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Note moyenne 4.15 /5 (sur 24 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 28/05/1957
Biographie :

Écrivant depuis toujours (ou presque), c'est l'occasion d'un concours hommage à Philip K. Dick qui permit de franchir le pas vers la publication.
Ce qui a donné Aliens, Vaisseau et Cie avant de songer à créer un Univers d'anticipation complet celui de SysSol, avec ses androïdes et IA surpuissantes, ses étonnants bioandroïdes et surtout l'organisation de la Spatiale.
Pour l'heure, les projets dans cet univers sont nombreux, depuis le tome 2 des Gueules des Vers, aussi bien que la suite des aventures de Gerulf (La Reine du Diable Rouge)...

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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critique   20 août 2018
Les Gueules des Vers de Jean-Christophe Gapdy
Depuis la frontière du connu, science et SF contemplent de concert l’abime de l’inconnu et les cimes du possible. Mais si le scientifique en conçoit hypothèses et théories, un auteur de SF les recompose en histoire. Et certaines de ces histoires – pour moi les plus passionnantes – nous offrent un merveilleux vertige, celui de vivre une situation extraordinaire, impensable, aberrante mais… plausible. Quiconque l’a ressenti un jour est pour la vie prisonnier des univers SF, en quête de cette émotion unique.

Franck Selsis, préfacier
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Le_chien_critique   21 février 2018
Aliens, Vaisseau et Cie de Jean-Christophe Gapdy
La réalité n’a d’existence que dans l’instant où nous la percevons. Dans le passé, ce n’est qu’une question de croyance ou d’étude, d’analyse, de déductions plus ou moins justes, plus ou moins fausses. Dans le futur, c’est une question de croyance, ou d’empathie, voire de charlatanisme savamment géré.
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Le_chien_critique   18 février 2019
La reine du Diable Rouge de Jean-Christophe Gapdy
Le vol et l’alunissage furent agréables. La douane lunaire beaucoup moins. On me scanna à travers les portiques d’un couloir sécurisé, me contrôla et chicana de ne rien trouver sur moi. Les robots finirent par me laisser passer avec, sans doute, une pointe de regret dans leurs algorithmes. Par bonheur, trop réduite pour appeler des humains qui, eux, m’auraient bloqué pour le plaisir.
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lyraud   09 janvier 2019
La reine du Diable Rouge de Jean-Christophe Gapdy
Coincée entre les deux collines, la rue formait un V. De chaque côté, les pentes étaient importantes et les rares immeubles encore debout devaient dater du XIXe siècle. Dispensant une lueur blafarde, les lampadaires paraissaient être des becs de gaz. Dans ce coin de Paris, le temps était resté suspendu, alors qu'appuyé dans l’encoignure d’une entrée, je voyais la mégapole briller par-delà les bâtiments, comme si l’ancien Paris, celui qui avait connu la Révolution, la Commune et tant d’autres événements, avait été remplacé par New York, avec ses tours, ses gratte-ciels et ses myriades de lumières venus s’installer ici.

Selon ma lentille numérique, j’attendais depuis deux heures. Mais je n’étais pas pressé et je n’avais qu’une seule entrée à surveiller. Fermée et mal éclairée, avec, devant elle, un jetcar de couleur sombre qui patientait lui aussi. Ses sustentateurs1 le maintenaient immobile au-dessus du sol crasseux.

Avec un brin d’humour, du moins si j’en avais eu, je me serais presque senti l’âme d’un détective privé, un de ces personnages de roman noir comme on en écrivait autrefois. Patience, surveillance, filature. Gabardine et feutre sur la tête, un sourire à la Humphrey Bogart ou à la Warren Beatty. Sans doute une cigarette au coin des lèvres.

Mais, là-bas, la porte qui glissait face au véhicule m’arracha à mes réflexions. Sur ma lentille, l’heure clignota alors qu’un trait de lumière frappait le trottoir. Deux hommes sortirent et bondirent dans le véhicule. Un frémissement de l’air quand le moteur cracha à pleine puissance, puis l’engin fila. Sur mon phonecuff, le signal s’alluma. Mes traceurs collés sous sa caisse arrière s’étaient activés ; si j’en avais besoin, je pourrais retrouver le véhicule dans un rayon de cinq ou six cents kilomètres, grâce aux équipements de communication atmosphérique dont la mégapole et sa région étaient équipées.

J’ai attendu de nouveau. Dix minutes. La lumière est revenue ; une silhouette s’est avancée. Une femme, cette fois. J’ai zoomé sur elle. Inconnue.

Un second jetcar jailli d’une ruelle vint se planter devant elle. J’avais commis une erreur. Grossière en ne scannant pas les rues à la recherche d’autres véhicules. L’équipe était donc plus importante que je ne l’avais calculé. Un peu tard pour réagir. Mes traceurs n’auraient pas le temps de rejoindre les lieux et de se plaquer sur l’appareil ; je compensais ma bévue par une vidéo lorsque la femme monta à bord. Déjà, l’engin s’élevait et filait dans les airs. J’ai patienté une fois de plus, toujours par précaution. Puis je suis descendu. Lentement. Sans me cacher. Ce qui n’aurait servi à rien. Il aurait fallu raser les murs, bondir d’ombre en ombre, bref attirer immanquablement l’attention de quelqu’un resté là pour surveiller les lieux. Il me suffisait d’avancer dans la pénombre, sans mouvements brusques, tout en vérifiant les signaux de mes drones. Pour l’instant immobiles mais attentifs, plaqués contre les murs alentour, telles de grosses araignées.

À quoi devais-je m’attendre ? Je manque un peu d’imagination et de fantaisie. « Trop pragmatique, me disait Thomas. Trop sérieux, trop doué avec les réseaux et les micromachines quantiques », avant d’ajouter que je ressemblais à un pitbull, incapable de lâcher prise.

– T’es vraiment trop têtu. À croire que t’es borné, m’avait-il lancé un jour. En plus, t’as vraiment aucun humour.

Avec mille précautions, j’ai franchi l’entrée. La bâtisse était abandonnée depuis longtemps. Les portes des appartements étaient ouvertes, brisées pour la plupart. J’ai lancé quelques cafards qui ont fouillé les lieux, sans rien trouver, pendant que je montais dans les étages.

Mais tout était désert. Même les combles.

Depuis ma lentille numérique, j’ai vérifié les plans du vieil immeuble. La cave ! Porte bancale, mais j’ai pu la pousser et descendre quelques marches. Je découvrais des traces de pas, nettes et précises, au contraire de celles du couloir qui étaient marquées de trainées et trop nombreuses pour m’être utiles. Par précaution, j’ai basculé ma lentille en amplificateur de lumière puis en infrarouge. L’escalier tournait sur lui-même. Une porte me barra le passage au second tournant. Solide, en carbonate-métal. Verrou commandé par deux scanners et une caméra. Soigneusement cachés pour qui ne savait les trouver. J’ai dépêché un nouveau lot de cafards, un peu plus sophistiqués, et j’ai attendu. Il leur fallut presque cinq minutes pour désactiver les protections et me permettre de parcourir, en toute tranquillité, un couloir bétonné de neuf.

Les deux loubards étaient sans doute venus pour un dernier tour de piste, car la plupart des salles étaient vides, débarrassées de ce qui aurait permis de remonter jusqu’à eux ou à leurs chefs. En toute logique, je n’aurais rien dû trouver. Pourtant, dans une pièce tout au bout d’un couloir, j’ai découvert de quoi être intrigué : un lit de bois vissé au mur, des draps froissés, une couverture, un plateau de nourriture avec quelques déchets, une cuvette de toilette. Une analyse densométrique n’a rien révélé ; la piste était froide. Dans les draps, les cellules épithéliales étaient mortes depuis une semaine. Il avait bien été retenu ici, mais déplacé depuis. Je m’approchais un peu. Pas assez encore.

Un de mes cafards m’a apporté une série de nanocartes. De celles que j’avais obligé Thomas à recevoir. Il avait détesté se voir injecter ces nano-organismes, parce que ces saletés de bestioles, comme il les nommait, pouvaient lui faire n’importe quoi. Il savait qu’il ne risquait rien, mais était resté perturbé plusieurs jours après que les premières aient commencé à se balader en lui. Aussi grosses que des bactéries pour certaines, elles s’accrochaient à son système nerveux sans le gêner ni être perceptibles. Se rassemblant surtout vers les doigts, les nerfs oculaires, la langue et les oreilles.

– Tu vas me contrôler à distance ? Je vais être ton robot ?

– Thomas, ne dis pas de bêtises. C’est toi qui les contrôles. Elles sont liées à ton esprit et à ton corps. Elles n’émettent rien, ne peuvent rien recevoir, hormis les influx nerveux que tu leur injecteras. Ce sont tes mémoires de secours, comme des scrap-memorys, mais qui peuvent être autonomes.

– Ouais ! C’est ça. Elles m’espionnent quoi…

Pourtant, dès qu’il a su les manipuler et s’en amuser, il les a acceptées sans regret. Il est dommage qu’il ait dû s’en servir. Car cela signifiait que j’avais eu raison de croire aux risques d’un kidnapping. Proie de choix à cause de son père qui possède l’une des plus grosses fortunes du système solaire. Propriétaire des plus grands laboratoires de communications spatiales et interplanétaires. Ainsi que de toutes les usines qui assemblent ces produits, depuis les satellites jusqu’aux principaux composants des phonecuffs individuels.

Pour ce qui me concerne, je n’étais, officiellement, que son éducateur et accompagnateur et non son garde du corps. Ces derniers étaient assez nombreux sur la propriété. Hommes, femmes et androïdes armés pour l’escorter et le protéger dans ses moindres déplacements. Des dispositifs dignes d’une des plus grandes stars planétaires. Mais, de mon point de vue, tous marqués de défauts et de lacunes

– Quel oiseau de mauvais augure tu es, Gerulf. Toujours à imaginer le pire, m’assenait parfois son père, monsieur Hervé de Lansy. Thomas ne risque rien.

Il n’empêche… la CESA, la Corp Earth Security Agency, la police terrestre qui a succédé au vieil Interpol, est sur les dents. Depuis deux semaines. Depuis que Thomas a disparu. Ce qui, bien sûr, s’est produit le jour où je n’étais pas disponible. Lors de mes rares absences, monsieur de Lansy, qui me reconnait quand même quelque importance, préfère renforcer sa protection. Ce qui ne sert à rien, car le garçon n’accorde aucune confiance à ces barbouzes qui, de toute façon, ne le connaissent que de manière superficielle. S’ils avaient été moins bornés et plus aux aguets, ils n’auraient pas laissé le gamin accéder au parc de loisirs. Surtout, ils n’auraient pas cédé à son caprice de dernière minute. Caprice qui ne visait qu’à leur damer le pion, les mettre sur les dents et allait à l’encontre de tout ce que je lui ai appris à respecter.

Si j'avais été à ses côtés, il n’aurait rien demandé. Il n’y aurait même pas songé…

Quelle importance maintenant ? Rien ne serait arrivé avec moi. C’est tout. Il est trop tard pour revenir sur le passé.

Délicatement, j’ai saisi le cafard et l’ai déposé sur mon phonecuff. Il a laissé choir de minuscules particules, que j’ai eu bien du mal à positionner sur le capteur. L’hologramme s’est élevé et a présenté des flashs de scènes que l’œil de Thomas avait enregistrées. Rien de très passionnant hormis les visages. Deux hommes d’abord. Ceux qui avaient franchi la porte de l’immeuble tout à l’heure. Puis j’ai vu celui de la femme. Type eurasien, belle, vêtue de noir de la tête au pied, dans une longue robe asiatique moulante. Des gants noirs montant au-delà des coudes. Des bottes fines. Un mince fume-cigarette en ivoire et ébène, à la main. La femme que j’avais vue sortir du bâtiment. Le suivant était masculin. Un cyborg avec une démarche trop fluide, un visage trop lisse, des membres de métal aux plaques lustrées et brillantes faits pour le combat. Un type qui avait dû être sous-officier dans une quelconque armée terrestre, à moins que ce ne soit à la Spatiale. Le reste ne m’apprit rien. D’un signal de mon phonecuff, j’ai rappelé mes cafards ; aucun ne m’apporta quoi que ce soit d’utile.

– Dommage, aurait dit Thomas. C’aurait été chouette d’en savoir plus.

Je suis reparti, cherchant et fouinant dans Paris puis au-delà, sans rien trouver d’intéressant. Hormis le jetcar, abandonné sur un parking du spatioport lunaire. Ce n’est qu’en soirée que j’ai rejoint le domaine des Lansy. Un ancien château avec un parc immense, des écuries, des dépendances, des bois, une rivière. Tout ça sur presque douze hectares ; un lieu comme je les appréciais, digne de l’époque des
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Le_chien_critique   13 janvier 2020
L'enfer des vers de Jean-Christophe Gapdy
Si vous êtes déjà sorti dans le vide où tout est si lointain et intouchable, si vous avez déambulé autour de votre vaisseau, soigneusement protégé par votre scaphandre, vous savez ce que l’on peut ressentir. Un mélange d’émerveillement et de peur. Mais imaginez maintenant que vous vous trouviez dans ce vide sans aucune protection, sans lien perceptible avec votre navire, alors que, sous vos pieds, l’holographique vous montre l’espace. Et plus encore, imaginez que vous fonciez à une allure démentielle vers un trou sombre, duquel jaillissent des flagelles d’éclairs gigantesques, que votre cerveau et votre imagination vous représentent comme des tentacules cherchant à vous happer et à vous attirer vers eux. Il n’y a rien de la beauté des étoiles, des amas stellaires et galaxies. Juste le néant, celui d’un monstre indescriptible auprès duquel Rhan-Tegoth ou les Shoggoths feraient pâle figure.
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gabrielleviszs   16 décembre 2017
Aliens, Vaisseau et Cie de Jean-Christophe Gapdy
– Ta vérité n’est jamais celle des autres. Ta vérité n’est qu’une infime partie de toute la vérité. Et, souvent, ta vérité sera fausse, ne sera qu’un leurre, qu’une apparence de la vérité. La vérité n’existe pas. Pas plus que le mensonge. L’un comme l’autre ne sont que des facettes déformées de la réalité. Des choses que le prisme de nos pensées, de nos cultures, de nos éducations ou de nos absences d’éducation, transforme à l’infini pour nous faire croire à la justesse de ce que nous pensons ou croyons savoir. Ce qui importe de la vérité ou du mensonge est ce qu’ils nous font faire, ce qu’ils nous font croire et nous amènent à devenir.
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Le_chien_critique   18 février 2019
La reine du Diable Rouge de Jean-Christophe Gapdy
Une IA ne se mesure pas à l’aune de sa conception, mais bien de son évolution. Pas plus qu’on ne peut connaître un humain en n’étudiant que sa petite enfance. Il serait sans doute intéressant qu’un jour quelqu’un se penche sur l’évolution psychoquantique des IA.
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JacquesTimmermans   04 juillet 2020
L'ogresse et les Voirloups de Jean-Christophe Gapdy
J’ai levé la petiote et j’ai calé sa tête sur mon épaule. Elle n’a même pas bronché. Puis j’ai observé plus attentivement. Comme pour chasser. Là, je les ai vus. Cinq. Non six. Grands comme de jeunes adultes humains, comme des ados quoi, ou des adultes tordus, contrefaits. Sauf qu’ils n’étaient pas humains. Je les aurais sentis. Et ce que je reniflais ne me plaisait pas du tout. Ils étaient trop grands pour des animaux.

Mais cela puait le chien, le renard, le loup, le blaireau même.

– Des voirloups, ai-je soufflé. Merde alors !
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Jean-Christophe Gapdy
JacquesTimmermans   04 juillet 2020
Jean-Christophe Gapdy
Alors j’ai fermé plusieurs fois ma main, incrédule. Elle répond, fait ce que je lui dis. Mon poignet tourne sans effort, sans douleur, sans cette sensation de déchirement horrible ou de crissement de mes cartilages qu’il m’arrive de ressentir lorsque je le bouge trop vite. Je n’ose pas vraiment remuer tout le bras, juste un petit peu, de temps à autre pour être certain que je le commande bien, qu’il m’obéit correctement, qu’il est sur mon corps à moi. Mais j’ai aussi une telle crainte qu’il se détache ou que mon épaule me fasse mal que je ne fais aucun mouvement brusque.

Si semblable, et pourtant si différent à la fois.

Parce que, près du creux du coude, à l’intérieur du bras, il y a ces reflets. Il m’a fallu les toucher pour m’en assurer, mais mes yeux ne m’ont pas trompé, à moins que tout ne soit un simple rêve. Ce sont des écailles, minces, souples, d’un vert doré et nacré. Quand les doigts de ma main valide – non ! de ma main droite – passent dessus, c’est souple, mais dur aussi, enflammant mon imagination prête à croire qu’une étrange puissance se cache dessous. D’autres sont placées près du poignet, plus serrées, plus denses, mais tout aussi brillantes, avançant légèrement sur le dessus de ma main d’une part et revenant par le côté du pouce vers ma paume jusqu’à disparaître en elle.

Je ne sais que penser
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gabrielleviszs   16 décembre 2017
Aliens, Vaisseau et Cie de Jean-Christophe Gapdy
J’ai vu passer le taxi volant alors que j’étais encore au troisième. Je l’ai hélé. Et, là, je me suis dit que, parfois, mais parfois seulement, j’arrivais à avoir un peu de chance. Le véhicule s’est placé en chuintant près de la rambarde et, en tanguant dangereusement, a ouvert une portière. Je n’ai pas regardé qui était déjà installé ; je me suis glissé à l’arrière et j’ai frôlé ma destination sur l’écran face à moi. C’était un vieux taxi, qui avait encore un pseudo-robot comme pilote, ce qui est idiot parce qu’il ne sert à rien et bouffe une place folle. J’ai regardé à ma gauche. Il n’y avait qu’un petit vieux, endormi. Pas d’autres passagers.
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