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Note moyenne 3.91 /5 (sur 58 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bois-Colombes , le 29/05/1922
Mort(e) à : Chatou , le 11/08/2014
Biographie :

Jean-Claude Brisville (né le 29 mai 1922 à Bois-Colombes) est un écrivain français, dramaturge, romancier et auteur pour la jeunesse.

Brisville commence dans le journalisme littéraire, puis travaille dans le monde de l'édition (Hachette, Julliard, directeur du Livre de Poche, 1976 – 1981). Il a notamment écrit Le souper, une pièce de théâtre mettant en scène Joseph Fouché et Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord lors d'une soirée de 1815, décidant de concert d'imposer un régime monarchique à la France envahie. Ce texte a été adapté au cinéma par Édouard Molinaro en 1992, réunissant Claude Brasseur dans le rôle de Fouché et Claude Rich dans celui de Talleyrand.

Il a également écrit le scénario du film Beaumarchais, l'insolent.

Il a obtenu le Grand Prix du théâtre de l’Académie française en 1989 pour l’ensemble de son œuvre.


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Source : Wikipédia
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L'Antichambre de Jean-Claude Brisville. Pièce intégrale.
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
BazaR   03 mars 2015
Le Souper de Jean-Claude Brisville
(on entend quelques coups de feu dans la rue)

FOUCHÉ: Pourquoi tiraillent-ils encore?

TALLEYRAND: Parce qu'ils ne sont pas contents. Et vous savez ce qu'est un mécontent, Fouché? C'est un pauvre qui réfléchit.
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BazaR   04 mai 2015
L'antichambre de Jean-Claude Brisville
(années 1750. Marie du Deffand, salonnière célèbre, discute avec le président Hénault de sa volonté d'accueillir chez elle Julie de Lespinasse, future salonnière elle-même)



MARIE: Je traiterai son amour-propre avec délicatesse. Elle sera très bien ici. Mieux en tout cas que dans une cellule de couvent.



HÉNAULT (sentencieux): On peut parfois y entendre la voix de Dieu.



MARIE: Peut-être... en prêtant bien l'oreille. Mais s'Il parle parfois, avez-vous remarqué qu'Il ne répond jamais? Sa nature! Il monologue par essence. On ne le supporterait pas dans un salon.
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BazaR   07 mai 2015
L'antichambre de Jean-Claude Brisville
(Le président Hénault explique pourquoi il a encore voté contre l'entrée de d'Alembert à l'Académie)



HÉNAULT: Être à l'Académie, c'est une consolation pour des gens comme moi qui n'ont pas de talent. Mais un savant, un vrai savant, ne devrait pas avoir cette sorte de vanité.
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BazaR   03 avril 2015
L'Entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune de Jean-Claude Brisville
DESCARTES: Je ne crois pas pécher en essayant d'aller plus loin dans les mathématiques, qui me font pressentir une représentation de l'univers. Le système du monde est peut-être un système de nombres. Y aurait-il pour vous scandale à le penser?



PASCAL: Auriez-vous l'ambition d'être le constructeur d'un univers tout entier soumis à la géométrie?



DESCARTES: Puisqu'il y a de la mécanique, là-haut, j'aimerais m'essayer à son calcul.



PASCAL: Si un homme le peut, ce serait vous, Monsieur, mais pas plus que l'éternité, l'infini n'entre dans les nombres. Alors on tremble. On n'arrête pas de trembler.
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BazaR   01 mars 2015
Le souper : Suivi de L'entretien de M Descartes avec M Pascal Le Jeune et de L'antichambre de Jean-Claude Brisville
TALLEYRAND: Vous n'aurez jamais de rival à la Police, et le roi ne l'ignore pas. On a toujours besoin d'un grand ministre à la Police. Avec une bonne police, il ne peut y avoir qu'un bon Gouvernement puisque personne n'ira dire qu'il est mauvais.



FOUCHÉ: Sauf tous ceux qui sont en prison pour avoir dit qu'il n'est pas bon. Mais les gens qui sont en prison ne sont pas de bons citoyens. Donc leur avis ne compte pas.



TALLEYRAND: Qu'ils en aient un est même une insolence à l'égard du pouvoir.



("Le Souper")
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BazaR   05 mai 2015
Le souper : Suivi de L'entretien de M Descartes avec M Pascal Le Jeune et de L'antichambre de Jean-Claude Brisville
MARIE: J'ai eu vingt ans sous la Régence.

JULIE: A vous entendre, on ne peut pas penser que ce fût un bonheur pour une femme.

MARIE: A cette époque, on ne pensait pas au bonheur, mais au plaisir - pas à l'amour mais à la volupté. Tout était si facile aux hommes... il suffisait à n'importe lequel de dire trois fois à une femme qu'elle était jolie, pour qu'elle le remercie à la première, qu'elle le croie à la seconde et qu'elle le récompense à la troisième. Il nous fallait plaire à tout prix sous peine de n'être pas vues. Et c'était à la cour qu'il fallait l'être... oui parce que c'était à la cour que les hommes en nous désirant pouvaient faire de nous un peu plus que nous-mêmes.



("L'Antichambre")
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BazaR   01 avril 2015
Le souper : Suivi de L'entretien de M Descartes avec M Pascal Le Jeune et de L'antichambre de Jean-Claude Brisville
DESCARTES: Je vous entends, mais la science...

PASCAL: Elle ne nous dit rien de Dieu.

DESCARTES: Elle peut nous aider, à tout le moins, à connaître son œuvre.

PASCAL: A la connaître? Enfin , Monsieur... Ce qu'elle nous enseigne est insignifiant. Je dirais même qu'elle accroît notre ignorance en feignant de la dissiper. Outre cela qui est déjà bien dangereux, elle nous incline à l'orgueil en nous donnant à espérer que nous touchons au but alors qu'il s'éloigne toujours à chaque pas que nous faisons vers lui. Tout cela n'est qu'illusion. J'en suis persuadé: notre intelligence s'égare en de mauvais chemins. Pour ma part, je reviens au centre où est la vérité. Sa lumière.

("Entretien de M. Descartes avec M. Pascal le Jeune")
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BazaR   04 avril 2015
L'Entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune de Jean-Claude Brisville
DESCARTES: Nous ne voyons pas Dieu, je crois, avec les mêmes yeux.

PASCAL: Je crois que vous le déduisez, Monsieur ; vous ne le voyez pas. Il est pour vous comme un principe, et en moi comme une chaleur. Vous le pensez, moi je le sens. Voilà toute la différence.
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BazaR   31 mars 2015
L'Entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune de Jean-Claude Brisville
DESCARTES: J'aime plus que tout ne rien faire - apparemment à tout le moins. Car le loisir, vous le découvrirez peut-être avec les ans, est un atelier souterrain où la pensée travaille à notre insu.
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BazaR   09 mai 2015
Le souper : Suivi de L'entretien de M Descartes avec M Pascal Le Jeune et de L'antichambre de Jean-Claude Brisville
HÉNAULT: Qu'avaient-ils donc tous aujourd'hui? Chacun parlait pour soi. Personne n'écoutait personne. On se serait cru au marché.

MARIE: Oui, ou dans un "meeting", comme disent les Anglais. Voilà ce que devient la conversation lorsque chacun suit son idée. Pour moi, dès que l'une se pointe dans ma tête, je la laisse filer. J'ai horreur d'être à la remorque, même de mes idées.



("L'antichambre")
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