr, c'était cette autre nuit, cette nuit sienne venue à moi non pas versée mais accordée un instant, cet instant donc qui donnait sur un autre monde. Une vision, rien qu'une vision - le "pur jailli" d'une bête hors des taillis - mais plus nette qu'aucune pensée.
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coco4649   11 octobre 2019
L'astrolabe dans la passe des français de Jean-Christophe Bailly
AIDEZ-MOI...





Aidez-moi

À lever le bras droit

Pour faire signe

et murmurer

qu'il y a du vent

sous la peau.

Une horde est blessée

dans l'avant-dernière rue,

la pluie gerce,

le murmure n'achève rien,

le silence dans lequel je

lève le bras droit et je l'agite

est terrible :

en lui toutes les voix

étranglées se rassemblent

et forment une cible absente.
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brigetoun   13 décembre 2011
Le Dépaysement : Voyages en France de Jean-Christophe Bailly
Comme à chaque fois que l'on entre sur ce terrain, la menace du voeu pieux se fait sentir et serre de près les phrases comme une mendiante, mais ce que je veux dire, à la fin de ce livre, est simple : c'est qu'il faut sortir l'identité du carcan du national (et de tous les autres carcans, à commencer par ceux des religions) et en faire le principe actif d'un passage disséminé, qui serait celui d'une république à venir. C'est à ce prix seulement, dans l'espace d'une redistribution simple et audacieuse, que la valence nationale (que l'on pourrait définir comme un accord entre les êtres et leur monde) pourra se retrouver, non comme une citadelle ouvrant ses portes à quelques élus, mais comme une aire d'expérimentations
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Villoteau   28 août 2012
La colonie des enfants d'Izieu 1943-1944 de Jean-Christophe Bailly
Il faudrait raconter toute l'histoire, toutes les histoires, de chacun de ces enfants ou de ces adultes, leur chemin, leur destin - il faudrait raconter aussi comment cette maison de colonie de vacances devint ce lieu-là, ce lieu d'hébergement-là pour ces enfants pourchassés, cette prodigieuse cachette, et dire aussi comment il a pu se faire qu'en un seul matin tout bascule […]
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BVIALLET   19 avril 2012
Le Dépaysement : Voyages en France de Jean-Christophe Bailly
La petite Istambul côtoyée par des Serbes, les boutiques de confection sépharades succédant dans la rue du Château d'eau à la double haie bruyante et joyeuse des salons de coiffure blacks (où toujours, autour des clients et de ceux qui en effet les coiffent toute une foule de village s'amoncelle palabrante) encadrant elle-même jusqu'à hier un pâtissier au millefeuille renommé qui vient d'être remplacé par un spécialiste des macarons, des Chinois bien sûr en nombre et des Pakistanais, l'entier couloir de restaurants indiens du passage Brady avec Ganesh dans tous ses états, le fond maghrébin présent comme partout avec une forte marque kabyle voire chleuh, j'en oublie forcément, les Portugais par exemple, monde ou mondes auxquels il convient d'ajouter bien sûr les Français, présents tout autrement que comme un reste et représentés d'abord, du côté des boutiques, par une importante délégation auvergnate mais, du côté des passants que l'on croise, venant pour une part du peuple et pour l'autre de la petite bourgeoisie jeune et branchée (dans une proportion toutefois insuffisante pour affecter profondément la vie du quartier), plus des indépendants, peu assignables à telle catégorie, telle est la composition, extraordinairement mouvante, des environs des portes Saint-Martin et Saint-Denis où tout le monde ignore superbement la grande inscription LUDOVICO MAGNO pourtant repassée à l'or, et où personne ne se soucie du fait que juste sous la porte Saint-Denis, à l'entrée du faubourg, le Petit Pot Saint-Denis eut autrefois pour client régulier Gérard de Nerval qui venait y boire de l'alcool de poire. 
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Moglug   11 novembre 2015
Phèdre en Inde de Jean-Christophe Bailly
Les danseuses portent aux chevilles des chapelets de grelots qui soutiennent toute la danse. Le kathak est un art de figures, un art codé, un art de la ponctuation : les mouvements ont une force ascendante puis s’achèvent brusquement comme en apnée. Il y a dans les parties purement rythmiques surtout, le prodige d’une harmonie absolue entre les mouvements du corps et les pulsations de la matière musicale. Alors que très souvent la danse donne l’impression de n’être capable que de longer la musique, le kathak la sculpte, l’incarne, la dirige.
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Villoteau   28 août 2012
La colonie des enfants d'Izieu 1943-1944 de Jean-Christophe Bailly
L’histoire des quarante-quatre enfants juif – le plus jeune allait avoir cinq ans – et de leurs éducateurs est une sortie de trou noir : Barbie, l’arrestation au petit matin du 6 avril 1944, une suite de transports, de la colonie à la prison Montluc, à Paris-gare de Lyon, à Drancy, à la rampe d’Auschwitz-Birkenau. À peine plus d’une semaine en tout pour passer des campagnes de l’Ain à l’enfer.
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Villoteau   28 août 2012
La colonie des enfants d'Izieu 1943-1944 de Jean-Christophe Bailly
À quoi tient que l’émotion soit si violente, à quoi tient que ce lieu soit plus bouleversant peut-être qu’un lieu d’horreur, c’est-à-dire ce qu’il faudrait pouvoir dire, c’est ce que j’essaye de dire ; dans cette maison le travail de deuil a été fait, mais de telles manière que se rouvre la déchirure. Ce deuil inachevable, c’est une façon d’habiter le temps : la maison d’Izieu habite la pente de la montagne et la pente du temps. Sur l’une, elle s’est arrêtée un matin d’avril et l’arrêt, l’arrêt sans image de ce matin coule pourtant comme d’un trou qui aurait été fait dans le temps.
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