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Note moyenne 3.53 /5 (sur 35 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 17/12/1910
Mort(e) le : 16/11/1987
Biographie :

Jean Maitron est un historien français spécialiste du mouvement ouvrier.

Pionnier de l'histoire ouvrière en France, il l'a fait entrer à l'université et lui donne ses bases archivistiques, avec la création du Centre d'histoire du syndicalisme à la Sorbonne.

Ses publications englobent des ouvrages de référence, notamment le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, poursuivi après sa mort et appelé couramment « le Maitron », et une histoire de l'anarchisme.

Jean Maitron a fondé et dirigé deux revues : L'Actualité de l'histoire puis Le Mouvement social.

En 1996, la Fédération de l'éducation nationale crée le prix Jean-Maitron qui récompense un travail d'étudiant qui prolonge son œuvre. Une collection de livres d'histoire sociale porte également son nom.

Son œuvre est poursuivie par une équipe dirigée par Claude Pennetier, dans le cadre du Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CNRS / université de Paris I).

En 2006, une nouvelle série du dictionnaire, prévue en douze volumes, a vu le jour. Intitulée Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, elle couvrira la période 1940-1968.
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (9) Ajouter une citation
Jcequejelis   20 janvier 2014
Dictionnaire du mouvement ouvrier français : (2e partie) 1864-1871 (t. 5) Cardin / Eyries de Jean Maitron
Courbet Désiré, Jean, Gustave



Vermersch, que citait « Le Monde pour rire » du 3 juillet 1870, présentait [...) ce maître du réalisme, si haut en couleur :



C’est le maître Courbet ! Sa barbe, fleuve noir,

Descend à flots épais sur sa large poitrine ;

Pareil au bruit que fait l’eau dans un entonnoir,

Un rire olympien fait gonfler sa narine.

Quand ils le voient passer dans les vallons du Doubs,

Les farouches taureaux jalousent ses épaules ;

Comme un Turc il est fort, et comme un agneau, doux ;

Son nom, caché longtemps, a volé jusqu’aux pôles.

C’est le peintre – le vrai – des rochers et des bois,

Des chevreuils et des bœufs égarés dans les plaines,

Des femmes en chansons laissant mourir leurs voix

Et des curés béats aux immenses bedaines.



1526 - [p. 187]
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Jcequejelis   26 avril 2013
Dictionnaire du mouvement ouvrier français : (1ère partie) 1789-1864 Abadie / Czynski de Jean Maitron
Babeuf Gracchus : Buonarroti racontera en 1828 la Conspiration pour l'Egalité dite de Babeuf. Cet ouvrage lu en France après 1830 y fera éclore vers 1840 dans la classe ouvrière un mouvement communiste "néo-babouviste" d'une grande importance, puisque ce sont très probablement les ouvriers néo-babouvistes des sociétés secrètes celle de Communistes matérialistes ou celle des Nouvelles Saisons qui encadrèrent les barricadiers du 23 février 1848 et parvinrent le lendemain à chasser Louis-Philippe.



821 - [p. 132]
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Jcequejelis   20 mars 2015
Dictionnaire du mouvement ouvrier français : (3è partie) 1871-1914 (t. 15) : Rassel / Zunito de Jean Maitron
Il n'est pas question ici de retracer l’œuvre de Jules Vallès... Notons seulement les tendances politiques au service desquelles il mit un talent peut-être inégalé – les Goncourt ne le comptent-ils pas parmi les dix fondateurs de leur Académie ? Et de Jules Renard à Léon Bloy, Maurice Barrès, Eugène Dabit, la liste de ses disciples n'est certe pas close. Vallès a connu la misère et compris sa force. « Il y a ensuite un danger ! La misère sans drapeau conduit à celle qui en a un, et, des réfractaires épars, fait une armée qui compte dans ses rangs moins de fils du peuple que d’enfants de la bourgeoisie ».



2519 – [p. 281]
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Jcequejelis   03 octobre 2013
Dictionnaire du mouvement ouvrier français : (1ère partie) 1789-1864 (t. 3) Maas / Zürcher de Jean Maitron
Proudhon : De 1840 à 1845, il fait paraître ses trois mémoires sur la propriété. Dans le premier, en juin 1840, il posait la question : Qu'est-ce que la propriété ? et répondait : « La propriété c'est le vol. » Il n'était pas l'inventeur de la formule qu'il avait emprunté à Brissot. Formule abrupte destinée à scandaliser. Il épouvantait de même ses frères de la loge de la Franche Amitié de Besançon, lorsqu'à la question rituelle : « Quels Devoirs devons-nous rendre à Dieu ? », il répondait : « La guerre ».



1148 - [p. 256]
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Jcequejelis   23 janvier 2014
Dictionnaire du mouvement ouvrier français : (2e partie) 1864-1871 (t. 5) Cardin / Eyries de Jean Maitron
... Vallès écrivit ces lignes dans le « Gil Blas » du 9 mai 1882, qui compte tenu de ce que l'on sait par ailleurs, dépeignent Courbet assez exactement :

– « La Crrouâ, mon nhâmmi ? Mais, si je voullâi, je pourrai me foutrrre un calvaire au cul [...] – En quârrant-huit i gn’iâvai qu’deux hommes de prraîts : moâ et Peurrouddhon.

- Vous aîtes donc un impôsteur qu’vous dites que Jaîsus-Christ i vivaî o daipens dais fâmmes ai qu’vous voulaî pas dire qu’c’étai un mâqquero ? Commen qu’vou avaî dit ça ?.. L’Hidaî-ial ? »

Et des circonflexes, et des modulations, avec des pétarades de rire éclatant dans sa barbe qu’il torchait ensuite du revers de la main. Son ventre dansait, il proutait, riait jusqu’au sanglot, écrasait une larme, de son gros pouce, dans le coin de son œil de génisse [...]

Le plus bel animal que j’ai vu, ce sacré bonhomme-là !

Travailleur comme un bœuf, mais gai aussi comme un ourson : bête des champs et bête

de foire [...]

On a pu lui appliquer ce que Michelet disait de Dumas père : « qu'il était une force de la nature ». Mais il en était une farce aussi.

Si naïvement vaniteux, si grotesquement éloquent, désordonné et patient, bûcheur et

soiffeur, tenant de Silène par la panse, de Jupiter par l’orgueil, de Sésostris par la beauté,

avec cela ne négligeant pas plus le bissac que Sancho : voulant des moulins dans son île, parlant du « mîhion » à gagner !



1538 - [p. 187]
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Jcequejelis   03 août 2014
Dictionnaire du mouvement ouvrier français : (3è partie) 1871-1914 (t. 11) : Bodier / Delfieu de Jean Maitron
Brunswick Gaston, Mardochée, dit Gaston Montéhus (1872-1952)



Il créa (...) sans aucune aide matérielle l’œuvre des « marraines de guerre » en 1916 qui connut très vite un grand succès. (…)



(Durant le régime de Pétain), il connut une vie particulièrement difficile, la S.A.C.E.M., du fait de ses origines (juives) ne lui payant plus ses droits d'auteurs.



1930 - [p. 85]
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Jcequejelis   20 juin 2013
Dictionnaire du mouvement ouvrier français : (1ère partie) 1789-1864 (t. 2) Dabat / Lyonnais de Jean Maitron
Gustave Leroy manifesta encore son courage en une autre occasion : en 1848, après l'exécution capitale de deux insurgés, il y eut le soir même bal à l'Elysée ; il écrivit alors Le Bal et la Guillotine qui lui valut six mois de prison et 300 fr d'amende.



Dansez, valsez, faites valoir vos charmes,

Dansez, valsez pour six cent mille francs,

Là-bas, là-bas, deux veuves sont en larmes,

Entendez-vous les cris de leurs enfants ?

Laissez tomber de vos mains si bien faites

Votre bouquet ou votre fin mouchoir,

L'exécuteur a fait tomber deux têtes...

A l'Élysée, on dansera ce soir.



Quel bal brillant, quelle lugubre scène !

Contraste affreux... le rire et la douleur...

Le Président entre au bal... quelle aubaine,

Les patients ont vu l'exécuteur !.

Le couteau tombe... il sépare, il écarte

Le chef du tronc... le sang jaillit tout noir !

Et vient tacher le front de Bonaparte...

A l'Élysée, on dansera ce soir.



863 - [p. 504]
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Jcequejelis   10 juin 2015
Dictionnaire du mouvement ouvrier français : (3è partie) 1871-1914 (t. 14) : Marcoux / Rascle de Jean Maitron
Paillette Paul (1845-1920)



Dans « Heureux Temps » chanté sur l'air du « Temps des cerises » dont nous donnons ci-dessous les premier et derniers couplets, c'est la société libertaire qu'il a exalté :



« Quand nous en serons au temps d'anarchie,

Les humains joyeux auront un gros cœur

Et légère panse.

Heureux on saura – sainte récompense –

Dans l'amour d'autrui doubler son bonheur ;

Quand nous en serons au temps d'anarchie,

Les humains joyeux auront un gros cœur.



Il semble encor loin ce temps d'anarchie,

Mais, si loin soit-il, nous le pressentons.

Une foi profonde

Nous fait entrevoir ce bienheureux monde

Qu'hélas notre esprit dessine à tâtons.

Il semble encor loin ce temps d'anarchie,

Mais, si loin soit-il, nous le pressentons.



2654 – [p. 200]

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steka   20 décembre 2018
Ravachol et les anarchistes de Jean Maitron
Mais les éducateurs de la génération actuelle oublient trop fréquemment une chose, c'est que la vie, avec ses luttes et ses déboires, avec ses injustices et ses iniquités, se charge bien, l'indiscrète, de dessiller les yeux des ignorants et de les rouvrir à la réalité. C'est ce qui m'arriva, comme il arrive à tous. On m'avait dit que cette vie était facile et largement ouverte aux intelligents et aux énergiques, et l'expérience me montra que seuls les cyniques et les rampants peuvent se faire une place au banquet. On m'avait dit que les institutions sociales étaient basées sur la justice et l'égalité, et je ne constatai autour de moi que mensonges et fourberies.( Émile Henry à son procès en avril 1894)
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