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Note moyenne 3.94 /5 (sur 7979 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Manosque , le 30/03/1895
Mort(e) à : Manosque , le 09/10/1970
Biographie :

Jean Giono est un écrivain et scénariste français. Il est l'auteur de nombreux livres sur le thème de la ruralité provençale. Ses œuvres mêlent un humanisme naturel à une révolte violente contre la société du XXe siècle.

Né dans une famille modeste d'origine piémontaise. Etant fils unique d'un cordonnier et d'une repasseuse, il quitte l'école à 16 ans pour subvenir aux besoins de sa famille. Il travaille dans une banque tout en s'instruisant par lui-même.

Dès l'enfance, il aime inventer des histoires et s'exerce très tôt à l'écriture. Mais il
attendra d'avoir trente-cinq ans pour voir paraître Colline (1929), son second roman, le premier ayant été refusé (le très joyeux Naissance de l'Odyssée paraîtra cependant en 1930).
Inspirée par son imagination et ses visions de la Grèce antique, son œuvre romanesque dépeint la condition de l'Homme dans le monde, face aux questions morales et métaphysiques et possède une portée universelle. En 1927, il écrit son roman fondateur, "Naissance de L'Odyssée". Ce roman aborde des thèmes de la nature et de l'angoisse de l'homme face au monde. Il est refusé par l'éditeur Grasset.

En 1939, période d'avant-guerre, Jean Giono milite pour la paix. Il fut accusé à tort de soutenir le Régime de Vichy et d'être collaborateur avec l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, en raison de son pacifisme, ne soutenant nul camp et de la publication de ses articles dans des journaux appartenant au régime de Vichy. Il sort meurtri de la guerre en étant surnommé "le voyageur immobile".

Elu à l'Académie Goncourt en 1954, il voyage, diversifie sa production par des récits de voyage, des comptes-rendus judiciaires, des billets d'humeur remis à des journaux, se lance même dans la production de scénarios pour le cinéma.

De son œuvre vaste et prolifique, on se souviendra du "Hussard sur le toit" (1951) qui connu un immense succès, et qui lui permettra à nouveau la considération du monde littéraire. Celui-ci compte aussi Angelo, protagoniste récurrent, ou encore "Un roi sans divertissement" (1947) et le poème "Que ma joie demeure".

Il meurt d'une crise cardiaque chez lui à Manosque, le 9 octobre 1970.

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Source : https://www.linternaute.fr/biographie/litterature/1775294-jean-giono-biographie-courte-dates-citatio
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Jean Giono : Un Roi sans divertissement (1963 / France Culture). Photographie : Dernier portrait de Jean Giono par Jean Dieuzaide, Manosque, 1968. Diffusion sur France Culture le 8 décembre 1963. Adaptation par Alain Allioux. Réalisation de Claude Mourthé. Le titre "Un roi sans divertissement" renvoie à la phrase qui clôt le roman et que Giono emprunte aux "Pensées" de Pascal : « un roi sans divertissement est un homme plein de misères » (fragment 142 de l'édition Brunschvicg), indiquant ainsi l'interrogation moraliste de l'auteur qui veut montrer que l'homme — pour sortir de son ennui existentiel par le divertissement — peut aller jusqu'à la fascination du Mal. C'est dans le monde figé du grand silence blanc de l'hiver montagnard que cet ennui atteint son paroxysme qui peut conduire au meurtre ou au suicide. L'action du roman se déroule dans une région que Giono connaît bien, le Trièves, entre les massifs alpins du Vercors et du Dévoluy, et qui lui a déjà fourni le cadre de "Batailles dans la montagne" et d'une partie des "Vraies richesses". Cette action s'inscrit dans une période d'un peu moins de cinq années, rythmées par six hivers successifs, de 1843 à 1848 et a pour axe le capitaine de gendarmerie Langlois qui s'installe dans l'auberge d'un village isolé par la neige pour rechercher un tueur mystérieux qu'il finira par abattre. Ayant démissionné de la gendarmerie, il revient ensuite au village comme commandant de louveterie et organise une chasse au loup qui rappelle la poursuite précédente. Il veut s'installer et se marier et participe aux fêtes locales mais effrayé de sa fascination pour la beauté du sang d'une oie sur la neige, il se suicide en fumant un bâton de dynamite. Le roman est remarquable aussi par sa complexité narrative caractérisée par la multiplicité des narrateurs qui vise à restituer la tradition orale d'événements vieux d'un siècle. Ce choix narratif permet également de diversifier les tons et les points de vue sur le personnage principal, le mystérieux et troublant Langlois, et enrichit le roman en lui conférant une saveur et une originalité singulières. Interprétation : Raymond Pellegrin, Pierre Bertin, François Chaumette, Bernard Lajarrige, Marcel André, Alexandre Rignault, Margo Lion, Rosy Varte, Lise Delamare, Albert Médina, Sylvie Favre, Jacques Gripel, Bruno Balp, René Clermont, Jean Clarens, Yves Duchateau, Elsa Manet, Jacqueline Moresco, Philippe Mahrer, Jean Péméja, Yves Peneau, Lily Siou, Yvonne Farvel, Anne Wartel et Geneviève Morel. Sources : France Culture et Wikipédia

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Citations et extraits (1749) Voir plus Ajouter une citation
Jean Giono
Lili017   02 juin 2019
Jean Giono
Lire au lit dans le silence, la paix, la chaleur et la lumière la mieux adaptée est un des plus grands plaisir de la terre.
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araucaria   17 juillet 2014
L'homme qui plantait des arbres de Jean Giono
Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J'étais littéralement privé de paroles et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l'âme de cet homme, sans moyens techniques, on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d'autres domaines que la destruction.
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Jean Giono
darkmoon   11 février 2014
Jean Giono
Celui qui n’est pas capable de faire son bonheur avec la simplicité ne réussira que rarement à le faire, et à le faire durable, avec l’extrême beauté.

(La Chasse au bonheur)
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Jean Giono
mcd30   14 décembre 2018
Jean Giono
Le héros n'est pas celui qui se précipite dans une belle mort ; c'est celui qui se compose une belle vie.
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araucaria   23 octobre 2012
Le chant du monde de Jean Giono
Subitement il fit très froid. Antonio sentit que sa lèvre gelait. Il renifla. Le vent sonna plus profond; sa voix s'abaissait puis montait. Des arbres parlèrent; au-dessus des arbres le vent passa en ronflant sourdement. Il y avait des moments de grand silence, puis les chênes parlaient, puis les saules, puis les aulnes; les peupliers sifflaient de gauche et de droite comme des queues de chevaux, puis tout d'un coup ils se taisaient tous. Alors, la nuit gémissait tout doucement au fond du silence. Il faisait un froid serré. Sur tout le pourtour des montagnes, le ciel se déchira. Le dôme de nuit monta en haut du ciel avec trois étoiles grosses comme des yeux de chat et toutes clignotantes.
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cicou45   07 juin 2014
Que ma joie demeure de Jean Giono
"Il faudrait que la joie soit paisible. Il faudrait que la joie soit une chose habituelle et tout à fait paisible et tranquille, e non pas batailleuse et passionnée."
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Gwen21   11 avril 2015
Le Hussard sur le toit de Jean Giono
"Tu peux être tout ce que tu veux [...], mais il faut être fou, mon enfant. Regarde autour de toi le monde sans cesse grandissant de gens qui se prennent au sérieux. Outre qu'ils se donnent un ridicule irrémédiable [...], ils se font une vie dangereusement constipée. [...]"
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Nastasia-B   11 septembre 2012
Le Hussard sur le toit de Jean Giono
Le jour s’assombrit peu à peu. La pluie commença par n’être qu’une fine mousseline tiède, puis, s’écroula en blocs de plus en plus pesants pendant une quarantaine d’heures ; sans rage ; avec une sorte de paix tranquille. Enfin, il y eut un coup de tonnerre magnifique, c’est-à-dire avec une belle déchirure rouge et tellement retentissant que les oreilles s’en trouvèrent toutes débouchées. Le ciel s’ouvrit. De chaque côté de la fente des châteaux vertigineux de nuages s’étagèrent et le ciel apparut azuré à souhait. À mesure que les châteaux de nuages s’éloignaient l’un de l’autre découvrant de plus en plus du ciel, l’azur vira au bleu de gentiane et tout un ostensoir de rayons de soleil se mit à rouer à la pointe extrême des nuées.
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MarcBibliotheca   07 juin 2010
L'homme qui plantait des arbres de Jean Giono
Quand je réfléchis qu'un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu'il a fallu de constance dans la grandeur d'âme et d'acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d'un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette œuvre digne de Dieu.
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Jean Giono
claudine42   18 février 2015
Jean Giono


« La mélancolie fait plus de victimes que le choléra…elle tue dans des proportions qu’on ne connaît jamais, car ses victimes n’étalent pas des ventres verdâtres au long des rues mais cassent leur pipe avec une très grande décence et modestie, dans des coins secrets où elles passent pour avoir été frappées de mort naturelle. Mais outre ces conclusions radicales, la mélancolie fait d’une certaine société une assemblée de mort-vivants, un cimetière de surface, si on peut dire, elle enlève l’appétit, le goût, noue les aiguillettes, éteint les lampes et même le soleil et donne au surplus ce qu’on pourrait appeler un délire de l’inutilité qui s’accorde parfaitement d’ailleurs avec toutes les carences sus-indiquées et qui, s’il n’est pas directement contagieux, dans le sens que nous donnons inconsciemment à ce mot, pousse toutefois les mélancoliques à des démesures du néant qui peuvent fort bien empuantir, désoeuvrer et, par conséquent faire périr tout un pays. »



J. Giono Le Hussard sur le toit





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